- Salaire mensuel net : 1 500 - 3 000 €
- Niveau d’études : bac+5 + concours
- Sélectivité : 8/10
Missions du conseiller d’orientation : la boussole des élèves perdus sur Parcoursup
Depuis 2017, le conseiller d’orientation porte un nom officiel : psychologue de l’Éducation nationale, spécialité « éducation, développement et conseil en orientation scolaire et professionnelle » (EDO). Bref, on dit « psy-EN ». Concrètement, c’est un psychologue qui accompagne les collégiens, lycéens et étudiants dans la construction de leur parcours scolaire et professionnel.
- Fonctionnaire
- Contact avec le public
- Déplacements requis
- Métier utile
- Métier d’avenir
Son quotidien est loin d’être monotone. Entretiens individuels avec des élèves qui doutent de leur avenir, séances collectives d’information sur les formations et les métiers, animation d’ateliers en classe de 3e pour présenter les choix post-collège : les journées sont bien remplies. Et quand Léa hésite entre un BTS et un BUT, ou que Nathan veut tout plaquer pour faire de la musique, c’est le conseiller d’orientation qui les aide à prendre la bonne trajectoire.
Mais attention : ce professionnel ne décide pas à la place des élèves. Il utilise des outils bien précis (tests de motivation, bilans d’aptitudes, questionnaires de personnalité) pour aider chacun à mieux se connaître et à se projeter. Il travaille main dans la main avec les professeurs principaux, le CPE et le chef d’établissement, notamment lors des conseils de classe. Il reçoit aussi les parents, souvent inquiets, pour les rassurer et les informer.
Le conseiller d’orientation partage son temps entre un CIO (Centre d’Information et d’Orientation) et 2 à 5 établissements scolaires. Résultat : il suit en moyenne plus de 1 000 élèves par an. Les déplacements entre établissements peuvent représenter plusieurs dizaines de kilomètres, et il participe aussi à des salons d’orientation et des forums des métiers. Bref, c’est un métier qui bouge et où tu ne risques pas de t’ennuyer !
Il porte aussi une attention particulière aux élèves en difficulté, en situation de handicap ou en risque de décrochage scolaire. Le but ? Repérer les signaux d’alerte suffisamment tôt pour proposer des solutions adaptées !
Études pour devenir conseiller d’orientation : 5 ans de psycho et un concours à décrocher
- Coût : De 170 € à 400 € par an (droits universitaires)
- Durée des études : 5 ans + 1 an de stage
- Stages : oui
- Concours : oui
Pour devenir psy-EN spécialité EDO, il faut 5 ans d’études en psychologie à l’université, puis réussir un concours national.
Passe d’abord par la licence de psychologie
Après le bac, tu t’inscris en licence de psychologie via Parcoursup. Tu auras trois ans pour te familiariser avec les bases : psychologie clinique, cognitive, sociale, développementale, mais aussi statistiques et méthodologie de recherche. Sache que cette licence est obligatoire : sans elle, impossible de passer le concours.
Décroche ton master en psychologie
Prochaine étape : le master. Deux ans de spécialisation, un mémoire de recherche et un stage professionnel. C’est à ce moment que tu affines ton projet. Tous les masters de psychologie sont acceptés pour le concours, mais les spécialisations en psychologie du développement ou en psychologie de l’éducation sont particulièrement adaptées.
Attention : l’entrée en master est sélective. Il va falloir tout miser sur ton dossier et ta lettre de motivation pour te démarquer !
Master psychologie : exemple de lettre de motivation Mon Master
Réussis le concours psy-EN spécialité EDO
Une fois ton master en poche (ou en dernière année de M2), tu peux te présenter au concours de psychologue de l’Éducation nationale, spécialité EDO. C’est un concours national qui comprend des épreuves écrites et orales.
Les lauréats sont nommés fonctionnaires stagiaires pendant un an : stages en CIO et en établissements scolaires, cours en lien avec les Inspé. À l’issue de cette année, un jury de qualification professionnelle décide de ta titularisation.
Qualités et compétences d’un conseiller d’orientation : l’écoute, c’est tout un métier
À l’écoute : c’est la qualité numéro un du conseiller d’orientation. Tu passes tes journées à recevoir des ados qui ne savent pas ce qu’ils veulent. Ton rôle, c’est de les écouter sans juger, de poser les bonnes questions et de les aider à mettre des mots sur leurs envies.
Pour leur apporter une aide précieuse, tu dois aussi être pédagogue. Tu dois vulgariser un système éducatif complexe pour des familles et des élèves qui n’y comprennent pas grand-chose : Parcoursup, les voies pro, les passerelles, les équivalences… Tu l’auras compris, il faut savoir rendre tout ça clair et accessible.
Et pour suivre plus de 1 000 élèves répartis sur plusieurs établissements, il faut que tu sois rigoureux et organisé. Comptes rendus, dossiers de suivi, plannings entre le CIO et les collèges : tu jongleras en permanence !
Enfin, tu dois avoir un mental d’acier. Tu travailleras parfois avec des élèves en grande difficulté, en situation de handicap ou avec un profond mal-être. Garder la bonne distance et rester bienveillant sans t’épuiser : c’est un équilibre à trouver au quotidien.
- Techniques d’entretien psychologique : mener des entretiens individuels adaptés au profil et à l’âge de chaque élève
- Passation et analyse de tests psychométriques : interpréter des bilans d’aptitudes, de motivation et de personnalité
- Connaissance du système éducatif français : maîtriser les filières, diplômes, passerelles et plateformes d’orientation (Parcoursup, Mon Master)
- Animation de groupe : concevoir et animer des séances collectives d’information en classe
Insertion professionnelle du conseiller d’orientation : peu de postes, mais du concret
Ton insertion professionnelle va dépendre du nombre de places au concours de recrutement. En 2025, 80 postes étaient offerts au concours externe. Mais, la session a enregistré 604 candidatures selon le ministère de l’Éducation nationale, ce qui signifie que la concurrence est rude.
Si tu parviens à être titularisé, tu es affecté dans une académie selon tes vœux et ton classement. Tu exerceras dans un CIO et les établissements scolaires de son secteur. Les besoins sont constants, car le système éducatif ne peut pas fonctionner sans ces professionnels de l’orientation.
Évolution professionnelle du conseiller d’orientation : du CIO à la direction
Après quelques années, la voie naturelle d’évolution est la direction d’un CIO. Tu prendras alors en charge le pilotage du centre : gestion de projet, budget, encadrement d’équipe.
Tu peux aussi viser plus haut grâce aux concours internes de l’Éducation nationale :
- Inspecteur de l’Éducation nationale chargé de l’information et de l’orientation (IEN-IO)
- Chef d’établissement (principal de collège, proviseur de lycée)
- Enseignant
Les psy-EN peuvent également exercer des activités complémentaires sous certaines conditions : participation à des projets d’édition, missions de conseil ou encore interventions ponctuelles dans d’autres structures. De quoi enrichir ton parcours sans quitter l’Éducation nationale !
Salaire d’un conseiller d’orientation : fonctionnaire, mais à quel prix ?
Conseiller d’orientation débutant
- Salaire net mensuel : 1 500 € - 1 900 €
- Équivalent brut annuel : 23 000 € - 27 000 €
Conseiller d’orientation expérimenté
- Salaire net mensuel : 2 000 € - 3 000 €
- Équivalent brut annuel : 30 000 € - 45 000 €
Soyons francs : pour un bac+5 + concours, le salaire de départ d’un conseiller d’orientation reste modeste. Le corps des psy-EN comporte trois grades : la classe normale (11 échelons), la hors-classe (7 échelons) et la classe exceptionnelle (5 échelons). Selon la classe dans laquelle tu te situes, ton salaire aura tendance à évoluer.
En début de carrière, tu toucheras entre 1 500 et 1 900 € net par mois. Avec l’ancienneté et le passage en hors-classe, ta rémunération grimpera progressivement pour atteindre 2 000 à 3 000 € net mensuels en milieu et fin de carrière. Ce n’est pas le jackpot, mais la stabilité de l’emploi et les vacances scolaires font partie de l’équation.
Selon le gouvernement, d’autres éléments de rémunération peuvent s’ajouter : indemnité de résidence, supplément familial de traitement, majorations outre-mer ou encore des rémunérations liées à des missions spécifiques.





