Refus en M1 : recours et solutions !

par Anaïs Quillié

Refusé à l'entrée en master, vous vous retrouvez bloqué avec votre diplôme de niveau bac+3. Quels recours sont possibles pour poursuivre vos études à l'université ? Quelles solutions sont envisageables ?

« Avis défavorable ». Un message envoyé en mail automatique qui terrifie les étudiants, diplômés d’une licence universitaire ou d'un bachelor. Avec la loi de décembre 2016, ce cas de figure risque de surprendre plus d’un étudiant, refusé par sa faculté d’origine. En effet, les comités d’administration dès la rentrée 2017 mettent en place un processus de recrutement à l’entrée lié à un nombre limité de capacités d’accueil. Comment faire si tous vos vœux de master ont été refusés par les commissions universitaires ? Quels sont les recours de contestation possibles ? Quelles solutions peuvent être envisagées ? Diplomeo vous dresse une liste de possibilités !

Trouvez votre master

Un droit à la poursuite d’étude créé

Premier cas de figure : demander un recours auprès du rectorat. Eh oui, tout n’est pas perdu ! Pour ne pas laisser des étudiants dans l’embarras, un droit à la poursuite d’étude a été créé. Cependant attention, cette possibilité est soumise à plusieurs conditions et dispose de délais stricts. Décryptage.

Trouvermonmaster.gouv.fr : voilà la solution de recours pour tous les étudiants recalés à l’entrée du cursus master. Ce site, inauguré en 2017 par le Ministère, répertorie toutes les masters proposées par les universités françaises. Sont indiqués : les UFR de formations, les mentions proposées ainsi que les capacités d’accueil. Un répertoire que l'on pourrait qualifier d'« APB pour les masters », bien qu'aucune sélection ne passe par la plateforme (chaque université gérant ses candidatures et ses processus d'admission). Le site sert d'interlocuteur entre les étudiants souhaitant faire appel et le rectorat d'académie concerné.

Ils disposent exactement de 15 jours pour engager une démarche de recours sur le site web après avoir pris connaissance de tous les avis défavorables pour les masters demandés. Pour que la demande soit traitée, l’étudiant doit correspondre aux critères suivants :

  • avoir envoyé au minimum un dossier de candidature dans deux mentions de masters
  • avoir demandé un cursus dans le même domaine que la licence qu’il a obtenue pour maintenir la cohérence de ses études

Le rectorat devra alors proposer à l’étudiant trois propositions, dont au moins une dans son établissement ou dans son académie d’origine. Bien entendu, le projet professionnel sera pris en compte dans les propositions, un master de finance ne sera pas proposé à un diplômé d’une licence de lettres modernes !

L’étudiant disposera à nouveau de 15 jours à compter de la réception des propositions de son rectorat d’académie pour accepter ou refuser l’une des mentions proposées.

Si vous correspondez aux critères, n’hésitez pas à foncer sur le site pour engager une démarche. Une formation vous y attend !

Trouver un master dans une école

Une autre solution s’ouvre à vous si vous souhaitez continuer vos études à tout prix : vous tourner vers une école d’enseignement supérieur. Il n’est pas trop tard pour postuler dès le début du mois de juillet et parfois jusqu’en septembre. En effet, des sessions de concours et d’admission en master sont accessibles en juillet. Les écoles privées proposent de nombreux cursus pouvant s’adapter au projet professionnel de chaque étudiant.

En école supérieure privée, le coût de la formation peut être élevé. Pour financer sa formation, il est possible de demander un prêt étudiant auprès d’une banque. Une majorité d’établissements privés permettent d’effectuer le cursus en alternance. Ce choix détient de nombreux avantages, notamment la prise en charge intégrale des frais de formation par votre employeur. En signant un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation avec une société, cette dernière s’engage à vous rémunérer et à payer à votre école le coût de votre scolarité.

Trouvez votre formation après un bac+3

Faire une année de césure

Vous avez été refusé ? Et pourquoi en pas en profiter pour lâcher les études une année ! De nombreuses perspectives s’ouvrent à vous sans les contraintes horaires de l’emploi du temps universitaire. Ce n’est pas parce que vous avez été refusé cette année que vous ne pouvez pas retenter votre chance à la rentrée prochaine. En attendant, profitez-en pour réaliser vos désirs de jeunesse.

Envie d’être utile à la communauté ? Engagez vous dans un service civique. De nombreuses missions vous attendent en France métropolitaine, dans les DOM-TOM et même à l’étranger. Ces missions d’une durée de 6 mois à 12 mois sont rémunérées par l’État et permettent, en plus de se forger un réseau de contacts, d’acquérir une expérience à mettre sur son CV.

Envie de devenir bilingue ? Prenez-vous un billet d’avion et envolez-vous vers un pays étranger. Anglophone, hispanique ou asiatique, vous trouverez des jeunes français expatriés ou en Erasmus aux quatre coins du monde. Pour choisir votre destination, n’hésitez pas à vous rapprocher de ces Français à l’autre bout du monde, via les réseaux sociaux par exemple.

Commencer une activité professionnelle

Il est possible de se lancer sur le marché de l’emploi après la validation d’un Bac+3. Même si vous n’avez pas pu bénéficier de périodes de stage en entreprise lors de votre cursus universitaire, vous pouvez commencer votre recherche d’emploi. Beaucoup d’offres stipulent une expérience d’au moins un an dans un domaine, mais ce n’est pas une généralité. Il est tout à fait possible de trouver votre premier emploi et d’acquérir de nouvelles compétences au sein d'une société. Votre futur responsable sera ravi de vous former professionnellement au métier que vous convoitez.

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