Vous rêvez d’exercer une activité d’agent immobilier, agent commercial immobilier, mandataire immobilier, conseiller immo, négociateur dans l’immobilier ou encore responsable de patrimoine ? Avec plus de 30 000 agences immobilières et presque 34 millions de logements en France, l’immobilier est un secteur professionnel des plus dynamiques. Vu comme un milieu plein de possibilités aussi bien en matière de salaires que d’évolution de carrière, l’immobilier attire du monde.
Et pour cause : plus de 230 000 personnes y travaillent. S’il a connu un clair ralentissement en 2010, le secteur de l’immobilier recrute toutefois énormément, notamment dans l’investissement et l’expertise. L’Institut du Management des Services Immobiliers comptabilise près de 1000 étudiants à l’échelle nationale et un taux d’insertion de 100 % des diplômés qui trouvent un emploi dans les quatre mois suivants la fin de leur formation.
Comment devenir un professionnel de l’immobilier ? Quelles sont les formations requises pour travailler dans ce secteur ? Quel métier choisir ? Diplomeo vous explique tout ce qu’il faut savoir sur l’immo.
Les métiers de l’immobilier
Immobilier social, immobilier d’entreprise, immobilier de luxe, immobilier commercial… les domaines de l’immobilier sont nombreux, tout comme les professions. Que vous soyez agent indépendant avec le statut d’auto-entrepreneur ou agent immobilier, il y en a pour tous les goûts.
Plutôt axé sur le commerce ou sur le droit immobilier, sur la vente ou le conseil, l’expertise ou l’investissement… Si vous souhaitez faire carrière dans l’immobilier, de nombreuses options seront possibles, et il faudra donc bien réfléchir à vos qualités, vos compétences, mais aussi vos centres d’intérêt pour décider du métier à exercer dans ce milieu.
Voici un ensemble de professions de l’immobilier, parmi tant d’autres métiers foisonnants dans le secteur, qui sont accessibles.
Juriste immobilier
Endossant le rôle de conseiller juridique, le juriste immobilier exerce l’une des professions les plus prisées du secteur. Connaissant sur le bout des doigts les dernières législations en vigueur, ce dernier applique les réglementations et défend les intérêts des personnes qu’il conseille. Il a notamment pour mission de prendre en charge le suivi des dossiers administratifs et de rédiger les actes authentiques de vente.
Recherché dans de nombreuses structures, le juriste immobilier peut aussi bien proposer ses talents en entreprise, qu’auprès de promoteurs ou au sein de cabinets de gestion locative.
Expert immobilier
Autre professionnel extrêmement prisé, l’expert immobilier est un œil de lynx dans le secteur. Chargé d’estimer la valeur vénale ou locative d’un bien immobilier, il effectue desvisites poussées et subtiles de locaux et habitations afin de dresser unrapport d’expertise complet et argumenté.
Essentiel dans le secteur, l’expert immobilier est très souvent en contact avec d’autres professionnels de l’immobilier, plus particulièrement avec l’agent immobilier.
Agent immobilier
Métier le plus connu et très recruté, l’agent immobilier est l’intermédiaire entre un propriétaire et un acquéreur de bien immobilier. Aussi appelé « négociateur immobilier », ce dernier est clairement doté de talents pour la négociation et la vente, mais doit aussi disposer de bases solides en architecture et en droit.
Ses missions : prospection de la clientèle, évaluation des biens pour obtenir des mandats, et proposition de visites aux futurs acquéreurs.
Dans la grande majorité des cas, le négociateur immobilier est employé dans une agence immobilière (ce qui est le cas pour 87 % des professionnels du secteur).
Promoteur immobilier
Souvent confondu avec l’agent immobilier et pourtant si différent, le promoteur immobilier a pour missions principales de rechercher et d’acheter des terrains immobiliers afin de financer leur construction et de les commercialiser.
Véritable spécialiste de la construction, il peut exécuter ses tâches concernant n’importe quel type de bien, qu’il s’agisse de bureaux, de locaux commerciaux, de résidences de tourisme, etc.
En France, on compte plus de 25 000 promoteurs immobiliers.
« Il y a une vraie évolution, mais pas de disparition ni de nouveaux métiers dans le marché immobilier. » Marie Debens, directrice de l’IMSI
Conseiller en location
Intermédiaire entre les propriétaires bailleurs et les candidats locataires, le conseiller en location se charge d’effectuer un état des lieux des propriétés, de les faire visiter et de rédiger un bail locatif lorsqu’il trouve un preneur.
Celui-ci doit à la fois répondre aux attentes du propriétaire et aux demandes des locataires. Ainsi, il doit non seulement assurer la préservation physique du bien, régler les problèmes divers liés au terrain (loyer impayé, réparations…), mais aussi veiller à ce que la location soit en bon état pour le locataire et répondre à ses demandes s’il en a (quittances de loyer…).
Syndic de copropriété
Le syndic de copropriété a pour mission principale de gérer les parties communeset les équipements collectifs des biens immobiliers partagés. Ainsi, le syndic est en relation constante avec les copropriétaires des lieux, et doit assurer pour eux la sécurité des lieux, le bon état des parties communes, mais aussi la comptabilité de l’immeuble.
En France, le métier de syndic de copropriété ne semble pas disparu de sitôt ! De fait, on compte aujourd’hui plus de 560 000 copropriétés représentées par environ 12 000 syndics.
Gestionnaire social
Le gestionnaire social est un professionnel de l’immobilier spécialisé dans le logement social. Métier à cheval entre bureau et terrain, ses missions sont de prendre en charge des logements en gérant un budget pour ces derniers, en programmant les rénovations ou les travaux des immeubles nécessaires et en mettant en place des plans d’action d’amélioration de la qualité de vie des locataires.
Le gestionnaire social joue aussi un rôle très important de représentation auprès des autorités administratives, afin de défendre les intérêts des locataires.
Et bien d’autres métiers…
Administrateur de biens, avocat immobilier, conseiller patrimonial et immobilier, diagnostiqueur immobilier, collaborateur auprès des sociétés d’investissements mobiliers et immobiliers… nombreuses sont les professions du secteur à découvrir !
Les diplômes pour travailler dans l’immobilier
Selon le métier immobilier qui vous intéresse, il est possible de suivre différents cursus dans l’enseignement supérieur, d’un bac+2 immobilier jusqu’à un bac+5 immobilier, voire même un bac+6.
Les cursus d’immobiliers sont accessibles dans de nombreux établissements aussi bien publics que privés : lycées, universités, mais aussi écoles spécialisées, comme les écoles de commerce, les écoles de gestion, les écoles d’ingénieurs et bien sûr les écoles d’immobilier.
Quelles sont les formations pour travailler dans l’immobilier ? Découvrez tous les cursus qui peuvent vous mener à ces professions.
Les diplômes bac+2 de l’immobilier
Si vous souhaitez travailler dans l’immobilier et effectuer des études courtes, deux options sont possibles.
Vous pouvez vous engager dans un BTS Professions Immobilières pour viser un ensemble de professions du domaine, comme négociateurs immobiliers et gestionnaires de bienslocatifs ou de copropriété.
Si vous cherchez davantage à exercer un métier du droit de l’immobilier comme juriste immobilier ou avocat immobilier, il est possible de s’orienter vers un DUT Carrières Juridiques.
« À la fin des deux années de BTS, les étudiants peuvent s’insérer dans la vie active s’ils le souhaitent. » Marie Debens, directrice de l'IMSI
Si vous êtes plus axé sur un profil commercial, vous pouvez aussi vous orienter vers un BTS MCO (BTS Management Commercial Opérationnel).
À noter que les titulaires d’un BTS PI (Professions Immobilières) peuvent déjà d’ouvrir sa propre agence immobilière, puisque la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie) délivre aux diplômés les deux cartes professionnelles Transaction et Gestion (aussi appelées cartes T et G). Il en est de même pour les bachelors, licences, ou licences pros dans l’immobilier et pour tous les diplômes de niveau bac+3 dans les domaines juridique, économique ou commercial.
La directrice de l’établissement privé supérieur Marie Debens, affirme qu’à la fin des deux années de BTS, les étudiants peuvent s’insérer dans la vie active s’ils le souhaitent, et que l’alternance est possible pour les cycles bachelors et cycles masters. « Sur les 5 ans, les étudiants sont accompagnés tout le long à être prêt à se lancer sur le marché de l’emploi. Quand ils entrent à l’IMSI, on leur dit que du début à la fin de leur cursus que leurs projets de carrière sont susceptibles de changer, car le secteur offre de nombreuses passerelles ».
Les diplômes bac+3 de l’immobilier
Si vous souhaitez poursuivre vos études et acquérir davantage de compétences, vous pouvez poursuivre vos études après votre BTS PI ou votre DUT CJ en bac+3 d’immobilier, notamment via une licence professionnelle d’immobilier. Ce diplôme est si recherché par les employeurs du secteur que certains établissements qui le proposent affichent un taux d’insertion professionnelle de 100 % ! En outre, la licence professionnelle permet d’accéder à une grande variété de professions, notamment à responsabilité, comme chef de service administratif, chef de service juridique et contentieux ou encore chef de service copropriété.
De même que pour le DUT Carrières Juridique, si vous souhaitez être titulaire d’un bac+3 pour accéder aux métiers du droit de l’immobilier, vous pouvez aussi vous orienter en licence de droit, mais il faudra par la suite poursuivre vos études jusqu’en bac+5 pour vous spécialiser.
Le bachelor d’immobilier, en école spécialisée, est aussi une option envisageable pour les étudiants du secteur.
Les diplômes bac+5 de l’immobilier
En bac+5, il est possible d’entrer en master d’immobilier ou en master de droit, selon la profession visée. C’est à ce stade que l’étudiant se spécialise dans un domaine particulier de l’immobilier : commercial, social, de luxe ou encore d’entreprise.
À ce haut niveau d’études, il est aussi possible d’opter pour un mastère spécialisé d’immobilier ou un MBA d’immobilier.
Les autres formations en immobilier
Outre les formations diplômantes, vous pouvez aussi opter pour des cursus moins conventionnels comme :
- le CQP Négociateur Immobilier accessible après un BTS ou un DUT
- la formation professionnelle accessible pour les salariés en reconversion ou les demandeurs d’emploi
- la formation à distance pour tous ceux qui en auraient besoin
Travailler dans l’immobilier sans diplôme
De nombreux diplômes de l’enseignement supérieur donnent accès aux métiers de l’immobilier, mais comment faire pour travailler dans l’immobilier sans diplôme ?
Si un certain nombre de métiers spécialisés du secteur sont fermés dans ce cas, il n’est cependant pas impossible de se lancer dans le domaine sans diplôme en poche. Tout d’abord, il est possible d’être embauché à de petits postes dans l’immobilier sans justifier d’un quelconque diplôme.
Ensuite, si vous voulez évoluer et accéder au métier d’agent immobilier ou à un autre poste à plus haute responsabilité, plusieurs options s’offrent à vous dans ce cas :
- avoir été salarié d’un agent immobilier titulaire de la carte professionnelle pendant 10 ans
- avoir été salariépendant 3 ans si vous êtes titulaire du baccalauréat
- avoir été salarié pendant 4 ans avec le statut de cadre
- valoriser son expérience professionnelle de 3 ans dans l’immobilier (salarié ou non) par la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) en présentant un mémoire suivi d’un entretien devant un jury
Par ailleurs, si vous n’êtes pas diplômé, il n’est jamais trop tard pour s’engager dans une formation professionnelle. Certains dispositifs peuvent même vous permettre de financer votre cursus comme le PTP (Programme de Transition Professionnelle) et le CPF (Compte Personnel de Formation).
L’américain Harry Macklowe par exemple, est reconnu internationalement comme l’un des plus redoutables magnats de l’immobilier, pourtant, son dernier diplôme remonte à l’époque du lycée. Il a rapidement abandonné l’université afin de devenir courtier en immobilier. L’expérience du terrain a fait de lui un homme riche et respecté, qui gère des transactions immobilières à sept chiffres. Chaque année, de nombreux Français quittent l’Hexagone pour tenter leur chance dans le pays de l’Oncle Sam, ou ailleurs ! Il est donc tout à fait possible de travailler dans l’immobilier sans diplôme en tant qu’agent immobilier indépendant, ou encore VRP, par exemple.
Les parcours pour accéder à des métiers de l’immobilier sont donc très nombreux. Si vous êtes dotés d’un bon relationnel et que vous êtes certains que ce milieu est fait pour vous, ne vous découragez pas !
Les salaires dans l’immobilier
Les salaires dans l’immobilier peuvent largement varier d’un métier à un autre, mais aussi d’une structure à l’autre. En effet, la rémunération peut être fixée par rapport aux transactions accomplies par le professionnel : c’est généralement le cas pour les agents immobiliers par exemple.
Un expert comme le juriste immobilier, quant à lui, touche entre 20 et 30 mille euros par an à ses débuts, et peut gagner jusqu’à 55 000 eurosannuels en milieu ou fin de carrière.
En règle générale, les professionnels de l’immobilier, qui plus est diplômés, gagnent bien voir très bien leur vie, et peuvent voir leurs honoraires, aussi bien que leur carrière, rapidement évoluer au cours de plusieurs années d’expérience.
Les évolutions de carrière possibles dans l’immobilier
Le secteur de l’immobilier est un milieu dans lequel les évolutions de carrière sont toutes très accessibles. En effet, grâce à l’expérience, mais aussi à la formation professionnelle continue à portée de main, il est possible de passer d’un poste de salarié à celui de gestionnaire, de cadre ou de manager.
Il est aussi possible d’accéder à un poste à haute responsabilité comme celui de directeur d’agence, mais sous certaines conditions. Effectivement, le directeur d’agence immobilière doit justifier d’un certain niveau de diplôme dans le droit ou justifier d’une expérience solide d’une dizaine d’années dans le secteur. En outre, les compétences ne sont pas les seuls critères pris en compte : la moralité a aussi un impact sur la possibilité ou non d’accéder à ce poste.
Gilles Delmas, dirigeant du cabinet Auriol à Marseille, spécialisé dans l’administration de biens immobiliers, confirme que l’on peut assurer son avenir très vite dans le milieu, en toute quiétude, quel que soit le métier, dans le domaine de l’immobilier. « De plus en plus d’entreprises immobilières recherchent des personnes en apprentissage ou en professionnalisation. L’immobilier offre des métiers d’avenir, et les jeunes peuvent s’y attarder sans stresser, même si la période peut être compliquée ! La profession opère constamment une mutation d’ordre “exponentiel”. Le secteur est “adulte” : il fait le ménage, il interprète la loi pour moderniser la réglementation, il offre de vrais services à vraie valeur ajoutée à des clients, et il offre surtout de vraies opportunités de carrière à ses collaborateurs, et se bouger pour s’adapter à un marché vivant et économiquement actif. »
Un métier d’avenir donc. Est-ce donc un élément indissociable du travail dans l’immobilier ? C’est ce que semble penser l’agent immobilier. Dans la vie professionnelle, il peut être possible de dépasser ses limites et évoluer, et cela, peu importe le contexte, même durant la crise sanitaire du coronavirus !
Évolutions du secteur : travailler dans l’immobilier à l’ère du digital et de la COVID-19
En octobre dernier, l’école IMSI (Institut du Management des Services Immobiliers) a organisé Les Rencontres de la Concorde dans un lieu de prestige qui n’était autre que le Salon Bibliothèque de l’Automobile Club de France. Ce rassemblement festif présidé par Henry Buzy Cazaux, président et fondateur de l’Institut, a été précédé de deux tables rondes composées d’un collège d’experts, dont faisait partie Olivier Châtelin-Malherbe. Le directeur général adjoint de Vinci Immobilier a participé au débat autour de thématiques se rapportant à l’aménagement du territoire ou encore l’immobilier post-COVID.
Selon la directrice de l’IMSI, Marie Debens, l’objectif de cette soirée était de faire rencontrer les professionnels du secteur avec les dernières années du cycle master afin de confirmer ce qu’on leur enseigne durant l’année scolaire. Il était également question de les sensibiliser sur les enjeux riches à propos de la transition environnementale et leur faire rencontrer leurs potentiels futurs employeurs. « C’est un événement qui se veut pérenne. On invite aussi d’anciens étudiants devenus professionnels. »
Immobilier et numérique
Selon la directrice, le secteur de l’immobilier avait un peu de retard dans sa transition digitale. Durant les périodes de confinement, le métier de négociateur s’est transformé, puisqu’il a fallu affiner son conseil, être très synthétique et factuel étant donné que ni le vendeur ni l’acheteur n’était sur place. « Il a fété nécéssaire d'intégrer la notion de digitalisation dans tous les métiers. Par exemple, les syndics de copropriété tenaient des réunions tard le soir et souvent en présentiel. La crise a permis que les Assemblées Générales puissent se tenir à distance, et durer plus longtemps. »
Concernant les nouvelles pratiques des professionnels de l’immobilier, Valérie Genthial, directrice de l’immobilier résidentiel et high street retail de Groupama Immobilier a affirmé que le secteur est désormais devenu un véritable producteur de données.
« L’être humain sera remplacé sur certaines tâches, mais jamais entièrement. » Valérie Genthial
Une digitalisation particulièrement bénéfique qui permet aux acteurs du marché de l’immobilier de gagner du temps et de l’argent. À la question est-ce que les humains seront remplacés par des machines, la directrice a répondu que l’être humain sera remplacé sur certaines tâches, mais jamais entièrement. En effet, les Français semblent très attachés au domaine foncier. Tout ce qui se rapporte à la pierre nécessite par définition un contact humain, un toucher. D’après les statistiques du site optimial.fr, cabinet de gestion de patrimoine indépendant, 87 % des Français souhaitent investir dans l’immobilier, malgré un contexte difficile.
Quels sont les nouveaux défis de l’immobilier ?
« Tous les métiers évoluent par rapport à l’approche du digital et tous les métiers demandent des spécialistes. Concernant l’immobilier, il y a une vraie évolution, mais pas de disparition ni de nouveaux métiers d’après Marie Debens. » Et de poursuivre : « nous avons 2 défis principaux : la transition environnementale, un immobilier plus vert et la digitalisation. Avec les lois à venir, on va vers un immobilier plus vert, on ne va plus construire comme on construisait. Chaque métier devra intégrer ses évolutions. On le prend en compte dans nos programmes et référentiels dès le Bachelor. La crise a eu un impact économique, néanmoins on fait partie des 3 secteurs sur qui la crise n’a pas eu de réels dégâts. »
Elle poursuit en précisant que si la crise sanitaire n’a pas eu directement d’impact sur les professionnels du secteur, elle en a eu sur le comportement du client qui veut aller à la campagne, avoir du wifi, être en extérieur, etc. Le professionnel de l’immobilier doit anticiper et accompagner ce comportement et doit se différencier pour pouvoir faire face à la concurrence des agences immobilières 100 % digitales. « Nous n’avons jamais autant généré d’offres d’emploi que depuis septembre 2020. C’est un secteur qui a su rebondir et revenir à une marche dynamique ; je dis aux étudiants que quand un secteur recrute malgré la crise et offre encore des opportunités, il faut s’en saisir. On peut être optimiste quand on travaille dans l’immobilier.
« L’humain aura toujours sa place dans les métiers de l’immobilier, car il s’agit de projet de vie. » Marie Debens
Vincent Panavello, économiste s’est quant à lui adressé aux jeunes en ces termes « vous les jeunes, vous devez anticiper les crises à venir, car chaque génération aura sa crise. » Et de poursuivre : « Ce n’est pas cette table ronde qui va faire changer les choses dans le secteur, c’est l’opérationnel, les gens sur le terrain. Il n’y a pas que Foncia et Century 21, vous pouvez aller dans des start up, ou même créer vos start up et mixer votre expérience ».
Si vous souhaitez travailler dans l’immobilier, sachez que ce secteur demeure très attractif. D’ailleurs, le président de l’IMSI a affirmé que 10 % des diplômés de l’école sont en emploi quelques semaines après la fin des études.
L’immobilier en quelques chiffres
Selon les chiffres de Real Estate & Urban Employment Monitor, (l’observatoire des métiers de l’immobilier et de la ville), le secteur immobilier représente 10 % du PIB français et 8,2 % de la population active, soit 2,1 millions d’emplois. Il s’agit d’une croissance supérieure au taux de croissance annuel moyen de l’économie nationale. Ainsi, la France se place au troisième rang en matière d’investissement européen pour l’immobilier d’entreprise.
80 % des décideurs du secteur envisagent de recruter dans les trois prochaines années. Par ailleurs, la filière de l’immobilier et de la ville offre un choix de plus d’une centaine de professions dont une large part est accessible en début de carrière (conception, réalisation, montage, gestion, commercialisation, investissement).
La directrice de l’IMSI affirme que l’école de management est reconnue par rapport à son expertise et que seuls un ou deux concurrents à Paris peuvent se vanter d’avoir cette même expertise. La force de l’établissement d’enseignement supérieur serait que les intervenants sont des professionnels encore en exercice, donc cela est rassurant et confirmerait que le référentiel est bien suivi.