Tu viens de décrocher ton Bachelor Universitaire de Technologie spécialité Réseaux et Télécommunications (BUT R&T) ou tu t'apprêtes à le faire ? Les trois ans passés en IUT t'ont donné une double compétence, à la fois technique et opérationnelle, que le marché du travail numérique recherche. Reste à savoir dans quelle direction l'utiliser : s'insérer sur le marché du travail, ou pousser jusqu'au bac+5. On t'explique toutes les possibilités !
Poursuivre ses études après un BUT Réseaux et Télécommunications
Une part significative des diplômés du BUT Réseaux et Télécommunications choisissent de poursuivre leurs études vers un bac+5, attirés par des postes à plus fortes responsabilités et des rémunérations plus élevées.
Avec tes 180 crédits ECTS en poche et le grade de licence, tu accèdes directement aux formations bac+5 sans avoir à passer par une licence universitaire intermédiaire. Plusieurs voies s'offrent à toi, selon que tu veux approfondir une spécialité technique, viser un profil ingénieur ou intégrer une école reconnue par les entreprises du secteur.
La licence professionnelle après un BUT R&T
Si tu veux te spécialiser rapidement sur un métier précis tout en restant ancré dans l'opérationnel, la licence professionnelle réseaux et télécommunications est une option à considérer. En une année supplémentaire, tu affines ton expertise sur un domaine ciblé et tu renforces ton employabilité immédiate. La grande majorité des licences pro sont proposées en alternance, ce qui te permet de te constituer une vraie expérience professionnelle sur le terrain, tout en finançant tes études.
Parmi les licences professionnelles cohérentes après un BUT Réseaux et Télécoms, on peut citer notamment des spécialisations en administration et sécurité des réseaux, en systèmes embarqués et objets connectés, en cloud computing et virtualisation, ou encore en cybersécurité des systèmes d'information. L'admission se fait généralement sur dossier et entretien, avec une attention particulière portée à la cohérence de ton parcours et à ton projet professionnel.
Cette voie est particulièrement adaptée si tu as déjà une idée précise du métier que tu vises et que tu préfères une montée en compétences rapide et concrète à deux années supplémentaires d'études plus académiques.
Le master informatique ou réseaux et télécommunications
Le master réseaux et télécommunications est la poursuite d'études la plus naturelle pour les diplômés du BUT R&T qui souhaitent atteindre un niveau bac+5. En deux ans à l'université, tu approfondis les fondamentaux de ton IUT, tout en abordant des thématiques plus avancées, comme la 5G, la virtualisation des réseaux, le cloud computing, la cybersécurité ou l'Internet des objets.
Il existe deux grands types de masters. Le premier, c'est le master professionnel, qui t'oriente vers le marché du travail avec un stage de longue durée en fin de cursus, souvent réalisable en alternance. Le master recherche te prépare à une carrière académique ou en R&D, avec une initiation aux travaux de laboratoire et une possible poursuite en doctorat.
Parmi les formations reconnues, on retrouve :
- le master Réseaux et Télécoms de l'université Paris-Saclay,
- le master Télécommunications, Réseaux et Cybersécurité de l'université de Bretagne Occidentale
- le master Réseaux et Télécommunications d'Aix-Marseille Université ou de l'Université de Lorraine
- etc.
Ces formations couvrent des domaines aussi variés que la cybersécurité, la virtualisation, les plateformes IoT et le cloud. Plusieurs universités, dont l'UBO, affichent des taux d'insertion proches de 100 % dans les mois suivant l'obtention du diplôme.
Pour candidater en master à l'université, tu passes par la plateforme Mon Master. Tu peux y déposer jusqu'à 30 candidatures en formation initiale ou en alternance, en filtrant par mention, établissement ou localisation. L'admission n'est pas automatique et repose sur l'examen de ton dossier académique, parfois complété d'un entretien.
L'école d'ingénieurs en informatique et réseaux
Intégrer une école d'ingénieurs après un BUT R&T est une voie exigeante, mais très valorisée sur le marché du travail. Tu peux candidater en admission sur titre dès la fin de ta deuxième année de BUT ou une fois le diplôme obtenu, selon les établissements. Le cycle ingénieur se prépare en deux ou trois ans et débouche sur un diplôme bac+5, reconnu au niveau 7 du RNCP.
Les écoles les plus prisées dans le domaine des réseaux et des télécommunications incluent l'ENSEIRB-MATMECA (INP Bordeaux) avec sa spécialité réseaux et systèmes d'information, l'IMT Atlantique (Institut Mines-Télécom) avec une spécialité réseaux, ou encore l'Université de Technologie de Troyes (UTT) avec sa filière réseaux et télécommunications. Par exemple, Sorbonne Paris Nord propose également un diplôme d'ingénieur en télécommunications et réseaux accessible aux profils issus d'IUT.
L'admission dans ces écoles se fait via les admissions parallèles. Tu déposes un dossier académique que le jury examine en détail : régularité de tes résultats sur les trois ans de BUT, expériences en stage ou en alternance, niveau d'anglais et cohérence de ton projet professionnel.
Certaines écoles d'ingénieurs organisent également des tests écrits ou un entretien de motivation. Il n'y a pas de concours au sens classique du terme (contrairement aux élèves de classes préparatoires) ce qui rend cette voie accessible sans avoir à tout miser sur une session d'épreuves.
Partir à l'étranger après un BUT R&T
Une expérience internationale peut clairement faire la différence sur un CV dans un secteur aussi mondialisé que les télécommunications. Plusieurs options existent selon ton projet.
Le DUETI (Diplôme Universitaire d'Études Technologiques Internationales) est organisé par ton IUT en partenariat avec une université étrangère. Concrètement, tu passes une année à l'étranger dans un établissement partenaire pour approfondir tes connaissances en réseaux, informatique ou télécommunications.
Ton niveau d'anglais est déterminant pour décrocher une place, et certaines destinations imposent un score minimum au TOEIC ou au TOEFL. Les IUT R&T ont des accords avec des universités au Vietnam, au Portugal, en Bulgarie ou encore dans les pays anglophones. L'IUT de Versailles-Saint-Quentin, par exemple, entretient des partenariats actifs avec l'Université Technologique de Sofia.
Tu peux aussi choisir de candidater directement à un master ou un programme d'ingénieur à l'étranger. Cette voie demande davantage d'anticipation et une bonne préparation linguistique, mais elle ouvre des perspectives de carrière à l'international que peu d'autres formations permettent d'atteindre dès le bac+5.
Intégrer le marché du travail
Le BUT étant un diplôme à vocation professionnalisante, tu peux entrer directement en entreprise à l'issue des trois ans, notamment si tu as suivi ta formation en alternance. Les profils issus d'un BUT R&T sont recherchés dans des secteurs variés : opérateurs de télécommunications, SSII, hébergeurs web, e-commerce, santé connectée, bâtiment intelligent, défense.
Les diplômés d'un BUT Réseaux et Télécoms peuvent postuler à une large palette de métiers dès la sortie de formation. Voici les principaux débouchés accessibles :
- Technicien réseaux et télécoms : il installe, configure et maintient les équipements de communication d'une entreprise ou d'un opérateur. Il intervient sur les infrastructures filaires et sans fil, de la fibre optique aux réseaux mobiles.
- Administrateur systèmes et réseaux : il gère au quotidien l'infrastructure informatique d'une organisation, assure la disponibilité des services et supervise les performances du système d'information.
- Technicien support informatique : premier interlocuteur des utilisateurs en cas de panne ou d'incident, il diagnostique et résout les problèmes matériels et logiciels.
- Expert en cybersécurité : il protège les données et les infrastructures numériques contre les cyberattaques. Un profil très recherché dans les grandes entreprises comme dans le secteur public.
- Administrateur cloud et virtualisation : il déploie et gère les ressources cloud (serveurs virtuels, stockage, applications) pour optimiser les coûts et la flexibilité du système d'information.
- Technicien chez un opérateur télécom : il travaille au sein des opérateurs (Orange, Bouygues, SFR…) sur le déploiement et la maintenance des réseaux fixes et mobiles, notamment la fibre et la 5G.
- Chef de projet numérique : avec de l'expérience, les profils issus du BUT R&T peuvent évoluer vers des fonctions de pilotage de projets numériques, à l'interface entre les équipes techniques et les clients.
Côté rémunérations, les données HelloWork donnent une idée concrète de ce que tu peux espérer en sortie de formation. Un technicien systèmes et réseaux débutant démarre entre 21 900 et 24 600 euros brut annuels, soit autour de 1 500 euros net par mois.
Un administrateur réseau junior peut quant à lui prétendre à une fourchette de 25 000 à 30 000 euros brut dès les premières années, avec une progression rapide selon les certifications obtenues et les responsabilités confiées. Les profils qui se spécialisent en cybersécurité ou en environnements cloud tirent leur épingle du jeu plus tôt dans leur carrière, ces compétences étant particulièrement recherchées sur le marché de l'emploi.
Si aucune de ces options ne te correspond tout à fait pour l'instant, rien ne t'empêche de prendre le temps de la réflexion. Un stage, une mission de service civique ou une expérience à l'étranger peuvent aussi t'aider à préciser ton projet avant de faire un choix engageant.






