Le contrat de professionnalisation : ce qu'il faut retenir

Contrat de professionnalisation, contrat d’apprentissage, alternance… comment éviter les confusions ? Le contrat pro, voie royale pour les étudiants et les salariés, offre de nombreux avantages. Quels sont-ils et comment y accéder ?

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Très en vogue ces derniers temps, le contrat de professionnalisation permet d’alterner entre cours théoriques et apprentissage en milieu professionnel. Allier les connaissances et la mise en pratique semble bien devenir l’avenir des formations de demain.

Présentation du contrat de professionnalisation

Vous avez entendu parler du contrat de professionnalisation, mais vous ne savez pas exactement en quoi il consiste ? Diplomeo vous apporte toutes les réponses !

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Définition

Le contrat de professionnalisation est un contrat de travail entre un employeur et un salarié. Le but est l’insertion ou le retour à l’emploi des jeunes et des adultes par l’obtention d’un diplôme, d’un titre professionnel, ou bien d’un certificat de qualification professionnelle reconnue par l’État et le secteur d’activité dans lequel travaille l’employé.

Il s’agit d’un contrat en temps partiel qui alterne des activités professionnelles et un enseignement individualisé.

Il faut savoir que l’employeur peut demander à obtenir un tuteur pour un de ses salariés. Celui-ci est choisi parmi les employés et doit avoir deux années d’expérience professionnelle ainsi qu’une qualification en rapport avec l’objectif du contrat de professionnalisation. Il a pour mission d’accueillir, d’aider, d’informer et de guider le salarié en contrat de professionnalisation.

Quel type de contrat de professionnalisation ?

Le contrat de professionnalisation peut être de deux types à savoir le CDD ou bien le CDI.

Le premier contrat peut être un contrat à durée déterminée (CDD) d’une période allant de 6 à 12 mois. Cependant, il peut être conduit à 24 mois pour les individus sans qualifications ou bénéficiaires du RSA, de l’ASS, de l’AAH ou sortant d’un contrat aidé.

Le deuxième contrat peut être un contrat à durée indéterminée (CDI). Donc, après le contrat de professionnalisation de 6 à 24 mois, le salarié est automatiquement embauché dans l’entreprise.

Qui est concerné par le contrat de professionnalisation ?

L’alternance se divise en deux contrats : celui d’apprentissage et celui de professionnalisation. Dans le second cas, les bénéficiaires doivent répondre à certains critères.

Les salariés

Il y a quatre types de salariés concernés par le contrat de professionnalisation à savoir les :

  • Jeunes de moins de 26 ans
  • Demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, recrutés en CDI ou en CDD
  • Bénéficiaires du RSA, ASS, ou AAH
  • Personnes ayant bénéficié d’un contrat unique d’insertion

Les autres salariés ne peuvent pas prétendre à un contrat de professionnalisation.

Les employeurs

Les employeurs qui peuvent décider de soumettre un contrat de professionnalisation à l’un de ses salariés sont :

  • Employeurs du secteur marchand contraints au paiement de la formation professionnelle
  • Entreprises de travail temporaire
  • Établissements publics industriels et commerciaux
  • Entreprises d’armement maritime
  • Particuliers employeurs
  • L’État, les collectivités territoriales et leurs établissements publics à caractère administratif ne peuvent pas administrer de contrat de professionnalisation.

Les avantages du contrat de professionnalisation

Réel atout pour les salariés et les employeurs, le contrat de professionnalisation est bénéfique à une entreprise.

Les avantages pour les salariés

Grâce au contrat de professionnalisation, l’employé peut acquérir une qualification qui sera reconnue comme une profession. De plus, durant cette période, le salarié est tout de même rémunéré, quel que soit son niveau de formation initiale.

L’employé peut également profiter d’une formation adaptée à son niveau et à ses propres besoins.

Enfin, en étant accompagné par son tuteur durant son contrat de professionnalisation, s’il en a un, le salarié verra son l’insertion professionnelle et personnelle dans l’entreprise simplifiée.

Les avantages pour les employeurs

Tout d’abord, l’employeur bénéficie d’un atout sans précédent, il peut ainsi employer un salarié motivé, tout en profitant d’exonération de certaines charges ! 

Puis, il peut mettre en place un contrat de professionnalisation approprié en fonction des besoins de son entreprise et de son salarié.

Enfin, il peut contrôler si les compétences de son employé, afin qu’il effectue son travail de la meilleure manière possible. Il peut aussi vérifier si les tuteurs accompagnent correctement le salarié dans ses tâches.

Comment avoir accès au contrat de professionnalisation ?

Les contrats de professionnalisation sont disponibles sur le site www.travail-sante.gouv.fr, il vous suffit simplement de suivre la procédure. Une fois le formulaire complété, l’OPCA (Organisme paritaire collecteur agréé) se réserve le droit d’examiner la demande et donne un délai de 20 jours pour se prononcer. Pôle emploi peut également vous aider à obtenir un contrat de professionnalisation. Si vous avez moins de 26 ans, la Mission locale (association qui aide les jeunes de 16 ans à 26 ans déscolarisés depuis minimum un an) peut vous accompagner dans vos démarches.

Quelles formations faire en contrat pro ?

Véritable bénéfice pour l’insertion professionnelle et l’amélioration des compétences, un contrat pro doit forcément s’effectuer en partenariat avec une école ou une université. Vous avez alors accès à de nombreuses formations, que vous pouvez choisir en fonction de vos souhaits de compétences.

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Bac+2 : les DUT et BTS en alternance

Les formations courtes telles que les DUT et les BTS sont la voie royale pour l’alternance en contrat pro. Ce sont des formations très axées sur la professionnalisation des étudiants, tout en étant des cursus rapides. En deux ans, vous pouvez aisément terminer vos études et vous faire embaucher à l’issue de votre diplôme. Vous trouverez notamment, dans les formations en alternance les plus prisées :

Bac+3 : les bachelors et licences pro en alternance

Les bachelors, dispensés dans les écoles spécialisées, et les licences professionnelles dispensées dans les universités confèrent aux étudiants une formation technique et théorique de qualité, où l’alternance est possible. De niveau bac+3, une licence pro ou un bachelor en contrat de professionnalisation peut facilement faire la différence sur un CV : en effet, en plus de vos compétences acquises lors de votre cursus, vous possédez une longue expérience professionnelle. En ce qui concerne les formations, vous pouvez notamment avoir :

Bac+5 : les MBA et les masters en contrat pro

Avec un MBA ou un master sous contrat de professionnalisation, les étudiants ont accès à un haut niveau d’études (bac+5) sans négliger l’insertion professionnelle. Pour intégrer ce genre de formation, vous devez justifier, soit d’une expérience professionnelle de trois ans si vous êtes salarié, soit être titulaire d’un bac+3 à bac+4 minimum si vous êtes étudiant. Le MBA en alternance reste très prisé des recruteurs notamment dans le domaine des affaires. En ce qui concerne les filières, vous pouvez notamment postuler dans :

La rémunération du contrat de professionnalisation

Autre avantage du contrat de professionnalisation : la rémunération. Supérieure à celle du stagiaire, elle permet à des étudiants et des salariés de financer leur formation tout en touchant un salaire !

Moins de 21 ans

Les moins de 21 ans ne possédant pas de baccalauréat professionnel ou un équivalent auront un salaire d’au moins 55 % du SMIC.

Les moins de 21 ans qui ont obtenu un diplôme professionnel, un bac pro ou un équivalent toucheront au moins 65 % du SMIC.

21 ans et plus

Les jeunes se situant dans la tranche d’âge 21–25 ans qui n’ont pas de bac pro ou une équivalence se verront verser un salaire d’au moins 70 % du SMIC.

Environ 80 % du SMIC sera déversé aux personnes de 21 à 25 ans bénéficiaires d’un titre, d’un diplôme professionnel ou d’un bac professionnel

26 ans et plus

Les plus de 26 ans sont une exception. En effet, qu’ils possèdent ou non un bac professionnel, un titre ou bien un diplôme professionnel, ils obtiendront au moins le SMIC ou 85 % de la rémunération minimale conventionnelle ordinaire.

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