Financer ses études : les aides pour étudiant auxquelles tu as droit

Bourse CROUS, alternance, prêt garanti par l'État, aides au logement et exonérations en grande école… retrouve le guide complet pour financer tes études en 2026-2027.
Mis à jour le / Publié en mars 2015
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Tu t’apprêtes à finaliser ton inscription, où tu en es encore à la phase de repérage et de candidature, et, en parcourant la plaquette de l’école, tu tombes sur la ligne « frais de scolarité »… le chiffre te refroidit. Entre le prix de ton année de cours, le loyer éventuel à payer, la facture des transports ou encore des courses, le calcul mental te donne vite le tournis.

Minute papillon ! Avant de renoncer à quoi que ce soit, sache que des solutions de financement pour alléger tes dépenses existent. Entre les différents dispositifs de bourses, les exonérations massives en grande école, l’alternance, les prêts sans caution parentale et même le repas à 1 € pour tous du CROUS, les leviers sont bien plus nombreux que ce que tu imagines, et souvent cumulables entre eux. Diplomeo fait le point.

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La bourse sur critères sociaux du CROUS : la base des bases

Tout le monde en a entendu parler, mais chaque année, des milliers d'étudiants passent à côté. C'est un peu le paradoxe de la bourse du CROUS. En général, c’est soit parce qu'ils ont déposé leur dossier trop tard, soit parce qu'ils étaient persuadés de ne pas y avoir droit. Pourtant, le calcul ne repose pas uniquement sur les revenus des parents. L'éloignement entre ton domicile familial et ton lieu d'études, le nombre de frères et sœurs et le fait que certains d'entre eux soient eux-mêmes étudiants relèvent les plafonds d'éligibilité. Et même l'échelon 0 bis, qui ne verse « que » 1 454 € par an, ouvre la porte à l'exonération des frais d'inscription et de la CVEC.

La bourse sur critères sociaux (BCS), versée par le CROUS, reste le pilier central du financement étudiant en France. Pour l'année universitaire 2026-2027, ses montants s'échelonnent de 1 454 € par an pour l'échelon 0 bis à 6 335 € pour l'échelon 7, versés sur dix mensualités de septembre à juin. Si tu es originaire d'outre-mer et que tu étudies en métropole, les montants sont majorés de 300 € par an.

Par ailleurs, certains profils (étudiants ultramarins en métropole, orphelins, pupilles de l'État, réfugiés ou anciens bénéficiaires de l'aide sociale à l'enfance, notamment) peuvent voir leur bourse maintenue pendant les grandes vacances, ce qui ajoute deux mensualités supplémentaires à l'enveloppe annuelle. Pour prétendre à la bourse du CROUS, il faut remplir son DSE (Dossier social étudiant) sur le portail messervices.etudiant.gouv.fr.

Ton guide pas à pas pour le DSE 💡

Le calendrier officiel bourse et logement 2026-2027

Le calcul de ton droit à la bourse repose sur trois critères principaux :

  • Les revenus du foyer fiscal de rattachement (ceux de 2024, figurant sur l'avis d'imposition 2025)
  • Le nombre d'enfants à charge dans la famille
  • Et la distance entre le domicile familial et le lieu d'études.

Plus ces facteurs pèsent sur le budget, plus l'échelon attribué sera élevé, et tu peux le vérifier en amont grâce au simulateur de bourse mis en ligne par le CROUS.

Qui ne peut pas toucher la bourse CROUS ? 🤔

Certains statuts excluent d'office le droit à la bourse sur critères sociaux. C'est le cas si tu es :

  • En contrat d'apprentissage ou de professionnalisation (alternance)
  • Inscrit comme demandeur d'emploi auprès de France Travail
  • Fonctionnaire stagiaire ou titulaire
  • En formation continue
  • Interne en médecine, pharmacie ou odontologie
  • Ou retraité.

En résumé : dès lors que tu es salarié dans le cadre de ta formation ou que tu relèves d'un autre régime de financement, la BCS ne s'applique pas. Ensuite, check aussi ton établissement : seules les écoles habilitées à recevoir des boursiers par le ministère permettent le versement de la bourse. Les universités publiques et les lycées (pour les BTS et CPGE, par ex) le sont automatiquement, tout comme plusieurs écoles privées sous contrat. Toutefois, certaines écoles privées ne disposent pas de cette habilitation, aussi parce qu’elles n’ont n’en pas fait la demande. Avant de constituer ton DSE, vérifie sur le site de l'école qui t'intéresse si elle est habilitée. Elle peut aussi prévoir d’autres dispositifs d’aides au financement, comme des bourses internes.

Le statut de boursier ne se limite pas à la somme que tu reçois chaque mois selon ton échelon. Il ouvre aussi droit à l'exonération des droits d'inscription universitaire ( tu ne les payes pas : 178 € en licence, 255 € en master) et de la CVEC (105 € en 2026-2027), mais également à un accès prioritaire aux logements CROUS, et aux repas à 1 € dans les restaurants universitaires. C’est un tarif qui, depuis mai 2026, est d'ailleurs ouvert à tous les étudiants, boursiers ou non.

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Aide au mérite, mobilité, repas à 1 € : les autres coups de pouce de l'État

En plus de la bourse du CROUS, plusieurs dispositifs nationaux viennent compléter le paysage des aides financières pour les étudiants, et certains sont cumulables entre eux.

L'aide au mérite : 900 € de plus pour les boursiers avec mention très bien

Si tu décroches la mention très bien au baccalauréat et que tu es boursier sur critères sociaux, tu peux toucher l'aide au mérite, soit 900 € par an, versés en neuf mensualités de 100 € chacune. Tu peux en bénéficier jusqu'à trois fois au cours de tes études supérieures, à condition de ne pas redoubler et de rester boursier chaque année.

Pas de formulaire supplémentaire pour garnir ton compte bancaire via l’aide au mérite : le rectorat transmet la liste des bacheliers concernés au CROUS, lequel identifie les bénéficiaires après examen du DSE. L'aide est cumulable avec la BCS, l'aide à la mobilité internationale et les aides ponctuelles d'urgence. En revanche, elle est retirée en cas de redoublement (sauf raison médicale).

Mention Très Bien au bac 😌

Où vont ces bacheliers sur Parcoursup

Les aides à la mobilité

Si tu changes d'académie pour entrer dans le supérieur via Parcoursup et que tu es boursier de lycée, l'aide à la mobilité Parcoursup te verse 500 € en une seule fois. Un complément de 1 500 € peut s'ajouter si tu es titulaire d'un bac professionnel, que tu résides en Île-de-France et que tu t'inscris dans une formation en dehors de la région académique francilienne.

Plus tard dans ton parcours, si tu es boursier titulaire d'une licence et que tu t'inscris en master 1 dans une autre région académique, l'aide à la mobilité master s'élève à 1 000 €.

Quant aux étudiants qui partent à l'étranger dans le cadre d'un échange ou d'un stage, l'aide à la mobilité internationale leur verse 400 € par mois pendant un à dix mois, et la bourse Erasmus+ s'y ajoute si le séjour a lieu en Europe.

Le repas à 1 € généralisé à tous les étudiants

Jusqu'alors réservé aux boursiers et aux étudiants en situation de précarité, le tarif de 1 € au restaurant universitaire est ouvert à tous les étudiants depuis mai 2026.

Pour ceux qui n'ont pas de resto U à proximité, une carte prépayée dématérialisée est mise en place : 40 € par mois pour les boursiers et 20 € par mois pour les non-boursiers, utilisable dans des commerces d'alimentation. En outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte et La Réunion), le montant mensuel crédité sur la carte est augmenté de 10 €.

Côté démarches, tu n'as rien à faire. Tu reçois un message qui te confirme ton droit à la carte, puis un second pour l'activer sur ton téléphone via une application dédiée.

Les aides spécifiques d'urgence

Si tu traverses une situation critique en cours d'année, comme une rupture familiale, une perte soudaine de ressources ou un problème de santé, le CROUS dispose d'un fonds d'aides spécifiques, sous forme ponctuelle ou annuelle :

  • L'aide ponctuelle peut être versée en une fois, même si tu n'es pas boursier, et le montant maximal correspond au montant annuel de l'échelon 2, soit 3 071 € pour 2026-2027.
  • L'aide ponctuelle est accessible à tous les étudiants en formation initiale (hors alternance), boursiers ou non. L'aide annuelle, elle, s'adresse à ceux qui ne peuvent pas obtenir la bourse sur critères sociaux, mais dont la situation le justifie, et donne droit aux mêmes exonérations que la bourse classique. La demande passe par un entretien avec un assistant de service social du CROUS et le dossier est examiné de façon anonyme par une commission. Le numéro dédié à contacter ? 09 72 59 65 65.

Les aides régionales et locales

En complément de ces dispositifs nationaux, les régions, les départements et les communes proposent leurs propres aides, allant des primes pour les bacheliers méritants, aux bourses de mobilité, en passant par des aides au premier équipement, au soutien aux formations sanitaires et sociales.

Pour savoir ce qui existe dans ta région, le portail etudiant.gouv.fr met à disposition une carte interactive qui recense les dispositifs région par région, y compris les territoires d'outre-mer. Si tu viens de ces territoires, tu peux aussi bénéficier de la prise en charge du billet d'avion via le dispositif Passeport pour la Mobilité des Études (PME), géré par LADOM (L'Agence de l'outre-mer pour la mobilité).

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Boursier en grande école : tu peux ne rien payer

Des écoles de commerce à 15 000 € l'année qui offrent la gratuité totale à leurs étudiants boursiers (du CROUS) ? C’est réel ! Un nombre croissant de grandes écoles, parmi les plus réputées, ont fait le choix de supprimer tout ou partie des frais de scolarité de leur Programme Grande École (PGE) pour les étudiants boursiers.

Les montants en jeu ne sont pas anecdotiques. Une année de PGE coûte souvent entre 15 000 et 21 000 €. Ce qui change, c'est que le statut de boursier va au-delà d’une simple aide financière : il peut désormais ouvrir la porte d'écoles dont les tarifs ont longtemps bloqué pas mal d’étudiants.

ESCP Business School fait figure de pionnière. Depuis 2021, la scolarité du programme Grande École est intégralement gratuite pour tous les étudiants boursiers CROUS des échelons 2 à 7. À partir de la rentrée 2026-2027, emlyon business school étend l'exonération totale aux échelons 4 à 7. C’est une mesure qui devrait concerner environ cinq fois plus d'étudiants qu'auparavant. L'école complète ce dispositif par une aide de vie de 5 000 € par an pour les boursiers des échelons 6 et 7, via sa fondation.

Du côté de l'ESSEC, un barème progressif s'applique : les boursiers des échelons 4 à 7 ne paient aucun frais de scolarité sur le PGE, tandis que les échelons inférieurs bénéficient d'exonérations allant de 10 % (échelon 0,5) à 40 % (échelon 3), selon la grille publiée sur le site de l'école. À HEC Paris, les frais de scolarité annuels du PGE oscillent entre 0 € et 21 000 € selon la situation sociale de l'étudiant admis sur concours post-prépa à la rentrée 2026. Par ailleurs, la Fondation HEC attribue chaque année plus de 300 bourses sociales, et, au total, plus de 20 % des étudiants HEC bénéficient d'une aide financière sur critères sociaux.

NEOMA a étendu la gratuité en première année aux boursiers des échelons 5 et 6 issus de classes préparatoires pour la rentrée 2026, après avoir mis en place l'exonération totale pour l'échelon 7 il y a deux ans, tandis que l'échelon 4 bénéficie d'une réduction de 50 %. SKEMA, dans sa réforme 2026, prévoit une exonération pouvant atteindre 100 % pour les boursiers d'échelon 7 intégrant le PGE.

Pas boursier CROUS ? Des écoles ont leurs propres aides 💡

Même si tu ne remplis pas les critères du CROUS, certaines écoles (que ce soit de grandes écoles ou des établissements privés plus modestes) ont mis en place leurs propres dispositifs d'aide financière :

  • L'EDHEC verse une bourse solidarité de 5 500 € par an aux étudiants en difficulté, cumulable avec d'autres aides de l'école.
  • L'IÉSEG, en partenariat avec Cofidis, a attribué 130 bourses internes en 2026 pour réduire les frais de scolarité d'étudiants issus de milieux modestes.
  • Epitech, école d'informatique reconnue par l'État, propose chaque année 90 bourses internes allant de 2 000 à 5 000 € .
  • L'EFAP, qui n'est pas éligible à la bourse du CROUS, dispose d'une commission de solidarité interne qui accorde des réductions de frais de scolarité au cas par cas.
  • CentraleSupélec complète l'exonération nationale par une bourse de 2 000 € pour les boursiers CROUS en première année du cycle ingénieur, via son centre des diversités.
  • Etc.

Renseigne-toi directement auprès du service des admissions ou du service social de l'école qui t'intéresse : beaucoup de ces aides ne sont pas affichées en évidence sur les sites.

Ce mouvement ne concerne pas que les écoles de commerce ! Dans les écoles d'ingénieurs publiques, les boursiers sont déjà exonérés de droit des frais de scolarité. A Télécom Paris, par exemple, les frais annuels s'élèvent à 3 600 € pour les étudiants français et de l'UE, mais les boursiers CROUS en sont intégralement dispensés, ainsi que de la CVEC. CentraleSupélec ajoute à l'exonération nationale une bourse de son centre des diversités et de l'inclusion quis ‘élève à 2 000 € pour les boursiers CROUS (échelons 1 à 7) en première année et 1 000 € en deuxième année.

Focus sur les écoles d'ingénieurs ? 🔎

Comment financer son école d'ingénieurs ?

Bon, ces dispositifs ne sont évidemment pas uniformes et concernent en priorité les boursiers CROUS, mais ils traduisent une tendance de fond : le statut de boursier est devenu un levier d'accès aux grandes écoles, bien au-delà de la seule aide mensuelle du CROUS. Si tu hésites à candidater en école de commerce ou d'ingénieurs par crainte du prix affiché, vérifie la politique de bourses de l'établissement qui t'intéresse avant d'écarter l'idée. Tu pourrais être surpris !

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L'alternance : zéro frais de scolarité et un salaire à la clé

Formation financée, rémunération mensuelle et expérience professionnelle : sur le papier, l'alternance est difficile à battre. Que ce soit en contrat d'apprentissage ou en contrat de professionnalisation, le principe est le même. L'entreprise qui t'accueille prend en charge l'intégralité de tes frais de scolarité et te verse un salaire dont le montant varie selon ton âge et ton année de formation.

L'alternance s'est considérablement démocratisée au fil des années. Elle est accessible du BTS au bac+5, dans des domaines qui vont du commerce à l'informatique, en passant par la communication, la finance, le droit et l'ingénierie. Les grandes écoles l'ont largement intégrée à leurs cursus. À Télécom SudParis, par exemple, la formation en alternance couvre les deuxième et troisième années du cycle ingénieur, avec des frais de scolarité intégralement pris en charge par l'entreprise et une rémunération pouvant atteindre 78 % du SMIC en dernière année.

Pas que l'alternance : d'autres études ne coûtent presque rien ☝️

Études gratuites ou peu chères après le bac : quels cursus choisir ?

Un point à garder en tête : en signant un contrat d'apprentissage ou de professionnalisation, tu deviens salarié. Tu perds donc le statut de boursier CROUS, puisque la bourse sur critères sociaux n'est pas cumulable avec un contrat de travail en alternance. Tu peux tout à fait être boursier en première année puis passer en alternance en deuxième ou troisième année.

Par ailleurs, il y a un point que peu d'écoles mettent en avant d'emblée : si tu ne trouves pas d'entreprise d'accueil pour signer ton contrat d'apprentissage ou de professionnalisation, tu ne perds pas forcément ta place dans la formation. La plupart des écoles qui proposent l'alternance prévoient aussi un parcours en formation initiale, à temps plein, mais dans ce cas, les frais de scolarité sont à ta charge et tu ne touches pas de salaire. C'est une situation à anticiper. Mieux vaut avoir un plan B financier (bourse CROUS si tu y es éligible, prêt étudiant ou job à temps partiel) plutôt que de te retrouver à la rentrée avec une facture imprévue.

C’est une formation en alternance que tu cherches ? 👀

Le prêt étudiant garanti par l'État : emprunter sans caution parentale

Le mot « prêt » fait parfois peur, mais le prêt étudiant garanti par l'État est un dispositif encadré, conçu précisément pour les étudiants qui n'ont ni revenus réguliers ni parents en mesure de se porter caution. L'État, via la Banque publique d'investissement (Bpifrance), se porte garant à hauteur de 70 % du montant emprunté, sans aucune condition de ressources.

Le montant maximal est de 20 000 €, avec une durée de remboursement comprise entre deux et dix ans. Tu peux choisir de ne rembourser le capital qu'à la fin de tes études. On parle alors de différé de remboursement, partiel (tu paies les intérêts pendant tes études) ou total (tu ne paies que l'assurance, si tu en as souscrit une). Le taux d'intérêt est fixé librement par chaque banque partenaire du dispositif.

Pour faire ta demande, tu dois d'abord obtenir une attestation de pré-éligibilité sur la plateforme Token de Bpifrance, puis la transmettre à l'une des banques partenaires du dispositif. En août 2026, huit établissements participent au programme : Société Générale, Crédit Mutuel, CIC, Banque Populaire, Caisse d'Épargne, Crédit Agricole, Banque Postale et BFCOI, mais cette liste peut évoluer. Vérifie-la directement sur la plateforme. Tu n'es pas obligé d'être déjà client de la banque choisie, mais certaines peuvent refuser les dossiers de demandeurs extérieurs, alors mieux vaut en démarcher plusieurs.

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Prêts à taux préférentiels : quand ton école a déjà négocié pour toi

Au-delà du prêt garanti par l'État, la plupart des grandes écoles, et un nombre croissant d'écoles privées, ont noué des accords avec une ou plusieurs banques pour offrir à leurs étudiants des conditions d'emprunt bien plus avantageuses que celles du marché. Le mécanisme est simple : l'école négocie un TAEG réduit, parfois sans frais de dossier et même sans caution, en échange de quoi la banque accède à un vivier de futurs diplômés à haut potentiel de revenus.

Les taux et conditions varient d'une école à l'autre. Par exemple :

  • La BRED, via son offre BRED Espace Grandes Écoles, propose un prêt sans caution à 0,99 % pour les étudiants de l'ESSEC, et un TAEG de 1,29 % pour les écoles partenaires de son réseau.
  • emlyon a négocié des partenariats avec la Société Générale (prêt à 1,60 % jusqu'à 20 000 €) et BNP Paribas (jusqu'à 120 000 €), entre autres.
  • HEC oriente ses boursiers vers un prêt à taux préférentiel et sans caution auprès de la BRED.
  • L'EFAP a un partenariat dédié avec BNP Paribas, avec une agence référente par campus.
  • Télécom SudParis, école publique d'ingénieurs, donne accès à un prêt à taux préférentiel via la Société Générale, remboursable après l'entrée dans la vie active.
  • Etc.

Le réflexe à avoir, avant de démarcher une banque au hasard, c'est de vérifier sur le site de ton école, souvent dans la rubrique « financement » ou « admissions », si elle a des partenariats bancaires en place. Les taux négociés peuvent descendre nettement en dessous de ce qu'une banque te proposerait en tant que client lambda. Et dans certains cas, la caution parentale n'est même pas exigée.

Tout comprendre au prêt étudiant 💡

Comment financer ses études avec un prêt étudiant ?

Ce type de prêt concerne aussi les étudiants qui visaient l'alternance, mais qui n'ont pas décroché de contrat à temps. Quand tu bascules en formation initiale dans une école qui proposait les deux parcours, les frais de scolarité tombent d'un coup, et un prêt négocié par l'école à taux préférentiel peut être la solution pour absorber le choc sans renoncer à ta formation.

Logement, transports, jobs : alléger le quotidien au-delà de la scolarité

Le loyer, l'alimentation, les transports et les fournitures composent une part souvent tout aussi lourde du budget étudiant, et sur ces postes de dépense aussi des dispositifs existent.

Les aides au logement de la CAF

Que tu sois boursier ou non, tu peux prétendre à une aide au logement (APL, ALS ou ALF) auprès de la CAF dès lors que tu es locataire ou colocataire d'un logement en France. Le montant dépend de tes ressources, de la composition de ton foyer, du montant de ton loyer et de ta localisation géographique.

La demande se fait directement en ligne sur le site de la CAF, et le bon réflexe est de la déposer dès ton entrée dans le logement. Pourquoi ? Il y a deux raisons à ça : d'une part, l'aide n'est jamais versée pour les mois qui précèdent ta demande (pas de rétroactivité), donc si tu traînes, tu perds des mois de prise en charge. D'autre part, même en déposant ton dossier immédiatement, le tout premier mois de ton bail ne sera pas couvert. C'est ce que la CAF appelle le mois de carence. Autrement dit, si tu emménages le 1er septembre et que tu fais ta demande dans la foulée, ton premier versement d'APL concernera le mois d'octobre.

Si tes parents ou proches ne peuvent pas se porter caution pour ton logement, pense à Visale. Ce service gratuit d'Action Logement se porte garant à ta place, auprès de ton bailleur. Il est ouvert à tous les jeunes de 18 à 30 ans (étudiants, alternants, salariés ou en recherche d'emploi), sans condition de ressources. Et si tu as besoin d'avancer le dépôt de garantie, le prêt Loca-Pass, également proposé par Action Logement, te prête jusqu'à 1 200 € à taux zéro.

Certaines collectivités ajoutent des coups de pouce supplémentaires. La Ville de Paris, par exemple, verse l'AILE (aide à l'installation dans un logement pour les étudiants) qui représente entre 500 et 1 000 €, une seule fois dans ta scolarité. L'aide s'adresse en priorité aux boursiers CROUS et aux bénéficiaires de l'allocation annuelle du CROUS, mais les critères mentionnent aussi les étudiants ayant accès au repas à 1 € ce qui, depuis sa généralisation en mai 2026, pourrait concerner un public plus large. Vérifie directement auprès du CROUS de Paris si ta situation te rend éligible.

Les transports : moins cher quand on est étudiant

La SNCF propose la Carte Avantage Jeune (49 € par an) pour les 12-27 ans, avec 30 % de réduction garantis sur les TGV et Intercités. En Île-de-France, le forfait Imagine R coûte 401,30 € par an pour les étudiants de moins de 26 ans et couvre l'ensemble du réseau francilien. Et chaque région propose ses propres réductions sur le réseau TER. Là encore, la carte des aides régionales d'etudiant.gouv.fr permet de faire le point.

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La prime d'activité pour les étudiants qui travaillent

Si tu cumules études et emploi salarié (ou apprentissage) avec un salaire dont le montant net social dépasse 1 144 € par mois, tu peux prétendre à la prime d'activité versée par la CAF. La demande se fait en ligne et le montant, recalculé tous les trois mois, dépend de l'ensemble des ressources de ton foyer.

Le job étudiant : un complément, pas un plan A

Un emploi à temps partiel peut évidemment élargir ton budget. Serveur, baby-sitter, tuteur, hôte d'accueil… les options sont nombreuses, mais attention à ne pas sacrifier tes études pour ton job. Le cursus reste la priorité et le mieux est de choisir un emploi dont les horaires s'articulent avec ton emploi du temps académique. Si tu es boursier, le cumul avec un job étudiant est possible, à condition de rester assidu aux cours et aux examens.

Les fondations privées constituent un dernier levier à explorer. La Fondation de France recense dans son guide des bourses des centaines de dispositifs accessibles aux étudiants en fin de parcours ou confrontés à des difficultés matérielles. Les montants peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros par an.

La clé, dans tout ça, c'est de ne pas s'y prendre au dernier moment et de ne pas supposer que rien n'existe pour toi. Entre les aides nationales, les dispositifs d'école, les aides régionales et les fondations privées, la plupart des étudiants ont accès à au moins un levier, et souvent plusieurs, cumulables entre eux. Commence par ton DSE, vérifie la politique de l'école qui t'intéresse, et explore la carte des aides régionales ! C'est souvent là que se cachent les bonnes surprises.

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