Dire que les études supérieures sont chères ne surprendra aujourd’hui personne. Mais les chiffres publiés dans l’enquête « Études supérieures : budget, financement et bons plans » de la société spécialisée dans le financement en ligne Cofidis, en collaboration avec l’institut d’études marketing CSA Research, assènent des données particulièrement criantes quant aux dépenses en question. On fait le point.
Des charges annuelles exorbitantes
En effet, le premier enseignement de l’enquête est que le budget global consacré aux études supérieures est de 7118 € en moyenne par an et par enfant. Une somme qui varie beaucoup selon le type d’établissement intégré par l’étudiant :
- Un cursus enécole de commerce coûte 10 735 € par an et par enfant
- Pour uneécole d’ingénieur, il faudra débourser 9733 € à l’année
- L’université reste le parcours le moins cher. Il vous en coûtera 6473 € annuels.
Dans ce coût global sont compris plusieurs axes de dépenses, dont voici les principaux :
- Le logement représente à lui seul 2107 € de budget
- Les frais de scolarité ne sont pas en reste avec 1897 € dépensés par an en moyenne
- L’alimentation coûte pour sa part 1182 € à l’année par étudiant.
Ces premiers éléments démontrent le prix conséquent et très variable des études. Ces coûts annuels sont d’autant plus élevés pour les ménages lorsque leur enfant étudie en dehors du foyer familial (8461 €), et encore plus spécifiquement s’il a choisi Paris comme ville d’accueil (9346 € contre 6564 € pour la province).
Des ménages inégaux face à leurs dépenses
On ne peut parler de telles sommes sans que ces dernières influent sur le budget global des familles françaises. En effet, plus de la moitié d’entre celles qui ont été interrogées (55 %) ont déclaré avoir fait des arbitrages financiers pour permettre à leur progéniture d’accéder à l’enseignement supérieur. Elles sont par ailleurs 79 % à affirmer qu’elles ont choisi d’anticiper les dépenses liées aux études de leurs enfants, parfois même jusqu’à deux ans en amont, dès la classe de seconde pour 47 % d’entre elles ! Preuve de l’importance de l’enjeu que représente la somme allouée au parcours scolaire des jeunes pour leur entourage.
Mais au-delà de ce constat, ce sont les disparités dans les moyens de financement qui démontrent cette fois que tous les ménages n’appréhendent pas de la même façon l’obligation de mettre la main au portefeuille. Pas étonnant quand on sait que les CSP+ ont un budget de 8103 €, contre 5528 € pour les CSP — .
Si les foyers dont les revenus sont supérieurs à 4501 € net mensuels financent les études de leurs enfants grâce à leur épargne personnelle pour 97 % d’entre eux, ceux dont le salaire est moindre doivent trouver d’autres façons de payer et les combiner pour parvenir à réunir la somme nécessaire : en plus de leur épargne (75 %), ils utilisent les revenus issus de l’emploi étudiant de leur(s) enfant(s) (30 %) et le crédit à la consommation (14 %).