À quoi servent vraiment les stages ?

À trois jours de la journée internationale des stagiaires (le 10 novembre), la plateforme d’offre d’emploi Qapa.fr vient de publier une étude sur les stages. Zoom sur cette pratique répandue et qui ne rime pas toujours avec tremplin…

homme qui montre un document à une femme
Un stagiaire sur 2 seulement estime avoir été bien encadré lors de son stage.

Pratique très commune, le stage a ses bons et ses mauvais côtés. Malgré l'acquisition d'expérience, on trouve dans l'étude de Qapa.fr, parmi les points négatifs : la rémunération, l'insertion professionnelle dans la société où le stage a eu lieu et l'encadrement...

90 % des Français ont déjà fait un stage

Preuve que la pratique du stage est répandue, notamment parce qu’elle est intégrée à la plupart des formations, 90 % des personnes interrogées ont déjà fait un stage au cours de leur vie. La plupart en ont fait entre 3 et 4 : c’est le cas chez 39 % des femmes et 41 % des hommes.

Des variations de durée selon le sexe

On le sait, les stages sont de durées différentes, selon la formation suivie ou les possibilités des entreprises. Mais ce qu’on imagine moins, c’est que la durée moyenne d’un stage varie selon le sexe. En effet, les hommes interrogés parlent plus (à 21 %) d’un stage de plus de 3 mois, lorsque les femmes déclarent que leur stage à duré en moyenne 3 mois (contre 10 % des hommes dans cette tranche de durée).

Jusqu’à 25 ans

Pour faire un stage, il n’y a pas de limite d’âge. En effet, 4 % de femmes ont déjà fait des stages jusqu’à 45 ans. Peut-être dans le cadre d’une reconversion professionnelle ou d’une formation. Elles sont 15 % à avoir été stagiaires jusqu’à leur 35 ans. 9 % des hommes sondés sont dans ce cas. On note toutefois que généralement, on arrête de faire des stages à 25 ans pour la majorité : 42 % des femmes et 40 % des hommes. On note que les hommes arrêtent plus tôt de faire des stages : 50 % font des stages jusqu’à 20 ans, contre 38 % de femmes.

Encadrement et rémunération : les points noirs

Du côté de leur encadrement, seule une moitié des sondés estime avoir été bien encadrée. Les résultats sont sensiblement les mêmes selon le sexe.

On le sait aussi, le stage est une formule pas ou peu rémunératrice. L’étude met en avant les gratifications qu’on reçu les sondés : 38 % des femmes ont été rémunérées et 49 % des hommes. Pour les femmes, la plus grande partie a touché entre 500 et 600 euros par mois (29 % des sondées). Les hommes ont touché, pour 40 % d’entre eux, moins de 300 euros

De l’utilité du stage

À la question « Avez-vous le sentiment d’avoir acquis de l’expérience professionnelle grâce à ce(s) stage(s) ? », les femmes sont plus positives. Elles sont 90 % à estimer que c’est le cas, contre seulement 75 % d’hommes.

En ce qui concerne les embauches post stage, les femmes sont mieux loties : 33 % ont décrocher un emploi dans la société à la suite de leur stage, contre 9 % des hommes. Concernant un éventuel emploi dans une autre société, 52 % des femmes estiment que leur stage a été un atout pour le décrocher, contre 25 % des hommes. Des chiffres d’insertion qui reste toutefois faible

Même si pour la majorité des personnes interrogées, stage rime plus avec tremplin (62 % des femmes et 60 % des hommes) qu’avec galère.

Retour en haut de page