- Salaire mensuel net : de 1 700 € à 2 700 €
- Niveau d’études requis : de bac+2 à bac+3
- Sélectivité : 7/10
Les missions du greffier : plus qu’un secrétaire de la justice
Rédiger les actes officiels, assister les magistrats pendant les audiences, enregistrer les décisions de justice, recevoir les justiciables : le greffier est à la fois garant de la procédure et pivot de l’organisation judiciaire. C’est un peu le mémory vivant du tribunal : rien ne lui échappe.
- Métier de bureau
- Contact avec le public
- Métier stressant
En audience, il est présent à chaque étape : il note les propos, veille au bon déroulement, rédige les procès-verbaux et signe les décisions qui deviendront officielles. Lorsqu’il est à son bureau, il enregistre les dossiers, classe les pièces, répond aux avocats ou aux particuliers perdus dans la paperasse judiciaire. Sans greffier, rien n’est fait, car c’est sa signature qui authentifie tout acte juridictionnel. On ne pourra donc jamais se passer de toi !
Le greffier est aussi au centre des attentions, car il a un rôle d’intermédiaire entre les magistrats, les avocats et le public. Il collabore également au quotidien avec les juges, les huissiers, les interprètes et la police dans certains cas. Autant dire que tu côtoieras du monde.
Le greffier travaille pour le ministère de la Justice, tandis que le greffier des tribunaux de commerce est, comme son nom l’indique, rattaché aux chambres de commerce. Leurs missions sont aussi très différentes ! Au tribunal de commerce, le greffier se chargera surtout de gérer les affaires entre entreprises, comme les contentieux commerciaux ou les dépôts de bilans.
Le greffier exerce en juridiction (tribunal judiciaire, prud’hommes, cour d’appel…). C’est un métier de terrain, même si c’est majoritairement un travail de bureau. Tu seras fonctionnaire d’État, avec un emploi stable, utile et réglementé.
En fonction du service dans lequel tu exerces et les missions qui te sont accordées (présence en audience, travail de bureau), tu pourras plus ou moins avoir accès au télétravail.
Études pour devenir greffier : un passage (presque) obligé par le concours
- Coût des études : 0 €
- Durée des études : 2 à 4 ans
- Stage obligatoire
- Concours : oui
Tu peux accéder au concours de greffier avec un bac+2 ou+3 en poche. La voie la plus classique : une licence de droit, mais d’autres formations juridiques marchent aussi (BUT carrières juridiques, BTS collaborateur juriste notarial, etc).
Une fois le concours (externe, interne ou 3e voie) en poche, direction l’École nationale des greffes à Dijon pour une formation d’environ 18 mois. Là-bas, tu alternes entre cours et stages en juridictions. Et bonus : tu es rémunéré pendant ta formation.
Le concours de greffier est particulièrement exigeant. En 2021, par exemple, 465 personnes ont été admises sur la liste principale et 265 ont été placées sur liste complémentaire, tout ça sur un total de 3710 candidats. C’est donc moins de 20 % d’admissions au total ! Alors, sois prêt à potasser au max pour relever le défi.
Le concours est sélectif, certes, mais des dispositifs comme les "classes prépas Talents" peuvent t’aider à te préparer gratuitement, avec un accompagnement sur mesure.
Si tu n’es pas friand des études et que l’idée de passer un concours te donne des sueurs froides, tu peux aussi tenter de commencer en tant que greffier contractuel. Pour ce poste, le recrutement se fait à partir du niveau bac. Mais attention : tu seras un agent non titulaire, c’est-à-dire que tu seras surtout mobilisé pour des remplacements, des besoins de renforts ou des missions spécifiques d’appui au greffe, plutôt que pour des fonctions pleines de greffier de corps. Si ton but ultime est d’ensuite devenir titulaire, tu devras passer un concours interne, puis suivre la formation classique à l’École nationale des greffes.
Qualités et compétences du greffier : entre rigueur, sang-froid et sens du contact
Tu as le goût du travail bien fait ? Tu es du genre maniaque de l’organisation aussi bien pour les démarches administratives que pour l’organisation de tes vacances ? Alors, pas de doute, tu seras la personne parfaite pour certifier des actes juridiques ! Car pour ce genre de document, il n’y a pas le droit à l’erreur…
Face à des dossiers épais comme un annuaire, tu dois vite repérer les infos clés, comprendre les enjeux et anticiper les étapes. Le greffier n’est pas juste un exécutant : c’est un véritable pilier de l’audience, qui capte ce qui se joue… parfois même avant tout le monde.
Dans une salle d’audience, tu es aux premières loges de moments parfois lourds, intimes ou sensibles. Le greffier, c’est un confident muet de la justice : tu vois tout, tu entends tout… mais tu ne dis rien. La discrétion, c’est non négociable.
En contact régulier avec le public, le greffier est aussi un professionnel à l’écoute, pédagogue, et capable de garder son calme dans des moments tendus.
- Connaissances juridiques solides (civil, pénal, prud’homal…) : le greffier maîtrise les grands domaines du droit pour comprendre les procédures, vérifier les pièces, et accompagner le juge avec précision. Un socle juridique béton qui est indispensable.
- Maîtrise de la rédaction juridique : procès-verbaux d’audience, actes de procédure, décisions : tout doit être clair, précis et irréprochable.
- Outils informatiques et gestion documentaire : le greffier d’aujourd’hui jongle avec des logiciels métiers, des bases de données et des systèmes d’archivage. Il doit être à l’aise avec le numérique pour faire tourner la machine judiciaire sans accroc.
Insertion pro : le greffier plus que jamais appelé à comparaître sur le marché de l’emploi !
Passer le concours de greffier, c’est s’assurer une sécurité de l’emploi. Eh oui ! Qui dit greffier, dit emploi dans la fonction publique, donc titularisation à la clé. Les besoins sont réguliers dans les juridictions de toutes tailles, notamment dans les villes moyennes et les zones rurales. Après la formation, tu es souvent affecté là où l’on a besoin de toi, selon ton classement au concours.
Selon le ministère de la Justice, on compte aujourd’hui plus 12 000 greffiers et directeurs de services à travers la France. Et ce pro de la justice est plus que prisé en ce moment, puisqu’en 2025, 400 postes ont été ouverts pour aider à assurer le bon fonctionnement de la Justice. Mais attention, car ça veut aussi dire que c’est un métier pour lequel on manque de bras dans certains services : ta charge de travail pourra être conséquente, alors accroche-toi !
En 2018, le corps des greffiers comptait 88 % de femmes. C’est l’une des professions intermédiaires de la fonction publique les plus féminisées. C’est aussi un métier plutôt “jeune”, puisqu’un tiers des greffiers ont moins de 35 ans !
Cadre greffier, directeur des services : quelles évolutions sont possibles ?
Après au moins quatre ans de service dans la fonction publique, tu peux passer un concours interne pour devenir directeur des services de greffe judiciaires (DSG), un poste de catégorie A qui te permet de superviser une juridiction entière, gérer une équipe et piloter l’organisation du greffe.
Il existe aussi des examens professionnels pour accéder au grade de greffier principal, ou au nouveau statut de cadre greffier, créé en 2024, qui ouvrent la voie à des missions de coordination et de référent technique.
Si tu souhaites complètement changer d’horizon, tu peux te tourner vers des postes administratifs au ministère de la Justice, devenir formateur à l’École nationale des greffes, ou même préparer l’ENM (École nationale de la magistrature) pour embrasser une carrière de magistrat.
Autant dire que le métier de greffier n’est pas forcément une voie unique… mais un vrai tremplin dans la justice !
Quel salaire pour le greffier ?
- Débutant : entre 1 700 € et 1 900 € net/mois (soit environ 23 k€ à 28 k€ brut annuels)
- Expérimenté : entre 2 400 € et 2 700 € net/mois (soit environ 33 k€ à 40 k€ brut annuels)
Si tu passes par une formation classique, c’est-à-dire via le concours et l’École nationale des greffes, tu percevras d’abord 1877 euros nets en tant que greffier stagiaire (hors indemnités de stage). Une fois formé, tu pourras ensuite espérer gagner entre 2088 et 2701 euros nets. Ton salaire évoluera en fonction d’une grille indiciaire, avec une évolution automatique en fonction de ton ancienneté. Tu pourras aussi avoir des primes selon le poste où tu exerces.
Si tu passes par la case greffier contractuel, ta rémunération risquera d’être moins intéressante que celle d’un titulaire en fonction de ton profil et ton niveau d’études. Tout dépendra de ce qui est signé dans ton contrat, des fonctions qui te seront attribuées et de ton expérience.
Alors, prêt à poser ta griffe dans le monde de la justice ?











