Administrateur judiciaire

Une entreprise au bord du précipice, des dizaines d’emplois en jeu et un tribunal qui te confie la mission de tout sauver : si cette pression t’électrise plutôt que de te paralyser, le métier d’administrateur judiciaire est fait pour toi !

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administrateur judiciaire
Le métier en un coup d'œil

💰 Salaire mensuel net : de 2 300 € à 30 600 €

🎓 Niveau requis : bac+5

🔒 Sélectivité : 9/10

Administrateur judiciaire : le pompier des entreprises en détresse

Quand une entreprise ne peut plus payer ses dettes et que la catastrophe menace, le tribunal ne confie pas le dossier à n’importe qui. Il fait appel à toi, l’administrateur judiciaire, ce spécialiste du droit et de la gestion qui va tout tenter pour éviter la faillite. Ton objectif ? Sauver l’activité, préserver un maximum d’emplois et trouver des solutions viables pour sortir de l’impasse. Pas de pression, hein !

Imagine : une PME de 80 salariés dans le textile vient d’être placée en redressement judiciaire. Le tribunal te désigne. Tu débarques, tu épluches les comptes, tu analyses la situation dans ses moindres détails et tu dois présenter rapidement un diagnostic complet. Ensuite, tu négocies avec les créanciers pour rééchelonner les dettes, tu cherches de nouveaux actionnaires ou des repreneurs potentiels, tu restructures l’organisation, parfois tu dois malheureusement procéder à des licenciements économiques pour alléger la masse salariale. Bref, tu es le médecin urgentiste de l’entreprise malade.

Concrètement, ton quotidien ressemble à ça : tu commences par établir un diagnostic économique et financier ultra précis de l’entreprise. Tu passes au crible tous les documents comptables, tu rencontres les dirigeants, les salariés, les représentants du personnel, les créanciers. Tu identifies les forces et les faiblesses de la boîte, tu évalues ses actifs, son chiffre d’affaires, ses perspectives de marché.

🔎 Le métier au quotidien

  • Indépendant
  • Métier de bureau
  • Horaires contraignants
  • Déplacements requis
  • Métier à haute responsabilité
  • Recrutement sélectif

Ensuite, tu élabores un plan de sauvegarde ou de redressement judiciaire que tu présentes au tribunal. Ce plan peut inclure des mesures de restructuration opérationnelle : fermeture de sites déficitaires, arrêt de certaines activités, renégociation des contrats avec les fournisseurs, réduction des coûts. Parfois, tu dois même envisager la cession totale ou partielle de l’entreprise à un repreneur. Dans ce cas, tu prospectes, tu rencontres des candidats à la reprise, tu négocies les conditions de cession et tu veilles à ce que le maximum d’emplois soit préservé.

Tu joues également un rôle de représentation devant la justice. Tu portes la robe d’audience comme un avocat et tu défends ton plan devant les juges du tribunal de commerce. Tu expliques tes choix, tu justifies tes préconisations, tu réponds aux questions.

Ton intervention ne s’arrête pas là ! Une fois le plan validé, tu continues à surveiller sa bonne exécution sur plusieurs mois, voire plusieurs années. Tu t’assures que l’entreprise respecte les échéances de remboursement, que les mesures de restructuration sont mises en œuvre, que les salariés sont accompagnés. Tu fais régulièrement des points avec le tribunal et le procureur.

💡 Le savais-tu ?

L'administrateur judiciaire et le mandataire judiciaire (ou liquidateur) sont deux professions distinctes qui interviennent souvent sur le même dossier. L'administrateur représente l'entreprise en difficulté et cherche à la sauver, tandis que le mandataire représente les créanciers et veille à ce qu'ils récupèrent leur argent. Quand toutes les solutions de sauvetage ont échoué, c'est le mandataire qui prend le relais pour procéder à la liquidation judiciaire.

Tu n’es pas enchaîné à ton bureau ! Même si tu es rattaché à un tribunal de commerce (ou à la chambre commerciale d’un tribunal judiciaire), ta compétence est nationale. Tu peux être désigné sur un dossier à Marseille, à Lille ou à Lyon, peu importe où se situe ton étude principale. Les déplacements sont fréquents, et même parfois à l’étranger si tu dois rencontrer des investisseurs internationaux intéressés par la reprise de l’entreprise.

La plupart des administrateurs judiciaires exercent en libéral, soit en cabinet individuel, soit au sein d’une société d’administrateurs judiciaires regroupant plusieurs associés. Certains sont salariés d’un cabinet. Dans tous les cas, tu n’as aucune clientèle propre : ce sont les tribunaux qui te désignent sur les dossiers, en fonction de ton expérience et de ta disponibilité.

Au quotidien, tu es en contact avec une multitude d’interlocuteurs : dirigeants d’entreprise, salariés, représentants du personnel, créanciers (banques, fournisseurs, URSSAF, trésor public), avocats, experts-comptables, magistrats, mandataires judiciaires. C’est un métier hautement relationnel où tu dois jongler entre les intérêts de chacun tout en gardant l’objectif principal en tête : sauver l’entreprise.

Les études pour devenir administrateur judiciaire : un parcours du combattant

🎓 Ce qu'il faut prévoir

  • Coût : entre 0 € et 15 000 € par an
  • Durée des études : minimum 7 ans (bac+4 + 3 ans de stage)
  • Alternance et stages possibles : stage professionnel obligatoire
  • Concours : oui, examen d'accès au stage

Au lycée, si tu vises déjà ce métier, privilégie des enseignements de spécialité comme mathématiques, SES (sciences économiques et sociales) ou HGGSP (histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques). Ces matières te donneront une culture économique et une capacité d’analyse solides. Cela dit, aucune filière n’est imposée : tant que tu as le bac, toutes les portes restent ouvertes !

Devenir administrateur judiciaire, c’est un peu l’Everest des métiers du droit des affaires. Le parcours est long, sélectif et exigeant. Chaque année, seule une petite dizaine de candidats réussissent l’examen professionnel d’aptitude. En 2025, ils étaient trois… Autant dire que la profession est ultra fermée ! Mais si tu es motivé et que tu as la bosse des chiffres autant que celle du droit, fonce.

Étape 1 : Décrocher un bac+4 minimum (droit, économie ou gestion)

Pour pouvoir te présenter à l’examen d’accès au stage professionnel, tu dois d’abord valider au moins une première année de master (M1) dans l’un de ces trois domaines : droit, économie ou gestion. En pratique, beaucoup de candidats ont un bac+5 en poche, voire un diplôme d’école de commerce ou un diplôme supérieur de comptabilité et gestion (DSCG) ou un diplôme d’expertise comptable (DEC).

Si tu choisis la voie universitaire, tu commences par une licence en droit (trois ans), puis tu poursuis par un master. Les spécialités les plus pertinentes ? Master droit des affaires, master droit des entreprises en difficulté, master droit comptable et financier, master en gestion ou en sciences économiques. Ces formations te donneront une double compétence juridique et financière indispensable pour le métier.

Les diplômes d’école de commerce (HEC, ESSEC, ESCP, EM Lyon, EDHEC, etc.) sont également très prisés. Ils offrent une vision globale de la gestion d’entreprise, du management et de la stratégie financière.

Tu peux aussi passer par la voie de l’expertise comptable en obtenant le DCG (diplôme de comptabilité et gestion, bac+3), puis le DSCG (diplôme supérieur de comptabilité et gestion, bac+5), voire le DEC (diplôme d’expertise comptable, bac+8). Cette voie te donne une maîtrise approfondie de la comptabilité et de la gestion financière, atouts majeurs pour analyser la santé économique d’une entreprise en difficulté.

Étape 2 : Réussir l’examen d’accès au stage professionnel

Une fois ton bac+4 (ou plus) en poche, tu peux t’inscrire à l’examen d’accès au stage professionnel (à ne pas confondre avec l’examen final d’aptitude à la profession) organisé par le Conseil National des Administrateurs Judiciaires et des Mandataires Judiciaires (CNAJMJ).

Attention, tu ne peux présenter cet examen que trois fois maximum ! Si tu échoues trois fois, c’est game over, tu ne pourras plus accéder à la profession. La pression est réelle, d’autant plus que le taux de réussite est très faible. Mieux vaut bien te préparer, en suivant par exemple, une préparation spécifique proposée par certaines universités ou organismes de formation.

Étape 3 : Effectuer un stage professionnel de trois ans minimum

Si tu réussis l’examen, félicitations ! Tu es désormais inscrit sur le registre des stagiaires et tu peux commencer ton stage professionnel. Ce stage rémunéré doit durer au minimum trois ans et au maximum six ans. Tu l’effectues obligatoirement au sein d’une étude d’administrateur judiciaire, auprès d’un maître de stage qui t’encadre et te forme au métier sur le terrain.

Pendant ces trois années, tu travailles sur des dossiers réels, tu apprends à établir des diagnostics d’entreprise, à rédiger des rapports pour le tribunal, à négocier avec les créanciers, à assister aux audiences.

Étape 4 : Réussir l’examen professionnel d’aptitude et prêter serment

À l’issue de ton stage de trois ans minimum, tu passes l’examen professionnel d’aptitude aux fonctions d’administrateur judiciaire. C’est le dernier obstacle avant d’accéder officiellement à la profession. Si tu réussis, tu es inscrit sur la liste nationale des administrateurs judiciaires établie par la Commission Nationale d’Inscription et de Discipline (CNID). Tu prêtes ensuite serment devant la cour d’appel et tu peux enfin exercer en toute autonomie !

La voie royale : le master ALED

Depuis la loi Macron de 2015, il existe une voie d’accès privilégiée : le master Administration et Liquidation des Entreprises en Difficulté (ALED). Si tu obtiens ce master spécialisé, tu es dispensé de l’examen d’accès au stage ! Tu dois quand même effectuer un stage professionnel de 30 mois minimum, puis tu peux directement prêter serment sans passer par la case « examen d’aptitude ».

💡 Bon à savoir

Certains professionnels peuvent bénéficier de dispenses partielles ou totales du stage professionnel s'ils justifient d'une expérience significative dans le domaine du droit des affaires, de la comptabilité ou de la gestion d'entreprise. Les conditions précises sont fixées par le code de commerce. Renseigne-toi auprès du CNAJMJ si tu penses être concerné !

Ce master est proposé par quelques universités comme Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Toulouse Capitole, Aix Marseille Université, Université Côte d’Azur ou encore Université Lyon 3. Renseigne-toi bien sur les conditions d’admission, car ces formations sont très sélectives.

📌 Récapitulatif des diplômes et formations

  • Licence droit (bac+3)
  • Licence économie et gestion (bac+3)
  • DCG - diplôme de comptabilité et gestion (bac+3)
  • Master droit des affaires (bac+5)
  • Master droit des entreprises en difficulté (bac+5)
  • Master droit comptable et financier (bac+5)
  • Master ALED - administration et liquidation des entreprises en difficulté (bac+5)
  • DSCG - diplôme supérieur de comptabilité et gestion (bac+5)
  • Diplôme d'école de commerce (bac+5)
  • DEC - diplôme d'expertise comptable (bac+8)
  • Stage professionnel obligatoire (3 à 6 ans)
  • Examen professionnel d'aptitude

Les qualités et compétences de l’administrateur judiciaire : technicien du droit et fin stratège

Tu débarques dans une entreprise en crise, avec des dizaines de personnes inquiètes, des créanciers qui réclament leur dû, des dirigeants sous pression et un tribunal qui attend tes propositions. Dans ce contexte ultra tendu, ta capacité d’analyse doit être chirurgicale. Tu dois savoir éplucher des bilans comptables, comprendre les flux de trésorerie, identifier les postes de coûts les plus lourds, repérer les activités rentables et celles qui plombent les comptes. Cette rigueur analytique, couplée à une solide expertise en droit et en gestion, te permet de poser un diagnostic juste et de proposer des solutions réalistes.

Mais un bon diagnostic ne suffit pas ! Tu dois aussi savoir négocier avec une multitude d’interlocuteurs aux intérêts parfois contradictoires. Les banques veulent récupérer leur argent, les salariés veulent garder leur emploi, les fournisseurs veulent être payés, les dirigeants veulent sauver leur entreprise. Toi, tu es au milieu, et c’est à toi de trouver des compromis acceptables pour tout le monde. Ta diplomatie et ton sens de la négociation sont constamment mis à l’épreuve. Il faut savoir être ferme sur certains points, tout en restant à l’écoute et en faisant preuve d’empathie. Parce que oui, derrière les chiffres, il y a des vies, des familles, des destins professionnels.

🎬 Au cinéma, ça donne quoi ?

Si tu veux capter l'univers et le rythme du redressement d'entreprise, regarde Margin Call ou Le Couperet : ambiance redressement d'entreprise, tension maximale et décisions qui engagent des centaines de vies. Dans la vraie vie, remplace le costume trois-pièces par des nuits blanches sur des bilans comptables et tu y es.

Autre qualité incontournable : une résistance au stress hors du commun. Les dossiers s’enchaînent, les délais sont serrés, les enjeux sont énormes. Tu portes sur tes épaules la responsabilité de l’avenir d’une entreprise et de tous ses salariés. En cas d’erreur, ta responsabilité civile et pénale peut être engagée. C’est d’ailleurs pour cette raison que tu dois obligatoirement souscrire une assurance professionnelle spécifique auprès de la caisse nationale de garantie des administrateurs judiciaires et mandataires judiciaires. La pression est constante, les journées sont longues, et il n’est pas rare de devoir travailler le week-end pour boucler un dossier urgent.

Enfin, ta capacité à communiquer clairement et à convaincre est essentielle. Que ce soit devant un tribunal, lors d’une réunion avec les créanciers ou face aux salariés inquiets, tu dois savoir expliquer tes choix, justifier tes décisions et rassurer tes interlocuteurs. Ton éloquence et ta pédagogie font toute la différence entre un plan accepté et un plan rejeté.

🔧 3 compétences techniques indispensables

  • Maîtrise du droit des entreprises en difficulté : procédures de sauvegarde, redressement judiciaire, liquidation judiciaire, mandat ad hoc, conciliation, etc.
  • Expertise en analyse financière et comptable : lire et interpréter un bilan, un compte de résultat, un plan de trésorerie, calculer des ratios financiers, établir des prévisionnels
  • Connaissance approfondie du droit social et du droit commercial : licenciements économiques, négociation avec les représentants du personnel, cession d’entreprise, restructuration

Insertion professionnelle de l’administrateur judiciaire : un métier ultra sélectif mais qui ne connaît pas le chômage

Le métier d’administrateur judiciaire est l’un des plus sélectifs de France. Avec seulement une dizaine de candidats reçus par an à l’examen professionnel d’aptitude, et environ 165 administrateurs judiciaires (dont 14 sont salariés, le reste sont individuels ou associés) en exercice au 1er janvier 2025, les places sont chères.

Mais une fois que tu as décroché ton sésame, le chômage n’existe pas ! Les tribunaux de commerce désignent régulièrement des administrateurs judiciaires sur des dossiers d’entreprises en difficulté, et la charge de travail ne manque jamais, surtout en période de crise économique.

💡 Bon à savoir

En période de crise économique, l'activité des administrateurs judiciaires explose. Quand l'économie va mal, les administrateurs judiciaires ne chôment pas ! Selon les données du Conseil national des administrateurs judiciaires et mandataires judiciaires relayées par Les Échos, les procédures préventives (sollicitées par les dirigeants eux-mêmes) ont progressé de 21% en 2022, tandis que les procédures collectives (ordonnées par le tribunal) ont bondi de 43% la même année. Les défaillances d'entreprises ont continué à augmenter en 2022-2023, avec notamment une hausse significative du nombre de start-up en difficulté suite au retournement de conjoncture et au durcissement des conditions de financement.

La profession a connu une forte croissance ces dix dernières années : le nombre d’administrateurs judiciaires a augmenté de 41 % entre 2015 et 2025, passant de 117 à 165 professionnels. Cette hausse s’explique notamment par la création du statut de salarié en 2015 avec la loi Macron, qui a diversifié les modes d’exercice.

Au 1er janvier 2025, la profession se compose de 151 administrateurs judiciaires exerçant en tant qu’individuels ou associés (91,5 %) et de 14 administrateurs judiciaires salariés (8,5 %). La très grande majorité (93 %) des salariés exercent au sein de sociétés d’exercice libéral (SEL). Les administrateurs judiciaires exercent soit en libéral (en cabinet individuel ou au sein d’une société regroupant plusieurs associés), soit comme salariés d’une société d’administrateurs judiciaires.

Géographiquement, les administrateurs judiciaires sont répartis sur l’ensemble du territoire national : 67,5 % des bureaux (principaux et annexes) se situent en province, 14,5 % en région parisienne (hors Paris) et 11,4 % à Paris, selon le bilan démographique effectué par le ministère de la Justice. Mais n’oublie pas : ta compétence étant nationale, tu peux être désigné sur un dossier dans n’importe quelle région, peu importe où se situe ton étude principale !

☝️ Rajeunissement et féminisation

L'âge moyen de la profession a nettement rajeuni ces dernières années, passant de 54 ans en 2015 à 47,5 ans en 2025. Cette baisse s'explique notamment par l'arrivée de jeunes professionnels salariés, qui ont en moyenne 37,7 ans. La profession se féminise également progressivement : les femmes représentent 33% des administrateurs judiciaires en 2025, contre seulement 19% en 2015.

Administrateur judiciaire : quelles évolutions de carrière après des années à sauver des entreprises ?

Après plusieurs années d’expérience à sauver des entreprises en difficulté, tu peux développer une expertise reconnue dans des secteurs d’activité particuliers : l’industrie lourde, le secteur du BTP, les technologies, la santé, le commerce de détail, etc. Cette spécialisation sectorielle renforce ta crédibilité auprès des tribunaux, qui peuvent privilégier ton profil lors de la désignation sur des dossiers complexes et médiatisés à forte valeur ajoutée. Les honoraires suivent généralement cette montée en compétence !

Certains administrateurs judiciaires se réorientent vers le conseil en restructuration d’entreprise, en dehors de toute procédure judiciaire. Tu deviens alors consultant indépendant et tu accompagnes des entreprises en amont de leurs difficultés, avant qu’elles ne basculent dans une procédure collective. Cette activité de conseil est libre et te permet de diversifier tes revenus.

Tu peux également évoluer vers des postes de direction au sein de grandes entreprises, notamment comme directeur financier, directeur de la restructuration ou directeur de la gestion de crise. Ton expérience unique en matière de redressement d’entreprise et ta connaissance approfondie du droit des affaires font de toi un profil très recherché.

Et enfin, tu peux aussi ouvrir ton propre cabinet !

Salaire de l’administrateur judiciaire : des revenus très variables selon le mode d’exercice

💵 Ça paye combien ?

  • Collaborateur (2-3 ans d'expérience)

    • Salaire net mensuel : 2 300 € - 2 680 €
    • Équivalent brut annuel : 36 000 € - 42 000 €

  • Administrateur judiciaire expérimenté

    • Salaire net mensuel : 4 600 € - 30 600 €
    • Équivalent brut annuel : 72 000 € - 500 000 €

Le salaire d’un administrateur judiciaire varie énormément selon ton mode d’exercice et ton avancement dans la carrière. Si tu débutes comme collaborateur au sein d’une étude, avec deux ou trois ans d’expérience, tu peux espérer gagner entre 3 000 et 3 500 € brut par mois, soit environ 2 300 à 2 680 € net, d’après Les Échos et le site d’après le site fiches-droit.

En tant qu’administrateur judiciaire salarié d’une société d’administrateurs judiciaires, le salaire minimum grimpe à 6 000 € brut par mois, soit environ 4 600 € net. En pratique, tu peux gagner davantage selon l’étude qui t’emploie et les missions qui te sont confiées.

💡 Les revenus en libéral : un grand écart

Certains administrateurs judiciaires libéraux, reconnus pour leur expertise et intervenant sur de gros dossiers complexes, peuvent gagner jusqu'à 500 000 € bruts par an, soit environ 40 000 € bruts par mois (30 600 € net), d'après le site fiche-droit. À l'inverse, d'autres touchent des revenus plus modestes.

Les revenus décollent vraiment lorsque tu exerces en libéral, à ton compte ou en tant qu’associé d’une étude. Dans ce cas, ta rémunération dépend directement du nombre de dossiers que tu gères et de leur complexité. En moyenne, un administrateur judiciaire libéral gagne 110 357 € brut par an, soit environ 9 196 € brut par mois (7 050 € net mensuel), toujours d’après Les Échos et le site fiches-droit. Mais attention, cette moyenne cache une très grande hétérogénéité entre les praticiens.

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