S’orienter n’a jamais été une chose facile. Avec le Bachelor universitaire de technologie Gestion des Entreprises et des Administrations (BUT GEA), tu as pu obtenir des connaissances solides en management, gestion, marketing, économie ou encore en droit. Tu auras donc le bagage nécessaire pour poursuivre tes études ou intégrer le monde du travail/
En 2e année de BUT, tu as probablement opté pour l’un des parcours suivants au sein de ton IUT :
- Gestion comptable, fiscale et financière (CG2F)
- Contrôle de gestion et pilotage de la performance (CG2P)
- Gestion, entrepreneuriat et management d’activités (GEMA)
- Gestion et pilotage des ressources humaines (GPRH)
Selon sa spécialisation, le profil d’un étudiant en BUT GEA diffère d’un autre et les compétences acquises sont ainsi riches et variées. Tu as donc pléthore de choix pour ton admission dans la suite de tes études supérieures !
Poursuivre ses études dans l’enseignement supérieur
Selon les données du ministère de l’Enseignement supérieur, une part importante des diplômés de BUT choisissent de poursuivre leurs études après l’obtention du diplôme. Mais quelle formation diplômante choisir ? Dans quels types d’établissements ? Mais quelle formation diplômante choisir ? Dans quels types d’établissements ?
Se spécialiser en un an
Si tu souhaites entrer rapidement sur le marché du travail tout en développant une expertise ciblée, certaines formations en un an peuvent être pertinentes.
Les licences professionnelles, proposées notamment en IUT ou à l’université, permettent d’acquérir une compétence métier précise, souvent en alternance. Assurance, ressources humaines, commerce international, comptabilité ou marketing : ces cursus sont pensés pour une insertion rapide.
D’autres établissements, notamment des écoles de commerce ou de gestion, proposent également des bachelors accessibles en admission parallèle après un bac+2 ou bac+3. Selon les programmes, ils peuvent être généralistes ou orientés vers un domaine spécifique comme la finance, le commerce ou la gestion d’entreprise.
Intégrer une école de commerce ou de management après un BUT GEA
Après un BUT GEA, intégrer une école de commerce peut être une suite logique si tu vises des postes à responsabilités en finance, marketing, ressources humaines ou stratégie d’entreprise.
La plupart des business schools recrutent des étudiants issus d’un bac+3 via les admissions parallèles. L’entrée se fait généralement sur dossier et concours (comme Ecricome ou d’autres banques d’épreuves), entretien de motivation et parfois test d’anglais. Ton parcours en gestion, comptabilité ou RH constitue déjà une base solide pour candidater.
Ces écoles proposent des cursus en cinq ans, avec une spécialisation progressive en dernière partie de cursus. Selon l’établissement, tu pourras t’orienter vers :
- la finance d’entreprise
- le marketing digital ou stratégique
- la gestion des ressources humaines
- l’audit et le contrôle de gestion
- l’entrepreneuriat
Beaucoup de programmes sont accessibles en alternance, ce qui permet de financer ses études tout en acquérant une expérience professionnelle significative. D’autres intègrent des semestres à l’international ou des parcours 100 % en anglais.
Intégrer un master à l’université
Après un BUT GEA, tu peux faire le choix de rester sur les bancs de la faculté et intégrer un diplôme de niveau master à l’université ! Il en existe deux types : le master professionnel, à réaliser dans le cadre de la formation en alternance ou le master recherche, en formation initiale (c’est-à-dire à plein temps en cours).
L’admission se fait généralement sur dossier via la plateforme Mon Master. Les parcours sont variés et permettent d’approfondir des spécialités déjà abordées en BUT, comme :
Retrouve les masters qu’il est possible de suivre à la fac :
- Master en marketing, option vente
- Master en management
- Master Marketing et communication
- Master marketing opérationnel international
- Master gestion stratégique en RH
- etc.
Intégrer une école de comptabilité
Si ton parcours en BUT GEA était orienté vers la comptabilité ou la gestion financière, la filière de l’expertise comptable reste une option structurée et reconnue. On retrouve :
- Le Diplôme de Comptabilité et de gestion (DCG), qui permet de valider un bac+3. Il octroie le grade de licence.
- Le Diplôme supérieur de comptabilité et de gestion (DSCG), confère un bac+5 et donc le grade de master.
- Le Diplôme d’Expertise Comptable (DEC) : il permet, quant à lui, d’accéder au métier d’expert-comptable. Ce dernier s’obtient après trois années de stage dans un cabinet d’expert-comptable et des épreuves terminales (épreuves écrites et mémoire).
Pense aux IAE !
Tu n’arrives pas à choisir entre une université ou une grande école ? Pense à un Institut d’Administration des Entreprises (IAE), qui combine les deux établissements ! En d’autres termes, c’est une école universitaire de management. En France, il en existe 36 instituts d’administration des entreprises. Ces établissements attirent de nombreux étudiants étrangers, car ils constituent un modèle proche des business school anglo-saxonnes.
Les IAE proposent ainsi des formations diplômantes dans le domaine du management et de la gestion, au niveau master. En voici quelques exemples :
- Master GRH et de la mobilité internationale
- Master GRH dans les multinationales
- Master Finance, Advanced Studies and Research in Finance
- MBA Human Resources Management in International Companies
- MSc Management, specialité Human Resource & Management of Relations
- etc.
Entrer sur le marché du travail : et si tu sautais le pas ?
La majorité des diplômés de BUT GEA choisissent de poursuivre en master. Mais ce n'est pas une obligation, loin de là. Avec ton bac+3, tu as déjà un bagage solide avec des compétences en gestion, en comptabilité, en droit, en ressources humaines. De quoi te rendre opérationnel avec ton diplôme en poche.
Certes, tu ne démarreras probablement pas sur un poste de direction. Mais c'est le principe, tu entres par des fonctions d'assistant ou de gestionnaire, tu fais tes preuves, et tu évolues au bout de quelques années d'expérience professionnelle. Beaucoup de responsables administratifs, de contrôleurs de gestion ou de DRH ont commencé exactement comme ça.
Si tu as choisi le parcours GC2F, les métiers de la comptabilité et de la finance s'ouvrent naturellement. Tu peux devenir assistant comptable et gérer la saisie des écritures, les déclarations de TVA, les rapprochements bancaires. En cabinet d'expertise comptable, tu interviens sur plusieurs dossiers clients à la fois, ce qui te forme vite. Tu peux aussi te tourner vers la banque comme chargé de clientèle ou conseiller : tu accompagnes des particuliers ou des professionnels dans leurs projets, tu analyses leur situation financière, tu proposes des solutions adaptées.
Avec le parcours GPRH, c'est le versant humain de l'entreprise qui s'ouvre à toi. En devenant Assistant RH, tu participes au recrutement, tu gères les dossiers du personnel, tu prépares les éléments de paie. Gestionnaire de paie, tu deviens le garant des bulletins de salaire, des déclarations sociales, du respect des conventions collectives. Et si tu veux aller plus loin dans l'accompagnement, le métier de consultant RH te permet d'intervenir en externe pour conseiller les entreprises sur leur organisation ou leur politique RH.
Le parcours GEMA te prépare davantage aux fonctions transversales et commerciales. Assistant de gestion, tu es le bras droit du dirigeant dans une PME : facturation, suivi des commandes, relation fournisseurs, tableaux de bord. Attaché commercial ou technico-commercial, tu développes un portefeuille clients et tu négocies des contrats. Chef de projet, tu coordonnes des équipes et tu pilotes des missions de A à Z. Et si la vente te plaît, rien ne t'empêche de démarrer comme vendeur ou conseiller de vente pour acquérir une vraie expérience terrain.
Faire une pause après un BUT GEA
Après trois années à étudier, de tableaux Excel à n'en plus finir, de droit des affaires, de RH... il est normal de ressentir le besoin de souffler ou d’hésiter avant de t’engager dans un nouveau cycle d’études. Enchaîner directement sur un bac+5 ou sur un premier emploi n’est pas une obligation. Certains diplômés choisissent de prendre du recul pour clarifier leurs ambitions ou tester le terrain.
Comment choisir entre année sabbatique et année de césure ?
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Prendre du recul une fois ton diplôme en poche n'est pas un aveu de faiblesse, ni "perdre un an", bien au contraire ! C'est parfois la manière la plus intelligente d'éviter de t'engager dans une voie qui ne te correspond pas. Entre ce que tu as appris en cours et ce que tu vas vivre en entreprise, il y a parfois un gouffre. La comptabilité analytique sur un cas fictif, ce n'est pas la même chose que de jongler avec les relances fournisseurs en période de clôture. Les cours de GRH, c'est passionnant, mais est-ce que tu te vois vraiment mener des entretiens de recadrage ou gérer un plan de formation ?
Travailler quelques mois, c'est tester en conditions réelles. C'est découvrir si la finance t'attire autant quand tu passes tes journées sur des rapprochements bancaires. C'est comprendre si le conseil en gestion te plaît quand tu dois expliquer à un client pourquoi ses marges fondent. C'est vérifier que les RH, ce n'est pas juste "aimer le contact humain", mais aussi gérer des tensions, des procédures, des décisions difficiles.
Une pause, ça ne veut pas dire rester dans ton canapé en attendant que l'inspiration vienne. Tu peux chercher un premier emploi, même temporaire : assistant comptable, chargé de clientèle en banque, gestionnaire de paie en cabinet… Ces postes recrutent des profils BUT GEA, et ils te permettent de tester concrètement ce qui te plaît ou de confirmer que tu veux aller plus loin.
Tu peux aussi miser sur l'international. Si ton anglais est correct, il peut devenir excellent. En finance, en commerce, en audit, la maîtrise de l'anglais fait souvent la différence entre deux CV équivalents. Un séjour linguistique, un VIE, quelques mois dans un pays anglophone : c'est du concret que tu pourras valoriser ensuite.
Et puis il y a d'autres chemins moins balisés comme un service civique, un engagement associatif ou bien un projet personnel. Monter une micro-activité, te former à un outil spécifique comme Power BI ou SAP, aider dans l'entreprise familiale. L'idée, ce n'est pas de "faire une coupure", c'est de rester actif tout en prenant le temps de réfléchir.
Ce qui pose problème, ce n'est pas de faire une pause, c'est de ne pas savoir pourquoi tu la fais. Si dans un an, en entretien, tu es capable d'expliquer ce que cette période t'a apporté : une certitude sur ton orientation, une compétence acquise, une expérience formatrice, etc. cette césure peut devenir un atout. Tu montres que tu sais prendre du recul, que tu fais des choix réfléchis. En revanche, si tu ne sais pas quoi en dire, elle restera une zone d'ombre dans ton parcours et tes futurs recruteurs te poseront la question.
FAQ - Toutes les questions que tu te poses sur ton orientation
Tu te demandes encore ce que tu peux faire après un BUT GEA ? Diplomeo est là pour te répondre !
Peut-on travailler directement après un BUT GEA ?
Oui ! Le diplôme permet d’accéder à des métiers opérationnels comme assistant comptable, gestionnaire de paie, chargé de clientèle en banque ou assistant RH. Ces fonctions constituent souvent une première étape avant d’évoluer vers davantage d’autonomie et de responsabilités.
Quel salaire après un BUT GEA ?
Le salaire après un BUT GEA se situe généralement entre 22 000 et 28 000 euros brut par an en début de carrière, selon le secteur, la région et la taille de l’entreprise. En banque, en cabinet comptable ou en région parisienne, la rémunération peut être légèrement plus élevée et progresser après quelques années d’expérience.
Faut-il poursuivre en bac+5 après un BUT GEA ?
Poursuivre en bac+5 après un BUT GEA dépend surtout de ton objectif professionnel. Pour viser des postes de cadre en finance, audit, contrôle de gestion ou ressources humaines, un diplôme de niveau bac+5 peut faciliter l’évolution. Certains choisissent cependant d’entrer sur le marché du travail avant de reprendre leurs études en alternance.
Peut-on intégrer une école de commerce après un BUT GEA ?
Intégrer une école de commerce après un bac+3 est une voie fréquente. Les établissements recrutent en admissions parallèles après un bac+3, sur dossier, concours et entretien. Le parcours en gestion et en comptabilité constitue une base cohérente pour candidater dans ces écoles.
Est-il possible d’entrer en master à l’université après un BUT GEA ?
Entrer en master à l’université après un BUT GEA est envisageable via une candidature sur dossier, notamment sur la plateforme Mon Master. Les spécialités les plus demandées concernent la finance, le marketing, les ressources humaines ou la gestion des organisations.
Quels secteurs recrutent après un BUT GEA ?
Les secteurs qui recrutent après un BUT GEA incluent la banque, l’assurance, l’expertise comptable, les PME, les cabinets de conseil et les services ressources humaines des grandes entreprises. Le secteur public peut également représenter une opportunité via des concours administratifs.
Peut-on faire de l’alternance après un BUT GEA ?
Faire de l’alternance après un BUT GEA est possible, notamment dans le cadre d’un diplôme de niveau bac+5 en école ou à l’université. L’alternance permet de consolider son expérience professionnelle tout en poursuivant ses études.
Le BUT GEA est-il reconnu à l’étranger ?
La reconnaissance de ton diplôme à l’étranger repose sur le fait qu’il confère le grade de licence, ce qui facilite les poursuites d’études en Europe. Pour travailler à l'étranger, l’expérience professionnelle et la maîtrise de l’anglais restent des éléments déterminants.
Peut-on devenir expert-comptable ?
Devenir expert-comptable nécessite de poursuivre dans la filière expertise comptable, en préparant successivement le DCG, le DSCG puis le DEC. Le BUT constitue une base pertinente pour s’engager dans ce parcours.
Quelle est la différence entre école de commerce et université ?
La différence entre école de commerce et université après un BUT GEA tient principalement au cadre et au modèle pédagogique. Les écoles proposent souvent un réseau professionnel développé et une approche orientée projets, avec des frais plus élevés. L’université offre un diplôme national avec des frais encadrés et une approche plus académique.






