Et si le diplôme ne suffisait plus ?

Le Club Junior-Entreprise organisait le 6 novembre une conférence-débat autour de l'insertion professionnelle des jeunes diplômés. La question à laquelle les intervenants ont tenté de répondre : "Le diplôme ne suffit plus, comment se démarquer ?"

Conférence autour de l'insertion professionnelle

Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes diplômés s’interrogent sur la valeur de leur diplôme face à la concurrence réciproque qu’ils représentent. Le nombre de diplômes augmente chaque année et les profils se standardisent. Mais s’il ne suffit plus, il reste tout de même essentiel et il existe d’autres moyens pour se différencier. C’est la question qui a été posée à l’occasion de la conférence-débat organisée par le Club Junior-Entreprises. 

« Le diplôme ne suffit plus, comment se démarquer ? » C’était le thème choisi hier par le Club Junior-Entreprises pour lancer la saison 2013-2014 axée sur l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. Devant près de 200 personnes logées dans l’amphithéâtre de l’ESCP Europe, la conférence-débat a rencontré un franc succès et était d’ailleurs retransmise sur la plateforme internet du CJE. Des invités de marque ont participé au débat : Stéphanie Rivoal, présidente d’Action Contre la Faim, Olivier Jaskulke, Responsable du Département Diversité & Sourcing chez Orange ainsi que Claudine Bertin, Responsable des formations à l’ESCP. 

L’insertion professionnelle, un parcours semé d’embuches

En ouverture du débat, la Ministre des Sports, de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et de la Vie associative, Valérie Fourneyron, a souhaité montrer le soutien du gouvernement dans l’engagement des jeunes. « L’entrée sur le marché du travail est difficile et semée d’embuches. La politique mise en place en faveur des jeunes vise à faciliter leur autonomie. Les Junior-Entreprises, mais aussi les engagements associatifs apportent des réponses concrètes à une demande des étudiants, mais aussi des entreprises. Le diplôme ne suffit plus, les compétences acquises en entreprises font la différence. »

Quelle valeur pour mon diplôme ?

Si aujourd’hui l’engagement associatif et les compétences professionnelles liées à une activité en entreprise comptent de plus en plus, l’enquête nationale réalisée par la CNJE révèle tout de même l’importance du diplôme dans l’esprit collectif. En effet, 93 % des répondants pensent que leur diplôme est important face aux recruteurs. Une statistique appuyée par l’œil expert en ressources humaines de la soirée, Olivier Jaskulke. « Le diplôme est un gage de qualité. On ne peut pas dire qu’il ne sert à rien, c’est la première marche qui vous mènera à l’emploi de vos rêves. Le recruteur cherche le bon équilibre entre diplôme, motivation, implication et intérêt. Le plus important est de réussir à le valoriser par vos expériences personnelles. »

Le milieu associatif pour se démarquer ?

« Le diplôme est nécessaire, mais pas suffisant, ajoutait Claudine Bertin. La guerre des talents est une réalité, les diplômés doivent se démarquer. » Pour Stéphanie Rivoal, présidente d’Action Contre la Faim et ancienne diplômée de l’ESSEC, l’engagement associatif est un accélérateur de compétences. L’expérience associative serait, selon elle, aussi valorisante qu’une expérience professionnelle. Un atout qui s’ouvre aux jeunes pour augmenter leurs chances d’employabilité. « Il faut qu’elle soit faite avec passion, qu’elle vous apporte quelque chose. Dans le milieu associatif, on obtiendra toujours plus rapidement des responsabilités, il faut en faire son arme. » S’engager oui, mais pas à n’importe quel prix. Un engagement associatif aura plus de sens s’il est cohérent avec le projet et qu’il traduit une volonté professionnelle. 

Partir à l’étranger, la solution ?

Aujourd’hui de plus en plus d’écoles de commerce ou de bachelors proposent à leurs étudiants de suivre une partie de leur cursus à l’étranger. Une chance qu’il ne faut pas laisser passer, selon Stéphanie Rivoal. Une expérience unique qui ne pourra avoir qu’un impact positif sur votre CV. « Au-delà du fait qu’il est nécessaire de voir ce qui se fait ailleurs, aujourd’hui la maitrise de l’anglais est inévitable pour augmenter ses chances d’insertion professionnelle. »

160 Junior-Entreprises en France

Une Junior-Entreprise est une association implantée au sein d’un établissement d’enseignement supérieur. On dénombre aujourd’hui 160 JE affiliées à la Confédération Nationale des Juniors Entreprises (CNJE) qui rassemble pas moins de 17 600 étudiants-entrepreneurs. Elles permettent aux étudiants de mettre en pratique leur enseignement théorique, en réalisant des études ou projets, pour des clients très variés. Un véritable atout avant de mettre un pied sur le marché du travail. 

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