💰 Salaire mensuel net : de 1 800 € à 3 500 €
🎓 Niveau requis : de bac à bac+2
🔒 Sélectivité : 7/10
Missions du moniteur de ski : transmettre la passion de la glisse
Le moniteur de ski est un professionnel de l’enseignement du ski et des sports de glisse en général. Il encadre des publics très variés, du débutant au skieur confirmé, de l’enfant au retraité, sur des pistes bleues comme sur des pentes vertigineuses. Mais au-delà du style et de la technique, c’est avant tout un métier de transmission, de pédagogie et de sécurité.
- Métier de plein air
- Travail physique
- Déplacements requis
- Contact avec le public
- Métier passion
Parmi les missions principales du moniteur de ski, tu retrouveras :
- Enseigner les techniques du ski alpin (et parfois du snowboard ou du ski de fond)
- Accompagner les skieurs dans leur progression technique
- Garantir la sécurité des pratiquants sur les pistes
- Adapter les cours à l’âge, au niveau et à la condition physique
- Organiser des activités de groupe ou des sorties découvertes
- Participer à l’animation de la station durant les périodes touristiques
Le moniteur de ski travaille principalement pour l’École du Ski Français (ESF) ou une autre structure privée d’enseignement. Il peut également être indépendant ou salarié d’une collectivité. Il est en contact quotidien avec les vacanciers, mais aussi avec d’autres professionnels de la montagne : pisteurs, remontées mécaniques, secouristes, gendarmes, etc.
Le métier de moniteur de ski est donc à la croisée du sport, de l’éducation, de la sécurité et du tourisme. Et l’on y croise autant de fous de glisse que de familles, de groupes scolaires ou d’adolescents pas toujours disciplinés.
L’image du moniteur de ski, cool et bronzé, ne doit pas faire oublier la réalité du métier : longues journées dans le froid, risques d’accident, et forte amplitude horaire en pleine saison.
Études pour devenir moniteur de ski : toujours tout schuss
- Coût : entre 500 et 4 000 €/an
- Durée des études : de 2 à 4 ans
- Alternance et stages : non, mais formation très pratique
- Concours : sélections d'entrée très exigeantes
Le parcours pour devenir moniteur de ski est encadré par le Diplôme d’État de ski — moniteur national de ski alpin (DES). Il s’obtient auprès de l’ENSA (École Nationale de Ski et d’Alpinisme), située à Chamonix.
Le cursus se déroule en plusieurs étapes, avec des exigences sportives très élevées :
- Le test technique (niveau bac) : Un slalom chronométré qui sert de sélection puisqu’il faut avoir un excellent niveau de ski. Ce test est redoutable et en élimine beaucoup.
- La formation initiale (cycle de préformation) : Stage de 10 jours entre pédagogie, sécurité et encadrement. Elle permet de donner les premiers cours contre rémunération.
- Le cycle de formation (UF1, UF2, Eurotest) : Il comprend plusieurs unités de formation à réaliser sur 2 à 4 ans : enseignement, perfectionnement technique, connaissance de la montagne.
- Le diplôme final (DES ski alpin) : Une fois toutes les unités validées, le moniteur devient titulaire du diplôme d’État. Il peut enseigner en toute autonomie.
Les écoles de ski comme l'ESF peuvent proposer des formations internes, mais la reconnaissance officielle du titre passe toujours par l'ENSA.
Qualités et compétences requises pour devenir moniteur de ski : bien plus que du style sur les pistes
Au-delà du style sur les pistes, il faut être un véritable sportif, doté d’une grande endurance physique et d’un excellent niveau technique. Mais pas que ! Le métier de moniteur de ski requiert aussi de la pédagogie et de la patience. Tu expliques, réexpliques, encourages, réconfortes. Avec les petits comme avec les adultes, il faut savoir s’adapter.
Tu dois aussi savoir faire preuve de sang-froid et avoir le sens des responsabilités. Tu interviens sur un terrain à risques : blessure, météo, panique. Tu dois savoir gérer les imprévus avec calme.
Enfin, il faut avoir le sens du contact. Le moniteur de ski est un peu animateur, un peu professeur, un peu guide. Il doit être à l’aise dans la relation humaine.
- Maîtrise avancée du ski alpin (voire du snowboard)
- Connaissance de la montagne et des risques d'avalanches
- Notions de secourisme et de gestion de crise
- Capacité à enseigner, corriger et encourager
Perspectives d’insertion professionnelle du moniteur de ski : un emploi saisonnier mais dynamique
D’après l’ENSA, en France, on recense environ 17 000 moniteurs de ski. La grande majorité exerce de façon saisonnière, dans des stations de sports d’hiver. L’emploi est donc très lié à la période touristique (décembre — avril).
Certains moniteurs partent aussi à l’étranger (Suisse, Canada, Japon) ou exercent dans l’hémisphère sud pendant notre été (Argentine, Nouvelle-Zélande).
Le métier offre un bon taux d’emploi pour les passionnés de glisse, surtout s’ils sont mobiles et multilingues. Mais c’est un emploi d’intensité, où l’on travaille dur pendant quelques mois, puis on se repose (ou on enchaîne ailleurs).
Évolutions professionnelles : slalomez entre les opportunités de carrière
Le moniteur de ski peut faire évoluer sa carrière en :
- Devenant formateur de moniteurs (ENSA, structures privées)
- S’orientant vers l’encadrement (chef de secteur, directeur d’ESF)
- Obtenant d’autres diplômes sportifs (guide de haute montagne, accompagnateur en moyenne montagne, moniteur VTT, etc.)
- Créant sa propre école ou structure d’enseignement privé
- Travaillant dans des activités touristiques ou événementielles autour des sports de montagne
Certains se reconvertissent à moyen terme vers des métiers du sport, de l’enseignement ou du tourisme.
Salaire du moniteur de ski : du flocon au chamois d’or
- Moniteur de ski débutant
- Salaire net mensuel : 1 800 € - 2 300 €
- Équivalent brut annuel : 20 000 € - 28 000 €
- Moniteur de ski confirmé ou indépendant
- Salaire net mensuel : 2 500 € - 3 500 €
- Équivalent brut annuel : 30 000 € - 45 000 €
La rémunération varie selon :
- Le statut (indépendant, salarié, auto-entrepreneur)
- Le nombre d’heures de cours effectuées
- La station où l’on travaille (affluence touristique, notoriété)
- Les langues parlées (bonus si tu parles anglais ou russe !)
Certains moniteurs étoffent leurs revenus avec des activités complémentaires : accompagnement en été, VTT, escalade, randonnée, etc.
Alors, prêt à troquer ton bureau contre un sommet enneigé ? Le métier de moniteur de ski, c’est la promesse d’une carrière sportive, libre et exigeante, pour ceux qui ne craignent pas la pente… et qui savent bien planter le bâton.







