- Salaire mensuel net : de 1 600 à 2 800 €
- Niveau d’études : bac+1 à bac+2
- Sélectivité : 6/10
Les missions et le quotidien d’un moniteur de plongée
Le moniteur de plongée exerce un métier hors du commun. Réel passionné par l’univers des profondeurs marines, il a pour mission d’initier et de former des plongeurs de tous niveaux, du grand débutant qui n’a jamais mis la tête sous l’eau au plongeur confirmé en quête de nouvelles sensations. Son rôle ? Transmettre sa passion tout en garantissant la sécurité de ses élèves dans un environnement qui peut vite devenir hostile si on ne respecte pas les règles.
Pour mener à bien tes missions, tu commences par évaluer le niveau de tes élèves et leurs attentes. Certains veulent juste découvrir les poissons colorés lors d’un baptême, d’autres souhaitent progresser pour explorer des épaves à 30 mètres de profondeur. Ensuite, tu prépares le matériel : vérification des bouteilles, des détendeurs, des combinaisons. Rien ne doit être laissé au hasard, car sous l’eau, la moindre défaillance peut avoir des conséquences graves.
- Contact avec le public
- Métier passion
- Métier plein air
- Travail physique
- Horaires contraignants
Une fois que tout le monde est équipé, direction le bateau ou la plage ! Tu commences par un briefing en surface : consignes de sécurité, parcours prévu, signaux de communication sous-marine. Puis, c’est le grand plongeon. Sous l’eau, tu guides le groupe, pointes du doigt les merveilles de l’océan (une tortue, un banc de barracudas, une murène cachée dans son trou), tout en gardant un œil sur chaque plongeur. Tu dois détecter le moindre signe de stress ou de difficulté et savoir réagir immédiatement.
De retour en surface, tu débriefes la plongée avec tes élèves, leur donnes des conseils pour progresser, puis t’occupes du nettoyage et de l’entretien du matériel. Car oui, entre deux plongées magiques, il faut rincer les combinaisons, recharger les bouteilles et vérifier l’état du matériel !
Tu veux savoir où travaille un moniteur de plongée ? Eh bien dans pas mal d’endroits : centres de plongée en bord de mer, clubs sportifs, bases nautiques ou encore navires de croisière.
Côté rythme de travail, prépare-toi à des horaires variables et parfois contraignants. Les plongées se font souvent tôt le matin ou en fin d’après-midi, selon les marées et les conditions météo. En haute saison touristique, les journées sont longues et intenses, avec plusieurs plongées par jour. En revanche, en basse saison, l’activité peut ralentir, surtout dans les régions où la plongée est saisonnière.
Études : plonge dans la formation !
- Coût : 500 € à 2 500 €
- Durée des études : 1 à 2 ans
- Alternance et stages possibles
- Concours : non
Tu veux faire de ta passion ton métier ? Bonne nouvelle : devenir moniteur de plongée ne nécessite pas un cursus universitaire ultra-long. En revanche, il faut être prêt à passer du temps sous l’eau et à accumuler de l’expérience !
Le bac, une simple formalité
Pas besoin d’un bac spécifique pour devenir moniteur de plongée, mais un bac général ou technologique peut t’apporter des bases solides, notamment en sciences (pour comprendre la physiologie de la plongée, les lois physiques, etc.). Si tu es lycéen et que tu hésites, privilégie des spécialités comme les SVT ou la biologie.
Le BPJEPS mention plongée subaquatique : ton premier plongeon dans les métiers de la mer
Pour exercer légalement en tant que moniteur de plongée en France, tu dois obtenir le BPJEPS (Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport) spécialité « Éducateur Sportif » mention « Plongée subaquatique », option A « en scaphandre » ou option B « sans scaphandre ». Cette formation, accessible dès 18 ans, dure environ un an et se déroule dans des centres de formation agréés par le ministère des Sports.
Avant d’intégrer le BPJEPS, tu dois remplir plusieurs conditions : être titulaire du niveau 3 de plongeur (ou équivalent), justifier d’au moins 30 plongées en milieu naturel, et posséder le PSE1 (Premiers Secours en Équipe de niveau 1). Tu dois également passer des tests de sélection qui évaluent tes capacités physiques et techniques sous l’eau.
Sache que le programme de cette formation est très complet, car il alterne théorie et pratique. Tu apprendras la physiologie, la réglementation de la plongée, la gestion de groupes, la pédagogie, mais aussi les techniques de sauvetage et de secourisme. En parallèle, tu effectues des stages en centre de plongée pour te former en conditions réelles.
Le DEJEPS : forme-toi en profondeur
Si tu veux devenir coordinateur de plongée ou travailler dans des structures plus importantes, tu peux poursuivre avec le DEJEPS (Diplôme d’État de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et du Sport - bac+2) spécialité « Plongée subaquatique ».
À savoir que les plongées que tu organises sont limitées à 40 m.
Les qualités et compétences : ce qu’il te faut pour être un bon guide des mers !
Être moniteur de plongée, ce n’est pas juste savoir nager et aimer la mer. C’est un métier qui demande des qualités humaines et techniques bien spécifiques.
Première qualité indispensable : la pédagogie. Tu vas enseigner à des personnes de tous âges et de tous niveaux. Certains vont adorer l’expérience dès la première seconde, d’autres vont être terrifiés à l’idée de respirer sous l’eau. Ton rôle, c’est de les mettre en confiance, de leur expliquer les gestes techniques avec patience, et de les accompagner dans leur progression. Tu dois adapter ton discours et ta méthode en fonction de chaque profil.
Ensuite, le sang-froid et la gestion du stress sont essentiels. Sous l’eau, les imprévus peuvent arriver : un plongeur qui panique, un problème de matériel, une météo qui se dégrade. Tu dois rester calme en toutes circonstances et prendre les bonnes décisions rapidement. La vie de tes élèves dépend de ta réactivité.
Enfin, le sens des responsabilités est au cœur du métier. Tu es garant de la sécurité de ton groupe, et ça ne se prend pas à la légère. Il faut être rigoureux dans la préparation des plongées, dans la vérification du matériel, et dans le respect des consignes de sécurité.
- Maîtrise des techniques de plongée : savoir évoluer en milieu subaquatique, gérer sa flottabilité, assister un plongeur en difficulté
- Connaissance de la réglementation : respecter les normes de sécurité, les profondeurs autorisées selon les niveaux, les procédures d’urgence
- Compétences en secourisme : savoir réagir en cas d’accident de plongée (essoufflement, surpression pulmonaire, accident de décompression)
Perspectives d’insertion professionnelle : un petit océan de possibilités
Trouver un job de moniteur de plongée, c’est un peu comme chercher un poisson dans l’océan : ça dépend de l’endroit où tu plonges ! En France, le marché de l’emploi est assez restreint, surtout si tu cibles des zones touristiques prisées comme la Côte d’Azur ou la Corse, où la concurrence est rude.
La bonne nouvelle ? Une grande partie des emplois dans ce secteur se fait via le bouche-à-oreille et les réseaux professionnels, donc les chiffres officiels ne reflètent pas toute la réalité du marché.
En début de carrière, il est fréquent de décrocher des contrats saisonniers (CDD de quelques mois) ou des missions en tant qu’indépendant. Si tu veux travailler toute l’année, il faudra peut-être diversifier tes activités : donner des cours en piscine ou travailler dans un magasin de sport.
L’international, c’est là où les opportunités se multiplient ! Si tu es prêt à voyager, des destinations comme l’Égypte, la Thaïlande, l’Australie, ou encore les Caraïbes peuvent être amenées à recruter des moniteurs francophones. Attention toutefois : les conditions de travail et les salaires varient énormément selon les pays.
Perspectives d’évolution : quel courant suivre ?
Après quelques années d’expérience sous l’eau, plusieurs évolutions sont possibles. Tu peux devenir directeur de plongée en passant le DESJEPS (bac+3), ce qui te permettra de gérer une structure, d’organiser des expéditions et d’encadrer des plongées plus techniques.
Certains moniteurs se spécialisent dans des domaines précis : par exemple, tu peux devenir photographe sous-marin professionnel. D’autres se tournent vers l’enseignement et deviennent formateurs de moniteurs.
Si tu veux quitter le monde de la plongée tout en restant dans le secteur du sport, tu peux te reconvertir en éducateur sportif, moniteur de voile ou encore guide de randonnée subaquatique.
Le salaire du moniteur de plongée
- Début de carrière : de 1 600 à 2 100 euros net par mois (entre 24 000 et 32 000 euros brut par an)
- Fin de carrière : de 2 200 à 2 800 euros net par mois (entre 33 000 et 42 000 euros brut par an)
Le salaire d’un moniteur de plongée varie énormément selon plusieurs critères : le type de structure (centre de plongée, club associatif, croisière), la localisation géographique (France ou étranger), et le statut (salarié, indépendant, ou saisonnier).
En début de carrière, en France, un moniteur salarié gagne en moyenne entre 1 600 et 2 100 euros net par mois. Avec plusieurs années d’expérience, et en devenant directeur de plongée ou en s’installant à son compte, le salaire peut grimper entre 2 200 et 2 800 euros net par mois. Certains moniteurs expérimentés, qui travaillent dans des destinations prisées ou qui gèrent leur propre centre, peuvent même dépasser les 3 000 euros net mensuels.
Les moniteurs indépendants fixent leurs propres tarifs. Une plongée d’initiation peut être facturée entre 100 et 400 euros, selon la destination. Certains moniteurs cumulent plusieurs activités (vente de matériel, organisation de voyages plongée) pour augmenter leurs revenus.
À ces revenus peuvent s’ajouter des pourboires, surtout dans les destinations touristiques, ainsi que des avantages en nature (hébergement, repas) si tu travailles dans un club ou sur un bateau de croisière.








