- Salaire mensuel net : de 1 600 à 2 500 euros
- Niveau de diplôme : bac+3
- Sélectivité : 6/10
Missions et rôle de l’ergothérapeute : aider ses patients à retrouver une vie autonome
Tu vois quand quelqu’un a du mal à boutonner sa chemise après une blessure ou à cuisiner à cause d’un handicap ? Ton rôle en tant qu'ergothérapeute, c’est justement de l’aider à retrouver son autonomie. Tu commences par observer, poser des questions, faire des tests pour comprendre ce que la personne peut encore faire et ce qu’il faut adapter.
Ensuite, tu construis un plan d’attaque sur mesure : des séances pratiques, où tu l’aides à réapprendre les gestes du quotidien, parfois en modifiant son environnement (comme adapter une cuisine ou proposer des aides techniques) ou en proposant des exercices ou mises en situation. Enfants, adultes ou personnes âgées : tu accompagnes un public très varié et tu dois adapter tes solutions à chaque patient !
Tu peux travailler à l’hôpital, en centre de rééducation, en clinique, en EHPAD ou même à domicile. Certains choisissent aussi le libéral. Peu importe le lieu, tu n’es jamais seul : tu collabores avec d’autres pros de la santé comme des kinés, médecins ou orthophonistes pour aider chaque patient à progresser.
👥 Contact avec le public
🤝 Métier utile
💪 Travail physique
❤️ Métier passion
⏰ Horaires contraignants
L’ergothérapeute exerce un métier profondément humain, où la relation et la confiance avec le patient sont essentielles. Il faut aussi être en bonne forme physique : on bouge beaucoup, on manipule, on installe, on adapte. C’est un métier de terrain, parfois exigeant en termes d’horaires (notamment en milieu hospitalier), mais qui offre une vraie richesse humaine au quotidien.
Les études pour devenir ergothérapeute : la voie vers la guérison
- Frais de scolarité/an : entre gratuit et 10 000 €
- Durée des études : 3 an
- Stages et alternance : oui
- Concours : non
Pour devenir ergothérapeute, il faut décrocher le Diplôme d’État d’Ergothérapeute (DEE) en trois ans, accessible après le bac. La sélection se fait via Parcoursup, avec un dossier scolaire solide, un bon projet motivé et parfois un entretien. Il existe une vingtaine d’IFE en France, souvent rattachés à des CHU ou des établissements paramédicaux.
Aucun bac n’est imposé, mais ceux qui mènent vers des études de santé ou de sciences sont recommandés :
- Bac général avec spécialités SVT, Physique-Chimie, Maths
- Bac technologique ST2S (Sciences et Technologies de la Santé et du Social)
Une fois admis, tu suis trois années d’études mêlant cours théoriques et stages pratiques dans différentes structures. Ces stages sont obligatoires et représentent une grosse part de la formation.
Qualités et compétences de l’ergothérapeute : bien plus qu’un savoir-faire technique
Être ergothérapeute, ce n’est pas juste appliquer des techniques apprises à l’école. C’est avant tout un métier profondément humain, où ton écoute et ta capacité à comprendre l’autre font toute la différence. Tu dois savoir te mettre à la place de ton patient, comprendre ses craintes et ses envies, pour trouver des solutions qui lui correspondent vraiment.
La créativité est aussi ta meilleure alliée : chaque personne est unique, et tu seras souvent amené à inventer ou détourner des objets pour faciliter son quotidien, même avec des moyens limités.
Enfin, il te faudra beaucoup de patience et de persévérance. Les progrès peuvent être lents et il est fréquent que la motivation d’un patient baisse. C’est là que ton rôle de coach bienveillant entre en jeu : encourager, rassurer et ajuster ton approche pour qu’il ne lâche rien.
- Maîtrise des techniques de rééducation : pour aider à restaurer les gestes du quotidien
- Analyse de l’environnement et des gestes : pour adapter les lieux ou les objets à la situation du patient
- Connaissances médicales de base : pour comprendre les pathologies et les handicaps rencontrés
Insertion sur le marché de l’emploi des ergothérapeutes
Le métier d’ergothérapeute est aujourd’hui en tension : l’offre est plus forte que la demande. Résultat, plus de 80 % des jeunes diplômés trouvent un emploi en moins de six mois, selon le Ministère de la Santé. Les opportunités ne manquent pas, que ce soit dans les établissements publics comme les hôpitaux et CHU, dans les cliniques privées ou encore dans le secteur médico-social auprès d’IME (institut médico-éducatif) ou de foyers de vie.
Concernant le type de contrat, les CDI sont courants, mais il n’est pas rare de commencer par un CDD ou une mission d’intérim, histoire de se faire la main et d’acquérir de l’expérience avant de décrocher un poste stable.
Les régions qui recrutent le plus sont celles avec un fort vieillissement de la population (Par exemple : Bretagne, Nouvelle-Aquitaine, PACA).
Évolution professionnelle : que faire après une carrière d’ergothérapeute ?
Après quelques années sur le terrain, tu peux faire évoluer ta carrière d’ergothérapeute dans plusieurs directions. Si tu as envie de manager une équipe, tu peux te former pour devenir cadre de santé.
Si tu préfères plus d’autonomie, tu peux ouvrir ton propre cabinet en libéral et organiser ton planning comme tu veux.
Tu aimes transmettre ? Deviens formateur dans un institut de formation en ergothérapie et accompagne les futures générations.
Tu peux aussi te spécialiser dans l’accessibilité, en travaillant comme conseiller pour l’adaptation des logements ou des espaces publics.
Enfin, si tu veux pousser plus loin la réflexion et la recherche, tu peux te diriger vers le métier de chercheur ou enseignant-chercheur, voire chef de projet dans le secteur des dispositifs médicaux.
Salaire d’un ergothérapeute : combien gagne-t-on vraiment ?
Salaire débutant
- Brut annuel : entre 25 000 € et 30 000 €
- Net mensuel : entre 1 600 € et 2 000 €
Salaire expérimenté
- Brut annuel : entre 32 000 € et 37 000 €
- Net mensuel : entre 2 100 € et 2 500 €
Le salaire d’un ergothérapeute dépend de plusieurs choses : ton lieu d’exercice, ton expérience, et ton statut. Si tu travailles dans un hôpital public, ta rémunération suit la grille de la fonction publique hospitalière. Elle augmente avec l’ancienneté et tu peux toucher des primes, par exemple, pour le travail en zone sous-dotée ou les horaires décalés.
Dans le secteur privé, les salaires peuvent être un peu plus élevés, surtout dans les cliniques spécialisées ou les centres de rééducation. Si tu choisis le libéral, tu peux gagner davantage, mais il faut aimer gérer son activité soi-même, avec tous les hauts et les bas que ça implique.
Certaines régions manquent cruellement d’ergothérapeutes, notamment les zones rurales, ce qui peut ouvrir de belles opportunités.


