- Salaire mensuel net : de 1 400 à 3 000 €
- Niveau de diplôme : bac à bac+2
- Sélectivité : 4/10
Quotidien du sophrologue : place le bien-être au cœur de tes missions !
- Contact avec le public
- Métier passion
- Métier utile
- Profession libérale
- Métier de bureau
Méditation, relaxation, respiration : en tant que sophrologue, tu accompagnes tes clients vers le bien-être. Ton rôle ? Aider tes clients à gérer leur stress, leurs émotions, leurs angoisses ou encore à retrouver confiance en eux grâce à des méthodes douces et naturelles. Concrètement, tu utilises des exercices de respiration, de relaxation dynamique, de visualisation positive et de méditation pour permettre à chacun de se reconnecter à son corps et à son esprit.
Dans ton cabinet, tu reçois tes clients en séances individuelles ou collectives. Pour comprendre les besoins et les objectifs de ces derniers, tu débutes ta séance par un temps d’échange. Ensuite, tu guides ton client à travers différents exercices adaptés : une femme enceinte viendra préparer son accouchement en toute sérénité, un étudiant cherchera à mieux gérer son stress avant les examens et un sportif travaillera sur sa concentration avant une compétition.
Gestion du stress et des émotions, accompagnement périnatal, préparation mentale pour les sportifs, aide au sommeil, accompagnement lors d’un sevrage tabagique, soutien dans les transitions de vie (reconversion, deuil, retraite)… Les champs d’application sont nombreux !
La sophrologie n’est pas une médecine ! Elle ne remplace en aucun cas un traitement médical, mais vient en complément pour améliorer le bien-être général. Le sophrologue doit toujours orienter son client vers un médecin si nécessaire.
En tant que libéral, sache que tu peux aussi intervenir dans des structures variées en plus d’assurer tes rendez-vous dans ton cabinet : entreprises (pour des ateliers de gestion du stress), établissements de santé, maisons de retraite, centres sportifs, écoles ou associations. Pour t’aider à mieux comprendre l’état de santé de tes patients, tu peux être amené à travailler en collaboration avec d’autres professionnels : médecins, psychologues, kinésithérapeutes, infirmiers…
Les études pour devenir sophrologue : des formations accessibles mais non réglementées
- Coût : entre 3 000 € et 6 000 €
- Durée des études : 1 à 2 ans
- Stages possibles
- Concours : non
Bonne nouvelle : pas besoin d’un bac+5 pour devenir sophrologue ! Les formations sont accessibles dès le niveau bac, voire sans le bac dans certains cas. En revanche, attention, car le métier n’est pas réglementé en France. Cela signifie que n’importe qui peut s’installer comme sophrologue sans diplôme. C’est pourquoi il est essentiel de choisir une formation reconnue et de qualité pour exercer sérieusement et être crédible auprès de tes futurs clients.
Fais les bons choix dès le lycée !
Aucune filière spécifique au bac n’est obligatoire, mais les parcours liés au domaine de la santé, du social ou des sciences humaines constituent un bon bagage. Si tu es lycéen, privilégie des spécialités comme SVT, physique-chimie ou humanités, littérature et philosophie.
Forme-toi consciencieusement en sophrologie
Pour devenir sophrologue, tu dois suivre une formation spécialisée dispensée par une école de sophrologie. La durée varie entre un et deux ans selon les établissements et le rythme choisi (temps plein, temps partiel, week-ends). Ces formations sont généralement payantes et coûtent entre 3 000 et 6 000 euros.
Au programme ? Des cours théoriques sur la sophrologie, l’anatomie, la physiologie, la psychologie, mais aussi beaucoup de pratique ! Tu apprends à maîtriser les différentes techniques sophrologiques, comme les techniques de respiration, à construire des séances adaptées et à te positionner professionnellement. Des stages pratiques sont souvent intégrés au cursus pour te permettre de te confronter au terrain et de gagner en confiance !
Pour t’assurer de la qualité de ta formation, privilégie les écoles affiliées à des fédérations reconnues comme la Fédération des Écoles Professionnelles en Sophrologie (FEPS), la Chambre Syndicale de la Sophrologie ou encore la Société Française de Sophrologie (SFS). Ces organismes garantissent un certain niveau d’exigence et de sérieux.
Une fois ta formation terminée, tu peux obtenir une certification professionnelle enregistrée au RNCP (répertoire national des certifications professionnelles), de niveau bac à bac+2. Ce titre professionnel de sophrologue te donne une légitimité supplémentaire auprès de tes clients et des institutions.
Qualités et compétences : empathie oui, mais encore ?
Devenir sophrologue, c’est bien plus qu’apprendre des techniques de relaxation. C’est avant tout développer des qualités humaines essentielles pour accompagner l’autre avec bienveillance et professionnalisme.
Impossible donc d’exercer ce métier sans une réelle capacité d’écoute. Tes clients viennent te voir avec leurs problématiques, leurs fragilités, leurs questionnements. Tu dois créer un espace de confiance où chacun se sent libre de s’exprimer sans jugement. L’empathie, elle, te permet de comprendre ce que traverse la personne en face de toi, tout en gardant la juste distance pour rester professionnel.
Tu n’es pas patient ? Oublie ce métier. Les résultats en sophrologie ne sont pas immédiats. Certains clients progressent rapidement, d’autres ont besoin de plus de temps pour intégrer les exercices et ressentir les bénéfices. Ta patience et ta bienveillance seront tes meilleurs atouts pour les encourager et les accompagner sur la durée, sans pression ni jugement.
Enfin, retiens que chaque client est unique, avec son histoire, sa personnalité, ses besoins spécifiques. Tu dois savoir adapter tes séances en fonction de ton interlocuteur : un enfant hyperactif n’aura pas les mêmes attentes qu’un cadre stressé ou qu’une personne âgée souffrant d’insomnie. Ta créativité te permettra de proposer des exercices variés et personnalisés pour maintenir l’intérêt et l’engagement de tes clients.
- Maîtrise des techniques sophrologiques : exercices de respiration, relaxation dynamique, visualisation positive, méditation guidée… Tu dois les pratiquer toi-même régulièrement pour les transmettre avec authenticité.
- Connaissance de l’anatomie et de la physiologie : comprendre le fonctionnement du corps humain, du système nerveux et des mécanismes du stress est essentiel pour adapter ta pratique.
- Compétences en gestion d’entreprise : si tu t’installes en libéral, tu devras gérer ta comptabilité, ta communication, ta prospection client et toute la dimension administrative de ton activité.
Perspectives d’insertion professionnelle : dois-tu t’armer de patience ?
Soyons francs : s’installer comme sophrologue demande du temps et de la persévérance. Le métier n’étant pas réglementé, la concurrence est importante et il faut savoir se démarquer pour construire sa clientèle.
Selon France Travail, 40 offres d’emploi ont été déposées en 2025 pour le poste de sophrologue. La problématique ? Près de 2 200 demandeurs d’emploi ont recherché ce métier. Difficile donc de se faire une place, pour le moins en tant que salarié.
Heureusement pour toi, la majorité des sophrologues exercent en libéral et créent eux-mêmes leur activité. Les premiers mois d’installation sont souvent les plus difficiles : il faut te faire connaître, créer un réseau, développer une communication efficace (site internet, réseaux sociaux, cartes de visite) et surtout faire tes preuves auprès de tes premiers clients. Le bouche-à-oreille reste ton meilleur allié ! Un client satisfait en amènera d’autres.
Pour multiplier tes chances, pense à diversifier tes lieux d’intervention : propose des ateliers collectifs en entreprise, dans des associations, des centres sportifs ou des établissements de santé.
Certains sophrologues choisissent de cumuler leur activité avec un autre emploi, notamment au démarrage, pour assurer une certaine stabilité financière le temps de développer leur patientèle. Tu peux exercer en tant que coach en développement personnel ou formateur en gestion du stress.
Perspectives d’évolution : les défis du sophrologue
Après quelques années d’expérience, plusieurs évolutions sont possibles pour un sophrologue qui souhaite diversifier sa pratique ou approfondir ses compétences.
Tu peux choisir de te spécialiser dans un domaine précis : sophrologie périnatale, accompagnement des personnes âgées, sport de haut niveau, enfance et adolescence, oncologie… Ces spécialisations se font via des formations complémentaires qui te permettent d’acquérir une expertise pointue et de te démarquer sur ton marché.
Certains sophrologues décident de former d’autres professionnels en devenant formateurs au sein d’écoles de sophrologie. D’autres se tournent vers l’écriture (livres, blogs, podcasts) pour partager leur expertise et développer leur notoriété.
Tu peux également évoluer vers des métiers connexes comme praticien en hypnose, art-thérapeute ou encore naturopathe, en suivant des formations complémentaires. Ces doubles compétences enrichissent ta pratique et élargissent ton offre de services.
Enfin, si l’entrepreneuriat te passionne, tu peux créer ton propre centre de bien-être et recruter d’autres professionnels (psychologues, naturopathes, ostéopathes) pour proposer une offre globale d’accompagnement !
Quel est le salaire d’un sophrologue ?
- Sophrologue débutant
- Salaire net mensuel : 1 400 € - 1 700 €
- Équivalent brut annuel : 21 100 € - 25 600 €
- Sophrologue expérimenté
- Salaire net mensuel : 2 000 € - 3 000 €
- Équivalent brut annuel : 30 000 € - 45 000 €
Parlons chiffres ! Le salaire d’un sophrologue varie énormément selon plusieurs facteurs : ton statut (libéral ou salarié), ta notoriété, ta zone géographique, le nombre de clients que tu as et les tarifs que tu appliques.
Au début, tes revenus seront sûrement modestes : compte sur le SMIC, le temps de construire ta clientèle. Une fois ton activité bien installée, avec une patientèle fidèle et diversifiée, tu peux viser entre 2 000 et 3 000 euros net mensuels, voire davantage si tu proposes des prestations en entreprise, des formations ou des ateliers collectifs en plus de tes consultations individuelles.
Côté tarifs, une séance individuelle coûte en moyenne entre 50 et 80 euros selon les régions (15 à 30 euros pour une séance de groupe). Si tu veux toucher plus de sous, sache que les interventions en entreprise peuvent être très rémunératrices, avec des tarifs allant de 300 à 500 euros la demi-journée.
En tant que libéral, n’oublie pas de prendre en compte les charges sociales et fiscales, ainsi que tous les frais liés à ton activité : location du cabinet, assurance professionnelle, formation continue, matériel, communication… Ton chiffre d’affaires ne correspond pas à ton salaire net !
Enfin, garde à l’esprit qu’il n’existe pas de remboursement par la Sécurité sociale pour les séances de sophrologie. En revanche, certaines mutuelles proposent une prise en charge partielle, ce qui peut être un argument intéressant à mettre en avant auprès de tes clients !


