Sage-femme

Tu rêves d’accompagner les femmes à chaque étape de leur vie, de la grossesse à la naissance et au-delà ? On t’embarque dans ce métier passion, où expertise médicale et humanité se rejoignent au quotidien !

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🔎​ Ce qu’il faut retenir du métier de sage-femme

  • Salaire mensuel net : de 1 500 à 3 200 €
  • Niveau de diplôme : bac+5
  • Sélectivité : 8/10

Missions et quotidien de la sage-femme : une professionnelle de santé au cœur de la vie

Tu penses peut-être que la sage-femme a pour unique mission d’accompagner les femmes lors de leur accouchement ? Sache que le rôle de cette spécialiste de la physiologie est bien plus étendu que ce que tu vois dans les films !

👩🏻‍🍼 Les caractéristiques du métier de sage-femme

  • Profession libérale ou salariée
  • Horaires contraignants
  • Contact avec le public
  • Métier à haute responsabilité
  • Métier passion

D’une part, cette experte assure le suivi gynécologique de prévention tout au long de la vie des femmes en bonne santé : prescription de contraception, réalisation de frottis, dépistage des IST, ou encore accompagnement à la ménopause. C’est une interlocutrice privilégiée et de confiance pour toutes les questions liées à la santé reproductive et sexuelle.

D’autre part, la sage-femme accompagne les femmes tout au long de leur grossesse, de la conception à la période postnatale. Prescription et interprétation des examens (échographies, prises de sang), surveillance de l’évolution de la grossesse et détection d’éventuelles complications : la professionnelle de santé assure le suivi prénatal des femmes enceintes, lors de consultations mensuelles obligatoires.

C’est elle qui va sonner l’alarme en cas de souci et orienter ses patientes vers un médecin spécialisé. Son expertise lui permet également de proposer des séances de préparation à la naissance, pour aider les futurs parents à mieux appréhender l’accouchement et les premiers jours avec bébé.

Le grand moment, c’est évidemment l’accouchement ! La sage-femme accompagne la maman durant tout le travail, surveille les paramètres vitaux, gère la douleur (péridurale ou méthodes alternatives), et assure la naissance en toute sécurité lorsque tout se déroule normalement. En cas de complications, elle fait appel à un obstétricien ou un anesthésiste. Une fois le bébé né, elle réalise les premiers soins du nouveau-né et s’assure que tout va bien pour la maman.

Mais le travail ne s’arrête pas là ! La sage-femme assure également le suivi postnatal, aussi bien pour la mère que pour l’enfant. Elle vérifie la bonne récupération après l’accouchement, accompagne l’allaitement si besoin, et propose des séances de rééducation du périnée (groupe de muscles qui soutient la vessie, l’utérus et le rectum) grâce à des exercices ciblés. Elle peut aussi intervenir à domicile dans le cadre du Programme de Retour à Domicile (PRADO), pour soutenir les jeunes parents dans leurs premiers jours avec bébé.

Ce métier peut s’exercer dans différents types de structures : à l’hôpital (en maternité, en salle de naissance ou en service de grossesses à risque), en clinique privée, dans un centre de Protection Maternelle et Infantile (PMI), ou encore en libéral, en cabinet ou à domicile. Certaines sages-femmes choisissent même de se spécialiser dans l’accompagnement global à la naissance (AGA), un suivi personnalisé de A à Z.

Le télétravail ? Tu t’en doutes : ce n’est pas vraiment compatible avec ce métier, qui repose avant tout sur le contact direct et l’examen physique. En revanche, certaines consultations de suivi peuvent se faire par téléconsultation, notamment en période postnatale.

💡 Un métier qui n’est pas réservé aux femmes !

Le terme « sage-femme » est un mot épicène (qui désigne aussi bien les femmes que les hommes), car le « sage » désigne la personne compétente qui accompagne l’accouchement, tandis que la « femme » renvoie à celle qui accouche. Comme seules les femmes peuvent enfanter, le terme reste identique pour les professionnels, hommes ou femmes. Il est aussi plus juste que « accoucheur », puisque le métier englobe tout le suivi de la grossesse et les soins après la naissance.

Études pour devenir sage-femme : un parcours exigeant, mais accessible

Avant de pouvoir accompagner ta première naissance, il faudra te préparer à 5 années d’études après un bac général. Un parcours rigoureux, qui mêle théorie médicale et pratique intensive sur le terrain.

🎓​ Les chiffres clés

  • Frais de scolarité/an : entre 0 et 600 euros
  • Durée des études : 5 ans
  • Stages : possibles
  • Concours : non

Quelles spécialités au bac pour viser des études de sage-femme ?

Pour mettre toutes les chances de ton côté, certaines spécialités au bac sont fortement recommandées. En plus d’un très bon niveau académique général, privilégie les disciplines scientifiques telles que la physique-Chimie, la SVT et les mathématiques (option complémentaire bienvenue). Un bon niveau en français est également essentiel, car le métier demande de solides compétences relationnelles et de communication.

Le parcours classique : de la première année au diplôme d’État

Après un bac général, tu intègres une première année universitaire, le PASS (Parcours Accès Santé Spécifique) ou une LAS (Licence avec Accès Santé), via la plateforme Parcoursup. Ces deux voies permettent d’accéder aux études de maïeutique (le nom savant pour désigner les études de sage-femme).

Mais attention ! Ces cursus demandent un investissement important : la validation de cette première année est rude, car très sélective. Si tu y parviens, tu intègres ensuite une école de maïeutique rattachée à une université. Le parcours dure alors 4 années supplémentaires (de la 2e à la 5e année), alternant cours théoriques et stages pratiques en maternité, en PMI ou en libéral.

💡Un métier qui continue d’évoluer

Depuis 2022, les sages-femmes peuvent prescrire l’interruption volontaire de grossesse (IVG) médicamenteuse, une avancée majeure dans leurs compétences. Leur champ d’action ne cesse de s’élargir !

Pendant ces quatre années, tu apprendras tout sur la physiologie de la grossesse, l’accouchement, la néonatologie, la gynécologie, mais aussi la psychologie, l’éthique médicale et la gestion des urgences obstétricales. Les stages sont progressifs : tu commences par observer, puis tu participes activement aux soins, et en fin de cursus, tu es en autonomie quasi complète, sous supervision bien sûr.

À l’issue de ces études, tu obtiens ton sésame : le Diplôme d’État de Sage-Femme, de niveau bac+5 (grade Master), qui te permet d’exercer partout en France et dans l’Union européenne.

Récap du parcours à suivre 👇

  • Après le bac : Parcours d’Accès Spécifique Santé (PASS) ou Licence avec option « Accès Santé » (L.AS)
  • De la 2e à la 5e année : Formation en école de maïeutique
  • Diplôme final : Diplôme d’État de Sage-Femme (bac+5, grade Master)

Qualités et compétences requises : un savant mélange d’expertise technique et d’humanité

Être sage-femme, c’est jongler entre compétences médicales pointues et qualités humaines essentielles. Pour exceller dans ce métier, il va falloir te munir de plus d’une corde à ton arc !

D’abord, l’empathie et l’écoute sont au cœur de la profession. Chaque grossesse est unique, chaque femme a ses peurs, ses interrogations, ses attentes. Savoir écouter sans juger, rassurer avec bienveillance et créer un climat de confiance, c’est la clé d’un bon accompagnement. Par exemple, face à une future maman angoissée par l’accouchement, la sage-femme doit savoir trouver les mots justes pour apaiser ses craintes.

Ensuite, la rigueur et le sang-froid sont indispensables. Un accouchement peut basculer très vite : une hémorragie, une souffrance fœtale, une césarienne en urgence… Dans ces moments-là, pas de place pour le stress ou l’hésitation. La sage-femme doit réagir vite, avec précision, et coordonner les équipes médicales si besoin. La capacité à gérer son stress est donc cruciale, surtout lors des gardes de nuit ou dans des situations d’urgence.

Enfin, ce métier exige une grande adaptabilité. Chaque journée est différente, chaque patiente a son histoire, et il faut savoir jongler entre les consultations, les accouchements, les urgences et les tâches administratives. La sage-femme doit aussi faire preuve de travail en équipe : elle collabore avec des obstétriciens, des pédiatres, des anesthésistes, des auxiliaires de puériculture… La communication claire et efficace est donc essentielle pour garantir la sécurité de la mère et de l’enfant.

🗝️ Les compétences techniques clés de la sage-femme

  • Maîtriser les techniques d’examen clinique : toucher vaginal, mesure de la hauteur utérine, auscultation du cœur fœtal, interprétation des monitoring, etc.
  • Savoir gérer un accouchement physiologique : accompagner le travail, réaliser une épisiotomie si nécessaire, pratiquer les gestes de réanimation néonatale en cas de besoin.
  • Connaître les protocoles d’urgence obstétricale : hémorragie du post-partum, éclampsie, césarienne en urgence… pour réagir vite et bien en cas de complication.

Quelles perspectives d’insertion professionnelle pour la sage-femme ?

Bonne nouvelle : le marché de l’emploi est très favorable pour les sages-femmes ! La France fait face à un besoin croissant de professionnels, notamment dans les maternités publiques et les zones rurales. Selon France Travail, plus de 95 % des jeunes diplômés trouvent un emploi dans les six mois suivant l’obtention de leur diplôme.

Les CDI sont la norme pour celles et ceux qui choisissent l’hôpital ou la clinique. En revanche, de plus en plus de sages-femmes optent pour l’exercice libéral, en cabinet ou à domicile, ce qui offre plus de liberté, mais demande aussi de savoir gérer une activité indépendante. Environ 20 % des sages-femmes exercent en libéral, un chiffre en constante augmentation.

Les opportunités sont particulièrement nombreuses dans les maternités de niveau 1 et 2 (grossesses sans risque ou à risque modéré), ainsi que dans les PMI et les centres périnataux de proximité. Les grandes villes offrent aussi des postes, mais la concurrence peut y être plus forte.

Selon les chiffres de la DREES (Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques), on compte environ 24 000 sages-femmes en activité en France en 2025, un chiffre qui devrait continuer à augmenter pour répondre aux besoins de la population.

💡 Un rôle de prévention précieux auprès des jeunes

Les sages-femmes sont de plus en plus sollicitées pour des missions de prévention et d’éducation à la santé, notamment dans les collèges et lycées, pour sensibiliser les jeunes à la contraception, aux IST et à la santé reproductive.

Quelles perspectives d’évolution ?

Une fois installée dans sa carrière, une sage-femme peut faire évoluer son parcours de plusieurs manières. Certaines choisissent de se spécialiser en passant des Diplômes Universitaires (DU) ou des Diplômes Inter-Universitaires (DIU) dans des domaines pointus : échographie obstétricale, tabacologie, lactation et allaitement, ou encore acupuncture obstétricale.

D’autres optent pour une carrière hospitalière en devenant sage-femme coordinatrice, cadre de santé, voire directrice de maternité. Ces postes offrent davantage de responsabilités et permettent de participer à la gestion et à l’organisation des équipes.

Il est aussi possible de bifurquer vers l’enseignement et la recherche en devenant formatrice dans une école de maïeutique. Une belle manière de transmettre son savoir aux futures générations de sages-femmes !

Enfin, certaines sages-femmes s’orientent vers des métiers connexes comme consultante en périnatalité, experte auprès des tribunaux, ou encore sage-femme en santé publique dans les agences régionales de santé (ARS). Les possibilités ne manquent pas pour celles et ceux qui souhaitent diversifier leur parcours !

Le salaire de la sage-femme

💸​ Combien touche une sage-femme ?

Niveau débutant :

  • Brut annuel : 22 600 € à 29 400  €
  • Net mensuel : 1 500 € à 1 950 €

Niveau expérimenté :

  • Brut annuel : 42 000 € à 48 000 €
  • Net mensuel : 2 700 € à 3 200 €

Les revenus des sages-femmes varient selon le statut, le lieu d’exercice et l’expérience. Une sage-femme débutante à l’hôpital gagne entre 1 500 et 1 950 € net par mois, sans compter les primes pour les gardes et l’ancienneté. Cela correspond à un revenu compris entre 22 600 et 29 400 € brut annuels. Après plusieurs années d’expérience, ce salaire peut atteindre 2 700 € à 3 200 € net mensuels, pour une rémunération annuelle comprise entre 42 000 et 48 000 €.

En libéral, les revenus dépendent du nombre de consultations et d’accouchements réalisés. Une sage-femme libérale expérimentée, avec une patientèle bien établie, peut gagner entre 3 000 € et 4 500 € net par mois, voire plus dans certaines régions où la demande est forte. Attention toutefois aux charges, qui peuvent être conséquentes (locaux, assurances, matériel).

Les sages-femmes territoriales (en PMI) ont, quant à elles, des grilles salariales spécifiques, avec des revenus stables et des évolutions de carrière encadrées.

💡 Bon à savoir

En libéral, les revenus peuvent être complétés par des actes spécifiques comme les séances de préparation à la naissance, la rééducation périnéale, ou encore les consultations de contraception et de suivi gynécologique. Ces actes, bien rémunérés, permettent de diversifier l’activité et d’augmenter les revenus.

 

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