- Salaire mensuel net : de 2 084€ à 8 340€
- Niveau de diplôme : Bac+5
- Sélectivité : 9/10
Les missions et le quotidien du commissaire de police : une vie entre enquêtes et management
Comme Batman dans les rues de Gotham City, le commissaire de police est le garant de la sécurité de tous les citoyens. Sur le papier, c’est un haut cadre de la police nationale. Si tu te diriges dans cette voie, tu auras l’immense responsabilité de diriger un commissariat, un service de police judiciaire, une unité spécialisée ou encore une école de police. Ta mission principale ? Préserver la paix.
Ton quotidien se fait principalement loin du terrain : tu occupes une fonction de management stratégique. Cela signifie que tu coordonnes les actions des équipes placées sous ton autorité : gardiens de la paix, brigadiers, capitaines et commandants. Tu définis les priorités, en fonction des directives du ministère de l'Intérieur et des problématiques locales. Par exemple, si tu fais face à une vague de cambriolages, c'est toi qui décides de renforcer les patrouilles, de sectoriser les interventions et de mobiliser les enquêteurs pour résoudre l’affaire.
Mais rassure-toi, le commissaire de police ne se contente pas de rester derrière son bureau. Tu participes également à la gestion administrative et budgétaire de ton service. Tu dois veiller à ce que tes équipes disposent du matériel nécessaire pour accomplir leurs missions comme des véhicules ou des ordinateurs. Tu dois aussi gérer les plannings et répartir les moyens humains.
Tes missions varient selon ton affectation. En sécurité publique, tu supervises les interventions de proximité, le maintien de l'ordre et la sécurité routière dans un commissariat de ville. Mais, si tu évolues au sein de la police judiciaire, tu coordonnes des enquêtes complexes sur le trafic de stupéfiants, les escroqueries financières.
- Fonctionnaire
- Métier à haute responsabilité
- Horaires contraignants
- Métier stressant
- Déplacements requis
Le commissaire de police est en relation constante avec de multiples interlocuteurs. Au quotidien, tu échanges avec les préfets, les procureurs, les élus locaux, mais aussi avec les responsables d'organismes sociaux et éducatifs.
Ton rôle d'interface entre le terrain et les institutions est crucial. Garde en tête que ce métier s'exerce dans un cadre exigeant où tu devras jongler entre gestion d'équipe, opérations de terrain et représentation institutionnelle. La pression est réelle, mais le sentiment d'utilité l'est tout autant.
Les études pour devenir commissaire de police : l’appel de la justice
- Coût des études : De 0€ (université) à 20 000€/an (Sciences Po)
- Durée des études : 5 ans après le bac + 22 mois de formation
- Stages : Oui
- Concours : Oui
Pour accéder au métier de commissaire de police, tu dois obligatoirement passer par un concours national très sélectif organisé par le ministère de l'Intérieur. Mais avant de te lancer dans cette aventure, il faut d'abord décrocher un diplôme de niveau bac+5.
Quelles spécialités au bac pour devenir commissaire de police ?
Tu n’es encore qu’au lycée général et tu sais déjà que tu veux te diriger dans cette voie ? La première spécialité à choisir absolument, c’est HGGSP (Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques). Elle te permet d'acquérir une solide culture générale sur les enjeux institutionnels et politiques, indispensables pour réussir les épreuves du concours.
Mais ce n’est pas la seule ! Les Sciences économiques et sociales (SES) seront tes meilleurs alliés. Cette matière t'apporte une compréhension des mécanismes sociaux, économiques et politiques qui structurent notre société, un atout pour appréhender les problématiques de sécurité publique.
Le parcours universitaire classique : master en droit ou sciences politiques
Après le bac, tu peux t'inscrire en licence de droit à l'université ou dans un institut d’études politiques. Ces formations sont accessibles via Parcoursup et durent 3 ans. Tu y apprendras le droit pénal, le droit administratif, les libertés publiques et la procédure pénale, autant de matières au programme du concours !
Une fois ta licence en poche, tu poursuivras avec un master (bac+5) pour approfondir tes connaissances. Parmi les parcours les plus pertinents, on trouve le master en droit pénal et sciences criminelles, le master en sécurité intérieure ou encore le master en administration publique. L'inscription en master se fait via Mon Master.
Tu veux tenter ta chance ? Sache que la majorité des candidats admis au concours de commissaire de police sont titulaires d'un master en droit (droit pénal, droit public, criminologie) ou d'un diplôme d'Institut d'Études Politiques (Sciences Po). Ces parcours te donnent les bases juridiques et institutionnelles nécessaires pour appréhender ton futur métier.
Pour maximiser tes chances de réussite, tu peux suivre une classe préparatoire au concours de commissaire. L'École nationale supérieure de police (ENSP) propose une prépa Talents accessible sur critères sociaux et géographiques. Tu peux également t'inscrire dans un Institut d'Études Judiciaires (IEJ) pour te préparer aux épreuves.
Le concours pour devenir commissaire de police : un parcours exigeant
Une fois que tu as ton diplôme de niveau bac+5 dans ta besace, tu dois préparer un concours qui relève plus du parcours du combattant. Au programme, tu retrouveras 5 épreuves écrites :
- Culture générale (5h)
- Cas pratique (4h)
- Composition sur le droit administratif général et/ou les libertés publiques et/ou le droit de l’Union européenne (3h)
- Composition sur le droit pénal général et/ou la procédure pénale (3h)
- Tests psychotechniques écrits non notés (2h30)
Ensuite viennent ce que l’on appelle les épreuves de pré-admission. Pour cela, tu dois avoir un certificat médical valide de moins de 3 mois et ensuite passer un PHM (parcours d’habileté motrice) et un TECR (test d’endurance cardio-respiratoire).
Enfin, c’est l’heure des épreuves d’admission et là accroche-toi, tu as les deux oraux les plus importants de ta vie :
- Entretien de motivation avec un jury de 40 minutes (toute note en-dessous de 5 est éliminatoire)
- Épreuve de mise en situation (30 minutes de préparation et 30 minutes d’oral)
La formation à l'École nationale supérieure de police (ENSP)
Une fois le concours en poche, tu intègres l'ENSP à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or (69) pour une formation de 22 mois, rémunérée à 1 629€ net par mois, avec hébergement gratuit. Cette formation alterne enseignements théoriques et stages pratiques en services actifs. Tu y apprends les techniques policières, le management d’équipe, la gestion de crise et les fondamentaux juridiques.
À l’issue de cette formation, tu seras nommé commissaire stagiaire avant d’être titularisé. Tu t’engages alors à rester au service de l’État pendant 7 ans à compter de ta titularisation. Mais pour cela, tu dois impérativement être titulaire du permis B.
- Licence de droit
- Licence de science politique
- Master en droit pénal et sciences criminelles
- Master en sécurité intérieure
- Master en administration publique
- Diplôme d'IEP (Sciences Po)
- Formation à l'ENSP
Les qualités et compétences requises pour devenir commissaire de police : l’arsenal du leadership
Le métier de commissaire de police exige des qualités humaines et professionnelles bien spécifiques. Si tu veux réussir dans ce domaine, tu dois impérativement avoir une autorité naturelle. En tant que chef de service, tu diriges des équipes parfois importantes et tu dois t'imposer avec fermeté tout en maintenant une bonne ambiance de travail. Ton leadership doit inspirer le respect sans pour autant écraser tes collaborateurs.
Chaque jour apporte son lot de situations inédites, et tu dois être capable de réagir rapidement face à l'imprévu. L'adaptabilité est donc ta meilleure alliée. Mais ce n’est pas la seule, puisque tu dois également avoir un sens aiguisé de la rigueur et de l’organisation. Entre la gestion budgétaire, le suivi des enquêtes, la coordination des équipes et les réunions avec les autorités, rien ne doit être laissé au hasard !
Dernière qualité importante : la résistance au stress. Le métier de commissaire de police est exigeant et les situations tendues sont fréquentes. Tu dois garder ton sang-froid en toutes circonstances et savoir gérer la pression.
- Maîtrise du droit pénal et de la procédure pénale : Indispensable pour superviser les enquêtes, respecter le cadre légal et garantir que les opérations se déroulent dans le respect de la loi.
- Compétences en management : Tu dois savoir motiver, encadrer et évaluer les équipes placées sous ta responsabilité.
- Capacités d'analyse stratégique : Essentielles pour comprendre les enjeux sécuritaires, identifier les priorités et élaborer des plans d'action efficaces.
L'insertion professionnelle du commissaire de police : comment intégrer les rangs de la République ?
Malheureusement pour toi, le concours de commissaire de police est réputé pour être l'un des plus difficiles de la fonction publique. L’an dernier, 74 postes étaient ouverts avec un taux de réussite très faible, autour de 5% à 7%.
Une fois diplômé de l'ENSP, l'insertion est garantie à 100%. Tu seras affecté selon ton classement de sortie d'école et les postes disponibles. La majorité des jeunes commissaires sont nommés en sécurité publique, soit comme responsable de commissariat dans une ville moyenne, soit comme adjoint au responsable dans une grande ville. Tu peux également être affecté à la préfecture de police de Paris ou dans des directions spécialisées comme la police judiciaire, la police aux frontières ou les CRS.
Autre élément intéressant dans cette fonction : tu profites de la sécurité de l'emploi propre à la fonction publique. Une fois titularisé, tu bénéficies d'un statut stable et de perspectives d'évolution intéressantes.
Pour exercer ce métier, tu ne dois pas seulement réussir le concours, tu dois également être « de bonne moralité ». Cela signifie que le bulletin n°2 de ton casier judiciaire doit être vierge.
Les perspectives d'évolution professionnelle : gravir les échelons
Le métier de commissaire de police offre de réelles perspectives d'évolution. Après 9 ans de services effectifs, si tu as rempli ton obligation de mobilité et suivi une formation professionnelle, tu peux être promu au grade de commissaire divisionnaire. À ce niveau, tu accèdes à des postes de direction de plus haute responsabilité, comme directeur interrégional de la police judiciaire ou commissaire central dans un commissariat d'arrondissement parisien.
Si tu continues à briller dans tes fonctions, tu peux ensuite prétendre au grade de commissaire général, le plus haut grade du corps de conception et de direction. Pour y accéder, tu dois avoir atteint le 5e échelon du grade de commissaire divisionnaire et justifier de 6 ans de service en détachement ou de 8 ans dans des emplois supérieurs à forte responsabilité.
Au-delà des grades, tu peux aussi être nommé à des emplois de direction comme contrôleur général, puis inspecteur général ou directeur des services actifs. Ces postes à très haute responsabilité sont réservés aux commissaires les plus expérimentés et te placent au sommet de la hiérarchie policière.
Si jamais tu souhaites explorer d’autres horizons, tu peux aussi évoluer vers des postes en préfecture, dans des organismes de sécurité internationale ou même rejoindre des directions au ministère de l'Intérieur. Ton expertise en management et en sécurité publique est un atout précieux pour de nombreux postes de direction.
Le salaire du commissaire de police : une rémunération attractive pour un poste challengeant
Débutant :
- Mensuel net : 2 084€ à 3 393€
- Brut annuel : 30 000€ à 49 000€
Expérimenté :
- Mensuel net : 8 076€ à 8 340€
- Brut annuel : 116 700€ à 120 500€
Après toutes ces épreuves et face aux responsabilités de ce métier, il est normal de toucher une rémunération plutôt élevée. Durant tes premiers mois, lorsque tu es encore stagiaire, tu perçois un salaire défini à 2 084€ net par mois en région et 2 240€ net en Île-de-France. L’avantage de ce métier, c’est que tu n’as aucune surprise puisque ta rémunération est basée sur une grille indiciaire.
En début de carrière, c’est là que les choses sérieuses commencent et ton salaire suit mécaniquement la cadence. Tu te situes au 1er échelon de commissaire. Tu vas donc percevoir un salaire compris entre 3 224€ net par mois (en région) et 3 393€ (en Île-de-France). Pas mal, non ?
En fin de carrière, ta longue expérience et ton expertise sont reconnus. Tous tes efforts pour protéger tes concitoyens ne sont pas vains. En région, ta rémunération nette s’élèvera très exactement à 8 076€ par mois, pour l’échelon HED3 de commissaire général. En Île-de-France, tu pourras espérer toucher 8 340€ net.
Bien évidemment, ce salaire est amené à être revalorisé régulièrement par le gouvernement en fonction de l’inflation, par exemple. Mais il n’y a pas de prix quand on sait qu’on œuvre pour le bien général.







