- Salaire mensuel net : de 1 500 € à 16,7 millions
- Niveau de diplôme : bac à bac+5
- Sélectivité : 1/10
Les missions et le quotidien d’un entrepreneur : comment piloter sa boîte de A à Z ?
Bill Gates, Steve Jobs… Des noms et des destins qui te font rêver ? En France, tu t’inspires peut-être du parcours de Lucie Basch, fondatrice de Too Good To Go, ou de Frédéric Mazzella, le créateur de Blablacar ? C’est que tu as l’âme d’un entrepreneur !
L’entrepreneur est le fondateur d’une entreprise qui peut proposer un produit ou un service. Cela peut être une application de transports, une marque de produits cosmétiques ou de vêtements, un média, une agence de communication ou un nouveau téléphone. L’entrepreneuriat trouve son origine dans une idée que tu peux avoir au détour d’une conversation, en observant un marché spécifique – comme l’éducation ou la boulangerie, par exemple - ou simplement à travers tes cours.
- Horaires contraignants
- Déplacements requis
- Métier stressant
Étant chef d’entreprise, l’entrepreneur a de nombreuses casquettes. C’est surtout vrai dans les premiers mois, puisque tu n’auras pas forcément de salariés. Tu devras donc être responsable du recrutement, gestionnaire de paie, commercial, responsable administratif. En plus de ces missions, tu dois réussir tes campagnes marketing, être doté de compétences en community management et avoir quelques notions en recherche et développement pour faire évoluer ton produit.
Tu l’as compris, les journées de l’entrepreneur ne sont pas de tout repos. D’autant que les semaines sont loin des 35 heures. En fin de journée, il est parfois nécessaire d’assister à des événements pour étendre ton réseau, nouer des partenariats afin de faire connaître ta marque ou tout simplement rechercher des sources de financements. C’est d’ailleurs l’une des missions principales de l’entrepreneur. Concours, levées de fonds, prix… Il est important d’être présent dans un maximum de cérémonies pour te faire connaître et espérer de nouvelles ressources financières pour continuer à faire vivre ton projet.
Un autoentrepreneur n’a pas le même métier qu’un entrepreneur. S’il doit également avoir plusieurs casquettes pour se faire connaître, son quotidien n’est pas totalement le même. Un autoentrepreneur vend ses compétences dans un métier particulier (graphisme, presse, community management) et n’entend pas développer d’entreprise autour de ce sujet. Ses prestations se limitent à ce qu’il sait faire.
Les interlocuteurs de l’entrepreneur sont nombreux : fournisseurs, associés, partenaires, investisseurs… Tu peux également t’inscrire dans des clubs ou associations regroupant d’autres startupers de ton secteur afin de t’inspirer de leurs bonnes pratiques. Tu l’as compris, si tu es plutôt timide, il va falloir faire de grands efforts pour sortir le grand jeu. Savoir se vendre est essentiel pour attirer clients et partenaires financiers potentiels.
En ce qui concerne le lieu d’exercice, il dépend du stade de maturité de ton projet entrepreneurial. Au début, beaucoup commencent leur activité chez eux, parfois à côté des cours ou d’un premier emploi. Tu peux également te tourner vers un incubateur, des lieux dédiés à l’accompagnement de startups pour les aider à développer leur business. Il est possible d’en trouver dans des écoles de commerce ou d’ingénieurs. Certaines villes offrent aussi des lieux d’accueil pour les entrepreneurs. Au programme : des temps d’échange avec d’autres startupers, mais aussi du personnel capable de t’accompagner sur des sujets juridiques ou financiers.
Les études pour devenir entrepreneur : les bases de ton futur business
- Coût de la formation : de 0 € à 20 000 € par an
- Durée des études : de 0 à 5 ans
- Alternance et stages possibles
- Concours : non
Il n’y a pas de formation spécifique pour devenir entrepreneur. Toutefois certaines écoles de commerce et d’ingénieurs proposent des parcours spécifiques dédiés à l’entrepreneuriat. Quelques établissements publics, comme l’Université Paris Dauphine-PSL ou Paris-Panthéon-Assas Université, proposent aussi des masters autour de cette discipline.
Au sein de ces cursus, tu n’auras pas de recette magique pour réussir à faire décoller ton projet. Tu pourras tout de même profiter de cours assez diversifiés pour te permettre d’aborder sereinement la dimension commerciale, marketing ou juridique de l’entrepreneuriat. De quoi être prêt pour porter toutes les casquettes que doit revêtir l’entrepreneur.
Si tu optes pour une université, les frais de scolarité seront assez réduits (compte moins de 400 euros par an). En revanche, si tu décides de te former en école de commerce – au sein du Programme Grande École ou en Master of Science (MSc) -, il faudra débourser jusqu’à 20 000 euros par an.
En réalité, tous les cursus mènent à l’entrepreneuriat. Si ton projet de startup se base sur l’univers de la boulangerie, un CAP boulanger te sera plus utile qu’un passage en école d’ingénieurs par exemple. Il est important d’avoir de la volonté et de ne pas être effrayé par la charge de travail des débuts. Quelques notions en commerce, ressources humaines et marketing sont un plus.
- BTS GPME
- Licence pro métiers de l’entrepreneuriat
- BUT Techniques de commercialisation
- Bachelor entrepreneuriat
- Master entrepreneuriat et management de projets
Les qualités et compétences requises pour devenir entrepreneur : les clés du succès
La qualité la plus importante dans l’entrepreneuriat est la résilience. Il est important de garder en tête que ton projet peut échouer. Mais c’est autant de leçons qui te permettent de mettre le doigt sur ce qu’il faut améliorer et t’inciter à lancer un meilleur produit ou service. Le méthodologie test and learn est très pratiquée en startup, mais cela comporte son lot d’échecs. Si tu es motivé et que tu crois en toi, rien ne se mettra en travers de ton chemin !
L’adaptabilité est également nécessaire pour réussir dans l’entrepreneuriat. Il faut que tu saches passer d’un sujet à l’autre très rapidement. Tu dois aussi pouvoir faire évoluer ton produit ou ton service très rapidement à partir des retours des clients. Enfin, il faut que tu sois à l’aise dans des situations complexes, notamment sur le plan financier et que tu saches rebondir.
La gestion du stress et de la fatigue est un plus. Pendant les premiers mois, tu vas vouloir assister à tous les événements dédiés à l’entrepreneuriat, tout en occupant tes journées à développer ton entreprise. Les nuits peuvent être courtes. À cela s’ajoutent des problématiques potentielles en matière de fabrication du produit ou de sa commercialisation… Autant d’éléments qui peuvent faire grimper en flèche ta tension. Avoir une bonne résistance au stress est donc plus que recommandé !
- Il est important d’être doté de notions en commerce et marketing pour promouvoir ton activité
- La maîtrise de l’ensemble des activités de l’entreprise. En tant qu’entrepreneur, tu dois avoir des compétences en ressources humaines, en finance, etc.
- Il faut également posséder des compétences techniques dans l’univers dans lequel tu entreprends. Si tu lances de nouveaux panneaux solaires, par exemple, tu dois maîtriser les notions d’électronique et d’énergies.
Les perspectives d’insertion professionnelle : le moment de lancer sa fusée
En 2023, on dénombrait plus d’un million de créations d’entreprises et donc autant d’entrepreneurs. Si cela est un signe positif, témoignant de la place qu’il reste sur le marché pour tout créateur d’entreprise, ces chiffres montrent aussi que la concurrence est rude.
Alors que plus d’un million d’entrepreneurs lançaient leur projet, on comptait de nombreuses fermetures d’entreprises. En 2024, 64 909 dirigeants ont mis la clé sous la porte. Parmi eux, on comptait plus de 64 800 PME. Ainsi, il faut garder en tête que cette aventure comporte son lot de risques.
Si jamais tu ne parviens pas à transformer l’essai, tu peux toujours valoriser ton expertise en management, dans le commerce, le marketing ou le développement de projet. Ce sont autant de compétences qui démontreront aux recruteurs que tu es le candidat idéal.
Les évolutions professionnelles de l’entrepreneur : de la startup à la licorne
Le métier d’entrepreneur n’est pas une fin en soi. Toutefois, hormis le développement de ta propre entreprise, tu as atteint le stade maximal dans les échelons hiérarchiques. Il ne te reste plus qu’à faire grandir ton activité, à recruter et tu pourras passer d’entrepreneur à directeur général, président ou même PDG.
Dans l’éventualité où ton aventure entrepreneuriale touche à sa fin, tu peux potentiellement te réorienter vers des métiers comme chef de projet, responsable administratif et financier ou directeur commercial. Selon le secteur dans lequel tu opères, tu peux également tenter ta chance dans d’autres entreprises connexes. Si tu t’es lancé dans l’univers des médias, par exemple, tu peux trouver ta place en tant que Growth Hacker ou rédacteur en chef.
Le salaire de l’entrepreneur : le prix de tes ambitions
- Entrepreneur débutant : 1500 € à 2000 € nets mensuels (entre 25 000 € et 30 000 € bruts annuels)
- Entrepreneur expérimenté : 20 000 € à 20 500 € nets mensuels (entre 315 000 € et 320 000 € bruts annuels)
- Entrepreneurs de groupes côtés : 1,3 à 16,7 millions nets mensuels (entre 15 et 200 milliards)
Tu t’en doutes, il n’y a pas de salaire fixe pour un entrepreneur. Celui-ci dépend de plusieurs facteurs : succès de l’entreprise, capacité à générer du chiffre d’affaires, popularité du produit, etc. Certains chefs d’entreprise ne se versent aucun salaire et se rémunèrent directement avec les dividendes, calculées à partir des résultats nets d’une organisation.
En résumé, l’entrepreneur peut aussi bien percevoir 0 € par mois que 2 000 à 4 000 euros bruts. C’est pour cela que beaucoup de créateurs d’entreprise conseillent de se lancer durant les études, à une période où la prise de risque est moins importante.

















