45 000 euros : c’est la moyenne des tarifs d’un cycle en école de commerce en France. Des prix bien loin de ceux pratiqués à l’université ou même au sein de certaines autres écoles spécialisées.
Souvent accessibles à l’issue d’un concours d’entrée sélectif, les grandes écoles de commerce restent inabordables financièrement pour de nombreux étudiants méritants.
Face à ce problème, les écoles souhaitent diversifier les profils des étudiants en commerce. Divers moyens de financement existent donc. Tu ne les connais pas ? On t’aide à y voir plus clair !
Vers une augmentation des prix des écoles de commerce ?
Selon une enquête élaborée par les équipes de Mister Prépa, le coût moyen des frais de scolarité des écoles de commerce s’élève à 45 186 euros en 2024, soit une hausse de plus de 19 425 euros en 13 ans.
Les prix connaissent une augmentation importante pour diverses raisons. Tout d’abord, l’augmentation est notamment due à la volonté des écoles de commerce d’influer sur le marché international, car l’ouverture de campus, les partenariats à l’étranger coûtent de l’argent, mais aussi à la baisse de nombreuses subventions publiques.
De plus, les business schools ouvrent régulièrement de nouveaux campus en France pour être présentes dans différentes villes. Cela évite aux étudiants de déménager et pourquoi pas, de rester dans leur domicile familial sans payer de loyer.
Il y a également une volonté de moderniser les locaux, de mettre en place des technologies plus modernes pour faciliter l’apprentissage. Ces raisons peuvent être les causes de la croissance des prix, mais restent toutefois nécessaires pour accroître la qualité de l’enseignement et d’opportunités.
Si des options de financement existent, elles ne sont pas toujours accessibles à tous, notamment pour les classes moyennes et les étudiants précaires. Diplomeo t’aide à décrypter les nombreux moyens pour accéder aux business schools et pour financer un cursus !
©Comparaison des frais de scolarité 2011, 2023, 2024 - Mister Prépa®
Penser aux bourses pour financer son école de commerce
Certaines écoles comme HEC, l’ESC Amiens ou Télécom EM dispensent certains boursiers des droits d’inscription. Mais malheureusement, cette initiative louable n’est pas représentative de la majorité des écoles de commerce.
Les étudiants doivent trouver des solutions alternatives. L’État et les écoles en ont quelques-unes et proposent des aides financières aux familles pour financer les études supérieures en école de commerce.
La bourse Crous pour financer ses études
La bourse du Crous permet aux étudiants de bénéficier d’une aide financière mensuelle, entre septembre et juin. Elle se calcule en fonction des critères sociaux de la famille de l’étudiant (revenus, distance entre le domicile familial et l’école, nombre de frères et sœurs dans l’enseignement). Tu dois constituer un DSE (dossier social étudiant) pour pouvoir bénéficier de la bourse sur critères sociaux.
Répartie sur sept paliers différents, la bourse du Crous peut atteindre jusqu’à 7 602 euros par an, sur 10 mois. Attention cependant, certaines écoles de commerce, certes rares, ne sont pas habilitées à recevoir des boursiers. N’hésite pas à te renseigner au préalable !
La bourse au mérite pour financer son parcours en école de commerce
Intéressante pour les élèves qui souhaitent intégrer les écoles de commerce post-bac, l’aide au mérite octroie, en plus de la bourse Crous, une aide précieuse à ceux qui en font la demande.
Souvent réservée aux étudiants boursiers sur critères sociaux, l’aide au mérite est un complément de bourse pour tous ceux qui ont obtenu leur baccalauréat avec mention « très bien ». Certaines écoles attribuent également la bourse au mérite à ceux qui obtiennent la mention « bien ». Généralement, la somme de cette aide s’élève à 900 euros, versés en neuf mensualités.
La bourse Erasmus+ pour les études à l’étranger
Si, dans le cadre de tes études supérieures, tu souhaites réaliser un échange à l’étranger, sache que tu peux bénéficier d’un petit coup de pouce : la bourse Erasmus+. Son montant varie selon le type de mobilité et le pays dans lequel tu pars, toutefois, il est généralement compris entre 300 et 700 euros par mois.
Pour en savoir plus sur cette aide, tu peux te renseigner directement auprès du service des relations internationales de ton établissement.
L’aide à la mobilité internationale (AMI)
Passer une année ou un semestre à l’étranger fait généralement partie des programmes des écoles de commerce. Mais, pour financer un séjour à l’international, les étudiants ont parfois des difficultés.
L’aide à la mobilité internationale, sous l’impulsion du ministère de l’Éducation nationale, propose d’allouer 400 euros par mois pour ceux qui effectueraient une formation à l’étranger de 2 à 9 mois.
Les bourses des écoles de commerce pour financer ses études
Certaines écoles de commerce ont à cœur d’aider leurs étudiants à payer les frais d’inscription. Elles peuvent proposer des bourses internes, généralement en fonction du dossier de l’étudiant (critères sociaux, résultats, etc.).
L’école de commerce Audencia, par exemple, propose de bénéficier des bourses Audencia, qui allouent des aides à certains étudiants de l’école. Ces bourses peuvent représenter une aide allant de 10 à 60 % du prix total de la scolarité.
La Fondation de France Jacques Lambert
Réservée aux écoles de commerce, la Fondation Jacques Lambert attribue des bourses d’études à des étudiants admis en première année d’école de commerce, choisis en fonction de critères scolaires et sociaux.
L’idée de la fondation est de promouvoir l’égalité des chances et d’empêcher que des jeunes ne puissent accéder à des écoles de commerce pour des raisons financières.
Faire un prêt pour financer son école de commerce
Un pas difficile à franchir pour de nombreux étudiants. En France, le prêt bancaire reste une pratique assez marginale : 18 % des jeunes avouaient avoir contracté un prêt personnel étudiant en 2019 (Source : Sondage « Les jeunes et l’argent »). Pour entrer en école de commerce, c’est cependant chose courante. Quand il faut sortir des sommes allant de 30 000 à 60 000 euros, les familles n’ont pas d’autres choix que d’emprunter à la banque.
Néanmoins, les écoles de commerce ont généralement des partenariats avec des banques qui pratiquent de taux très bas. Les banques prêtent relativement facilement aux étudiants en école de commerce, surtout si elles sont prestigieuses. En effet, les salaires de sortie des écoles de commerce convainquent plus d’un banquier !
En outre, pour les étudiants qui n’auraient pas de garants, certains établissements comme HEC proposent des prêts sans cautions. Certaines banques s’associent aussi à des écoles de commerce pour proposer un prêt à taux 0 et sans caution parentale.
Travailler en même temps que ses études de commerce
Environ la moitié des étudiants travaillent pour financer leurs études. Que ce soit l’été, durant l’année en même temps que les études ou bien en alternance, beaucoup de jeunes perçoivent un salaire. Pour financer ton école de management, travailler peut, au-delà de l’aspect financier, t’aider à acquérir une expérience professionnelle.
Les jobs étudiants pour subvenir à ses besoins
Ils sont variés. Les petits boulots étudiants abondent : garde d’enfants, cours particuliers, fast-food, service, surveillance d’examens, petsitting, etc. Les jeunes ont de nombreuses opportunités pour trouver des jobs étudiants. S’ils peuvent rarement financer l’intégralité des études en école de commerce, notamment en raison des faibles salaires, ils peuvent aider à soulager une partie du prêt étudiant, par exemple !
Afin de financer une partie de leurs études, certains étudiants optent également pour le job d’été. Effectivement, selon notre sondage, 46 % des jeunes qui ont eu un job d’été en 2019 ont utilisé leur salaire pour financer leurs études.
L’alternance pour financer ses études
Aujourd’hui, l’alternance a le vent en poupe. Véritable tendance qui se développe ces dernières années, l’alternance ne propose presque exclusivement que des avantages pour l’étudiant.
Ils acquièrent une expérience professionnelle dans leur secteur, et en même temps, ils sont rémunérés, au minimum 80 % du SMIC, selon s’ils sont en contrat de professionnalisation ou en contrat d’apprentissage.
Autre aspect très intéressant, notamment pour les écoles de commerce : l’entreprise qui accueille l’étudiant s’engage à financer l’intégralité de son cursus à l’école. De quoi s’acquitter de frais d’inscription onéreux, tout en développant son réseau professionnel !