45 000 euros : c'est la somme qu'il faut débourser, en moyenne, pour boucler un cycle en école de commerce en France. Des prix bien loin de ceux pratiqués à l’université ou même au sein de certaines autres écoles spécialisées.
Accessibles au terme d'un concours souvent relevé, ces établissements restent pourtant inaccessibles d'un point de vue financier pour une partie des étudiants, aussi motivés soient-ils.
Consciente de ce frein, les business schools cherchent à diversifier le profil de leurs promotions. Résultat : les dispositifs pour financer sa scolarité ne manquent pas. On t'aide à y voir plus clair !
Quel est le coût d'une école de commerce en 2026 ?
Le coût d'un cursus en business school dépend surtout du programme visé et de la notoriété de l'établissement. En 2026, il faut compter en moyenne 8 000 € par an pour un bachelor et jusqu'à 16 000 € par an pour un Programme Grande École (PGE). D'une établissement à l'autre, l'addition varie sensiblement. Voici quelques exemples :
- HEC Paris affiche l'un des tarifs les plus élevés du marché, à environ 75 300 € pour l'ensemble du cursus
- KEDGE BS, présente sur plusieurs campus dont Bordeaux et Marseille, a un prix de 51 000 € les trois années
- Montpellier Business School propose son PGE à 48 000 €
- Rennes School of Business se situe autour de 46 000 €, dans la moyenne basse
Le détail des frais de scolarité des écoles de commerce en 2026
Financer son école de commerce grâce aux bourses
Avant de penser au prêt étudiant ou au petit job en dehors des cours, le premier réflexe consiste à chercher du côté des aides qui ne se remboursent pas. L'État comme les écoles proposent plusieurs bourses pour soutenir les étudiants dont les ressources ne suivent pas le coût de la scolarité. Toutes ne sont pas automatiques : certaines dépendent de ta situation, d'autres du statut même de ton établissement.
La bourse du Crous
Versée chaque mois de septembre à juin, la bourse sur critères sociaux du Crous se calcule selon les revenus de ton foyer, le nombre de personnes à charge et la distance entre ton domicile et l'école. Pour l'année 2026-2027, son montant s'échelonne de 1 454 € à 6 335 € par an selon ton échelon, réparti sur 8 niveaux. Le dépôt du dossier social étudiant (DSE), entre début mars et fin mai, conditionne l'attribution.
Néanmoins, un point mérite ton attention : ton établissement doit être habilité à recevoir des boursiers pour que tu puisses en bénéficier. Là où l'université ouvre ce droit automatiquement, une école privée ne le garantit pas, et l'habilitation peut même varier d'un programme à l'autre au sein d'une même structure. Renseigne-toi donc en amont, avant de déposer ta candidature, pour savoir si le cursus que tu vises te permet de conserver ta bourse.
La bourse au mérite
Intéressante pour les bacheliers qui souhaitent intégrer les écoles de commerce post-bac, l’aide au mérite octroie, une aide précieuse à ceux qui en font la demande.
Souvent réservée aux étudiants boursiers sur critères sociaux, l’aide au mérite est un complément de bourse pour tous ceux qui ont obtenu leur bac avec mention « très bien ». Certaines écoles attribuent également la bourse au mérite à ceux qui obtiennent leur bac avec la mention « bien ». Généralement, la somme de cette aide s’élève à 900 euros, versés en 9 mensualités.
Les bourses d'excellence des écoles
En plus des aides du mérite octroyées aux bacheliers qui ont eu la mention TB, certaines écoles de commerce récompensent leurs meilleurs profils par des bourses maison. Contrairement à celle du Crous, celles-ci ne dépendent pas de ta situation sociale, mais de ton dossier : résultats au concours d'entrée, parcours académique ou solidité de ton projet professionnel. Un levier ouvert à tous, y compris à ceux qui ne remplissent pas les critères sociaux.
Les montants et les conditions varient d'un établissement à l'autre. SKEMA business school attribue ainsi aux 10 meilleurs candidats de son concours une bourse couvrant 25 % des frais de première année. D'autres établissements, parmi lesquelles l'EDHEC ou l'EM Strasbourg, accordent aux nouveaux inscrits ayant décroché une mention Très Bien des réductions qui peuvent atteindre 10 000 € sur leur scolarité. Pour en profiter, un dossier soigné fait souvent la différence, entre excellents résultats, lettre de motivation et projet argumenté.
Financer une mobilité à l'étranger
La dimension internationale est inhérente aux études en business school , et deux dispositifs peuvent en alléger le coût. Le premier, la bourse Erasmus+, s'adresse à tout jeune qui souhaite étudier dans l'un des pays partenaire de l'établissement, pour une mobilité allant de 3 à 12 mois. Son montant dépend du coût de la vie dans le pays d'accueil : il grimpe jusqu'à 674 € par mois pour une destination onéreuse européenne comme l'Irlande, la Suède ou l'Allemagne, se situe entre 292 et 606 € pour l'Espagne, l'Italie ou le Portugal, et démarre autour de 225 € vers la Pologne ou la Roumanie. Pour ceux qui voyagent à l'étranger dans le cadre d'un stage un complément de 150 € mensuels s'ajoute, et les étudiants en difficulté financière peuvent percevoir 250 € de plus au titre de l'inclusion.
À cette première aide s'ajoute, pour les boursiers du Crous, l'aide à la mobilité internationale (AMI). D'un montant de 400 € par mois sur une durée de 2 à 9 mois, elle se cumule avec Erasmus+. Un étudiant boursier qui part un semestre à l'étranger peut donc cumuler les deux dispositifs et couvrir une part substantielle de son séjour.
Les bourses internes des écoles
En plus de ces dispositifs, la plupart des écoles de commerce financent elles-mêmes une partie de la scolarité de certains étudiants. Ces bourses maison s'attribuent sur dossier, en croisant le plus souvent les résultats académiques et la situation financière, et leur montant grimpe parfois bien au-delà des aides d'État. Audencia BS, par exemple, alloue des bourses internes qui couvrent de 10 à 60 % du prix total de la scolarité selon le profil du candidat. Chez KEDGE, la bourse sociale atteint 2 500 à 3 000 € par an pour les étudiants les plus précaires. À chaque établissement sa grille, ses critères et ses délais de candidature, d'où l'intérêt de contacter directement le service financier de l'école que tu vises.
La bourse de la Fondation Jacques Lambert
Certaines aides passent enfin par des fondations privées, à l'image de la Fondation Jacques Lambert, placée sous l'égide de la Fondation de France. Chaque année, elle accompagne une trentaine de jeunes de 18 à 22 ans entrant en première année, sélectionnés à la fois sur leurs résultats et sur leur situation financière. D'un montant de 2 500 €, elle est versée directement à l'établissement pour réduire les frais de scolarité, et n'est pas renouvelable.
Financer son école de commerce avec un prêt étudiant
Quand les bourses ne suffisent pas à couvrir les frais, il reste la solution de l'emprunt. Le prêt étudiant est d'ailleurs plus répandu qu'ailleurs dans le supérieur. Selon l'Observatoire de la vie étudiante (OVE), 11 % des élèves d'école de commerce y ont recours, contre 6 % en école d'ingénieurs et 4,5 % à l'université.
Bonne nouvelle pour les candidats : les établissements nouent des partenariats avec des banques, qui appliquent alors des taux préférentiels à leurs étudiants. En 2026, ces taux s'échelonnent généralement entre 0,90 % et 3 %, avec des offres promotionnelles ponctuelles à 0 % sur de petits montants. Les banques prêtent d'autant plus volontiers que les diplômés de ces écoles affichent de bons salaires de sortie, un gage de remboursement qui rassure le prêteur.
Pour les étudiants sans garant, il existent d'autres alternatives. D'une part, le prêt garanti par l'État permet d'emprunter jusqu'à 20 000 € sans caution parentale, l'État se portant garant à hauteur de 70 % de la somme auprès de quelques banques partenaires. D'autre part, les prêts sans caution négociés par les établissements avec leurs partenaires bancaires, voire des prêts à taux zéro sous conditions de ressources.
Travailler en même temps
Une bonne partie des jeunes exercent une activité rémunérée en parallèle de leur cursus. Job d'été, petit boulot ou apprentissage : les alternatives ne manquent pas pour arrondir ses fins de mois. Au-delà du coup de pouce sur le budget, cette expérience de terrain constitue aussi un vrai plus sur un CV.
Les jobs étudiants pour subvenir à ses besoins
Ils sont variés. Les petits boulots étudiants abondent : garde d’enfants, cours particuliers, fast-food, surveillance d’examens, pet-sitting, etc. Les jeunes ont de nombreuses opportunités pour trouver des jobs étudiants. S’ils peuvent rarement payer l’intégralité des études en école de commerce, notamment en raison des faibles salaires, ils peuvent aider à soulager une partie du prêt étudiant, par exemple !
L’alternance pour financer ses études
Aujourd’hui, la formation en alternance est très répandue dans les études supérieures. Véritable tendance qui se développe ces dernières années, l’alternance ne propose presque exclusivement que des avantages.
Ils acquièrent une expérience professionnelle dans leur secteur, et en même temps, ils sont rémunérés, au minimum 80 % du SMIC, selon s’ils sont en contrat de professionnalisation ou en contrat d’apprentissage.
Autre aspect très intéressant, notamment pour les écoles de commerce : l’entreprise qui accueille un jeune s’engage à financer l’intégralité de son cursus à l’école. De quoi s’acquitter de frais d’inscription onéreux, tout en développant son réseau professionnel !