Les étudiants salariés peuvent bénéficier d'un « congé révision »

par Charles Bret dans vie étudiante

Depuis 2015 et une loi développée par Emmanuel Macron, les étudiants qui travaillent en parallèle de leurs études peuvent bénéficier de 5 jours de « congé révision » avant des examens.

mains sur un clavier

Selon une étude de l’Observatoire de la vie étudiante, les étudiants sont de plus en plus nombreux à travailler parallèlement à leurs études. Vous en faites partie ? Sachez que vous avez le droit à 5 jours de « congé révision » !

Des étudiants qui travaillent de plus en plus à côté des études

Cette disposition votée en 2015 est assez méconnue, pourtant elle représente une bonne nouvelle pour les étudiants salariés, qui ont parfois davantage de difficultés à obtenir leur diplôme que leurs camarades, notamment en raison d’un emploi du temps plus chargé. D’après l’Observatoire de la vie étudiante, 17,7 % d’entre eux estime que leur job étudiant à un impact négatif sur leurs études. Ils décrivent également cette « double vie » comme « source de stress et de tension nerveuse ». Ce temps passé à travailler plutôt qu’à réviser se mesure et l’OVE estime que « les étudiants qui n’exercent pas d’activité rémunérée consacrent trois heures de plus aux cours et deux heures au travail de plus chaque semaine que ceux qui exercent une activité rémunérée ».

Cette étude montre que près d’un étudiant sur deux travaille à côté des cours. 52,3 % d’entre eux travaillent plus de six mois par an. Pourquoi travaillent-ils ? Généralement, la réponse est : pour améliorer leur niveau de vie. Ils sont trois quarts à affirmer que leur job y contribue. La même part d’étudiants pense acquérir une expérience professionnelle grâce à ce travail étudiant.

5 jours, non payés...

Pour éviter cette situation, l’amendement 627 de la loi Macron, daté de 2015, a créé un droit nouveau pour les étudiants salariés : cinq jours de congés, tous les soixante jours ouvrables travaillés, pour réviser les examens. Ce congé est à prendre dans le mois qui précède un examen. Seule condition pour en bénéficier : justifier que vous êtes bien inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur. Un problème demeure toutefois : la rémunération de ces nouveaux congés. Initialement inscrite dans l’amendement, elle a été supprimée du texte. Ce congé est donc un congé non payé... Mais qui peut vous aider à vous concentrer sur vos études avant un moment important !

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