- Salaire mensuel net : de 1 440 à 3 000 €
- Niveau d’études : de CAP à bac+2
- Sélectivité : 6/10
Missions de la maquilleuse : bien plus qu’un coup de pinceau
Que ce soit pour une séance photo, un mariage, un défilé de mode ou un tournage de film, le make-up artist s’adapte à toutes les situations et à tous les profils ! Ton truc ? Marier les couleurs, sublimer des visages et faire des effets spéciaux si besoin !
Tes missions ? Elles dépendent de l’environnement dans lequel tu évolues ! En institut de beauté ou en parfumerie, tu conseilles les clients, réalises des maquillages de jour ou de soirée et participes à la vente de produits cosmétiques. Tu peux par exemple préparer une future mariée pour le plus beau jour de sa vie, en créant un look qui sublime ses traits tout en respectant ses envies ou bien conseiller sur le fond de teint qui correspond le plus à la couleur de peau de ta cliente !
- Métier créatif
- Contact avec le public
- Métier passion
- Horaires contraignants
Sur les plateaux de télévision, c’est une autre paire de manches ! Le maquilleur ou la maquilleuse prépare les visages des présentateurs, journalistes et invités pour qu’ils passent bien à l’écran. Un fond de teint mat pour éviter les reflets, un maquillage discret mais efficace : le tout doit être impeccable face aux caméras. Et bien sûr, tu restes sur le plateau pour effectuer des retouches entre les prises !
Dans le monde du cinéma ou du spectacle, tu deviens un véritable artiste plasticien. Tu peux vieillir un acteur de vingt ans, créer de fausses cicatrices, simuler des blessures ou même métamorphoser un comédien en créature fantastique ! Ce travail minutieux demande parfois plusieurs heures de préparation, donc c’est un métier qui exige de la patience et une bonne dose d’énergie !
Le maquilleur professionnel peut exercer sous différents statuts : salarié en institut de beauté, intermittent du spectacle pour le cinéma ou la télévision ou encore autoentrepreneur pour se constituer sa propre clientèle.
Études pour devenir maquilleuse : toutes les voies pour briller
- Coût : de gratuit (lycée public) à 15 000 €/an (écoles privées)
- Durée des études : 2 ans
- Alternance : possible
- Concours : non
Bonne nouvelle : il n’existe pas de parcours unique pour devenir maquilleur professionnel. Plusieurs chemins s’offrent à toi en fonction de tes ambitions et du domaine dans lequel tu souhaites exercer.
Le CAP esthétique cosmétique parfumerie : pour apprendre les fondamentaux
C’est le diplôme de référence pour travailler dans le domaine de la beauté. Accessible dès la 3e, ce CAP se prépare en deux ans en lycée professionnel, en CFA ou dans une école privée.
Au programme : techniques de soins du visage, maquillage, manucure, mais aussi vente et conseil en cosmétiques. C’est le sésame indispensable si tu veux t’installer en tant qu’indépendant et proposer tes services à domicile ou créer ta propre structure.
Le BP ou le bac pro esthétique cosmétique parfumerie : pour aller plus loin
Après ton CAP, tu peux poursuivre avec un brevet professionnel (BP) ou un bac professionnel esthétique cosmétique parfumerie. Ces diplômes te permettent d’approfondir tes compétences techniques et de te spécialiser davantage. Ils sont particulièrement recommandés si tu envisages de gérer un institut ou de travailler pour une grande marque de cosmétiques.
Les formations en maquillage artistique : pour viser le cinéma et la mode
Si ton rêve est de travailler sur des tournages ou des défilés, il faudra compléter ta formation de base par une spécialisation en maquillage artistique. Plusieurs écoles privées proposent des cursus d’un à deux ans, de niveau bac, bac+1 ou bac+2. Attention, les frais de scolarité peuvent être élevés (jusqu’à 15 000 € l’année) et la majorité des établissements sont situés en Île-de-France.
- CAP esthétique cosmétique parfumerie
- Bac pro esthétique cosmétique parfumerie
- BP esthétique cosmétique parfumerie
- Formation en école de maquillage
Qualités et compétences du maquilleur : l’art du détail
Tu aimes créer, imaginer, inventer ? Parfait, car la créativité est la qualité numéro un du maquilleur professionnel. Chaque visage est une toile unique, et c’est à toi de trouver le look qui mettra en valeur ses traits, tout en respectant les consignes du client ou du directeur artistique. Que tu doives réaliser un maquillage naturel pour un mariage ou transformer un acteur en zombie pour un film d’horreur, ton imagination sera toujours sollicitée.
La patience et la minutie sont aussi essentielles dans ce métier. Certains maquillages demandent plusieurs heures de travail : créer de fausses blessures, poser des prothèses ou réaliser un maquillage haute définition pour le cinéma exige une concentration sans faille. Un trait de eye-liner mal placé ou une teinte mal choisie peuvent gâcher des heures de préparation.
Dans l’Égypte ancienne, le maquillage n’était pas qu’une question d’esthétique ! Le fameux khôl noir que portaient Cléopâtre et les pharaons avait aussi une fonction médicale : il protégeait les yeux du soleil et éloignait les moustiques. Les Égyptiens le considéraient même comme une amulette contre le mauvais œil !
Si tu as le sens du relationnel, tu gagnes des points ! Tu seras en contact permanent avec des clients aux personnalités très différentes, des mannequins stressés avant un défilé aux acteurs fatigués après plusieurs prises. Il faut savoir mettre les gens à l’aise, les rassurer et parfois gérer des situations de stress avec diplomatie. Et si tu travailles avec des célébrités, la discrétion est de mise : ce qui se dit dans la loge reste dans la loge !
Enfin, une bonne condition physique est nécessaire. Le maquilleur passe de longues heures debout, transporte son matériel d’un lieu à l’autre et enchaîne parfois les journées de travail avec des horaires décalés (tôt le matin, tard le soir, les week-ends). Un métier qui demande de l’endurance !
- Maîtrise de la colorimétrie et des associations de teintes pour s’adapter à toutes les carnations
- Connaissance approfondie des textures, pigments et produits cosmétiques
- Techniques de maquillage adaptées aux différents supports (lumière naturelle, flash photo, caméra HD)
Insertion professionnelle de la maquilleuse : précarité ou prospérité ?
Autant être honnête avec toi : le marché de l’emploi pour les maquilleurs est compétitif. Beaucoup de candidats rêvent de ce métier, mais les offres de postes fixes sont rares. Le secteur compte beaucoup de candidats pour peu d’offres, et les CDI sont principalement proposés par les instituts de beauté ou les grandes marques de cosmétiques.
Dans le monde du spectacle, du cinéma et de la mode, la règle est plutôt au contrat à la mission ou au statut d’intermittent. Les opportunités se concentrent largement en Île-de-France, où se trouvent les principaux plateaux de tournage, studios de télévision et maisons de mode. Si tu vises ce secteur, il faudra te constituer un réseau solide et accepter de commencer comme assistant avant de voler de tes propres ailes.
La bonne nouvelle ? Le métier évolue avec son temps. L’essor des réseaux sociaux et des techniques comme le maquillage permanent ou les effets spéciaux ouvre de nouvelles perspectives. Les maquilleurs spécialisés dans ces domaines sont de plus en plus recherchés. Et si tu peines à trouver un poste en CDI, le statut d’autoentrepreneur te permet de développer ta propre clientèle en proposant des prestations à domicile, des cours de maquillage ou des animations en entreprise.
Évolution de carrière : diversifie tes compétences !
Le parcours classique d’un maquilleur suit plusieurs étapes bien définies. Tu commences généralement comme assistant-maquilleur, une période essentielle pour apprendre sur le terrain, observer les techniques des pros confirmés et se faire connaître dans le milieu. Après quelques années d’expérience et de missions réussies, tu peux accéder au statut de maquilleur en titre.
L’étape suivante ? Devenir chef maquilleur ou cheffe maquilleuse. Dans le cinéma, ce poste implique de gérer une équipe de maquilleurs, de participer aux réunions de préproduction avec le réalisateur et de coordonner le travail avec les autres départements artistiques. Pour accéder à cette fonction, il faut avoir de belles années d’expérience professionnelle au compteur.
D’autres évolutions sont possibles selon tes envies. Tu peux te spécialiser dans les effets spéciaux pour le cinéma ou la télévision, un domaine très pointu mais aussi très valorisé. Tu peux également te tourner vers l’enseignement en devenant formateur dans une école de maquillage ou créer ta propre structure (studio, agence de maquilleurs, centre de formation).
Salaire de la maquilleuse : plutôt variable que stable
- Maquilleuse débutante
- Salaire net mensuel : 1 440 € – 1 700 €
- Équivalent brut annuel : 22 000 € – 25 600 €
- Maquilleuse expérimentée
- Salaire net mensuel : 2 000 € – 3 000 €
- Équivalent brut annuel : 30 000 € – 45 000 €
En début de carrière, un maquilleur salarié en institut de beauté ou en parfumerie peut s’attendre à un salaire proche du SMIC, soit environ 1 440 à 1 700 euros net par mois.
Avec l’expérience et une spécialisation, les revenus augmentent sensiblement. Un maquilleur confirmé travaillant pour une grande marque ou sur des productions importantes peut même atteindre 2 500 à 3 000 euros net par mois. Et si tu travailles dans le cinéma ou la télévision, tu peux prétendre à des rémunérations encore plus élevées, à savoir jusqu’à 4 000 euros net en fin de carrière.
Pour les intermittents du spectacle et les freelances, les revenus sont calculés à la journée. Selon Hellowork, un maquilleur peut facturer entre 150 et 250 euros brut par jour à la télévision ou au cinéma, voire davantage pour des maquillages complexes (effets spéciaux, prothèses). Les maquilleuses indépendantes proposent leurs prestations entre 50 et 150 euros pour un maquillage événementiel, avec des tarifs qui grimpent pour les mariages ou les shootings professionnels.
La localisation a un impact important sur les revenus. À Paris et en Île-de-France, les salaires sont généralement plus élevés qu’en région. De la même façon, une maquilleuse qui exerce en libéral peut gonfler ses prix selon la ville où elle exerce.










