- Salaire mensuel net : 1 200€ à 3 000€
- Niveau de diplôme : aucun diplôme requis à bac+5
- Sélectivité : 10/10
Les missions et le quotidien de l'écrivain : plonge dans l'univers de la création
L'écrivain est avant tout un créateur d'univers. Romans, nouvelles, poésies, pièces de théâtre, essais, biographies... Il manie les mots pour raconter des histoires, qu'elles soient fictives ou réelles. Son objectif ultime ? Être publié et trouver son lectorat. Mais le chemin est long et semé d'embûches !
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, l'écrivain ne passe pas ses journées uniquement à rêvasser devant une page blanche. Son quotidien commence par trouver l'inspiration, cette étincelle qui va donner naissance à son prochain projet. Ensuite, il effectue un véritable travail de documentaliste : recherches historiques, interviews, enquêtes de terrain... Tout ce qui permettra de nourrir son récit et de le rendre crédible. Par exemple, un auteur de romans policiers peut passer des semaines à rencontrer des enquêteurs pour comprendre les rouages d'une investigation.
Vient ensuite la phase d'écriture du manuscrit, cette première version du livre qui demande des heures, des jours, voire des années de travail acharné. L'écrivain écrit, rature, réécrit, peaufine chaque phrase, chaque mot. Certains auteurs comme Flaubert ont passé cinq ans sur un seul roman ! Ce travail de réécriture est crucial pour atteindre ce qu'on appelle son "style", cette signature littéraire qui lui est propre.
Une fois le manuscrit terminé, l'écrivain doit le proposer à des maisons d'édition. C'est là que commence un nouveau marathon : envoyer son texte à des dizaines d'éditeurs, essuyer les refus, multiplier les contacts avec les professionnels du livre. Il faut être persévérant et ne pas se décourager face aux nombreuses lettres de refus qui peuvent arriver.
Enfin, si le livre est publié, l'écrivain devient aussi un communicant. Il participe à des salons du livre, anime des rencontres avec les lecteurs, accorde des interviews, se déplace en librairie pour des dédicaces. Il doit également être présent sur les réseaux sociaux pour échanger avec sa communauté et faire la promotion de ses ouvrages. Les maisons d'édition apprécient d'ailleurs que les auteurs aient déjà construit leur propre réseau avant même d'être publiés.
🎨 Métier créatif
❤️ Métier passion
💼 Indépendant
L'écrivain évolue le plus souvent en solitaire, installé chez lui devant son ordinateur. Cette solitude peut être pesante mais elle est nécessaire pour la concentration qu'exige la création. Certains rejoignent toutefois des résidences d'écrivains, comme la Villa Médicis à Rome, qui offrent un cadre stimulant et permettent d'échanger avec d'autres créateurs. Il peut également travailler avec des illustrateurs, maquettistes et éditeurs lors de la finalisation du livre.
L'écrivain peut exercer son métier n'importe où selon son inspiration : chez lui, dans un café, en bibliothèque, en voyage... Cette liberté géographique est l'un des grands avantages du métier. En revanche, les horaires sont très contraignants, avec des journées qui peuvent s'étirer tard dans la nuit quand l'inspiration est au rendez-vous ou qu'une deadline approche.
Très peu d'écrivains parviennent à vivre uniquement de leur plume. La majorité exerce une autre activité professionnelle en parallèle : enseignant, journaliste, traducteur, ou écrivain public. Cette double casquette permet d'assurer une stabilité financière tout en continuant à écrire.
Les études pour devenir écrivain : le talent avant tout ?
- Coût des études : de gratuit à 5 000€ par an
- Durée des études : de 0 à 5 ans
- Alternance et stages : oui
- Concours : non
Le savais-tu ? Aucun diplôme n'est obligatoire pour devenir écrivain. Le talent et la persévérance comptent bien plus qu'un parchemin ! Victor Hugo, Émile Zola, Jean Cocteau ou André Malraux n'ont jamais obtenu leur baccalauréat, et ça ne les a pas empêchés de devenir des monstres sacrés de la littérature française.
Quelles spécialités au bac pour devenir écrivain ?
Si tu es encore au lycée et que tu vises le métier d'écrivain, certaines spécialités peuvent t'aider. Humanités, littérature et philosophie (HLP) te permettra d'affiner ta réflexion et ta maîtrise de l'argumentation. Langues, littératures et cultures étrangères et régionales (LLCER) enrichira ta culture littéraire et ton vocabulaire. La spécialité Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP) peut s'avérer précieuse si tu souhaites écrire des romans historiques ou d'actualité.
De la licence au master : les cursus incontournables du bon écrivain
Si tu veux perfectionner ton écriture et acquérir une solide culture littéraire, plusieurs formations existent. À l'université, tu peux te tourner vers une licence lettres accessible sur Parcoursup après le bac. Ce cursus de trois ans te plonge dans l'analyse d'œuvres littéraires, l'histoire de la littérature française et étrangère, et la maîtrise de la langue. Tu développeras des compétences rédactionnelles solides et une capacité d'analyse qui te seront utiles toute ta vie.
Si tu veux aller plus loin, plusieurs universités proposent désormais un master création littéraire ou un master lettres et création littéraire. Ces cursus de deux ans, accessibles après une licence, mettent l'accent sur la pratique de l'écriture à travers des ateliers de création. Tu y travailleras ton propre projet d'écriture tout en bénéficiant de l'accompagnement de professionnels et d'écrivains confirmés. Le Master Création Littéraire de Paris 8, par exemple, affiche un taux impressionnant de 80 livres publiés pour 240 étudiants formés !
Ces masters sont accessibles via la plateforme Mon Master et recrutent sur dossier et entretien de motivation. Tu devras souvent présenter un projet de création et un texte original pour montrer ton potentiel.
Si tu veux écrire sur un domaine très spécialisé (médecine, droit, sciences...), il peut être judicieux d'avoir une formation dans ce secteur. Beaucoup d'écrivains d'ouvrages scientifiques ou de vulgarisation sont d'abord des experts de leur domaine qui maîtrisent ensuite les techniques d'écriture.
Les formations courtes pour devenir écrivain
Au-delà des formations diplômantes, tu peux aussi participer à des ateliers d'écriture. Ces stages de perfectionnement, proposés par des organismes privés ou des associations, permettent de s'entraîner à différentes techniques narratives et de recevoir des retours constructifs sur tes textes.
- Licence lettres
- Master création littéraire
- Master lettres et création littéraire
- Master lettres
Les qualités et compétences requises pour devenir écrivain : l'art de manier la plume
Première qualité indispensable : l'imagination débordante. Sans capacité à inventer des personnages, à créer des univers et à construire des intrigues, impossible de captiver tes lecteurs. Tu dois être capable d'originalité pour te démarquer des milliers d'autres manuscrits qui arrivent chaque jour sur les bureaux des éditeurs.
La persévérance est ton meilleur allié. Entre les phases d'écriture laborieuses, les refus des éditeurs et les doutes qui t'assaillent, tu vas devoir faire preuve d'une ténacité à toute épreuve. Les maisons d'édition reçoivent des dizaines de manuscrits quotidiennement et très peu sont retenus. Il faut savoir encaisser les déceptions et continuer à croire en son projet.
Sais-tu que Balzac écrivait sept heures d'affilée chaque jour, se réveillant à 1h du matin ? Il faisait ensuite une sieste à 8h, se réveillait à 9h30 et continuait à écrire jusqu'à 16h. Sa consommation de café était légendaire ! Cette discipline de fer lui a permis de produire près de 100 romans au cours de sa vie.
L'autonomie est également cruciale. En tant qu'écrivain, personne ne te donnera d'horaires de travail ni de deadlines (sauf si tu as signé un contrat avec ton éditeur). C'est à toi de t'organiser, de te fixer des objectifs et de t'y tenir. Balzac, par exemple, se réveillait à 1h du matin et écrivait sept heures d'affilée chaque jour. Tu n'es pas obligé d'être aussi extrême, mais une bonne discipline personnelle est indispensable !
Enfin, une certaine résistance au stress s'impose. L'instabilité financière, la solitude, la pression de l'inspiration, le syndrome de la page blanche... Le métier d'écrivain n'est pas de tout repos mentalement. Il faut savoir gérer ces moments difficiles sans se laisser submerger.
- Maîtrise parfaite de la langue française : grammaire, syntaxe, orthographe, vocabulaire riche et nuancé sont les fondations de ton métier
- Techniques narratives : savoir construire une intrigue, développer des personnages crédibles, maîtriser les codes de ton genre littéraire (polar, romance, science-fiction...)
- Outils informatiques : aujourd'hui, la maîtrise d'un traitement de texte et éventuellement de logiciels de mise en page (PAO) est devenue indispensable pour soumettre ton manuscrit dans un format professionnel
L'insertion professionnelle pour l'écrivain : un marché ultra-concurrentiel
Soyons honnêtes : percer dans l'écriture est extrêmement difficile. Près de 80 000 titres sont publiés chaque année en France, d'après les données du dépôt légal de la BnF. Cette abondance de publications rend la visibilité complexe pour un auteur débutant.
Le taux d'insertion professionnelle est difficile à chiffrer précisément, car beaucoup d'écrivains cumulent plusieurs activités. Ce qui est certain, c'est que très peu parviennent à vivre uniquement de leurs droits d'auteur. La majorité exerce un métier alimentaire à côté : professeur, journaliste, traducteur, consultant...
Toutefois, les résidences d'écrivains et les bourses du Centre National du Livre (CNL) offrent des opportunités de financement qui permettent de se consacrer à l'écriture pendant quelques mois sans soucis financiers. Ces dispositifs de soutien à la création sont précieux pour avancer sur un projet ambitieux.
L'autoédition connaît une croissance spectaculaire et représente désormais environ 31% des publications en France selon les projections récentes. Des plateformes comme Amazon, Kobo ou Wattpad permettent de publier sans passer par une maison d'édition traditionnelle. Si cette voie offre plus de liberté créative et une plus grande part des revenus, elle demande aussi de gérer soi-même toute la promotion et la diffusion de son livre.
Les évolutions professionnelles possibles : d'autres horizons littéraires
Le parcours d'un écrivain n'est jamais linéaire. Si tes premiers romans ne rencontrent pas le succès espéré, tu peux te réorienter vers des métiers connexes qui valorisent tes compétences rédactionnelles. Tu peux devenir écrivain public, proposant tes services de rédaction à des particuliers ou des entreprises pour des courriers, CV, biographies...
L'édition offre également des débouchés intéressants : tu peux rejoindre une maison d'édition comme éditeur, correcteur ou préparateur de copie. Ton expérience d'auteur te donnera un regard unique sur les manuscrits que tu auras à évaluer.
Si tu as la fibre pédagogique, tu peux animer des ateliers d'écriture en médiathèques, centres culturels ou écoles. C'est une belle manière de transmettre ta passion tout en complétant tes revenus.
D'autres chemins s'ouvrent aussi : traducteur littéraire si tu maîtrises des langues étrangères, scénariste pour le cinéma ou les séries télévisées, journaliste culturel pour chroniquer l'actualité littéraire, ou encore rédacteur web pour adapter ton talent aux nouveaux formats numériques.
Le salaire de l'écrivain : vivre de sa plume, mission (presque) impossible
Débutant
- Mensuel net : 0€ à 1 200€
- Brut annuel : 0€ à 18 000€
Écrivain confirmé
- Mensuel net : 2 600€ à 3 000€
- Brut annuel : 40 000€ à 47 000€
Parlons cash : le salaire d'un écrivain est très aléatoire. Contrairement à un emploi salarié classique, tu ne touches pas de rémunération fixe mensuelle. Tes revenus proviennent des droits d'auteur, c'est-à-dire un pourcentage sur chaque exemplaire vendu. En moyenne, un auteur touche 8% à 10% du prix de vente HT de son livre, soit environ 1,60€ pour un roman vendu à 20€.
Les premiers mois, voire les premières années, tu ne gagneras probablement rien. C'est pourquoi beaucoup d'auteurs conseillent de se lancer dans l'écriture pendant les études ou en parallèle d'une autre activité, à une période où la prise de risque financier est moins importante.
Concrètement, pour gagner 1 000€ par mois, il te faudrait vendre environ 630 livres chaque mois, soit 7 560 par an. Un chiffre qui reste hors de portée pour la majorité des auteurs. Beaucoup ne perçoivent que quelques centaines d'euros par an de leurs écrits.
Les revenus accessoires peuvent compléter tes droits d'auteur : interventions en salons du livre, rencontres en bibliothèque, lectures publiques, ateliers d'écriture... Ces activités sont plafonnées à 14 256€ brut par an en 2025 selon les règles de l'Urssaf. Les tarifs recommandés sont de 510,56€ brut la journée complète et 308,01€ brut la demi-journée pour les interventions d'auteur.
Tous les auteurs publiés en France sont rattachés à la Sécurité sociale des artistes-auteurs sous le statut d'artiste-auteur. Ils sont considérés comme salariés dès qu'ils signent un contrat d'édition, même si leurs revenus dépendent entièrement des ventes.
Si tu parviens à atteindre le statut de star de littérature, tu pourras facilement gagner plusieurs milliers d’euros par mois. Un salaire qui peut être complété par la revente des droits d’auteur pour des adaptations, par exemple. Un beau rêve qui ne doit pas te faire oublier la réalité difficile du métier.










