💰 Salaire mensuel net : de 2 200 € à 8 000 €
🎓 Niveau requis : bac+3 à bac+5
🔒 Sélectivité : 8/10
Missions et quotidien d’un commissaire-priseur : évaluer, organiser, vendre
Le commissaire-priseur, c’est la personne qui fait monter les prix d’objets d’art, de tableaux ou de mobiliers dans les salles de vente ! Ces articles sont mis en vente par des particuliers ou bien des entreprises. Parfois, il s’agit de meubles et d’objets obtenus à la suite d’une saisie judiciaire. Dans ce cas précis, le commissaire-priseur est mandaté par l’État.
Avant d’animer la vente, le commissaire-priseur réalise un long travail d’expertise et de recherche de ces tableaux, bijoux, meubles anciens, objets d’art pour estimer leur valeur et fixer un prix. Il inventorie ensuite chaque objet dans un catalogue. Puis, il organise leur mise aux enchères dans une salle de vente ou un hôtel particulier, par exemple.
- Métier passion
- Horaires contraignants
- Déplacements requis
- Contacts avec le public
Comme beaucoup d’entre nous, tu as sûrement une image de ce professionnel un peu théâtrale… Et tu as raison ! Ses ventes sont souvent mises en scène afin de créer une atmosphère propice et une certaine tension entre les acheteurs (antiquaires, collectionneurs et férus d’art) afin de faire grimper les prix. Tous veulent agrandir leur collection et faire la meilleure affaire possible.
Debout devant son pupitre, armé de son marteau, il dirige la vente et fait le « spectacle » ! Il présente l’article, propose un prix de départ, puis incite son audience à le faire monter. Les acheteurs sont présents dans la salle, mais certains sont en ligne au téléphone ou par Internet.
Une fois le prix maximum atteint, il déclare le fameux : « une fois, deux fois, trois fois… adjugé, vendu ! »
Concrètement, si tu te lances dans cette voie, c’est toi le chef d’orchestre ! Ton quotidien de commissaire-priseur sera le suivant :
- Tu reçois un mandat de gestion des affaires de différents clients
- Tu fixes le montant de tes honoraires
- Tu fais l’inventaire des biens qui te sont confiés (tableaux, objets anciens, statues, mobiliers…)
- Tu expertises soigneusement chacun d’entre eux pour déterminer leur valeur et fixer un prix
- Tu établis une attestation d’authenticité pour chaque objet
- Tu organises et présentes chaque objet pendant une vente aux enchères
Tu exerces ton métier dans des salles des ventes volontaires agréées par le Conseil des maisons de vente ou des cabinets de commissaires-priseurs judiciaires assermentés par le garde des Sceaux.
Les ventes aux enchères sont ouvertes au grand public. Au quotidien, tu côtoies des collectionneurs, des experts, des passionnés d’art et d’histoire.
Sache que l'on distingue deux types de commissaire-priseur : les commissaires-priseurs volontaires qui organisent des ventes pour des particuliers et entreprises, et les commissaires-priseurs judiciaires mandatés par l'État qui organisent des ventes suite à une liquidation judiciaire, une saisie, une succession… D'ici 2026, ce métier fusionnera avec celui d'huissier pour créer le métier unique de commissaire de justice.
Les déplacements sont fréquents, car tu peux par exemple être amené à te déplacer chez des particuliers pour réaliser une expertise ou encore dans des musées pour obtenir l’avis d’experts. Tu peux également organiser des ventes dans différents lieux et participer à des événements.
Ton métier implique des horaires irréguliers, car les ventes peuvent avoir lieu le soir et le week-end lorsque les acheteurs potentiels sont disponibles. Il s’agit d’un métier qui demande de l’engagement et une bonne gestion du temps, mais il est aussi tout aussi passionnant et stimulant !
Études pour devenir commissaire-priseur : un double cursus exigeant
- Frais de scolarité/an : 300 € (à l'université) à 10 000 € voire plus (en école privée)
- Durée des études : 3 à 5 ans
- Stages : oui
- Concours : non (examen d'accès)
Ne deviens pas commissaire-priseur qui veut ! Eh oui, pour accéder à ce métier, de longues études t’attendent. Tu dois obtenir une double licence en histoire de l’art et en droit, puis te présenter à l’examen d’accès au stage de commissaire-priseur.
Étape 1 : la double licence en droit et en histoire de l’art
Après l’obtention d’un baccalauréat général spécialité HGGSP (Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques), SES (Sciences économiques et sociales) ou HLP (Humanités, littérature et philosophie), tu peux poursuivre sur une licence (bac+3) en histoire de l’art, arts appliqués ou arts plastiques.
Ensuite, tu dois la compléter par une licence de droit (bac+3). Cela est indispensable ! Des universités proposent un parcours spécialisé : droit-histoire de l’art. Cela peut te faire gagner du temps, mais il te faudra beaucoup d’investissement personnel pour y parvenir.
Des écoles spécialisées comme l’école du Louvre ou l’ICART proposent également des cursus en histoire de l’art. Le cursus proposé est bien sûr très complet et passionnant, mais ces écoles privées sont aussi très onéreuses. L’école du Louvre reste toutefois beaucoup plus accessible.
Si tu t'orientes vers une école d'art privée, tu devras également obtenir une licence de droit en complément. Eh oui !
Étape 2 : l’examen d’accès au stage de commissaire-priseur
Après l’obtention d’une double licence en histoire de l’art et en droit, tu peux te présenter à l’examen d’accès au stage de commissaire-priseur. Certains profils titulaires d’un master en droit (bac+5) avec une excellente culture en histoire de l’art peuvent également se présenter.
Si tu es reçu, tu commences ensuite un stage obligatoire rémunéré de deux ans. Celui-ci comprend de la théorie, mais aussi de la pratique pour te préparer au mieux à ton futur métier.
À la fin des deux années, tu passes des épreuves orales et écrites pour obtenir le certificat d’aptitude à la profession de commissaire-priseur, qui t’autorise à exercer ton métier.
Si tu souhaites devenir commissaire-priseur judiciaire, ton parcours ne s’arrête pas là ! Tu devras en plus passer avec succès un examen d’aptitude judiciaire.
- Licence en histoire de l'art
- Licence de droit
- Bachelor médiation culturelle métiers de l'art
- Master de droit
Qualités et compétences requises pour devenir commissaire-priseur : passion, rigueur et éloquence
En plus d’une grande culture générale, de la passion et de la persévérance, il est important que tu possèdes également plusieurs qualités.
Lorsque tu estimes des tableaux, des objets ou du mobilier, tu te dois d’être extrêmement précis et rigoureux. Grâce à des recherches minutieuses, une analyse fine et beaucoup de rigueur, tu dois déterminer leur provenance, leur histoire, leur valeur et leur authenticité. Tu n’as pas le droit à l’erreur ! Les acheteurs font confiance à ton expertise pointue.
Pour suivre les évolutions constantes du marché de l'art, les commissaires-priseurs ont l'habitude de lire la Gazette de l'hôtel Drouot. Chaque semaine, depuis 1891, cette gazette est la référence des ventes aux enchères publiques de mobiliers, de tableaux et d'objets d'art.
Après l’expertise, le cœur de ton métier est la vente. Grâce à une bonne communication, une grande capacité à convaincre et un bon sens commercial, tu sais comment persuader les propriétaires de te confier leurs meubles et objets précieux, mais aussi faire monter les prix et motiver les acheteurs pendant la vente.
Tout au long de ta carrière, tu devras continuer d’apprendre sur l’histoire de l’art, mais aussi le droit pour affiner ton expertise et évoluer. Mais si tu en es là, c’est que tu es curieux de tout de nature, et cela ne te posera certainement aucun problème !
- L'histoire de l'art ancien et moderne : ton métier nécessite une grande connaissance en histoire de l'art pour te permettre d'expertiser au mieux les objets et mobiliers qui te sont confiés, et de te positionner comme un expert dans ton domaine
- Le droit : grâce à ton cursus en droit (civil, commercial, notarial, européen), tu maîtrises les réglementations et évolutions concernant le marché de l'art
- Les techniques d'expertise : c'est la base de ton métier ! Tu dois pouvoir répondre à toutes les questions possibles concernant un tableau, un objet d'art ou un meuble : époque, histoire, provenance, état, valeur…
Insertion professionnelle du commissaire-priseur : un marché exigeant mais vivant
La grande majorité des maisons de vente se trouvent à Paris, bien qu’on en trouve partout en France.
Il faut que tu saches que l’accès à ce métier est plutôt difficile… Les postes sont rares et le nombre de diplômés en augmentation ces dernières années.
La bonne nouvelle, c’est que le marché de l’art étant toujours en expansion, une fois que tu seras en poste, le travail ne manque pas !
Aussi, il te faudra faire preuve d’une grande persévérance et entretenir un excellent réseau que tu pourras notamment constituer pendant tes stages. Mais avec de la passion et de la motivation, tout est possible !
Évolution professionnelle : que faire après commissaire-priseur ?
Avec de l’expérience, tu peux évoluer dans d’autres métiers du domaine de l’art, tels que celui d’expert en art, dirigeant d’une société de ventes volontaires, galeriste, antiquaire, agent d’artiste, chargé de mécénat, commissaire d’exposition, courtier en art…
Tu l’auras compris : une fois sur le marché de l’art, les opportunités ne manquent pas.
Si tu es commissaire-priseur judiciaire, tu peux évoluer également en recevant le grade d’officier ministériel. Tu exerceras ton métier directement au sein du ministère de la Justice. La classe !
Salaire du commissaire-priseur : combien peut-on espérer gagner ?
- Commissaire-priseur débutant
- Fourchette annuelle brute : 33 000 € – 47 000 €
- Mensuel net : 2 200 € – 3 100 €
- Commissaire-priseur expérimenté
- Fourchette annuelle brute : 60 500 € – 120 000 €
- Mensuel net : 4 000 € – 8 000 €
En début de carrière, un commissaire-priseur de ventes volontaires salarié d’une maison touche entre 2 250 et 3 100 euros net par mois. Ce qui constitue déjà un bon salaire ! Avec de l’expérience, tu peux gagner entre 5 000 et 8 000 euros net par mois, voire plus.
Il faut savoir que le commissaire-priseur est payé au pourcentage des ventes effectuées (environ entre 5 % et 15 % du prix de vente). Son salaire peut donc largement varier en fonction des ventes réalisées.



