- Salaire mensuel net : de 1 500 à 3 900 €
- Niveau d’études : bac+3
- Sélectivité : 4/10
Missions et quotidien de l’audioprothésiste : un métier au service des sourds et malentendants
- Contact avec le public
- Métier utile
- Métier d’avenir
- Métier à haute responsabilité
Les troubles auditifs sont ton terrain de jeu. Ton rôle en tant qu’audioprothésiste ? Améliorer la qualité de vie de tes patients en leur proposant des solutions adaptées à leurs besoins. Entre expertise technique et relation humaine, ce métier combine savoir-faire médical et sens du contact !
Comment tu agis concrètement ? Tu commences par réaliser un bilan auditif complet de ton patient après prescription du médecin otorhinolaryngologiste. Pour ce faire, tu effectues des tests précis afin de mesurer le degré de perte auditive et d’identifier les fréquences les plus touchées. Par exemple, un patient peut avoir des difficultés à entendre les sons aigus, tandis qu’un autre peine à comprendre les conversations dans un environnement bruyant.
Le premier appareil auditif électrique a été conçu par l’ingénieur américain Miller Reese Hutchison en 1899. L’appareil utilisait un microphone, un amplificateur et un haut-parleur pour amplifier le son.
Une fois le diagnostic posé, c’est là que la partie technique entre en jeu. Tu sélectionnes l’appareil auditif le mieux adapté parmi une large gamme de dispositifs : contours d’oreille, prothèses intra-auriculaires ou aides auditives invisibles. Tu prends ensuite l’empreinte du conduit auditif du patient pour fabriquer ou ajuster l’embout sur mesure. Eh oui, chaque prothèse se veut unique, car chaque oreille l’est aussi !
Une fois la vente réalisée, ta mission n’est pas finie. Tu dois assurer un suivi régulier de tes patients pour ajuster les réglages, vérifier que la prothèse fonctionne correctement et leur apprendre comment entretenir leur équipement pour garantir le confort auditif sur le long terme.
Ton métier auprès des personnes malentendantes, tu l’exerces dans divers environnements : en cabinet libéral, en centre de santé, à l’hôpital ou encore au sein d’une enseigne spécialisée dans l’audition. Plutôt l’âme d’un entrepreneur ? Tu peux aussi travailler à ton compte et gérer ton propre centre auditif !
Côté conditions de travail, ce métier offre un bon équilibre entre vie pro et vie perso. Les horaires sont généralement réguliers (du lundi au samedi matin) et le télétravail n’est pas vraiment compatible avec cette activité qui nécessite d’être au contact des patients. En revanche, pas d’astreintes ni de gardes le week-end, donc du temps libre pour tes activités !
Études : le DE d’audioprothésiste, le Graal pour soigner l’audition
- Coût : de 200 € à 5 000 €/an
- Durée des études : 3 ans
- Alternance/stage : oui
- Concours : non
Les études pour devenir audioprothésiste ne sont pas les plus longues dans le domaine de la santé, mais elles restent assez sélectives. Pour devenir audioprothésiste, il faut obtenir le diplôme d’État d’audioprothésiste (DE), qui se prépare en trois ans après le bac.
Ce cursus est proposé dans plusieurs établissements en France, principalement des universités et quelques écoles spécialisées à Bordeaux, Cahors, Fougères, Lyon, Montpellier, Nancy et Paris.
Une formation sélective
Pour être admis en formation d’audioprothésiste, tu dois passer par la plateforme Parcoursup. Attention, la sélection est assez sévère ! Les établissements examinent tes notes, particulièrement en sciences, ainsi que ta lettre de motivation (à personnaliser absolument !).
Certaines formations organisent aussi des entretiens pour évaluer ta motivation et ton projet professionnel. Le nombre de places étant limité, mieux vaut avoir un dossier solide pour maximiser tes chances !
Au lycée, si tu vises ce métier, privilégie un bac général avec des spécialités scientifiques comme physique-chimie, mathématiques ou SVT. Ces matières te donneront les bases solides nécessaires pour comprendre les aspects techniques et biologiques de l’audition.
Apprends en faisant
Trois ans de pure théorie, trop peu pour toi ? Heureusement, ce n’est pas du tout ce qui t’attend ! Le diplôme d’État d’audioprothésiste combine cours théoriques et stages pratiques pour que tu puisses mettre les mains dans le cambouis le plus tôt possible ! Au programme : anatomie de l’oreille, physiologie de l’audition, acoustique, électronique, prothèses auditives, audiométrie, psychologie du patient malentendant… Tu vas aussi apprendre à maîtriser les logiciels de réglage des appareils auditifs et les techniques d’adaptation prothétique.
Tu t’en doutes, les stages occupent une place importante dans la formation. Dès la première année, tu vas passer plusieurs semaines en immersion dans des cabinets d’audioprothésistes ou des services hospitaliers. Ces expériences de terrain sont essentielles pour te familiariser avec les gestes techniques, apprendre à communiquer avec les patients et comprendre le fonctionnement d’un centre auditif.
En troisième année, le stage de fin d’études est particulièrement dense et te permet de mettre en pratique toutes les compétences acquises. C’est souvent à ce moment-là que tu confirmes ton projet professionnel et que tu commences à tisser ton réseau dans le milieu !
Le coût de la formation varie selon l’établissement. Les universités publiques appliquent des frais d’inscription classiques (environ 200 €/an), tandis que certaines écoles privées peuvent facturer jusqu’à 5 000 € par an. Pense à te renseigner sur les moyens de financement possibles !
Qualités et compétences requises pour exercer le métier d’audioprothésiste
Si tu es empathique, tu as tout gagné ! Au quotidien, tu vas accompagner des personnes qui vivent parfois très mal leur perte auditive, qui se sentent isolées ou stigmatisées. Certains patients refusent même de porter un appareil par fierté ou par peur du regard des autres. Ton rôle sera de les rassurer, de les écouter et de les mettre en confiance. Il faut savoir trouver les mots justes pour expliquer les choses simplement, sans jargon médical compliqué.
En plus de l’empathie, la patience et la pédagogie sont des atouts majeurs. Tous les patients n’assimilent pas les informations à la même vitesse. Certains seniors, par exemple, peuvent avoir besoin qu’on leur montre plusieurs fois comment mettre leur appareil ou changer les piles. Il faut savoir répéter sans s’agacer et s’adapter au rythme de chacun.
En tant que bon audioprothésiste, tu dois aussi être rigoureux et avoir le sens du détail. Un mauvais réglage de la prothèse peut causer de l’inconfort, des sifflements désagréables ou même aggraver les troubles auditifs. Chaque ajustement doit être précis et méticuleux.
Enfin, comme ce métier évolue constamment avec les nouvelles technologies (intelligence artificielle, connectivité Bluetooth, etc.), il faut être curieux et avoir envie de se former en continu. Les appareils auditifs d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec ceux d’il y a dix ans !
- Maîtrise de l’audiométrie : Réaliser des tests auditifs précis pour établir un bilan complet et identifier le type de surdité du patient.
- Connaissance des prothèses auditives : Choisir, programmer et ajuster les appareils en fonction des besoins spécifiques de chaque patient.
- Prise d’empreinte auriculaire : Fabriquer des embouts sur mesure parfaitement adaptés à la morphologie de l’oreille du patient pour garantir confort et efficacité.
Perspectives d’insertion professionnelle : un marché porteur
Tu l’as sûrement déjà entendu : le métier d’audioprothésiste bénéficie d’excellentes perspectives d’emploi. Avec le vieillissement de la population et l’augmentation des troubles auditifs, notamment à cause de l’exposition au bruit, la demande en professionnels qualifiés ne cesse de croître.
Et les chiffres ne mentent pas ! Plus de 1 700 offres d’emploi ont été déposées par les employeurs sur France Travail au cours des 12 derniers mois, pour 550 demandeurs d’emploi seulement. L’offre est donc bien plus importante que la demande et tu es presque sûr de trouver un emploi une fois ton DE en poche ! En plus, 48 % des offres sont des CDI. Tu recherches de la stabilité ? Tu vas être servi !
Perspectives d’évolution : les carrières qui te tendent l’oreille
Après plusieurs années d’expérience en tant qu’audioprothésiste salarié, beaucoup font le choix de créer leur propre cabinet. C’est une évolution naturelle dans ce métier, et elle offre une vraie liberté : tu gères ton emploi du temps, tes tarifs et ta patientèle. Attention toutefois, monter sa boîte implique aussi des compétences en gestion, comptabilité et marketing !
Tu peux aussi te spécialiser dans certains publics : les enfants (audioprothèse pédiatrique), les musiciens (protection auditive sur mesure) ou encore les personnes souffrant d’acouphènes. Ces spécialisations te permettent de te démarquer et de proposer une expertise pointue.
Ton sens de la pédagogie est ultra-développé ? Tu peux également évoluer vers des postes de formateur dans les écoles d’audioprothésistes ou devenir responsable technique dans une grande enseigne ! Certains audioprothésistes choisissent aussi de travailler pour des fabricants de prothèses auditives en tant que conseillers techniques ou commerciaux.
Salaire de l’audioprothésiste : combien les prothèses auditives rapportent-elles ?
- Audioprothésiste débutant :
- Salaire net mensuel : 1 500 € - 1 800 €
- Équivalent brut annuel : 22 600 € - 27 000 €
- Audioprothésiste expérimenté :
- Salaire net mensuel : 2 300 € - 3 900 €
- Équivalent brut annuel : 35 000 € - 59 000 €
Le salaire du côté des audioprothésistes est proche du SMIC en début de carrière. En effet, tu peux toucher entre 1 500 et 1 800 euros net par mois dès que tu mets les pieds dans le monde professionnel. Attention, ce salaire varie selon la structure qui t’emploie (cabinet indépendant, grande enseigne, hôpital) et la région où tu exerces. Les grandes villes offrent généralement des rémunérations plus élevées, mais le coût de la vie y est aussi plus important.
Avec quelques années d’expérience, ton salaire peut grimper entre 2 300 et 3 900 euros net mensuels, selon Hellowork. Quant à France Travail, 80 % des offres d’emploi de la plateforme affichent des salaires compris entre 1 400 et 3 100 euros net par mois, tous profils confondus.
Évidemment, si tu te mets à ton compte, tes revenus peuvent être bien plus importants. Toutefois, cela dépend de nombreux facteurs : localisation de ton cabinet, réputation, nombre de patients, prix des appareils vendus…
En plus de ton salaire fixe, tu peux bénéficier de commissions sur les ventes d’appareils auditifs et d’accessoires (piles, produits d’entretien, protections auditives). Ces primes peuvent représenter un complément de revenu non négligeable selon ton volume d’activité !




