Quel métier du paramédical est fait pour vous  ?

Que ce soit en tant que salarié ou en tant que libéral, le secteur du paramédical est un secteur qui recrute. Le choix de spécialité est si diversifié que chacun peut y trouver son compte. D'autant plus que ces métiers sont accessibles à tous.

Le secteur paramédical recrute !

Le secteur du paramédical mêle à la fois compétences médicales et relations humaines. Aimer le contact avec les patients tout en sachant les soigner pourrait parfaitement définir ces différents métiers. Ces spécialistes travaillent quotidiennement en étroite collaboration avec le corps médical. Le secteur du paramédical compte aujourd’hui près d’un million de professionnels, salariés ou libéraux, selon une étude de la Dress. 

« J’ai terminé mon école d’infirmière sur Paris. Je souhaitais retourner vivre dans le Sud près de Montpellier. J’ai trouvé très facilement mon premier travail », se souvient Jennifer M. Elle a terminé ses études d’infirmière il y a deux ans. Comme la plupart des étudiants dans ce secteur, il lui a été très simple de trouver un premier emploi. Le secteur du paramédical ne connaît pas la crise. D’ici à 2020, la France comptera 219 000 emplois d’infirmiers et 134.000 emplois dans les autres secteurs du paramédical de plus qu’en 2012, selon une étude de France Stratégie. Ce sont des métiers d’avenir en raison notamment du vieillissement de la population et du développement des soins à domicile.

Certaines formations sont accessibles sur concours, comme c’est le cas pour les infirmiers. Il faut obligatoirement intégrer un IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers) après le bac pour pouvoir obtenir ce diplôme d’Etat. Le bac S n’est pas exigé, même si il est plus facile pour ces élèves de suivre les cours car le programme ressemble beaucoup à ce qu’ils ont étudié les années passées. Des lycées, comme des établissements scolaires privés, proposent une mise à niveau scientifique pour les étudiants n’ayant pas forcément les bases. D’autres formations sont accessibles sans concours comme les opticiens-lunetiers qui ont suivi un BTS du même nom. Pour celles et ceux qui n’ont pas de diplômes, des formations leur sont ouvertes, comme celles pour devenir aide-soignant et obtenir le diplôme d’Etat d’aide-soignant (DEAS). Le secteur du paramédical regorge de métiers bien différents où chacun peut y trouver sa place. Il est possible de découper ce secteur professionnel en 4 catégories. 

Paramédical : les métiers de soins

Infirmiers, aides-soignants ou encore puéricultrice sont considérés comme des soignants. Proches des patients, ils prennent soin de chaque personne pour les aider à se sentir mieux. Ce sont les plus nombreux dans le secteur du paramédical. Selon des chiffres donnés au 1er janvier 2015, on compte 640 000 infirmiers et 400 000 aides-soignants en France. Les 3/4 sont des salariés du secteur hospitalier. Malgré ces chiffres très élevés, les hôpitaux manquent de soignants notamment en gériatrie et en psychologie. Les infirmiers peuvent travailler dans de multiples secteurs comme le précise Emeuraude Cottard, diplômée de l’IFSI de Béziers. « Je pense que mes études m'ont bien préparé à devenir une professionnelle de santé mais ces trois ans ne permettent pas de tout savoir et de tout connaître tant le métier d'infirmier à de facettes. Il y a tellement de services, de soins, de situations. Il ne faut pas hésiter à multiplier les stages dans différents services. C’est de cette manière que j’ai su où je souhaitais évoluer, à savoir un service de pédiatrie. C’est le service où je travaille aujourd’hui. » Comme partout, certains services sont plus prisés que d’autres. 

Paramédical : les métiers de la rééducation

Les métiers de la rééducation se découpent en 7 catégories : masseur-kinésithérapeute, pédicure- podologue, ergothérapeute, psychométricien, orthophoniste, orthoptiste et diététicien. Selon une étude de la Dress, le secteur est en pleine mutation. Entre 1999 et 2012, le nombre de professionnels de la rééducation a bondi de 66%. Cette augmentation est principalement due à l’élargissement des quotas (le fameux numerus clausus qui signifie que le nombre de places est limité). Il y a eu 60% de places supplémentaires pour les kinésithérapeutes et près de 100% pour les psychomotriciens. Ces professionnels proposent aux patients des soins pour les soulager et améliorer leur bien-être. Certains travaillent sur prescriptions d’un médecin. Pour accéder à ces différents métiers, comme les masseurs kinésithérapeutes, il faut obtenir un Diplôme d’État ou un certificat de capacité (orthophoniste et orthoptiste) ou encore intégrer un BTS pour les diététiciens. En revanche, pour le pédicure-podologue, il faut entrer dans une des 10 écoles spécialisées payantes, agréées par le ministère de la Santé et accessibles sur concours. 

Paramédical : les métiers de l'appareillage

Certains de ces métiers ne connaissent pas un taux de chômage très élevé, notamment à cause du vieillissement de la population. Les prothésistes dentaires sont les plus concernés. Ces professionnels du paramédical ont des compétences et un savoir faire manuel. Ils fabriquent des prothèses à partir d’empreintes réalisées sur la dentition des patients. Le métier est accessible via un bac pro. Les opticiens-lunetiers sont appelés pour des examens afin de corriger un problème de vue. Des BTS forment à ce métier. Les audioprothésistes réalisent des examens pour corriger l’audition. Il faut obtenir le Diplôme d’Etat d’audioprothésiste pour pouvoir exercer. Les podo-orthésistes conçoivent des appareillages pour faciliter la marche au quotidien. Il est possible de se former à ce métier en intégrant un BTS

Paramédical : les métiers de l'assistance médicale et technique

Grâce au développement des soins à domicile, les posts de l’assistance technique se développent et de nouveaux emplois naissent (assistant médico-technique, technicien équipement médical au domicile...) Ils apportent un appui technique aux médecins. Ces métiers demandent des manipulations techniques sur des appareils très sophistiqués comme par exemple pour les radios. Quelques formations préparent très bien les étudiants à cette rigueur extrême comme le précise Préscilla Azais, diplômée d’un DTS (Diplôme de Technicien Supérieur) imagerie médicale et radiologie thérapeutique. « Ma formation a été très enrichissante car nous avons multiplié les stages et les exercices de mise en situation. À la sortie, nous sommes réellement opérationnels. » Technicien d’analyses biomédicales, manipulateur en électroradiologie sont des métiers qui allient les connaissances médicales à la maîtrise des technologies.

Dans cette dernière catégorie, il est aussi possible d’y intégrer les secrétaires médicales ou les ambulanciers. Les premiers assistent les médecins dans leur quotidien. Les seconds permettent aux patients de les accompagner pour se faire soigner. Les deux, collaborent étroitement avec le corps médical.  

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