Streamer

Tu commentes tout ce que tu fais comme si tu avais un public invisible et l’idée de jouer devant une caméra te fait vibrer ? Bienvenue dans l’univers du streaming, où ta passion pour les jeux vidéo, le divertissement ou la création de contenu peut devenir bien plus qu’un simple hobby !

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Le métier en un coup d'œil

💰 Salaire mensuel net : de 0 € à 5 000 € (et plus pour les top streamers)

🎓 Niveau requis : Aucun diplôme obligatoire

🔒 Sélectivité : 9/10 (très forte concurrence, réussite difficile)

Les missions du streamer : divertir, créer et fédérer une communauté

En tant que streamer, tu es à la fois animateur, créateur de contenu et community manager. Ton terrain de jeu ? Les plateformes de streaming comme Twitch, YouTube Live, TikTok Live ou Kick. Ton objectif ? Captiver une audience en direct, la faire rire, vibrer, réfléchir ou tout simplement passer un bon moment. Gaming, talk-shows, IRL (In Real Life), cuisine, sport, art… Les possibilités sont infinies, tant que tu trouves ton public !

Imagine : tu lances ton stream à 20 h, tu dis bonjour à ta communauté qui débarque peu à peu dans le chat. Pendant trois heures, tu joues à un jeu compétitif, tu racontes des anecdotes, tu réagis aux messages de tes viewers, tu déconnes avec tes potes en vocal… Et tout ça, des centaines (voire des milliers) de personnes le regardent en direct. Voilà l’essence du métier : créer une expérience live unique et interactive.

Concrètement, ton quotidien s’articule autour de plusieurs activités. Tu diffuses du contenu en direct sur une ou plusieurs plateformes, que ce soit du gaming pur et dur (parties classées, découvertes de jeux indés, speedruns), du contenu IRL (sorties, vlogs, discussions), du divertissement (blind tests, défis, réactions) ou encore du contenu éducatif (tutoriels, analyses). L’animation live est au cœur du métier : tu dois être capable de parler pendant des heures, d’improviser, de rebondir sur les messages du chat et de créer une vraie dynamique avec ton audience. Pas question de rester mutique devant ton écran. Même si tu joues seul, tu dois donner l’impression d’une conversation permanente avec tes viewers !

🔎 Le métier au quotidien

  • Indépendant
  • Horaires contraignants
  • Contact avec le public
  • Métier créatif
  • Métier passion
  • Métier difficile d'accès

La gestion de ta communauté occupe aussi une place centrale. Tu modères ton chat (ou tu délègues à des modérateurs), tu réponds aux questions, tu crées des émotes personnalisées, tu organises des events spéciaux (marathons de stream, tournois, collaborations avec d’autres créateurs). Cette proximité avec ton public, c’est ce qui fait la force du streaming : tes viewers ne sont pas de simples spectateurs passifs, ils participent activement à ton contenu.

Côté technique, tu gères tout ton setup : réglages de ton logiciel de streaming, qualité d’image et de son, overlays (les animations graphiques qui apparaissent à l’écran), alertes (notifications quand quelqu’un follow, subscribe ou fait un don), transitions entre les scènes, etc. Tu vas passer pas mal de temps sur YouTube à regarder des tutos pour optimiser ton stream !

Enfin, tu dois penser business : négocier des partenariats avec des marques (hardware pour le gaming, energy drinks, accessoires), diversifier tes revenus (abonnements payants, donations, publicités, vente de produits dérivés), mais aussi analyser tes statistiques (pics d’audience, taux de rétention) pour améliorer ton contenu. Parce que oui, être streamer, c’est aussi être entrepreneur ! La plupart des streamers bossent depuis chez eux avec un setup plus ou moins élaboré (PC, micro, caméra, éclairage, décor). Certains investissent dans des locaux dédiés ou partagent un studio avec d’autres créateurs.

Le télétravail est donc la norme absolue, tant que tu as une bonne connexion internet et un espace calme, tu peux streamer d’où tu veux. D’ailleurs, certains streamers sont de véritables globe-trotters et diffusent depuis différents pays !

💡 Fun fact

L’un des streams les plus longs de l’histoire de Twitch est celui de la streameuse emilycc : plus de 1 250 jours en direct continu (soit plus de 30 000 heures !) depuis novembre 2021. Elle filme littéralement sa vie H24 pour maintenir son subathon (un marathon où chaque abonnement prolonge le stream).

Ce type de contenu 24/7 pose question : Twitch peut bannir les streamers qui pratiquent ce format, considérant que cette surexposition permanente peut relever du « self-harm » (mise en danger de soi-même). Un concept qui peut rappeler Le Truman Show, et qui soulève de vraies interrogations sur la santé mentale des créateurs de contenu !

Les études pour devenir streamer : aucun diplôme obligatoire, mais des compétences à acquérir

🎓 Ce qu'il faut prévoir

  • Coût : de 0 € (autodidacte) à 8 000 €
  • Durée des études : aucune formation longue obligatoire
  • Alternance et stages possibles
  • Concours : Non

Tu es au lycée et tu es déjà sûr de vouloir te lancer dans le streaming ? Si tu es en voie générale, privilégie des enseignements de spécialité qui développeront ta culture générale et ta capacité d’analyse : LLCER (pour l’aisance à l’oral en langues), HGGSP (pour nourrir tes discussions), arts (pour la créativité) ou encore NSI (Numérique et Sciences Informatiques) si tu veux comprendre les aspects techniques.

Tu es plutôt en bac pro ou techno ? Aucun souci ! Le bac pro CIEL (cybersécurité, informatique et réseaux, électronique) ou le bac techno STI2D (sciences et technologies de l’industrie et du développement durable) peuvent t’apporter de solides bases techniques pour gérer ton setup de streaming, comprendre les problèmes de réseau ou même bidouiller ton matériel. Le bac pro artisanat et métiers d’art ou le bac techno STD2A (sciences et technologies du design et des arts appliqués) peuvent aussi être intéressants si tu veux créer tes propres overlays, ton identité visuelle ou développer un univers graphique unique.

Cela dit, aucune filière n’est imposée : ce qui compte vraiment, c’est ta personnalité, ton aisance devant la caméra et ta capacité à créer du contenu qui accroche. Des streamers à succès viennent de tous horizons. Certains n’ont pas le bac !

Aucun diplôme requis : bienvenue au Far West du streaming

Contrairement à la plupart des métiers, devenir streamer ne nécessite aucun diplôme. Pas de concours, pas de passage par Parcoursup, pas de master obligatoire. Tu peux littéralement te lancer demain avec un PC, une webcam et un micro. C’est ce qui rend le métier accessible sur le papier, mais aussi super compétitif. Des centaines de milliers de personnes tentent leur chance chaque année, et seule une infime minorité parvient à en vivre.

Cette absence de barrière à l’entrée signifie aussi qu’il n’y a pas de voie royale. Certains des plus gros streamers français n’ont suivi aucune formation spécifique. Ils ont appris sur le tas, en testant, en se plantant, en ajustant leur contenu et en construisant leur communauté petit à petit.

Les formations courtes et privées en création de contenu digital

Même si ce n’est pas obligatoire, se former peut t’aider à acquérir des bases solides et à gagner du temps. Plusieurs écoles privées et organismes de formation proposent des cursus en création de contenu digital, community management, production audiovisuelle ou marketing d’influence. Tu y apprendras les fondamentaux de la vidéo (cadrage, montage, éclairage), du son, du storytelling, de l’animation de communauté et du personal branding.

Ces formations durent généralement de quelques semaines à un an et coûtent entre 2 000 € et 8 000 € selon l’organisme. Certaines sont éligibles au CPF (Compte Personnel de Formation). Attention toutefois : aucune formation ne te garantira le succès. Le streaming repose avant tout sur ta personnalité, ton originalité et ta capacité à créer du lien avec ton audience.

Cela dit, une bonne formation peut t’apporter des bases solides pour structurer ton contenu, te démarquer et professionnaliser ta pratique. Certains formateurs partagent aussi des stratégies concrètes pour développer ta visibilité sur les réseaux sociaux, négocier des partenariats ou monétiser ton activité. Bref, si tu as le budget et que tu veux gagner du temps, une formation peut être un accélérateur, à condition de bien la choisir !

💡 Bon à savoir

Avant de t'inscrire à une formation, vérifie qu'elle débouche sur un titre enregistré au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles). C'est un gage de qualité. Les formations RNCP respectent un cahier des charges strict et peuvent faciliter l'accès à des financements (CPF, Pôle emploi).

Les cursus en audiovisuel et communication : un plus pour se démarquer

Si tu veux te professionnaliser davantage, tu peux te tourner vers des formations académiques reconnues en audiovisuel, communication ou marketing digital. Un BTS audiovisuel option montage et post-production ou un BUT métiers du multimédia et de l’internet (MMI) te donneront des compétences techniques solides en production vidéo, graphisme et webmarketing. Ces diplômes de niveau bac+2 à bac+3 sont accessibles via Parcoursup pour une entrée en première année. Il en est de même pour les licences.

💡 Bon à savoir

Beaucoup de streamers à succès viennent d’horizons variés et n’ont pas suivi de cursus en audiovisuel. Certains se sont arrêtés au bac, d’autres ont fait du droit, de l’économie, de l’ingénierie ou même de la médecine avant de se reconvertir. Leur formation initiale leur a parfois permis de se spécialiser dans une niche (streams éducatifs, vulgarisation scientifique, analyse juridique de l’actu gaming…). En résumé : tous les chemins peuvent mener au streaming, tant que tu as quelque chose d’intéressant à raconter !

Tu peux aussi viser une licence pro métiers de la communication (en un an, après un bac+2 et débouche sur un niveau de sortie bac+3) ou une licence information-communication, en 3 ans. Ces parcours te formeront à la stratégie de contenu, au community management et à l’analyse d’audience.

Pour aller plus loin, un master en communication digitale ou marketing d’influence (bac+5) te permettra de maîtriser les codes du secteur et d’accéder plus facilement à des opportunités de partenariats ou de management d’autres créateurs de contenu. Tu trouveras ces formations de niveau bac+5 en université, école de commerce et école spécialisée comme l’Efrei, par exemple.

📌 Récapitulatif des diplômes et formations

  • BTS audiovisuel option montage et post-production
  • BUT métiers du multimédia et de l'internet (MMI)
  • Licence pro métiers de la communication
  • Licence information-communication
  • Master communication digitale
  • Master marketing d'influence
  • Formations privées en création de contenu (certifiantes)

Les qualités et compétences requises pour devenir streamer : charisme, persévérance et débrouillardise

Pour percer dans l’univers ultra-concurrentiel du streaming, impossible de faire l’impasse sur le charisme et l’aisance orale. Parler pendant des heures face caméra, improviser des vannes, rebondir sur les messages du chat et même raconter des anecdotes captivantes doit te venir naturellement (ou presque). Si tu as tendance à perdre le fil devant un inconnu ou à chercher tes mots dès qu’on te pose une question, le chemin sera compliqué. Les viewers viennent sur ton stream pour passer un bon moment, pas pour regarder quelqu’un qui subit le moment. Ta personnalité, c’est ton produit. Elle doit être authentique, attachante et suffisamment marquée pour qu’on se souvienne de toi.

Parlons persévérance. Tu ne vas pas forcément cartonner du jour au lendemain. Les premiers mois (voire années) seront difficiles. Tu vas streamer pour 3 viewers et galérer à atteindre les paliers d’affiliation sur Twitch ou YouTube. Tu vas voir d’autres streamers exploser en notoriété grâce à un coup de chance, pendant que toi, tu rames. Ce métier demande une résilience mentale d’acier. Il faut accepter l’échec, analyser ce qui ne marche pas, ajuster ton contenu et recommencer. Encore. Et encore. Sans garantie de résultat.

💡 Le top mondial Twitch : qui sont les géants de la plateforme ?

En 2026, le streamer américain Kai Cenat domine Twitch avec 20,2 millions de followers, suivi de près par l’Espagnol Ibai (19,8 millions) et l’Américain Ninja (19,3 millions). Le top 10 est largement dominé par les streamers hispanophones (Auronplay, Rubius, TheGrefg) et nord-américains. Fait notable : tous sont des gamers qui ont bâti leur succès sur des années de travail acharné et de construction de communauté.

Kai Cenat détient également le record absolu avec 1,1 million d’abonnés actifs simultanés atteints lors de son événement Mafiathon 3 en septembre 2025, où il a reçu des invités prestigieux comme Kim Kardashian, LeBron James ou encore Linkin Park. Preuve que le streaming peut devenir un véritable empire médiatique !

Derrière les streamers qui ont l’air ultra chill devant leur caméra se cachent souvent de vrais stratèges. La curiosité et la veille permanente sont indispensables pour rester dans la course. Tu dois observer ce que fait la concurrence : quels formats cartonnent en ce moment, quelles nouvelles fonctionnalités les plateformes déploient, quels jeux explosent, quelles collaborations marchent, etc. Les algorithmes évoluent constamment, les tendances changent, les attentes du public se transforment. Si tu restes figé dans ta zone de confort sans jamais te remettre en question ni t’inspirer de ce qui fonctionne ailleurs, tu vas vite te faire dépasser.

Regarde des streams d’autres créateurs (même dans des niches différentes), analyse leurs techniques d’animation, repère leurs idées malignes, adapte ce qui résonne avec ton identité. Cette curiosité active te permettra de rester pertinent et de surprendre ton audience avec des concepts frais.

Enfin, l’autonomie et la débrouillardise sont tes meilleures alliées. Personne ne va te tenir la main. C’est toi qui dois tout gérer : le setup technique, la stratégie de contenu, la communication sur les réseaux sociaux, la compta, les partenariats… Entre la création de tes overlays sur Photoshop, le troubleshooting quand OBS plante en plein stream et la négociation d’un deal avec une marque, tu vas vite te transformer en véritable couteau-suisse. YouTube et les forums deviennent tes meilleurs amis pour apprendre et résoudre les problèmes au fur et à mesure.

🔧 3 compétences techniques indispensables

  • Maîtriser les logiciels de streaming : OBS Studio, Streamlabs, XSplit pour gérer les scènes, les sources audio/vidéo, les overlays et la qualité de diffusion
  • Gérer le son et l'image : régler un micro, équilibrer les niveaux audio, ajuster la luminosité, choisir les bons angles de caméra pour un rendu pro
  • Analyser tes statistiques : exploiter les dashboards de Twitch, YouTube ou TikTok pour comprendre ce qui marche, identifier les pics d'audience et optimiser ton contenu

Perspectives d’insertion professionnelle du streamer : un marché saturé mais en croissance

Le marché du streaming est en pleine expansion, mais il est aussi extrêmement saturé. Selon BDM, on compte 7,35 millions de créateurs uniques qui diffusent en direct chaque mois sur Twitch en 2025, pour 5,2 millions de chaînes actives mensuelles. La compétition est donc féroce, et seule une infime minorité parvient à en vivre correctement.

Pour commencer à monétiser ton contenu sur Twitch, tu dois d’abord décrocher le statut d’affilié. Les critères ? Atteindre 50 followers, streamer 8 heures au total, diffuser sur 7 jours différents et avoir une moyenne de 3 viewers. Ça peut paraître accessible, mais dans les faits, des millions de streamers stagnent à ce niveau sans jamais franchir ce premier palier. Et une fois affilié, le vrai défi commence : générer suffisamment de revenus pour en vivre.

Le Twitch Leak de 2021, une fuite massive de données qui avait révélé les revenus des streamers, reste un document édifiant pour comprendre les inégalités du secteur. D’après L’ADN, qui a analysé ces chiffres, 50 % des streamers gagnaient alors 0,11 dollar par mois (11 centimes !), tandis que le revenu moyen s’établissait à 51 dollars mensuels. Plus vertigineux encore : 0,4 % des streamers possédaient à eux seuls 50 % des revenus générés sur la plateforme. Cette concentration extrême de la richesse illustre parfaitement la réalité du métier.

💡 IShowSpeed : quand YouTube Live rivalise avec Twitch

Tous les streamers à succès ne sont pas sur Twitch ! L’Américain Darren « IShowSpeed » Watkins Jr. a bâti son empire sur YouTube Live, atteignant 50 millions d’abonnés en janvier 2026, ce qui le place dans le top 20 des créateurs individuels de la plateforme.

Sa tournée en Afrique début 2026 a généré plus de 3 millions de nouveaux abonnés en quelques semaines, avec un pic à 418 303 viewers simultanés lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations au Nigeria. Preuve que YouTube Live peut être tout aussi lucratif que Twitch, et qu’une stratégie cross-plateforme intelligente multiplie tes chances de succès. Certains streamers jonglent d’ailleurs entre plusieurs plateformes selon les contrats et les audiences !

Selon Clubic, sur 9,2 millions de streamers actifs sur Twitch en 2021, seulement 5 000 gagnaient plus que le SMIC français et 2 200 plus que le salaire moyen. Soit respectivement 0,054 % et 0,024 % des créateurs. Ces chiffres, bien qu’un peu anciens, restent largement d’actualité : le streaming demeure un secteur où la quasi-totalité des acteurs ne génèrent que quelques dizaines d’euros par mois, voire rien du tout.

Important à noter : ces revenus ne concernaient que les abonnements payants (les « subs »), et ne prenaient pas en compte les donations, les revenus publicitaires ni les partenariats. De plus, Twitch prélève entre 30 % et 70 % sur chaque abonnement selon la notoriété du streamer : les débutants se voient ponctionner 70 %, quand les stars négocient des taux bien plus avantageux. Autrement dit, même en générant du chiffre d’affaires, les marges réelles sont souvent bien plus maigres qu’on ne l’imagine.

Les CDI dans le secteur sont quasi inexistants. La quasi-totalité des streamers exercent en indépendant (micro-entreprise, EURL, SASU). Quelques-uns sont signés par des structures esport ou des agences de talents qui gèrent leurs partenariats et leur image, mais cela reste réservé à une élite. Géographiquement, la France compte une scène streaming dynamique, notamment à Paris et dans les grandes métropoles où les événements gaming et les studios partagés se multiplient. Mais le streaming étant un métier 100 % digital, tu peux tout aussi bien exercer depuis une petite ville de province ou même depuis l’étranger.

💡 Le savais-tu ?

En France, plusieurs streamers ont réussi à transformer leur chaîne en véritable empire. Squeezie détient le record français avec un pic à plus de 1,4 million de viewers lors du GP Explorer 3 en octobre 2025 sur le circuit Bugatti du Mans, dépassant son propre record de 1,34 million établi lors du GP Explorer 2 en septembre 2023.

Que faire après streamer ? Les évolutions professionnelles possibles

Après plusieurs années à streamer, plusieurs chemins s’offrent à toi. Le plus naturel consiste à te diversifier en créant du contenu sur d’autres plateformes : YouTube (VOD – les replays de tes lives – et shorts), TikTok (clips viraux), Instagram (posts et reels), Twitter/X (engagement avec ta commu). Cette multi-diffusion te permet de toucher de nouveaux publics et de sécuriser tes revenus en cas de changement d’algorithme sur une plateforme.

Tu peux aussi évoluer vers le métier de vidéaste ou producteur de contenus premium en produisant des formats plus travaillés : documentaires, reportages, vidéos sponsorisées haut de gamme. Certains streamers deviennent consultants en stratégie digitale et aident d’autres créateurs ou des marques à développer leur présence en ligne. D’autres se tournent vers le management de talents et créent leur propre agence pour accompagner de jeunes streamers dans leur développement.

Si tu as une grosse communauté, tu peux aussi lancer ta propre marque de vêtements, d’accessoires gaming ou même de produits alimentaires. Certains se lancent dans l’événementiel en organisant des tournois, des meet-ups ou des festivals gaming. Enfin, quelques streamers évoluent vers des postes de commentateur esport, animateur TV/web ou producteur de contenus pour des chaînes spécialisées (Webedia, Webedia Gaming, Prime Video, etc.).

Le salaire du streamer : de la survie au jackpot

💵 Ça paye combien ?

  • Streamer débutant

    • Salaire net mensuel : 0 € - 813 €
    • Équivalent brut annuel : 0 € - 15 000 €

  • Streamer expérimenté (quelques années d'expérience)

    • Salaire net mensuel : 813 € - 5 400 € +
    • Équivalent brut annuel : 15 000 € - 100 000 € (et bien plus pour les stars)

Difficile de donner des chiffres précis pour le revenu d’un streamer tant les écarts sont astronomiques et les revenus fluctuants. Selon Hellowork, la rémunération mensuelle moyenne des streamers dépasse rarement 1 250 € brut, soit environ 813 € net par mois. En cumulé sur l’année, cela représente moins de 10 000 €, soit moins qu’un SMIC annuel.

Cette moyenne cache une réalité encore plus brutale. Le Twitch Leak de 2021, une fuite massive de données analysée par L’ADN, révélait que 50 % des streamers gagnaient 0,11 dollar par mois (11 centimes !), tandis que le revenu moyen s’établissait à 51 dollars mensuels. Plus vertigineux encore : 0,4 % des streamers possédaient à eux seuls 50 % des revenus générés sur la plateforme. Avant de vivre du streaming, prépare-toi à jongler : études ou job salarié en journée, streams le soir et le week-end. C’est le lot de la quasi-totalité des créateurs qui se lancent !

☝️ Important à noter

Ces revenus du Twitch Leak ne concernaient que les abonnements payants (les « subs »), et ne prenaient pas en compte les donations, les revenus publicitaires, ni les partenariats.

Selon Clubic, sur 9,2 millions de streamers actifs sur Twitch en 2021, seulement 5 000 gagnaient plus que le SMIC français et 2 200 plus que le salaire moyen. Soit respectivement 0,054 % et 0,024 % des créateurs. Bien que ces chiffres datent de 2021, la situation reste largement similaire : le streaming demeure un secteur où la quasi-totalité des acteurs génèrent très peu, voire rien du tout.

À l’inverse, selon Hellowork, certaines personnalités reconnues dégagent un revenu brut annuel de 100 000 €, soit environ 65 000 € net annuels, voire encore plus pour les stars d’internet ! Mais ces revenus peuvent fluctuer énormément d’un mois à l’autre selon les events, les partenariats et l’activité de la chaîne.

💡 Attention aux charges

Si tu exerces en micro-entreprise, n'oublie pas que tu devras payer des cotisations sociales, ce qui amputera ton chiffre d'affaires. Tu devras aussi investir dans ton matériel (PC gaming performant, micro de qualité, caméra HD, éclairage, décor), ce qui peut représenter plusieurs milliers d'euros. Enfin, les revenus sont très irréguliers : un mois tu peux toucher 5 000 €, le suivant 500 €. Mieux vaut avoir une épargne de sécurité !

Les revenus d’un streamer proviennent de plusieurs sources : les abonnements payants (Twitch Subs, YouTube Memberships), les donations directes des viewers via des plateformes comme Streamlabs ou Tipeee, les revenus publicitaires, les partenariats et sponsorings avec des marques, et la vente de produits dérivés.

Contrairement à la majorité qui exerce en indépendant, certaines structures esport ou agences de talents salarient leurs streamers. C’est une configuration extrêmement rare, mais qui offre une vraie stabilité. L’avantage : une rémunération fixe, des avantages sociaux (congés payés, sécurité sociale) et des défraiements. L’inconvénient : tu perds une partie de ton indépendance et de tes revenus potentiels issus des partenariats personnels. Attention : cette option reste ultra minoritaire, la quasi-totalité des streamers exerce en indépendant.

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