- Salaire mensuel net : de 1 600 à 2 500 euros
- Niveau de diplôme requis : CAP à bac+2
- Sélectivité : 4/10
Les missions du pépiniériste : faire pousser la nature avec rigueur
Sais-tu que derrière chaque haie, chaque massif fleuri et chaque jeune arbre planté, il y a le travail du pépiniériste ? Il travaille en amont du circuit horticole et paysager : c’est lui qui fait naître, grandir et évoluer les végétaux, qu’ils soient destinés à la vente, à la reforestation ou à la décoration.
Il peut se spécialiser dans certains types de culture : arbustes, fruitiers, plantes en conteneur, conifères, fleurs vivaces, etc. Ce métier exige une parfaite connaissance des cycles de croissance, des conditions de culture, des maladies et ravageurs.
- Métier de plein air
- Métier passion
- Contact avec le public
- Travail physique
Ses principales missions :
- Semer, bouturer, greffer et repiquer les végétaux
- Entretenir les cultures : arrosage, taille, traitement phytosanitaire
- Suivre les cycles de production et ajuster les conditions (lumière, température, humidité)
- Préparer les commandes et organiser les livraisons
- Conseiller les clients (professionnels ou particuliers)
Il travaille en plein air, sous serre ou en tunnel. Il peut être agent dans une pépinière horticole, chef de culture dans une exploitation, ou encore gérant de sa propre entreprise.
Le métier de pépiniériste s’exerce souvent dans des exploitations familiales ou artisanales. Mais certaines pépinières industrielles produisent à grande échelle pour les enseignes de jardinerie, les collectivités ou l’agriculture.
Études pour devenir pépiniériste
- Frais de scolarité/an : entre gratuit et 2 500 euros
- Durée des études : 2 à 3 ans
- Alternance/stage : oui
- Concours : non
Le métier de pépiniériste est accessible dès le CAP, une première marche d’entrée dans le monde horticole. Le CAP agricole métiers de l’agriculture, option productions horticoles ou encore le CAPA jardinier-paysagiste permettent d’acquérir les bases : reconnaissance des végétaux, techniques de culture, travaux en plein air et en serres. Ces diplômes sont particulièrement adaptés à celles et ceux qui souhaitent entrer rapidement sur le marché du travail et apprendre par la pratique, souvent grâce à l’alternance.
Pour aller plus loin, le bac professionnel constitue un choix pertinent. Le bac pro conduite de productions horticoles (arbres, arbustes, fruits, fleurs, légumes) ouvre la voie à une meilleure maîtrise des cycles de production, à la gestion de cultures diversifiées et à l’utilisation de techniques modernes (arrosage automatisé, serre connectée, gestion des intrants). Ce cursus de trois ans est idéal pour accéder à des postes qualifiés ou évoluer vers des fonctions de responsable d’exploitation.
Le secteur horticole recrute en alternance. De nombreuses pépinières proposent des contrats pros ou des apprentissages, permettant une insertion rapide dans le monde du travail.
Le BP responsable de productions légumières, fruitières, florales et de pépinières permet d’approfondir encore ces compétences. Préparé après un CAP ou un bac pro, ce brevet professionnel met l’accent sur la gestion d’une équipe, l’organisation des cultures et la planification des récoltes. C’est une formation de choix pour celles et ceux qui envisagent à terme de gérer une pépinière ou de se lancer dans l’entrepreneuriat.
Enfin, le BTS Agricole métiers du végétal : alimentation, ornement et environnement s’adresse aux étudiants qui souhaitent viser des postes à responsabilités plus élevées. Il forme à la conduite de projets horticoles complexes, à la gestion économique et technique d’une exploitation, et à l’adaptation des cultures aux enjeux environnementaux et climatiques. Avec ce diplôme, il est possible de devenir chef de culture, conseiller technique ou encore de se spécialiser dans la production innovante et durable.
- CAPA métiers de l’agriculture
- CAPA jardinier-paysagiste
- Bac pro conduite de productions horticoles
- BP responsable de productions légumières, fruitières, florales et de pépinières
- BTSA métiers du végétal : alimentation, ornement et environnement
Qualités et compétences du pépiniériste
Devenir pépiniériste demande avant tout une grande patience et un vrai sens de l’observation. Les végétaux évoluent lentement, mais leur état peut se modifier d’un jour à l’autre. Savoir détecter un manque d’eau, une exposition excessive au soleil ou une attaque de parasites est indispensable pour intervenir à temps et préserver la santé des plantes.
C’est aussi un métier exigeant sur le plan physique. Le pépiniériste passe de longues heures debout, porte des charges parfois lourdes, travaille en extérieur par tous les temps et doit se pencher régulièrement pour s’occuper des plantations. L’endurance et la résistance sont donc essentielles, surtout pendant les périodes intenses de semis, de repiquage ou de récolte.
Mais la réussite d’une pépinière repose également sur l’organisation et la rigueur. Chaque espèce végétale a son propre calendrier, ses besoins spécifiques en eau, en lumière ou en nutriments. Le pépiniériste doit planifier ses cultures, ajuster ses méthodes en fonction des saisons et rester vigilant à chaque étape du processus.
Enfin, ce métier a aussi une dimension commerciale. Dans une pépinière ouverte à la vente directe, le contact avec les clients est quotidien. Il faut être capable de conseiller avec clarté, d’expliquer les particularités de chaque espèce et d’accompagner les acheteurs dans leurs choix. Le sens du service et une bonne pédagogie permettent de fidéliser la clientèle et de valoriser son savoir-faire.
- Connaissance des cycles de culture des végétaux
- Maîtrise des techniques de multiplication (semis, bouturage, greffage)
- Savoir utiliser des outils de gestion de culture (tableaux de planification, logiciels, irrigation automatique…)
- Bases en phytopathologie (maladies des plantes)
Marché de l’emploi pour les pépiniéristes : un secteur spécialisé mais actif
D’après Agreste, FranceAgriMer, le secteur horticole emploie près de 50 000 personnes en France. Selon Agreste (ministère de l’Agriculture), on compte environ 3 500 entreprises de pépinière, réparties sur l’ensemble du territoire, avec une concentration dans le Sud-Est, la Bretagne et la région Centre.
Les jeunes diplômés peuvent trouver un premier emploi comme ouvrier pépiniériste, agent horticole, technicien de culture ou vendeur conseil. Les structures de recrutement sont variées :
- les pépinières horticoles
- les jardineries
- les collectivités territoriales
- les sociétés de paysage
- les entreprises de production agricole
Avec l’essor des aménagements verts, des forêts urbaines et du développement durable, la demande en végétaux et donc en pépiniéristes est appelée à croître.
Évolution professionnelle : du sécateur au pilotage d’exploitation
Après plusieurs années d’expérience, un pépiniériste peut :
- devenir chef de culture et superviser une équipe
- gérer sa propre pépinière en tant qu’artisan ou agriculteur exploitant
- se spécialiser dans une filière (fruitiers, vignes, ornement, plantes indigènes…)
- intégrer une structure de conseil ou de formation en horticulture
Certains poursuivent également vers des études supérieures pour devenir responsable technique, chef de projet en production végétale ou conseiller agricole.
Salaire d’un pépiniériste : entre passion et réalité du terrain
Niveau débutant :
- Brut annuel : 21 000 - 25 000 €
- Net mensuel : 1 600 - 1 900 €
Niveau confirmé/responsable :
- Brut annuel : 25 000 - 32 000 €
- Net mensuel : 2 000 - 2 500 €
Ces chiffres varient fortement en fonction de plusieurs critères. Le statut joue un rôle déterminant : un salarié bénéficie d’un revenu fixe et d’une certaine sécurité, tandis qu’un exploitant indépendant ou un artisan voit ses revenus dépendre directement de la taille de son exploitation, de la saisonnalité et du volume de ventes.
Dans une petite pépinière familiale, les revenus peuvent être modestes, surtout les premières années, mais ils peuvent augmenter sensiblement si l’activité se diversifie (vente directe, production spécialisée, contrats avec des collectivités locales. À l’inverse, dans une grande structure horticole ou un groupe spécialisé, les salaires sont souvent plus stables et peuvent être complétés par des primes liées à la productivité ou à la gestion d’équipe.
Concrètement, un salarié pépiniériste confirmé peut stabiliser des revenus autour de 2200 € net par mois, tandis qu’un exploitant à son compte, selon la réussite de son exploitation, peut gagner entre 1500 € net dans une petite structure en démarrage et 3000 € ou plus dans une exploitation prospère bien installée.
Les chefs d’entreprise pépiniéristes peuvent dégager des revenus plus élevés en fonction de leur chiffre d’affaires, mais cela suppose un fort investissement en temps, en matériel et en gestion.



