- Salaire moyen mensuel net : 1 450€ à 2 000€
- Niveau de diplôme : CAP à bac+2
- Sélectivité : 3/10
Les missions et le quotidien de l'éleveur : entre terre et troupeau
Dire que l'éleveur se contente de nourrir des animaux serait comme dire qu'un chef cuisinier ne fait que réchauffer des plats. En réalité, ce professionnel jongle avec une multitude de casquettes ! Selon le type d'élevage – bovins, ovins, porcins, volailles, chiens ou chevaux –, les missions varient, mais un point commun demeure : le bien-être animal est au cœur de tout.
Au quotidien, l'éleveur s'occupe de l'alimentation de ses animaux en veillant à leur proposer une ration équilibrée et adaptée. Il surveille leur état de santé, repère les comportements anormaux et prodigue les premiers soins si nécessaire. En cas de problème sérieux, c'est vers le vétérinaire qu'il se tourne. La gestion de la reproduction fait également partie intégrante du métier : sélectionner les reproducteurs, assister aux saillies et aux mises bas demande de l'expertise et de la disponibilité.
Les tâches ne s'arrêtent pas là ! L'éleveur entretient les bâtiments et les équipements, nettoie les box et les chenils, assure le bon fonctionnement du matériel. S'il est à la tête de sa propre exploitation, il doit également gérer la comptabilité, suivre les factures, négocier avec les fournisseurs et commercialiser sa production. Bref, un véritable chef d'entreprise !
- Horaires contraignants
- Métier passion
- Métier de plein air
- Travail physique
L'éleveur travaille principalement en extérieur, dans des fermes, haras, élevages, centres équestres ou exploitations agricoles. Au fil de ses journées, il échange avec de nombreux interlocuteurs : vétérinaires, maréchaux-ferrants, techniciens d'élevage, clients, fournisseurs d'aliments ou encore acheteurs.
Ce métier demande une grande disponibilité. Les animaux ne connaissent ni les 35 heures ni les week-ends ! Pendant les périodes de mise bas, il n'est pas rare de se lever la nuit pour surveiller les naissances.
Les études pour devenir éleveur : des cursus adaptés à tous les parcours
- Coût des études : De 0 à 5 000€/an
- Durée des études : De 2 à 3 ans
- Alternance et stages possibles
- Concours : Non
Tu n'as pas besoin d'un doctorat pour devenir éleveur ! Plusieurs voies s'offrent à toi selon ton niveau et ton projet professionnel. Si tu souhaites t'installer à ton compte, sache qu'un diplôme agricole te sera indispensable pour obtenir les aides de l'État. En revanche, si tu préfères être salarié, un CAP peut suffire.
Quelles spécialités au bac pour devenir éleveur ?
Si tu es au lycée général ou technologique et que tu vises des études agricoles, privilégie certaines spécialités. Biologie-écologie est un choix évident pour comprendre le fonctionnement des écosystèmes et la biologie animale. Physique-chimie t'aidera à maîtriser les aspects scientifiques de l'alimentation animale et des traitements sanitaires. Enfin, les sciences économiques et sociales te donneront de bonnes bases en gestion d'entreprise, indispensables si tu veux un jour gérer ta propre exploitation.
Les formations courtes (CAP à bac)
Après la 3e, tu peux directement t'orienter vers un CAP agricole métiers de l'agriculture (CAPa MAGRI). En deux ans, tu apprends les bases de l'élevage : alimentation des animaux, entretien des bâtiments, conduite d'engins agricoles. C'est un excellent point de départ si tu veux te lancer rapidement dans la vie active.
Pour aller plus loin, le bac pro conduite et gestion de l'entreprise agricole (CGEA) est tout indiqué. Tu peux d’ailleurs poursuivre vers un certificat de spécialisation commerce de bétail (en un an). Si ton truc c'est plutôt les animaux de compagnie, le bac pro conduite d'activités d'élevage et d'hébergement dans le secteur canin-félin te formera spécifiquement à l'élevage de chiens et chats.
Pour t'installer comme éleveur indépendant, tu dois obtenir la capacité professionnelle agricole (CPA). Cette certification, délivrée avec ton diplôme agricole et un plan de professionnalisation personnalisé, est obligatoire pour bénéficier des aides à l'installation. Sans elle, impossible de recevoir le soutien financier de l'État !
Les formations post-bac
Envie de te spécialiser encore davantage ? Le BTSA métiers de l'élevage : développement, production, conseil t'ouvre les portes d'une expertise pointue en deux ans. Tu y approfondis la gestion d'exploitation, l'amélioration génétique et le conseil aux éleveurs. Le BTSA analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole convient aussi si tu vises des responsabilités managériales.
- CAP agricole métiers de l'agriculture
- Bac pro conduite et gestion de l'entreprise agricole
- Bac pro conduite d'activités d'élevage et d'hébergement dans le secteur canin-félin
- CS commerce de bétail
- BTSA métiers de l'élevage : développement, production, conseil
- BTSA analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole
Les qualités et compétences requises pour devenir éleveur : l'ADN du métier
Le métier d'éleveur exige avant tout de la passion. Tu vas passer tes journées auprès des animaux, par tous les temps, sept jours sur sept. Sans un véritable amour pour les bêtes, difficile de tenir sur la durée. Cette passion te donnera l'énergie nécessaire pour te lever à l'aube un dimanche matin glacial afin de vérifier que tout va bien dans l'étable.
La résistance physique n'est pas une option, c'est une nécessité. Porter des sacs de 25kg, marcher plusieurs kilomètres par jour, travailler sous la pluie ou la canicule… ton corps sera mis à rude épreuve. Si tu préfères les postes de bureau climatisés, ce métier n'est clairement pas fait pour toi.
Enfin, l'observation est ta meilleure alliée. Un animal qui ne mange pas son fourrage, une brebis qui s'isole du troupeau, un chien qui boite légèrement… Repérer ces signaux faibles te permet d'intervenir avant qu'un problème ne devienne grave. Cette vigilance constante fait toute la différence entre un bon éleveur et un excellent éleveur.
- Maîtrise des techniques d'élevage : Connaître les spécificités de chaque race, les besoins nutritionnels, les protocoles de reproduction et les gestes de premiers soins pour assurer la santé du troupeau.
- Compétences en gestion : Tenir une comptabilité, gérer les stocks d'aliments, planifier les ventes et négocier avec les fournisseurs quand on est à son compte.
- Utilisation d'équipements agricoles : Savoir conduire et entretenir tracteurs, installations de traite, broyeurs et autres machines indispensables au fonctionnement de l'exploitation.
Les perspectives d'insertion professionnelle de l'éleveur : un champ d’opportunités s’ouvre à toi
Le marché de l'emploi pour les éleveurs présente un paradoxe intéressant. D'un côté, on recense 145 000 exploitations consacrées à l'élevage en France, soit 37% de l'ensemble des exploitations agricoles selon le ministère de l'Agriculture. De l'autre, le secteur fait face à une crise de la relève : de nombreux départs à la retraite ne sont pas compensés par l'arrivée de jeunes professionnels.
Cette situation crée des opportunités pour ceux qui sont motivés ! Les exploitations recherchent des salariés qualifiés et les possibilités de reprise d'exploitation existent pour ceux qui souhaitent s'installer. Les régions agricoles traditionnelles comme la Bretagne, les Pays de la Loire ou le Grand Est concentrent la majorité des offres.
Les types de contrats varient selon les structures : CDI dans les grandes exploitations, CDD saisonniers pour renforcer les équipes lors des périodes de forte activité ou installation à son compte après quelques années d'expérience. Le parcours d'insertion dépend beaucoup de ton projet : veux-tu être salarié agricole ou reprendre une ferme familiale ?
Les perspectives d'évolution professionnelle de l'éleveur : comment faire carrière ?
Ton évolution de carrière dépend de ta situation de départ. Si tu débutes comme salarié agricole, tu peux progressivement prendre davantage de responsabilités pour devenir responsable d'élevage ou chef de culture. Après plusieurs années d'expérience et avec un bon capital, tu peux franchir le cap et t'installer à ton compte.
Pour ceux qui souhaitent diversifier leurs compétences, plusieurs passerelles existent. Tu peux devenir conseiller d'élevage en rejoignant une chambre d'agriculture ou une coopérative, où tu accompagneras d'autres éleveurs dans l'optimisation de leurs pratiques. La voie du technico-commercial s'ouvre également à toi dans les entreprises d'alimentation animale ou d'équipements agricoles.
D'autres professionnels peuvent se spécialiser dans l'insémination artificielle, devenir formateur dans un lycée agricole ou se reconvertir vers des métiers connexes comme maréchal-ferrant pour les passionnés de chevaux. Les possibilités ne manquent pas si tu sais saisir les opportunités !
Le salaire de l'éleveur : combien gagner avec ses bêtes ?
Débutant :
- Mensuel net : 1 450€ - 1 700€
- Brut annuel : 22 000€ - 27 000€
Expérimenté :
- Mensuel net : 2 000€ - 2 500€
- Brut annuel : 29 000€ - 38 000€
La rémunération d'un éleveur varie considérablement selon plusieurs facteurs. salaire moyen d'un éleveur est estimé à 1 700 euros nets par mois. Les éleveurs salariés touchent généralement un salaire proche du SMIC en début de carrière, soit environ 1 450 euros nets mensuels.
Pour ceux qui travaillent à leur compte, les revenus dépendent directement de la rentabilité de l'exploitation et souvent, le salaire peut être inférieur au SMIC dans les premiers mois. La taille du cheptel, le type d'animaux élevés, la région d'implantation et les choix stratégiques (agriculture biologique, vente directe, labels de qualité) influencent fortement les résultats financiers.
Certains éleveurs canins spécialisés dans des races très recherchées peuvent atteindre 2 500 euros nets mensuels, tandis que d'autres peinent à dégager un revenu décent.
La France est le premier producteur européen de fromage de chèvre – et de production agricole ! Plus d'une brebis laitière sur dix est élevée en agriculture biologique et 90 % du lait de brebis produit en France est transformé en fromage. Preuve que l'élevage français mise sur la qualité et les produits à forte valeur ajoutée !
Il faut aussi prendre en compte que les éleveurs indépendants dépendent fortement des aides de la Politique Agricole Commune (PAC) et des subventions publiques pour maintenir leur niveau de vie. Les charges d'exploitation (alimentation, vétérinaire, énergie, matériel) pèsent lourd dans le budget et peuvent fluctuer selon les années.
Pour autant, en te lançant dans cette aventure, tu pourras vivre un quotidien proche de la nature et des animaux. De quoi, peut-être, réaliser un rêve d’enfant.








