- Salaire mensuel net : de 1 700 à 2 600 euros
- Niveau de diplôme requis : du CAP au bac+2
- Sélectivité : 4/10
Les missions du serrurier : au-delà des clés et des verrous
Le serrurier-métallier ne se limite pas à poser des serrures. C’est un artisan du métal, à la fois technicien et créateur. Il conçoit, fabrique, installe et répare des éléments en métal destinés à la sécurité ou à l’embellissement des bâtiments : grilles, rampes, portes blindées, garde-corps, vitrines, charnières, portails automatisés…
- Travail physique
- Déplacement requis
- Horaires contraignants
- Contact avec le public
- Métier utile / Métier d’avenir
Ses missions principales :
- Lire les plans et concevoir des ouvrages métalliques
- Façonner les pièces (découpe, pliage, soudure, ajustement)
- Poser les éléments sur chantier (portes, serrures, structures métalliques)
- Assurer les dépannages (porte claquée, serrure bloquée, remplacement de cylindre)
- Conseiller les clients sur la sécurité de leur habitat
Il peut être artisan à son compte, salarié dans une entreprise du BTP, ou spécialisé dans la serrurerie d’urgence.
Le serrurier travaille souvent avec d'autres corps de métiers du bâtiment : maçons, menuisiers, électriciens... Il est aussi en contact avec les fournisseurs de matériaux, les architectes et les clients.
Le métier de serrurier demande une bonne condition physique. Entre la manipulation de pièces métalliques, les installations en hauteur ou les travaux de précision en atelier, l’activité reste exigeante et parfois fatigante. Le serrurier est aussi un professionnel mobile : il se déplace régulièrement entre les chantiers, les entreprises et les interventions chez les particuliers. Ces déplacements s’accompagnent souvent d’horaires contraignants, car les urgences – comme une porte claquée ou une serrure forcée - ne préviennent pas et peuvent survenir le soir ou le week-end.
Mais être serrurier, c’est aussi travailler au plus près des gens. Les contacts avec le public sont fréquents et variés, qu’il s’agisse de conseiller un client sur le choix d’une serrure, de sécuriser l’entrée d’un immeuble ou d’apporter une solution rapide lors d’un dépannage. Enfin, ce métier reste fondamentalement utile et porteur d’avenir : avec les enjeux croissants de sécurité et la nécessité de renforcer les accès aux habitations comme aux locaux professionnels, les serruriers qualifiés sont très demandés et leur expertise est indispensable.
Les études pour devenir serrurier : le fer se forge tôt
- Frais de scolarité/an : entre gratuit et 2 500 euros
- Durée des études : 2 à 3 ans
- Alternance/stage : oui
- Concours : non
Comme beaucoup de métiers manuels, le parcours du serrurier commence tôt. La voie la plus répandue est celle du CAP, accessible après la classe de 3è, qui permet d’apprendre rapidement les bases du métier et de se lancer sur le marché du travail. Le CAP métallier est le diplôme de référence, mais d’autres options proches existent, comme le CAP réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage. Ces formations durent deux ans et privilégient l’apprentissage en entreprise, souvent par le biais de l’alternance.
Pour les jeunes qui souhaitent aller plus loin, le bac professionnel offre une solide montée en compétences. Le bac pro ouvrages du bâtiment : métallerie ou encore le bac pro technicien en chaudronnerie industrielle permettent de perfectionner ses techniques de fabrication, d’apprendre à lire et à concevoir des plans complexes, et de se préparer à des chantiers de plus grande envergure. Ces cursus de trois ans sont idéaux pour évoluer vers des postes plus qualifiés ou encadrer une petite équipe.
De nombreuses entreprises artisanales recherchent des apprentis. Si tu montres ta motivation et ton savoir-faire, tu peux vite être embauché après tes études !
Le parcours peut aussi se prolonger après le bac ou le CAP. Le BP métallier (Brevet Professionnel) constitue une étape intermédiaire intéressante : en deux ans, il renforce la maîtrise des procédés métallurgiques et des techniques avancées, tout en mettant l’accent sur la gestion d’atelier et la coordination de projets. Quant au BTS architectures en métal : conception et réalisation, il ouvre clairement la porte à des responsabilités d’encadrement et à des missions de conception. Ce diplôme de niveau bac+2 forme des profils capables de travailler sur des structures complexes comme des ponts, des charpentes métalliques ou des grandes installations industrielles.
- CAP métallier
- CAP réalisations industrielles en chaudronnerie ou soudage
- Bac pro ouvrages du bâtiment : métallerie
- Bac pro technicien en chaudronnerie industrielle
- BP Métallier
- BTS architectures en métal : conception et réalisation
Les qualités et compétences du serrurier : entre précision et réactivité
Être serrurier exige avant tout une grande précision. Le métal ne laisse pas de place à l’erreur : chaque mesure doit être juste, chaque ajustement maîtrisé. Un millimètre de trop ou de moins peut compromettre l’efficacité d’une serrure ou la solidité d’une structure. C’est donc un métier où l’attention au détail est une seconde nature.
La réactivité est tout aussi essentielle. Lorsqu’un client se retrouve bloqué devant une porte claquée ou après un cambriolage, il attend une intervention rapide et efficace. Le serrurier doit savoir analyser la situation en quelques secondes, proposer une solution adaptée et agir dans les règles de l’art, même dans l’urgence.
À cela s’ajoute une bonne condition physique. Monter un portail, poser une structure métallique, manipuler des outils lourds ou travailler en hauteur demandent endurance et résistance. On est loin d’un métier de bureau : la dimension physique fait partie intégrante de la profession.
Enfin, le serrurier est en contact permanent avec sa clientèle. Il lui faut donc un vrai sens du service et de bonnes qualités relationnelles. Être capable de rassurer une personne stressée, d’expliquer son intervention avec pédagogie et de se montrer fiable contribue à instaurer la confiance, indispensable dans un métier aussi lié à la sécurité des biens et des personnes.
- Lecture de plans et traçage
- Techniques de soudure, forge et découpe
- Connaissances en mécanismes de serrurerie (verrous, cylindres, serrures multipoints...)
- Notions en automatisme (portes motorisées, badges, etc.)
- Maîtrise des normes de sécurité du bâtiment
L'insertion professionnelle pour les serruriers : de la clef sous la porte aux clés de la réussite
Le secteur du BTP reste dynamique, avec une demande constante de professionnels qualifiés. Les entreprises artisanales, les sociétés de dépannage ou les grands groupes de construction recrutent régulièrement.
D’après la FFB (Fédération Française du Bâtiment), les zones urbaines concentrent une grande partie de l’activité de dépannage, tandis que les zones rurales offrent souvent plus de polyvalence (menuiserie, métallerie, automatisme...).
L'évolution professionnelle : du cadenas au chef d’atelier
Avec quelques années d’expérience, le serrurier peut élargir son champ d’action et faire évoluer sa carrière. Beaucoup choisissent de franchir le pas de l’entreprenariat en créant leur propre entreprise artisanale. Cette voie offre l’indépendance et la possibilité de se construire une clientèle fidèle, mais elle implique aussi de solides compétences en gestion et en organisation.
D’autres professionnels préfèrent progresser dans une structure existante. Ils peuvent ainsi devenir chefs d’atelier ou conducteurs de travaux, des postes qui demandent de coordonner des équipes, de superviser les chantiers et de garantir la qualité des ouvrages réalisés. Ces fonctions apportent davantage de responsabilités et souvent une meilleure rémunération.
La spécialisation constitue une autre voie d’évolution intéressante. Certains serruriers choisissent de se concentrer sur la haute sécurité, le blindage de portes ou la conception de systèmes de protection innovants. Ces compétences spécifiques permettent de se démarquer sur un marché en forte demande, en particulier dans les grandes villes et pour les clients professionnels.
Un serrurier qui se spécialise dans le haut de gamme (blindage, automatisation, serrurerie connectée) peut tirer son épingle du jeu avec une clientèle exigeante, notamment dans les grandes villes.
Il est aussi possible de se tourner vers des métiers voisins. Grâce à leur expertise du métal, certains serruriers évoluent vers les métiers de métallier d’art, de chaudronnier ou de charpentier métallique, où la créativité et la technique se rencontrent pour donner naissance à des ouvrages d’exception.
Enfin, l’expérience et la formation continue peuvent ouvrir des portes vers des domaines plus éloignés, comme le contrôle technique des ouvrages métalliques ou l’enseignement professionnel. Former de futurs serruriers, c’est transmettre un savoir-faire précieux et contribuer à la pérennité d’un métier indispensable.
Le salaire d’un serrurier : en forgeant, on s’en sort bien !
Niveau débutant :
- Brut annuel : 21 000 - 25 000 €
- Net mensuel : 1 700 - 1 900 €
Niveau confirmé / responsable :
- Brut annuel : 27 000 - 33 000 €
- Net mensuel : 2 100 - 2 600 €
Le salaire mensuel net d’un serrurier démarre généralement à environ 1 700 euros par mois. Selon le lieu où il exerce et la notoriété de l’entreprise, la rémunération peut directement débuter à 1 900 euros net par mois. C’est notamment le cas dans les grandes villes comme Paris et sa région où le coût de la vie est bien plus élevé.
Avec plusieurs années d’expérience professionnelle, le serrurier peut percevoir un salaire qui oscille entre 2 100 et 2 600 euros net mensuels. Quant aux dépanneurs à leur compte, ils peuvent atteindre des revenus plus importants, notamment en zones urbaines, grâce à des interventions urgentes et des forfaits spécifiques.


