- Salaire mensuel net : de 1 500 € à 3 300 €
- Niveau de diplôme : bac+2 à bac+5
- Sélectivité : 5/10
Missions de l'infographiste : mettre les idées en images sans perdre le message
Avant tout, un infographiste est un pro de la communication visuelle. Ton terrain de jeu, ce sont les images, les couleurs, les formes et la typographie, que tu utilises pour transformer une idée en un message clair et percutant. Tu peux travailler aussi bien pour le print (affiches, flyers, brochures, catalogues) que pour le web (bannières, stories, visuels pour les réseaux sociaux, interfaces simples, motion design…). Et attention, ton rôle n'est pas seulement de « faire joli » – même si, avouons-le, ça compte beaucoup ! Ton vrai super-pouvoir, c'est de rendre une information immédiatement compréhensible, attrayante et adaptée au bon public.
La première mission qui t'attend, c'est de concevoir des supports de communication adaptés au message que tu dois faire passer. Une affiche pour un festival, un flyer pour une nouvelle boutique, une campagne digitale sur Instagram ou TikTok… chaque support a ses codes, ses contraintes et ses objectifs. À toi d'inventer les bons visuels qui accrochent l'œil et font passer le bon message en deux secondes chrono.
Tu es aussi le garant de la cohérence visuelle d'une marque. Traduction : tu dois décliner ou créer une charte graphique, et t'assurer que tout ce qui sort – du logo jusqu'au dernier post social media – parle le même langage visuel. Si un jour tu travailles pour une marque de sneakers par exemple, impossible que l'affiche ait un style rétro chic alors que le site web est 100 % street et color block. Ton rôle, c'est d'harmoniser et de donner une identité forte.
- Salarié / Indépendant
- Métier de bureau
- Métier créatif
- Horaires contraignants
Autre mission, qui fait souvent appel à ta créativité pure : la réalisation de visuels graphiques originaux. Tu peux être amené à créer des pictogrammes, à illustrer un visuel, à faire des photomontages, ou à inventer des infographies qui racontent une histoire en un seul coup d'œil. C'est là que tu sors ton crayon ou ta tablette et que tu donnes vie à tes idées.
Tu t'occupes aussi de tout ce qui est plus technique : préparer les fichiers pour l'impression ou le numérique. Ça veut dire respecter les formats, gérer les profils colorimétriques, penser responsive pour le web, bref : anticiper tous les détails qui font que ton travail est fluide pour ceux qui passent derrière toi (imprimeurs, développeurs…). C'est une partie un peu invisible, mais indispensable.
Enfin, ton rôle s'élargit souvent au traitement et à l'optimisation des médias. Tu retouches des images, tu optimises des visuels pour le web, tu produis parfois de petites animations ou vidéos en motion design. Et quand tu livres une maquette, elle doit être nickel, prête à être intégrée et utilisée sans mauvaise surprise.
- Infographiste : main experte du graphique, exécution créative + déclinaisons + mises au point techniques
- Graphiste : conçoit et dirige la création, peut piloter la charte et les concepts de campagne
- Directeur artistique : vision globale, stratégie créative, encadrement d'équipe et relations client
Études pour devenir infographiste : pas de parcours unique, mais un book en béton
- Coût : de gratuit à 10 000 €/an
- Durée : 2 à 5 ans
- Alternance et stages : oui
- Concours : non
Il n'existe pas un parcours unique et rigide pour devenir infographiste. Plusieurs portes d'entrée existent, mais toutes reposent sur un socle solide : maîtriser les logiciels de création et développer une vraie culture visuelle.
Au lycée, un bac général ou technologique fait l'affaire. Le bac STD2A (Sciences et Technologies du Design et des Arts Appliqués) est particulièrement adapté si tu vises ce domaine. Les spécialités arts plastiques ou numérique en bac général constituent aussi de bonnes options.
Après le bac, la voie la plus fréquente passe par un DN MADE mention graphisme (Diplôme National des Métiers d'Art et du Design), formation en 3 ans qui confère le grade de licence. Ce diplôme a remplacé depuis 2018 l'ancien BTS Design graphique dans le public. Tu peux aussi opter pour un BUT MMI (Métiers du Multimédia et de l'Internet), très polyvalent avec ses parcours en création numérique et design.
Tu n'es pas jugé seulement sur tes diplômes, mais sur ton book : projets, recherches, maquettes, déclinaisons graphiques, essais typographiques, petites vidéos… Soigne la mise en page et la présentation, montre le process (croquis, essais), pas uniquement le résultat final.
Pour ceux qui veulent se spécialiser ou viser des postes plus stratégiques, il est possible de poursuivre avec un DSAA (Diplôme Supérieur d'Arts Appliqués) mention design graphique, un DNSEP (Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique) ou un master en design numérique. Les écoles privées (Gobelins, LISAA, Penninghen, ECV...) proposent également des bachelors et mastères en graphisme, souvent très professionnalisants.]
- DN MADE mention graphisme (bac+3)
- BUT MMI – Métiers du Multimédia et de l'Internet (bac+3)
- Licence pro métiers du design (bac+3)
- DSAA mention design graphique (bac+5)
- DNSEP option design ou communication (bac+5)
- Bachelor/Mastère en école privée
Qualités et compétences de l'infographiste : créatif, rigoureux et toujours à l'affût
Un infographiste est un radar. Il se doit d'être curieux et d'avoir une solide culture graphique. Il capte tendances, styles, références artistiques, nouveautés typographiques, usages web. Il fait de la veille, analyse, s'inspire (sans copier), et transforme tout ça en solutions graphiques adaptées au métier et au public.
Il a aussi le sens du brief et du message. Tu conçois pour quelqu'un et pour quelque chose. Comprendre la communication, les objectifs, la cible, l'ADN d'une marque – c'est la base. Un visuel n'est jamais gratuit : il sert une intention.
- Maîtrise de la suite Adobe (Photoshop, Illustrator, InDesign) : création, retouche, montage de documents prêts print et web
- Maîtrise de la typographie, couleur, grilles de mise en page : assurer lisibilité et hiérarchie de l'information
- Gestion des outils "new gen" : Figma pour UI légère, After Effects pour motion simple, notions de responsive pour décliner sur web et mobile
D'où une rigueur et un sens du détail indispensables : un pixel qui bouge, une grille mal calée, un noir RVB envoyé à l'imprimeur et c'est le drame. Tu apprends à respecter formats, marges, repères, profils colorimétriques, et à livrer des fichiers maîtrisés.
Enfin, tu vas présenter, argumenter, ajuster, recommencer. L'ego d'artiste, on le garde… mais à la maison. Ici, la communication est partout : avec le directeur artistique, le graphiste senior, le développeur, le client. Vive l'esprit d'équipe et une gestion du feedback efficace !
Marché de l'emploi de l'infographiste : où ça recrute et comment démarrer ?
Où, comment, avec qui tu bosses ? Là encore, pas de routine figée : ton terrain d'action dépend de la structure qui t'embauche. Tu peux te retrouver dans une agence de pub, un studio graphique, une maison d'édition, un service communication interne d'entreprise, une collectivité ou encore une start-up e-commerce. Chaque environnement a son ambiance : en agence, ça carbure à la deadline ; en entreprise, tu bosses plus sur le long terme ; en freelance, tu jongles entre créativité et prospection.
Tes interlocuteurs forment une belle palette créative : directeurs artistiques, chefs de projet, graphistes seniors, motion designers, UX/UI designers, développeurs, imprimeurs, community managers… Tu navigues entre tous ces métiers, et tu dois savoir écouter, adapter et proposer.
Géographiquement, les opportunités se concentrent dans les grandes métropoles (Île-de-France, Lyon, Bordeaux, Lille, Nantes…), mais le télétravail ouvre largement le jeu. Un infographiste web + motion + social a aujourd'hui de très belles cartes en main.
Les tendances qui boostent l'emploi : la croissance des contenus web et réseaux sociaux (formats courts, carrousels, stories, reels), le e-commerce et le brand content, le motion et l'animation (l'attention se capte en mouvement), et la data visuelle (infographies, schémas).
Évolution professionnelle de l'infographiste : du graphiste confirmé au chef de projet
Un infographiste peut évoluer vers plusieurs professions au cours de sa carrière. Avec de l'expérience, tu peux devenir graphiste confirmé puis directeur artistique (pilotage de campagnes, encadrement créa). Tu peux aussi te tourner vers le webdesign / UI design (interfaces, sites, applis), le motion design (animation 2D/3D, génériques, habillages) ou le brand design (plateformes de marque, identités complètes).
Si tu as une patte artistique forte, le métier d'illustrateur indépendant peut te tendre les bras. Et si tu préfères la coordination, le poste de chef de projet graphique (planning, budgets, coordination créa-techno) t'ouvrira de nouvelles perspectives.
Tu peux aussi te spécialiser par secteur (luxe, sport, culture, tech, santé), ou carrément monter ton propre studio. Les métiers connexes en communication ne manquent pas : production, conseil, contenu, social media…
Des notions de HTML/CSS et de composants UI peuvent t'aider à mieux collaborer avec les développeurs, sans pour autant devenir codeur. Bonus collaboration assuré !
Salaire de l'infographiste en 2026 : combien ça rapporte de bien faire voir ?
- Infographiste débutant
- 22 000 à 27 000 € brut annuel
- soit 1 450 à 1 800 € net mensuel
- Infographiste expérimenté
- 38 000 à 50 000 € brut annuel
- soit 2 500 à 3 300 € net mensuel
Selon les données Hellowork, le salaire médian d'un infographiste en France se situe autour de 24 000 € brut annuel (environ 1 800 € net/mois). Mais les écarts sont importants selon ton profil et ton environnement de travail.
Plusieurs éléments font varier la rémunération : le lieu d'exercice (Paris et les grandes métropoles offrent généralement 5 à 10 % de plus), le statut (le freelance peut viser un TJM de 350 à 500 € selon son expérience, mais doit assurer sa prospection), les spécialités (motion, 3D, UI design et dataviz tirent souvent la rémunération vers le haut), et le secteur d'activité (tech, luxe, événementiel disposent de budgets visuels plus conséquents).




















