- Salaire mensuel net : 1 950 € – 3 000 €
- Niveau de diplôme : bac+2 à bac+5
- Sélectivité : 5/10
Missions du gestionnaire de copropriété : le maestro des immeubles
Le gestionnaire de copropriété, aussi appelé syndic de copropriété, est le représentant légal du syndicat des copropriétaires. Son rôle ? Assurer la gestion complète d'un portefeuille d'immeubles sur les plans administratif, juridique, comptable, financier et technique. En clair, c'est lui qui veille à ce que tout fonctionne dans les parties communes et qui fait le lien entre les copropriétaires, les locataires et les prestataires extérieurs.
Au quotidien, tu prépares et animes les assemblées générales annuelles : tu rédiges l'ordre du jour, convoques les copropriétaires, présentes les comptes de l'exercice et le budget prévisionnel, puis tu mènes les débats (parfois animés !) avant de rédiger le procès-verbal. Tu veilles aussi à l'exécution des décisions votées en AG, que ce soit pour des travaux de ravalement, le remplacement d'une chaudière collective ou la mise aux normes d'un ascenseur.
- Salarié / Indépendant
- Métier de bureau
- Contacts avec le public
- Déplacement requis
La gestion financière occupe une bonne partie de ton temps : tu établis les appels de fonds, suis les paiements des charges, relances les copropriétaires en retard et gères les relations avec les banques. Sur le plan technique, tu supervises l'entretien courant des immeubles, négocies les contrats avec les prestataires (chauffagistes, entreprises de nettoyage, ascensoristes) et coordonnes les travaux d'envergure. Tu es également l'interlocuteur privilégié pour les sinistres et les contentieux.
Tu peux exercer ce métier dans différentes structures : un cabinet d'administration de biens, une agence immobilière, un grand groupe comme Foncia ou Nexity, ou encore à ton compte si tu crées ta propre structure. Le télétravail est possible pour les tâches administratives, mais les déplacements sur le terrain et les assemblées générales (souvent en soirée) font partie intégrante du métier.
| 📊 Bon à savoir : les chiffres de la copropriété en France La France compte environ 10 millions de logements en copropriété, soit près d'un tiers du parc total. Cela représente plus de 570 000 copropriétés immatriculées, dont 51 % sont gérées par des syndics professionnels. Avec environ 5 000 syndics en activité et un parc vieillissant (les deux tiers des copropriétés datent d'avant 1970), les besoins en gestionnaires qualifiés sont immenses ! |
Études pour devenir gestionnaire de copropriété : plusieurs chemins possibles
- Coût des études : de gratuit à 10 000 €/an
- Durée des études : 2 à 5 ans
- Stages et alternance possibles
- Concours : non
Pour devenir gestionnaire de copropriété, plusieurs parcours s'offrent à toi. La formation de référence reste le BTS Professions Immobilières (BTS PI), un diplôme en deux ans qui te donne les bases solides en droit immobilier, gestion de copropriété, transaction et gestion locative. C'est d'ailleurs le seul BTS qui permet d'obtenir les cartes professionnelles (Transaction, Gestion et Syndic) pour exercer ou ouvrir ta propre structure.
Au lycée, un bac général avec des spécialités comme SES ou HGGSP constitue une bonne préparation. Le bac STMG est également très apprécié des recruteurs. Après ton bac, tu peux candidater sur Parcoursup pour intégrer un BTS PI dans un lycée public, un CFA ou une école privée. La formation en alternance est particulièrement recommandée dans ce secteur : tu apprends le métier sur le terrain tout en étant rémunéré, et tes frais de scolarité sont pris en charge par ton employeur.
Si tu souhaites aller plus loin, tu peux poursuivre avec une licence professionnelle Métiers de l'immobilier (mention gestion et administration de biens) ou un Bachelor spécialisé en immobilier dans une école comme l'EFAB, l'ESPI, l'IMSI ou Suptertiaire. À bac+5, un Master en droit immobilier ou un Mastère spécialisé en gestion immobilière te permettra d'accéder plus rapidement à des postes à responsabilités.
| 🎓 Bon à savoir : l'alternance, ton meilleur atout Dans le secteur de l'immobilier, l'alternance est particulièrement valorisée. Tu acquiers une expérience concrète, tu te constitues un réseau professionnel et tu augmentes considérablement tes chances d'embauche à la sortie. Certaines écoles comme Suptertiaire affichent un taux d'insertion de 80 % à l'issue de la formation, dont 65 % dans l'entreprise d'accueil ! |
- Bac+2 : BTS Professions Immobilières,
- Bac+3 : Licence pro Métiers de l'immobilier, BUT Carrières Juridiques Bachelor Immobilier
- Bac+5 : Master Droit immobilier, Mastère Manager en gestion immobilière
Qualités et compétences du gestionnaire de copropriété : polyvalence exigée !
Le métier de gestionnaire de copropriété demande un véritable cocktail de qualités humaines. Première d'entre elles : le sens du relationnel et de la diplomatie. Tu es en contact permanent avec des interlocuteurs aux profils très variés (copropriétaires, locataires, gardiens, artisans, assureurs) et tu dois savoir t'adapter à chacun. Lors des assemblées générales, il t'arrive de gérer des débats houleux entre voisins qui ne sont pas d'accord sur le choix d'un prestataire ou le montant des charges : garder ton sang-froid et désamorcer les conflits fait partie du job.
L'organisation et la rigueur sont également indispensables. Tu gères simultanément plusieurs copropriétés avec des échéances différentes, des urgences à traiter et une multitude de dossiers en cours. Savoir prioriser, ne rien oublier et tenir des délais serrés est essentiel pour ne pas te retrouver débordé. Un bon gestionnaire anticipe les problèmes plutôt que de les subir.
Enfin, tu dois faire preuve de polyvalence et de curiosité. Le métier touche à des domaines aussi variés que le droit (loi de 1965 sur la copropriété, loi ALUR, loi Climat), la comptabilité, la technique du bâtiment et le relationnel commercial. La réglementation évolue constamment, notamment sur les questions de rénovation énergétique : tu dois te former en continu pour rester à la page.
- Maîtrise du droit de la copropriété : connaissance de la loi de 1965, de la loi ALUR et des évolutions réglementaires pour conseiller et accompagner les copropriétaires
- Gestion comptable et financière : établissement des budgets prévisionnels, suivi des charges, recouvrement des impayés et relation avec les organismes financiers
- Utilisation des logiciels métier : maîtrise des outils de gestion de copropriété (ICS, Crypto, Thetrawin) et des plateformes dématérialisées
Insertion professionnelle du gestionnaire de copropriété : un marché qui recrute
Le marché de l'emploi pour les gestionnaires de copropriété est particulièrement dynamique. Avec plus de 570 000 copropriétés en France et un parc immobilier vieillissant qui nécessite des travaux de rénovation énergétique, les besoins en professionnels qualifiés ne cessent de croître. Les grandes enseignes comme Foncia, Nexity, Citya ou Oralia recrutent régulièrement, tout comme les cabinets indépendants qui représentent 50 à 60 % du marché.
En France, les offres d'emploi sont concentrées dans les grandes agglomérations, en particulier en Île-de-France qui regroupe plus de 100 000 copropriétés immatriculées. Les régions PACA, Auvergne-Rhône-Alpes et Occitanie offrent également de nombreuses opportunités. La plupart des postes sont proposés en CDI, ce qui témoigne de la stabilité du secteur. Les débutants peuvent commencer comme assistants de copropriété avant d'évoluer vers un poste de gestionnaire à part entière.
Évolution professionnelle : quelles perspectives après gestionnaire de copropriété ?
Après quelques années d'expérience en tant que gestionnaire de copropriété, plusieurs évolutions sont envisageables. Tu peux d'abord étoffer ton portefeuille et te voir confier des copropriétés plus importantes ou plus complexes (grandes copropriétés, immeubles de prestige, copropriétés en difficulté). C'est souvent synonyme d'une revalorisation salariale significative.
L'étape suivante est généralement le poste de directeur de copropriété ou principal de copropriété. À ce niveau, tu encadres une équipe de gestionnaires et d'assistants, tu supervises un portefeuille plus large et tu participes à la stratégie commerciale du cabinet. Tu peux également évoluer vers un poste de directeur d'agence ou de directeur de cabinet immobilier, avec des responsabilités managériales et commerciales élargies.
Si tu as l'âme d'un entrepreneur, tu peux aussi te lancer à ton compte et créer ton propre cabinet d'administration de biens. Cela nécessite d'obtenir les cartes professionnelles délivrées par la CCI, une garantie financière et une assurance responsabilité civile professionnelle. Une option moins risquée consiste à devenir consultant ou formateur en gestion immobilière pour transmettre ton expertise.
Salaire du gestionnaire de copropriété en 2026 : combien ça rapporte ?
- Gestionnaire débutant
- Salaire annuel brut : 30 000 € à 35 000 €
- Salaire net mensuel : 1 950 € à 2 300 €
Gestionnaire expérimenté
- Salaire annuel brut : 40 000 € à 45 000 €
- Salaire net mensuel : 2 600 € à 3 000 €
Le salaire d'un gestionnaire de copropriété varie en fonction de plusieurs facteurs : ton expérience pro, la taille de ton portefeuille, le type de copropriétés gérées (résidentiel classique, prestige, logement social) et bien sûr ta localisation géographique. En région parisienne, où le marché est plus tendu et les copropriétés plus nombreuses, les rémunérations sont généralement plus élevées que sur le reste du territoire.
En début de carrière, tu peux t'attendre à une rémunération comprise entre 30 000 et 35 000 euros bruts par an, soit environ 1 950 à 2 300 euros net par mois. Avec quelques années d'expérience et un portefeuille bien fourni, ton salaire peut grimper jusqu'à 40 000 à 45 000 euros brut annuels, ce qui représente environ 2 600 à 3 000 euros nets mensuels.
Si tu évolues vers un poste de directeur de copropriété ou que tu te spécialises dans la gestion de copropriétés haut de gamme, tu peux atteindre les 50 000 à 60 000 euros bruts par an (soit 3 200 à 4 000 euros nets par mois), voire davantage dans les grands groupes. À cela peuvent s'ajouter des avantages, comme une prime d'intéressement, un 13e mois, des tickets restaurant ou un véhicule de fonction. Alors, prêt à te lancer dans l'aventure ?


















