Trois enseignements de spécialité en première et deux en terminale : c’est le deal en filière générale ! Ces matières permettent de personnaliser son parcours et peuvent rapporter gros pour la note finale au bac. Elles sont notées sur un coefficient 16 chacune en terminale, soit 32 points sur 100 au total. Autant dire qu’elles pèsent lourd dans la balance. Parmi tes critères de sélection, tu peux opter pour les spécialités « les plus faciles »… lesquelles sont-elles ? Existent-elles vraiment ? Diplomeo te guide !
Facile pour les autres ne signifie pas forcément facile pour toi
Il existe 13 spécialités parmi lesquelles choisir dans la voie générale. Ce n’est pas rien. Il faut dire qu’elles balaient de nombreux domaines :
- Arts (cirque, arts plastiques, cinéma-audiovisuel, danse, histoire des arts, musique, théâtre)
- Biologie-écologie (dans les lycées agricoles)
- Éducation physique, pratiques et culture sportives
- Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP)
- Humanités, littératures et philosophie (HLP)
- Langues, littératures et cultures étrangères et régionales (LLCER)
- Littérature, langues et cultures de l’Antiquité (LLCA)
- Mathématiques
- Numérique et sciences informatiques (NSI)
- Physique-chimie
- Sciences de l’ingénieur
- Sciences de la vie et de la Terre (SVT)
- Sciences économiques et sociales (SES)
Il y en a pour tous les goûts ! Et justement, tu as plus de chance de trouver qu’un enseignement de spécialité est facile s’il est lié à tes centres d’intérêt et à ce que tu aimes déjà faire. Ce n’est pas tout, un domaine dans lequel tu as des facilités pourra aussi, sans surprise, s’avérer plus simple à suivre.
Pour tester tes combinaisons de spécialités avant de te décider, indique ta classe (seconde ou première) et visualise les formations et métiers accessibles selon tes choix. Un outil utile pour vérifier que ta combinaison correspond bien à ton projet d’orientation.
Garde également en tête qu’une spécialité choisie intelligemment est une matière qui te servira pour ta poursuite d’études. Sur Parcoursup, les fiches des formations indiquent aux candidats les enseignements de spécialités plébiscités pour multiplier leurs chances d’intégrer la formation visée et d’y réussir.
Si tu as déjà une pratique personnelle : Arts
Attention, ne te méprends pas : l’épreuve d’arts au bac requiert un travail tout au long de l’année. Elle comporte une partie orale et une partie écrite. Peu importe la discipline, il faut être capable de présenter une production personnelle ainsi qu’un dossier de présentation.
Toutefois, les nombreuses disciplines de la spécialité peuvent constituer une passion que tu exerces peut-être déjà en activité extrascolaire : musique, théâtre, danse, etc. Suivre les cours liés ne te semblera donc pas être une corvée !
À noter que la spécialité arts fait partie des moins répandues globalement dans les lycées. La matière n’est pas au programme de ton établissement ? Pas de panique : certains lycées proches géographiquement s’organisent en partenariat pour se répartir les spécialités. Selon ton emploi du temps, tu auras la possibilité de suivre ta spé dans un lycée voisin.
Sinon, le Cned reste une option envisageable pour une spécialité qui est indisponible dans ton lycée d’origine.
Parfait quand tu as des facilités en sciences : Mathématiques ou Physique-chimie
Les matières scientifiques ont la réputation d’être réservées à une élite naturellement douée, mais cette idée mérite d’être nuancée. Comme pour beaucoup de disciplines, c’est souvent la régularité du travail et la solidité des bases qui font la différence, plus qu’un hypothétique don inné. Et, ne pas être à l’aise aujourd’hui ne signifie pas en être incapable pour toujours. Les progrès, avec de l’entraînement régulier, peuvent être réels et rapides. Si ces matières ne te font pas fuir et que tu y obtiens des résultats corrects, ce serait dommage de passer à côté des portes qu’elles ouvrent.
À la rentrée 2025, selon la Note d’information de la DEPP (n° 26.06, février 2026), les mathématiques restent la spécialité reine : 44,8 % des élèves de terminale générale la choisissent. Viennent ensuite les SES (34,9 %) et la physique-chimie (32,9 %). La doublette maths/physique-chimie reste la combinaison la plus fréquente, choisie par 21,6 % des lycéens de terminale.
Ces deux enseignements ouvrent les portes de nombreuses formations du supérieur. Ils sont à privilégier pour une poursuite d’études dans les domaines suivants : sciences, technologie, ingénierie, mathématiques, informatique et santé.
Pour une initiation progressive au numérique : NSI
La spécialité Numérique et sciences informatiques ne fait pas partie des plus populaires. À la rentrée 2025, la NSI est suivie par 4,0 % des élèves de terminale générale, soit en légère baisse par rapport à l’année précédente (4,5 % en 2024), selon la DEPP. En première, elle reste également minoritaire. Pourtant, elle reste un choix pertinent, que ce soit pour une ou deux années.
La matière initie aux rudiments de la programmation, au fonctionnement des objets connectés, de l’intelligence artificielle et du traitement des données. Elle dispense des éléments de culture générale autour de plusieurs sujets. Avec la transition numérique et la montée de l’IA, ce sont des compétences de plus en plus recherchées par les recruteurs et utiles au quotidien.
L’initiation se veut à la portée du plus grand nombre. Par exemple, le langage de programmation auquel sont formés les élèves est décrit comme « un langage simple d’usage » dans le Bulletin officiel de l’éducation nationale. Les élèves ont également l’opportunité de travailler en groupes à de nombreuses reprises. C’est une façon de travailler qui peut faciliter l’apprentissage et la charge de travail.
Autre argument et pas des moindres : même s’il s’agit d’un enseignement à dominante scientifique, avec des mathématiques, nul besoin d’en avoir une maîtrise parfaite.
LLCER pour un enseignement riche et passionnant
La spécialité Langues, littératures et cultures étrangères et régionales peut plaire à beaucoup de profils très différents. Les thématiques abordées sont variées. La langue choisie est étudiée, mais avec, également, la culture autour : évènements sportifs, fêtes, gastronomie, modes de vie, religions, libertés, politiques économiques et sociales, tourisme, frontières, espaces naturels, etc. Le tout peut constituer un socle solide de culture générale, en plus de renforcer la maîtrise d’une langue.
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Tu es bilingue en allemand, anglais, espagnol ou tu maîtrises le basque, le breton, le créole ou encore le tahitien ? C’est encore mieux ! La matière peut représenter un véritable atout pour toi. Même si tu as une longueur d’avance sur tes camarades, n’oublie pas d’étudier régulièrement et de suivre les consignes !
Pour les profils humanistes et curieux du monde : SES et HGGSP
Voilà deux spécialités qui méritent vraiment qu’on s’y attarde et qui sont pourtant absentes de bien des listes de spécialités faciles, alors qu’elles figurent respectivement en 2e et 5e position des enseignements les plus choisis en terminale générale (DEPP, 2026).
Les sciences économiques et sociales (SES), choisies par 34,9 % des élèves de terminale à la rentrée 2025, séduisent les profils qui aiment comprendre comment fonctionne le monde : mécanismes économiques, inégalités sociales, institutions politiques… Tout y passe, et les sujets d’actualité s’y invitent régulièrement. Ce n’est pas une matière qu’on subit, c’est une matière dans laquelle on s’implique, si tant est qu’on aime débattre et argumenter.
Un bémol à ne pas éluder : les SES ne sont pas une spécialité sans effort. Elles récompensent la rigueur méthodologique et sanctionnent les approches trop approximatives. Mais pour qui s’y intéresse sincèrement, la courbe d’apprentissage est bien plus douce que celle des matières purement scientifiques.
Côté débouchés, les portes sont nombreuses : économie, droit, commerce, sciences politiques, journalisme, gestion. La combinaison SES/HGGSP, choisie par 12,9 % des élèves de terminale, est d’ailleurs la 2e doublette la plus fréquente.
L’histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP), suivie par 23,9 % des lycéens de terminale, est une spécialité transversale par excellence. Elle convoque à la fois l’histoire, la géopolitique, le droit international et les sciences politiques, avec une appétence particulière pour les grands équilibres mondiaux, les conflits, les régimes politiques et les enjeux environnementaux. Si tu es du genre à dévorer les journaux et à avoir un avis sur tout, cette spécialité est faite pour toi.
À noter : parmi les élèves qui choisissent la SES en terminale, 59,3 % sont des filles (DEPP, 2026). Pour HGGSP, elles représentent 63,8 % des effectifs. Ces deux spécialités constituent un vrai vivier pour les profils féminins qui veulent éviter les filières très masculinisées comme NSI ou SI. Attention, il ne s’agit pas non plus de t’autocensurer !
Avant de choisir facile, pose-toi la bonne question
Et tes spécialités dans tout ça, elles t’ouvrent quelles portes après le bac ? C’est la question que tu devrais te poser maintenant et c’est peut-être la plus importante de toutes.
Choisir une spécialité « facile » sans réfléchir à ce qu’elle implique pour la suite, c’est un peu comme choisir un itinéraire sans regarder la destination. Sur Parcoursup, les formations indiquent les enseignements de spécialité conseillés, voire attendus, pour intégrer leur cursus. Idem pour les cursus qui recrutent en dehors de Parcoursup. La page de la formation qui t’attire détaille sûrement les critères ou préférences pour candidater.
Certaines filières sont explicites : sans maths ni physique-chimie en terminale, l’accès aux prépas scientifiques, aux écoles d’ingénieurs ou aux formations de santé sera sérieusement compromis. À l’inverse, pour des formations en commerce, en droit, en sciences humaines, en communication ou en journalisme, les SES, HGGSP ou LLCER sont des choix parfaitement cohérents et souvent valorisés.
Le vrai critère pour choisir ta spécialité n’est donc pas « quelle est la plus facile ? » mais « quelle combinaison me permet d’atteindre mon objectif post-bac tout en jouant sur mes points forts ? ». Ce sont deux questions très différentes, et la réponse à la deuxième est bien plus utile.






