Baccalauréat 2019 : les réactions des bacheliers après les résultats

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Les résultats du bac sont tombés le 5 juillet 2019 ! Découvrez les réactions des bacheliers sur l'édition 2019 du baccalauréat !

Foule de lycéens devant les résultats du bac

À la suite d’une attente interminable (12 jours c’est long), les lycéens découvrent enfin les notes qu’ils ont obtenues en ce vendredi ensoleillé du mois de juillet. Bien que certains lycéens de l’académie de Lille ont eu la chance de découvrir les résultats, la veille, à la suite d’une fuite. C’est dans un contexte de tensions que les élèves sont partis découvrir leurs notes. Cette période a été ponctuée de grèves des professeurs qui ont tenté une nouvelle fois d'interpeller le ministre de l’Éducation nationale à travers la grève des notesDécouvrez les réactions des bacheliers sur l’édition 2019 du bac !

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À 10h tapante ou avec du retard pour les plus malchanceux, les terminales ont couru vers les portes de leurs centres d’examen respectifs afin de savoir si oui ou non ils ont obtenu le précieux sésame : le bac. Les nombreuses problématiques ont dû jouer sur l'affluence des lycéens devant les portes. 

En pleurs, surpris, en état de choc : les réactions émotives des lycéens

Les résultats tombés ont forcément provoqué quelques émotions chez les terminales. Il y a des heureux comme Dilan qui a son bac ES avec mention bien : « Je suis très heureuse, mais pas si surprise que ça. J’ai beaucoup travaillé durant l’année et avant le bac. En sortant des épreuves, je n’avais pas l’impression d’avoir raté mes épreuves ».

Un sentiment de déception pour d’autres qui espéraient plus comme Joachim, en bac S qui a obtenu la mention bien : « Pour la plupart des notes, je suis déçu, mais déjà lors des épreuves, car elles étaient assez difficiles cette année ».

D’autres sont surpris comme Tolga : « Surpris, mais aussi déçu surtout quand j’ai consulté le relevé de notes. J’ai trouvé certaines notes incohérentes étant donné que j’avais bossé les chapitres et notions tout au long de l’année ».

Puis, il y a les autres qui sont contrastés sur leurs sentiments : « J’ai été déçu de ma note en SVT car c’est ma spécialité donc mon plus gros coefficient et je n’ai eu que 11. Après je suis content et surpris de ma note de maths, car c’est la matière dans laquelle j’avais le plus de mal, et là j’ai eu 13 » nous dit Luc qui a décroché son bac S avec mention bien.

Les grèves : le stress supplémentaire qui n’a pas épargné tout le monde…

Alors que 78% des jeunes ont affirmé ne pas avoir été dérangés par la grève de la surveillance des examens, selon notre sondage Parole aux Jeunes, les perturbations se sont prolongées avec la grève des notes. Elle ne concerne qu’une minorité de professeurs et épargne les grandes académies, mais des bacheliers ont été confrontés aux conséquences de ces grèves. Les académies de Créteil, Versailles et Toulouse ont été les plus touchées par ces évènements.

Le ministre de l’Éducation nationale a affirmé, la veille des résultats, que les lycéens auraient tous leurs notes, provisoires ou définitives, ce vendredi. Certains ont été à moité convaincu comme Dilan quand on lui demandé si ses propos l’ont rassuré : « Les propos du ministre non, mais ceux de mes profs oui ». 

Un sentiment qui n’est partagé pas par tous, notamment Jenny en bac ES. Elle fait partie des lycéens qui doivent retourner lundi à son centre d'examen afin d’obtenir ses notes définitives. En effet, pour assurer que tous les bacheliers obtiennent un relevé de notes ce vendredi, le ministère de l’Éducation nationale a décidé de mettre en place un système pour remplacer les notes manquantes. La moyenne des notes de l’année de la matière se subsiste à la note de l’épreuve qui n’a pas été recueillie. Lors de la deuxième consultation, deux cas se présentent au lycéen. Si la vraie note se trouve supérieure à celle qui a été donnée, un échange se fera. Ainsi, l'élève pourra espérer obtenir une mention. Dans le cas contraire, le ministère a décidé de ne pas changer la note si celle-ci est inférieure à la note réelle. Un système qui ne convinc pas à tout le monde notamment les professeurs et les parents des bacheliers, comme le rapporte L’Express.  

Les raisons avancées par les professeurs restent les mêmes depuis le début des grèves. Mais les terminales restent perplexes, voire énervés face à la méthode qu’ils ont engagée :

« Je la comprends et je suis d’accord sur le fond, mais pas sur la forme. Je trouve cela dommage de pénaliser les étudiants qui n’y sont pour rien. En plus, ils n’en sont pas les victimes principales, car ils vont dans le supérieur », nous raconte Jenny touchée par ces grèves.

« La grève des profs, je la trouve infondée et agaçante. Ca nous impacte nous, qui ne sommes pas du tout concernés par la réforme du bac. On n’a absolument rien à voir. C’est nous qui payons pour ceux qui font partie de la nouvelle réforme. Je ne suis vraiment pas pour », pense Lilian.

Pour Joachim, c’est une stratégie irréfléchie que les professeurs ont adoptée : « Il aurait fallu manifester bien plus tôt dans l’année. On sait depuis un moment que la réforme va passer et les profs ne se réveillent que maintenant quand les étudiants stressent le plus. Donc je trouve ça totalement inutile ».

 La suite ? Parcoursup pour les moins chanceux

Les grèves ont presque éclipsé la plateforme d’admission. Elle est entrée dans sa phase complémentaire et a connu beaucoup moins de problèmes pour sa deuxième année en service. Les avis sont, d’ailleurs, plus positifs et leurs attentes en adéquation avec les vœux obtenues. « J’ai eu ce que je voulais. J’ai trouvé ça assez simple même s’il y a certains problèmes. Ceux qui ont 18 de moyenne, ils peuvent demander ce qu’ils veulent ils seront pris partout donc forcément au début tout le monde est en attente », nous dit Joachim.

Tout le monde n’a pas eu la même chance, notamment ceux qui ont postulé pour des filières sélectives. La plateforme n’a pas réussi à satisfaire le nombre élevé de candidats. Comme Tolga qui a postulé pour une formation en IUT : « J’attends toujours pour le DUT GEA à Bobigny. Sinon, j’ai dit oui à la prépa ECE de mon lycée même si ce n’est plus mon premier choix, j’ai quand même maintenu les autres vœux en attente. Je suis 10ème donc si des personnes n’ont pas eu leur bac, je gagnerai des places à partir de demain ». 

Dorénavant la nouvelle préoccupation des lycéens qui ont obtenu leur baccalauréat sera  d’affronter les joies (ou pas) de l’enseignement supérieur et de la vie étudiante !

Lina Tran

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