« Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends », disait Nelson Mandela. Alors oui, rater les examens du BTS, c'est dur. Mais ce n’est pas la fin du chemin. C’est peut-être juste un détour, mais sûrement pas pas une impasse. Diplomeo t'aide à retrouver la voie qui te correspond le mieux !
Recommencer son BTS
La solution la plus évidente, ce serait de redoubler ton Brevet de technicien supérieur (BTS) après avoir échoué aux examens. Sache que ton diplôme sera toujours valorisé par les recruteurs, une fois décroché. Et tu disposes d'un vrai filet de sécurité : après un échec, tu conserves le bénéfice de tes notes égales ou supérieures à 10/20 pendant cinq ans. Concrètement, tu ne repasses que les matières ratées, ce qui allège sérieusement ta charge de travail pour la session suivante.
Une fois ton BTS en poche, tu as la possibilité d'intégrer directement la troisième année d'une licence, d'un bachelor, d'un BUT, ou d'accéder à une licence professionnelle. Une fois ton bac+3 validé, tu auras deux diplômes au lieu d'un seul, ce qui te différenciera des personnes ayant suivi un cursus plus classique. Retenter l'examen du BTS peut donc s'avérer payant pour ton avenir professionnel. Penses-y !
En réintégrant la deuxième année
Si tu n'es pas allergique aux journées de cours du Brevet de technicien supérieur, tu as tout à fait la possibilité de retenter ta chance l'année prochaine en redoublant ta deuxième année de BTS. Bonne nouvelle : après un échec, tu bénéficies d'un droit à une nouvelle inscription dans ton établissement d'origine. On te donne trois bonnes raisons de sauter le pas :
- Tu te sentiras à coup sûr bien plus à l'aise en cours, vu que tu as déjà suivi les enseignements une première fois.
- Tu auras la chance de redorer ton dossier afin d'être accepté dans une formation qui t'attire pour l'année suivante.
- Tu tireras profit d'une année supplémentaire pour bien réfléchir à ton projet professionnel et cibler plus précisément la poursuite de tes études.
En candidat libre
T'as pas forcément envie de retourner en cours pour préparer ton BTS ? Aucun souci, tu peux le repasser en tant que candidat individuel si tu te sens assez autonome pour bosser de ton côté. À la différence du bac, le BTS ne se passe pas vraiment en « candidat libre » : ce statut est réservé à ceux qui redoublent ou qui ont suivi une formation à distance. Par contre, faut être prêt à s'organiser sérieusement, parce que t'auras ni les cours ni l'encadrement d'une formation classique.
Certains candidats en profitent pour suivre un autre parcours en parallèle ou se lancent dans un job étudiant. Tu peux l'envisager, mais sache qu'il faudra savoir jongler entre tes fiches de révisions et ton autre activité. Motivation, rigueur et bonne gestion du temps seront tes meilleurs alliés pour espérer décrocher ton diplôme l'année prochaine !
Intégrer un autre BTS
Si ce n'est pas le mode de fonctionnement du BTS qui te pose problème, mais juste ta spécialité actuelle, tu peux tout à fait changer de filière. Par exemple, passer d'un BTS MCO (Management commercial opérationnel) à un BTS Tourisme, ou d'un BTS SIO (Services informatiques aux organisations) à un BTS Communication si l'informatique ne te correspond plus. Mais attention : il n'y a pas d'équivalences ! Tu devras tout recommencer depuis le début, c'est-à-dire les deux années post-bac.
Dans certains cas, tu peux tenter d'intégrer directement la deuxième année, surtout si les deux spécialités sont proches (par exemple d'un BTS GPME à un BTS SAM, deux formations tournées vers l'assistanat et la gestion). Mais c'est rare et souvent compliqué à négocier.
Si tu repostules en première année, tu devras repasser par la case Parcoursup et entrer en compétition avec les nouveaux bacheliers. Sur le papier, aucune priorité ne leur est accordée. Dans les faits, les filières sélectives comme le BTS ont tendance à les favoriser : selon les données Parcoursup de la session 2024, 34 % des néo-bacheliers ayant formulé un vœu en BTS ont reçu une proposition d'admission, contre 20 % des candidats en réorientation.
Pour mettre toutes les chances de ton côté, soigne ta lettre de motivation en valorisant ta démarche, et n'hésite pas à viser un BTS privé. Tu as généralement plus de chances d'y être accepté : ces établissements sont souvent moins sélectifs et proposent davantage de places disponibles. À toi de voir ce qui colle le mieux à ton projet professionnel.
Choisir une autre formation
Le Brevet de technicien supérieur, tu ne l'as pas eu, mais peut-être est-ce dû au fait que tu ne le voulais pas réellement, après tout. Oui, parce que : « Non, le BTS NDRC, ce n'est pas pour moi, finalement », c'est tout à fait possible. Un échec cache parfois un simple manque de motivation, et c'est souvent le signe que la formation ne te correspondait pas vraiment. Plutôt que de t'acharner sur une voie qui ne te plaît qu'à moitié, tu peux prendre la décision de changer complètement de formation !
Les options ne manquent pas : un autre BTS dans un domaine qui t'attire davantage, un BUT, une licence à la fac, un bachelor en école privée ou même une formation plus courte et concrète comme un CAP. L'essentiel, c'est de repartir sur un projet qui a du sens pour toi, quitte à explorer un secteur auquel tu n'avais pas pensé jusqu'ici. On passe en revue ces différentes pistes juste en dessous.
Reprendre une formation niveau troisième
Et pourquoi pas ? Si tu te rends compte que le voyage que ton choix n’est pas le bon et que tu aurais du changer d'orientation dès la troisième, rassure-toi, c’est encore possible ! Tu seras simplement un peu plus âgé que tes camarades (ce qui n'est pas une fatalité).
Si tu veux opter pour un CAP esthétique, gestion de l'eau, fleuriste, électricien… C’est tout à fait possible. Tu peux déposer ton dossier auprès des lycées et centres de formation qui proposent ces formations après la troisième ! La formation scolaire durera deux années et sera très tournée vers la pratique, c’est peut-être ce qui te manquait en BTS ! L’alternance est fréquente dans les formations CAP. Tu pourras ainsi apprendre rapidement un métier et t'épanouir dans une branche qui te plaît bien mieux que le commerce international ou la gestion.
Se lancer dans une formation en bac professionnel ? C'est également envisageable. De la même manière, elle nécessite de revenir au niveau scolaire de troisième ou CAP pour certains. Tu vas reprendre trois années de lycée professionnel, mais étant déjà titulaire d’un bac, tu pourras être dispensé de certaines matières.
Intégrer un BUT
Le Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) t'octroie un niveau bac+3. Certains établissements acceptent d’intégrer en deuxième année de BUT un élève n’ayant pas obtenu son BTS s’il y a une certaine similarité entre les enseignements du BTS suivi et ceux du BUT convoité. Par exemple, un élève ayant suivi un BTS informatique peut envisager d’entrer en deuxième année de BUT informatique ! Le choix de l’admission est laissé au directeur du département qui étudiera le dossier de l’étudiant (notes, appréciations…).
Le BUT est une formation exclusivement dispensée par des IUT (Instituts Universitaires de Technologie), qui dépendent des universités. Tu ne trouveras donc pas d’écoles privées proposant des BUT. Pour t'inscrire dans cette formation en première année, il est nécessaire de t'inscrire de la même manière que les bacheliers : sur la plateforme Parcoursup. Les BUT possédant des places vacantes sont notamment présents sur la plateforme dans la procédure complémentaire.
Intégrer une licence universitaire
T’as pas validé ton BTS et tu veux te réorienter vers une licence à la fac ? C'est tout à fait envisageable ! Par contre, faut savoir que dans la plupart des cas, comme quand tu reprends un BUT ou un autre BTS, tu retournes en première année. Des équivalences existent parfois, mais c’est pas garanti à 100%.
Si tu décides d’intégrer une licence après avoir échoué à ton BTS, il est important de connaître quelques détails :
- Le rythme scolaire en université n’est pas le même qu’en BTS. Tu passeras de 35 heures de cours environ à 25 heures de cours en moyenne par semaine.
- Les cours sont un mix entre cours magistraux et travaux dirigés (TD) ou travaux pratiques (TP).
Un détail qui a son importance : à la fac, faut être un minimum organisé et autonome. Mais pas de panique, plein d’étudiants font ce switch et s’adaptent très bien ! Par contre, en choisissant une licence générale, tu t’engages sur un parcours plus long : souvent, il faudra aller jusqu’au master pour vraiment te spécialiser et t’insérer dans le monde professionnel.
Intégrer un bachelor
Le bachelor est une formation dispensée en trois ans par des écoles privées, pensée pour une réelle professionnalisation des étudiants. Il en existe dans tous les domaines :
- bachelor tourisme
- bachelor commerce
- bachelor communication
- bachelor arts
- bachelor design
- bachelor marketing
- bachelor informatique
- bachelor ressources humaines
Et la liste est encore longue. La troisième année du bachelor est accessible après l'obtention d'un BTS, mais certaines écoles acceptent aussi les étudiants n'ayant pas validé leur diplôme de bac+2. Tu peux donc te rapprocher de ces établissements pour savoir s'il est possible d'intégrer directement la deuxième ou la troisième année.
L'admission ne se fait pas sur Parcoursup pour une bonne partie de ces écoles, mais via leurs propres concours d'entrée. Selon l'établissement, ces concours combinent généralement une étude de dossier, un ou plusieurs tests écrits (logique, culture générale, langues) et un entretien de motivation destiné à cerner ton projet.
Certaines écoles s'appuient sur des concours communs, qui te permettent de candidater à plusieurs campus avec une seule épreuve. Bonne nouvelle pour un profil en réorientation : ces sélections valorisent souvent autant la motivation et la cohérence de ton parcours que les notes pures. Renseigne-toi bien sur les dates, car les sessions de concours s'étalent de l'hiver au début de l'été, avec parfois des rentrées décalées en janvier.
Passer des concours
Tu n'as pas validé ton BTS et souhaite l’assurance d’un emploi ? Passer des concours de la fonction publique s’annonce comme une solution judicieuse. Peu importe ta spécialisation, tu trouveras toujours un concours dans le domaine que tu convoites.
Renseigne-toi en amont sur les concours qui te sont accessibles ! Tu viens de louper ton BTS communication et tu es fan de littérature ? Le concours des métiers des bibliothèques peut potentiellement t'intéresser. Tu n'as pas réussi à valider ton BTS banque et tu désires changer radicalement de domaine ? Pourquoi ne pas tenter le concours de gardien de la paix ?
De nombreux métiers dont tu n'as peut-être pas connaissance recrutent, il est temps de consulter les offres de concours ! À noter que des classes préparatoires aux concours de la fonction publique existent afin de maximiser tes chances de les réussir.
Prendre une année pour souffler et réfléchir
« Le BTS, ce n’était peut-être pas fait pour moi », « je ne sais vraiment pas quoi faire, maintenant », « je suis perdu ». Si tu te reconnais là-dedans, c'est-peut-être que tu as juste besoin de temps. Et c'est Ok. Même si toi et tes proches êtes angoissés à l’idée de ne te voir rien faire l’année prochaine, il est parfois important de se poser et de se questionner sur le sens que l’on veut donner à sa vie !
Si t’as pas envie de te relancer direct dans une formation, tu peux utiliser cette année pour faire autre chose : travailler un peu, voyager, faire du bénévolat, tester des trucs... Bref, apprendre autrement. Et qui sait, cette pause t’aidera peut-être à y voir plus clair pour la suite de ton avenir !
Partir à l’étranger
Cette solution peut t'aider à répondre à certaines questions sur toi-même et à déterminer le chemin que tu veux suivre. Être loin de ses proches aide souvent à se détacher de l'avis des parents… qui n'est pas toujours à notre goût ! S'expatrier pour voyager et travailler sur place te servira à nourrir ton CV tout en développant des compétences précieuses : autonomie, débrouillardise, ouverture culturelle et, bien sûr, la maîtrise d'une langue étrangère, un atout indispensable dans des secteurs comme le commerce ou le tourisme.
Plusieurs dispositifs existent pour franchir le pas sans partir à l'aventure totale. Le PVT (Programme Vacances-Travail) te permet de vivre et travailler jusqu'à un ou deux ans dans une quarantaine de pays, du Canada à l'Australie en passant par le Japon. Tu peux aussi viser un job saisonnier à l'étranger, du woofing dans une ferme bio, ou un poste de jeune fille/garçon au pair pour financer ton séjour. De quoi prendre du recul tout en construisant une expérience qui te démarquera au retour.
Réaliser un service civique
Le service civique peut également être une alternative intelligente, rémunérée qui plus est ! Si tu as entre 16 et 25 ans (jusqu'à 30 ans en situation de handicap), tu peux embarquer dans une aventure solidaire qui t'aidera peut-être à découvrir une passion, voire à construire un véritable projet professionnel. Cette mission d'intérêt général, menée au service d'une collectivité ou d'une association, dure entre 6 et 12 mois et couvre des domaines variés : solidarité, éducation, environnement, sport, culture, santé…
Côté budget, tu touches une indemnité mensuelle d'environ 620 € nets, qui peut être majorée selon ta situation sociale. De quoi t'assurer une première expérience professionnelle valorisable, découvrir un secteur concret et affiner tes envies pour la suite de tes études, le tout sans te retrouver sans ressources.
Travailler pendant un an
Tu peux aussi prendre le temps de travailler dans plusieurs domaines, grâce à de petits boulots par exemple. Cette expérience te donnera souvent une idée plus claire de ce que tu veux faire plus tard : reprendre des études, te lancer à fond dans la recherche d'un emploi, ou encore te spécialiser dans un secteur que tu as appris à apprécier. Multiplier les expériences, même courtes, c'est aussi enrichir ton CV et développer des soft skills que les recruteurs apprécient : ponctualité, sens du contact, esprit d'équipe.
Travailler reste également un bon moyen de mettre de l'argent de côté, que ce soit pour financer un voyage ou intégrer une formation coûteuse. Tu peux par exemple exercer comme saisonnier, sur les plages l'été et dans les stations de ski l'hiver, ou enchaîner des missions en intérim pour tester différents métiers. Une année de transition qui n'a rien d'une année perdue, à condition de lui donner du sens.
Intégrer le monde du travail
Sans BTS, tu peux toujours intégrer le monde du travail. Sans avoir validé ton BTS, tu possèdes tout de même le diplôme du bac. Si tu affiches un baccalauréat professionnel ou technologiques, cela t’ouvre déjà la voie à quelques professions, en fonction de la spécialisation que tu as choisie. Toutefois, tu peux aussi te lancer grâce aux connaissances acquises en BTS.
Valorise les compétences développées en BTS
Au-delà de ce diplôme, tu peux toujours valoriser les compétences acquises durant ta formation. Tu as eu d’excellentes notes en langues ? Mets en avant ces qualités dans ta lettre de motivation. Tu peux très bien profiter de ces compétences spécifiques pour réorienter ton projet professionnel.
Admettons que tu aies suivi un BTS MCO et que tes bons résultats se concentrent autour de l’anglais, de l’espagnol et de l’animation de l’offre commerciale, alors tu peux toujours tenter ta chance en postulant à des offres de guide touristique, par exemple. Même sans BTS Tourisme, tu peux toujours espérer intégrer une petite agence de voyage.
Au-delà des cours, si tu as suivi une formation en alternance, tu as potentiellement acquis deux années d’expériences. Ce temps passé en entreprise t’a permis d’acquérir compétences et savoir-faire. Tu as également pu développer tes soft-skills. Ces deux ans d’expérience sont valorisables sur un CV et peuvent t’ouvrir les portes de nombreuses entreprises qui n’exigent pas forcément un diplôme.
Bien évidemment, dans certains secteurs, cela peut être difficile. Après un BTS aéronautique ou un BTS mécanique, il peut être complexe de trouver du travail si tu n’as pas obtenu de diplôme.
Crée ta propre entreprise
Tu n'as pas trouvé ta voie ? Crée la toi-même et lance ta propre startup ! Pas besoin d’avoir validé ton BTS pour entreprendre : t’as déjà des skills, une idée, de la motivation ? C’est un bon départ ! Dans certaines formations, tu peux avoir des cours d’entrepreneuriat. C’est notamment le cas au sein du BTS MCO, par exemple. N’hésite pas à en tirer profit pour créer ton entreprise.
Avec les compétences et connaissances que tu as acquises en tourisme, par exemple, tu peux lancer ta propre agence ou tes services de guide. Malgré le fait que tu n’as pas validé ton diplôme de BTS Métiers de l’audiovisuel, tu peux quand même te lancer en freelance en tant que monteur vidéo.
En revanche, il faut garder en tête que pour que sa startup fonctionne, il ne faudra pas compter tes heures et déployer d’autres compétences qu’il faudra sûrement développer, comme la comptabilité, le juridique, la communication et le marketing. Mais si t'es prêt à te donner à fond, tout est possible !





