Quelques mois après votre entrée dans l’enseignement supérieur, en première année de licence, vous êtes perdus. Vous ne parvenez toujours pas à surmonter vos difficultés ? La filière que vous avez choisi pour votre orientation ne vous convient pas ? Pire encore, vous avez échoué à vos partiels du premier semestre ?
Pas de panique ! Il existe de nombreuses solutions pour poursuivre vos études supérieures et avoir un avenir serein. Diplomeo vous donne des pistes pour votre réorientation !
Se réorienter et changer de filière
Si vous n’avez pas réussi à suivre le rythme au sein de votre licence, la réorientation peut être une solution pour vous ! En effet, la réorientation est vue, de nos jours, comme une chance de repartir à zéro sur une formation diplômante différente. Et vous n’êtes pas les seuls, près de 30 % des étudiants en première année décrochent au premier semestre. Ces derniers se rendent compte que la filière dans laquelle ils se sont inscrits via Parcoursup® n’était pas faite pour eux.
Premier conseil, il vaut mieux prendre le temps de réfléchir et faire le point sur vos études. Qu’est-ce qui ne fonctionne pas dans votre cursus ? Les cours ? Le programme ? Le campus universitaire ? Votre manière de travailler ? Le manque d’encadrement à l’université ? Posez-vous les bonnes questions et renseignez-vous.
Sachez que se réorienter dès le début de votre cursus en licence est préférable, afin d’envisager un nouveau projet professionnel plus adapté à votre niveau et à votre profil. Il faut éviter d’attendre la fin de l’année, la deuxième année ou même la fin de la licence pour vous rendre compte que vous vous êtes trompé de parcours. Ne vous sentez pas enfermé dans votre domaine ou votre formation : de nombreuses spécialisations existent dans d’autres cursus, comme :
- Le Brevet de technicien supérieur (BTS) : une formation courte et professionnalisante en deux ans après le bac
- Le Brevet universitaire de technologie (BUT) : qui remplace le DUT, en trois ans post-bac
- Les grandes écoles de commerce, les écoles de management, les écoles de communication, etc pour intégrer une première année de bachelor.
- Une licence universitaire, dans un autre domaine
Deuxième conseil, l’échec n’est pas une fin en soi, vous êtes jeunes et pleins d’avenir ! Il faut donc vous prendre en main dès que vous sentez que vous avez des difficultés que vous ne pouvez pas surmonter. Vous pouvez notamment vous rendre dans le Centre d’information et d’orientation (CIO) de votre établissement, qui sont de plus en plus présents, ou bien dans un centre extérieur afin d’être guidé au mieux par un conseiller.
Dorénavant, il existe de nombreuses solutions pour remédier aux échecs de fin de semestres.
Première solution : la rentrée accélérée
La rentrée « accélérée », aussi appelée rentrée « intensive » est opérée par de nombreuses écoles supérieures, comme les écoles de commerce, les écoles de management, mais aussi des lycées privés pour les BTS ainsi que les Instituts Universitaires de Technologie (IUT) pour les BUT.
Le but est de permettre aux étudiants de suivre un cursus rapide pour récupérer le programme d’une année en seulement quelques mois, mais aussi de réaliser un stage en entreprise, professionnel et obligatoire durant les mois de juillet et d’août. L’objectif est que les étudiants puissent retourner à une scolarité normale dès le mois de septembre.
Cependant, il est possible que ce rattrapage des enseignements ne soit pas terminé. L’étudiant devra alors suivre des cours de soutien et des stages en entreprise durant les vacances scolaires de la deuxième année pour combler les lacunes.
Les étudiants peuvent ainsi avoir accès aux connaissances qu’ils n’ont pas assimilées durant l’année. Cependant, la motivation, le travail régulier et la capacité à abandonner l’idée d’avoir des vacances sont les qualités requises pour réussir.
Deuxième solution : la rentrée décalée
La rentrée décalée est une vraie année d’étude, mais elle commence seulement en février. En effet, il est possible d’intégrer de nombreux établissements soit en septembre soit en février. Il est possible d’intégrer un bachelor d’école supérieure en rentrée décalée, mais aussi un BTS ou un BUT.
Les étudiants en décalage ont le même contenu au niveau des matières et du programme que les autres qui sont entrés en septembre. Ils réalisent des stages et ont des vacances scolaires. La seule différence repose sur le fait que leur année commence en février et se termine en février de l’année suivante. Les étudiants de la promotion de février ne passent pas leurs examens en même temps que ceux de septembre. Ils ont donc leur diplôme six mois après.
Certains établissements d’enseignement supérieur proposent des dispositifs précis : des entretiens individualisés, un accompagnement à la réorientation, etc. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de l’école supérieure ou l’université de votre choix !
L’autre bonne nouvelle est que la rentrée décalée simplifie l’insertion professionnelle des étudiants qui terminent leur cursus.