- Salaire mensuel net : de 1 300 à 3 000 €
- Niveau de diplôme : du brevet à bac+5
- Sélectivité : 8/10
Les missions du gendarme : protéger, enquêter, intervenir et servir
Tu l’as surement déjà croisé un peu partout : sur le bord de la route avec des jumelles, à la sortie de ton lycée ou dans une brigade de campagne. Et c’est normal ! Le rôle du gendarme est d’assurer la sécurité publique et de faire respecter les lois partout, en particulier sur le réseau routier, dans les zones périurbaines et les zones rurales. Le métier de gendarme, c’est un métier de terrain où les journées ne se ressemblent pas. Entre patrouilles, interventions, enquêtes ou protection des personnes, ses missions varient d’un jour à l’autre.
Tu veux en savoir plus sur ce qui t’attend si tu deviens gendarme ? Petit tour d’horizon :
- Assurer la sécurité des personnes et des biens sur le territoire dans lequel tu exerces
- Faire appliquer les lois et garantir le respect de l’ordre public
- Intervenir lors de conflits, d’accidents, de violences ou de délits
- Réaliser des enquêtes judiciaires (vols, violences, trafics, disparitions…)
- Participer à des contrôles routiers, des patrouilles et des actions de prévention
- Porter assistance à la population, notamment lors de catastrophes ou d’événements graves
Travailler en gendarmerie t’offre un large choix de spécialisations : gendarmerie mobile, gendarmerie maritime, enquêteur judiciaire, maître-chien ou encore membre du GIGN (Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale). De quoi t’offrir une carrière variée et dynamique.
En fonction de ta spécialisation, tu peux donc être amené à exercer ton métier en brigade territoriale, en unité mobile, en unité spécialisée (GIGN, maritime, montagne, canine, cybercriminalité…) ou bien à l’étranger pour des missions de coopération ou d’assistance (ONU, UE).
- Métier stressant
- Métier utile
- Horaires contraignants
Le métier de gendarme, c’est un travail d’équipe. Au quotidien, tu collabores forcément avec d’autres gendarmes et officiers de la gendarmerie nationale. Selon les missions, tu peux aussi être amené à coopérer avec des agents de la police municipale ou nationale.
Dans le cadre des enquêtes, tu seras en contact avec des magistrats, des greffiers et des officiers de justice. Des professionnels de santé, de l’enfance ou du social peuvent aussi parfois intervenir pour des situations sensibles, comme des cas de violences conjugales, des placements d’enfants ou des troubles psychiatriques. Et enfin, si tu es missionné sur des crises majeures ou des opérations extérieures, tu travailleras avec des militaires.
Il est vrai que certains travaux administratifs ou d’enquête sont réalisés au bureau, mais l’essentiel de la mission se joue en patrouille, en intervention ou au contact direct du public. Cela veut aussi dire que tu dois accepter des horaires souvent irréguliers et contraignants, avec des gardes, des astreintes et des déplacements fréquents.
Études pour devenir gendarme : quel parcours suivre selon ton profil ?
- Frais de scolarité/an : Gratuit
- Durée des études : de 6 mois à 3 ans
- Stage : oui
- Concours : oui
Plusieurs voies sont possibles pour devenir gendarme, selon ton niveau d’études :
- Avec le brevet des collèges (minimum), tu peux postuler comme GAV (Gendarme adjoint volontaire)
- Avec le bac, tu peux accéder au concours de sous-officier de gendarmerie (SOG)
- Avec un bac+5, tu peux t’inscrire au concours d’officier de gendarmerie
Même si cela ne conditionnera pas ta sélection en gendarmerie, certaines spécialités du bac peuvent te donner des bases solides pour te préparer aux épreuves du concours d’entrée : HGGSP, SES, HLP, ainsi que Mathématiques. Si tu sais d'ores et déjà que tu veux exercer le métier de gendarme dans une unité spécialisée, d'autres spécialités peuvent t'être utiles : NSI pour les métiers de la cybersécurité ou les unités techniques ou PC pour viser la gendarmerie scientifique.
Devenir Gendarme adjoint volontaire (GAV)
Si tu as entre 17 et 26 ans, tu peux postuler pour devenir Gendarme adjoint volontaire. Après avoir passé la sélection (tests, entretien, visite médicale), tu suivras une formation de 13 semaines en école de gendarmerie, avant de réaliser un stage de 12 semaines dans une unité d’affectation. Après cela, tu signeras un contrat de deux ans, renouvelable pour trois ans. Si tu souhaites poursuivre et intégrer la gendarmerie à l’issue de ces cinq ans de contrat, tu devras passer l’un des concours.
Le concours de sous-officier de gendarmerie
Pour y entrer, il faut s’accrocher ! La sélection est plus exigeante : épreuves écrites, sportives, psychotechniques, entretien, etc. Après ton admission, tu suivras 12 mois de formation rémunérée avec, à la fois, de la théorie, de la pratique et des stages. À la fin, tu deviendras gendarme titulaire.
Le concours d’officier
Tu as un bac+5 et tu rêves de commander une unité ? Alors, cette formation de 2 ans au sein de l’Académie militaire de la Gendarmerie nationale (AMGN) à Melun est faite pour toi. Selon ton affectation, tu devras peut-être également suivre une année de spécialisation. La sélection est rigoureuse, mais les débouchés sont nombreux (commandement, ressources humaines, enquête, gestion de crise…).
Pour ces différentes formations, tu dois postuler depuis le site officiel de recrutement de la gendarmerie.
Les qualités et les compétences requises pour devenir gendarme
Première qualité indispensable au métier : le sens de la discipline. Eh oui, être gendarme, c’est un engagement. Et en tant que militaire, tu dois obéir aux ordres, respecter la hiérarchie et adopter une conduite irréprochable, même en dehors du service. Respecter des règles et des procédures, ça fait partie de ton quotidien. Alors, si tu es du genre carré, rigoureux et fiable, tu pars déjà avec un bon point.
Parlons franchement : parfois, tu te retrouveras face à des situations tendues ou délicates, comme des cas de violences, des accidents ou encore des drames familiaux. Donc, dans ces moments-là, tu auras absolument besoin de savoir garder ton calme, même sous la pression. Ce sera important pour toi, mais aussi pour les autres. Car rappelons-le, on attend du gendarme qu’il soit rassurant, qu’il sache prendre des décisions rapides et qu’il ne cède pas à la panique.
Si on pense souvent contrôles et enquêtes, le métier de gendarme, ce n’est pas seulement ça. Tu échanges aussi au quotidien avec un tas de personnes : des victimes, des témoins, des suspects, tes collègues, des autorités locales, etc. Alors, tu as vraiment besoin de savoir écouter, dialoguer, expliquer et parfois même désamorcer des conflits. On te dit souvent que tu as un bon sens du relationnel ? Tu aimes aider les autres ? Tu feras probablement un bon gendarme !
- La connaissance du droit pénal et du droit public. C’est toujours mieux pour faire respecter la loi, sans commettre d’erreur de procédure.
- La maîtrise des techniques d’intervention pour intervenir en sécurité, que ce soit lors d’un contrôle routier ou d’une interpellation.
- L’utilisation des outils numériques et radio. Tu en auras besoin pour la rédaction de rapports, la communication opérationnelle et les enquêtes en ligne
Insertion professionnelle du gendarme : un métier qui recrute
Côté insertion professionnelle, bonne nouvelle : selon le ministère de l’Intérieur, la gendarmerie recrute chaque année plusieurs milliers de candidats dans toute la France. Alors, oui, l’entrée en formation est sélective, mais tu as un emploi à la clé.
Selon le parcours que tu as choisi, tu intègres une unité, soit en étant sous contrat, soit avec un statut militaire. Généralement, tu n’es pas affecté à une unité spécialisée à ta sortie de formation. Il te faudra attendre d’avoir cumulé quatre années d’expérience en gendarmerie. Mais c’est tout de même possible si tes résultats sont épatants et que tu as fait preuve de compétences spécifiques.
Évolutions professionnelles du gendarme : que faire après quelques années de service ?
Tu projettes peut-être de faire toute ta carrière en brigade. Mais, si tu as des envies d’évolution ou de changement, c’est tout à fait possible avec le métier de gendarme.
Avec quelques années de métier, tu pourras passer des concours internes pour évoluer dans la hiérarchie et accéder, par exemple, au grade de major ou d’officier. Après avoir acquis suffisamment d’expérience, tu pourras aussi intégrer une unité spécialisée, comme le GIGN, la gendarmerie maritime, la section de recherches ou la cybercriminalité.
Si tu envisages de changer de métier, tu pourrais devenir formateur pour les élèves de l’école de gendarmerie. Certains officiers décident aussi de se reconvertir pour occuper un emploi dans la sécurité privée, la gestion de crise ou les collectivités territoriales. Et enfin, rien ne t’empêche de postuler pour rejoindre d’autres institutions (police nationale, douanes, armée de l’air…).
Le salaire du gendarme : un revenu stable et des avantages à la clé
- Niveau Débutant
- Fourchette annuelle brute : entre 20 000 et 24 000 €
- Mensuel net: entre 1 300 et 1 600 €
- Niveau Expérimenté :
- Fourchette annuelle brute : entre 30 000 et 45 000 €
- Mensuel net: entre 2 000 et 3 000 €
La formation de gendarme est une formation rémunérée. Tu perçois donc un solde (ou salaire) dès ton entrée en formation. Par exemple, en tant que GAV, tu perçois environ 1 300 € net par mois (allocation alimentaire comprise). Si tu es sous-officier en formation, tu touches un peu plus, autour de 1 600 € net par mois. À noter que tu es hébergé gratuitement pendant toute la durée de ta formation.
Une fois titularisé, ton salaire évolue avec le grade et l’échelon, pouvant ainsi aller jusqu’à 3 000 € net mensuel, sans compter le montant des primes et des indemnités.
| Les avantages sociaux En tant que gendarme (comme pour les autres métiers militaires), tu profites de quelques avantages sociaux, tels que :
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