💰 Salaire mensuel net : de 1 450 à 2 250 €
🎓 Niveau requis : de bac à bac+2
🔒 Sélectivité : 4/10
Missions du caviste : bien plus qu’un vendeur de bouteilles
Le caviste est le spécialiste du vin… mais pas seulement. Derrière le comptoir, il est à la fois découvreur, pédagogue, commerçant, et parfois même confident de ses clients. Il sélectionne les vins, les spiritueux, les bières artisanales, quelques produits fins, et surtout : il sait en parler. Son rôle va bien au-delà de la simple vente. Il transmet une culture, une émotion, un plaisir. Le tout avec justesse, passion et accessibilité.
- Salarié ou indépendant
- Contacts avec le public
- Travail physique
- Horaires contraignants
- Métier passion
Parmi les missions principales du caviste, on retrouve :
- Sélectionner des vins, spiritueux et produits d’accompagnement
- Déguster, évaluer et constituer une cave cohérente et attractive
- Conseiller les clients selon leurs goûts, leur budget et les occasions
- Organiser des dégustations, animations ou événements en boutique
- Gérer les stocks, les commandes, la caisse et parfois la communication
Le caviste n’est pas condamné à rester derrière le comptoir d’une petite boutique sombre et poussiéreuse. Au contraire, son métier s’exerce dans des environnements très variés. Il peut bien sûr travailler dans une boutique indépendante, où il conseille les clients au quotidien, ou dans une enseigne franchisée, où la clientèle est large et fidèle.
Certains choisissent de s’installer au plus près de la production, dans un domaine viticole ou un chai, là où les vins naissent et vieillissent avant d’être proposés à la dégustation. D’autres préfèrent un cadre plus convivial comme un bar à vin ou une épicerie fine, où le conseil s’accompagne souvent d’un moment de partage autour d’une planche de fromages ou de charcuterie.
Et avec le boom du numérique, de plus en plus de cavistes se lancent dans le e-commerce spécialisé. Une autre manière de faire découvrir leurs trouvailles, cette fois à un public connecté, parfois à l’autre bout du monde.
Le caviste n’est pas à confondre avec le sommelier, qui exerce en restauration. Le caviste conseille dans un cadre de vente directe, avec une approche plus généraliste du secteur.
Le métier de caviste demande une présence sur le terrain : tu reçois, tu accueilles, tu portes des cartons (parfois très lourds), tu ouvres des bouteilles… bref, tu ne restes pas assis toute la journée et tu es en relation directe avec les clients, les vignerons, les fournisseurs, mais aussi parfois des sommeliers ou restaurateurs.
Les horaires varient selon le lieu d’exercice : en boutique, il faut souvent travailler les week-ends, les jours fériés, et jusqu’en soirée, car la clientèle vient souvent en dehors des heures de bureau. Mais pour les passionnés, le jeu en vaut la chandelle : tu découvres chaque jour de nouveaux vins, tu échanges avec des gens curieux, tu crées des liens de fidélité, et tu mets en valeur un savoir-faire qui a du sens.
Études pour devenir caviste : l’école du terrain… mais pas que
- Coût : Entre gratuit et 5 000 €/an
- Durée des études : de 1 à 2 ans
- Alternance et stages possibles
- Concours : Non
Il est tout à fait possible de devenir caviste sans passer par un bac+5. Le plus courant ? Suivre une formation professionnelle courte, souvent couplée à une première expérience sur le terrain.
Avec un CAP ou un bac pro dans le domaine de la vente alimentaire, tu peux très bien intégrer une cave comme vendeur-conseil. Il existe, par exemple, le CAPa métiers de l’agriculture (option viticulture), ou le bac pro technicien conseil vente en alimentation, option vins et spiritueux. Si tu cherches un cursus plus court accessible après la troisième, tu peux aussi te tourner vers le CQP (certificat de qualification professionnelle) vendeur conseil caviste, en un an (niveau bac).
Tu peux aussi viser un BTSA technico-commercial, option vins, bières et spiritueux ou un BTSA viticulture-œnologie si tu veux un profil plus polyvalent, avec des notions de gestion, logistique, marketing et une meilleure connaissance du secteur. Se former au métier de caviste, c’est suivre un parcours qui allie technique, gestion et passion du vin.
Enfin, il existe aussi un diplôme complémentaire très utile : le CS (certificat de spécialisation), anciennement appelé mention complémentaire. Par exemple, le CS sommellerie permet de renforcer ta connaissance des accords mets-vins et de développer une vraie expertise en dégustation. Ce type de formation en un an est un vrai plus après le bac, si tu veux te démarquer et viser des postes dans des établissements haut de gamme, des bars à vins ou des épiceries fines.
- CAPa métiers de l’agriculture
- Bac pro technicien conseil vente en alimentation, option vins et spiritueux
- CQP vendeur conseil caviste
- CS sommellerie
- BTSA technico-commercial, option vins, bières et spiritueux
- BTSA viticulture-œnologie
Qualités et compétences : entre palais affûté et oreille attentive
Être caviste, ça n’est pas juste déboucher des bouteilles avec style et empiler des cartons au cordeau. C’est un métier où tu dois jongler entre la dégustation, tes connaissances, ton sens du relationnel et une sacrée dose d’organisation.
La première qualité indispensable, c’est la curiosité. Le monde du vin bouge sans cesse : aujourd’hui on redécouvre des cépages oubliés, demain on parle de vins nature ou d’appellations qui montent en flèche. Si tu veux rester dans la course, tu dois te former en continu, goûter, comparer, lire, voyager… Bref, nourrir ta culture œnologique en permanence.
Mais un caviste, cela n’est pas qu’un passionné enfermé dans sa cave : c’est aussi un professionnel du contact. Chaque client est unique : il y a celui qui vient chercher un grand cru pour impressionner ses beaux-parents, celui qui n’y connaît rien, mais veut « un truc qui passe bien avec un poulet rôti » et celui qui adore parler terroir pendant vingt minutes. À toi de poser les bonnes questions, d’écouter et d’éviter un jargon soporifique. De la confiance, une attitude ouverte et bienveillante et le tour est joué : ton client repart avec le sourire… et une bonne bouteille.
Et puis il y a la rigueur. Une cave bien tenue, cela n’est pas juste beau à regarder, c’est une véritable mécanique : la gestion des stocks au millimètre, le repérage des références qui tournent bien, l’anticipation des besoins des clients. Pour assurer au quotidien, tu dois connaître toutes tes étiquettes et savoir où tout se trouve, de manière à retrouver une bouteille en 2 secondes chrono.
Oui, il te faut une sacrée mémoire. Retenir deux cents références, connaître leurs histoires, leurs millésimes, leurs accords possibles, ce n’est pas donné à tout le monde. C’est presque un sport cérébral, mais c’est aussi ce qui rend le métier passionnant : chaque bouteille est une histoire, et toi, tu es là pour la raconter.
- Connaissances des régions viticoles, cépages, appellations : pour orienter le client vers des vins adaptés à ses goûts et son budget
- Maîtrise des bases de la dégustation (visuelle, olfactive, gustative) : pour évaluer la qualité d’un vin et le présenter avec justesse
- Gestion d’un point de vente (stock, caisse, commandes) : pour assurer le bon fonctionnement quotidien de la cave
Marché de l’emploi : un secteur qui garde le goût du local
Bonne nouvelle : le secteur du vin reste porteur, même si la concurrence est forte. Le métier de caviste attire des passionnés, souvent issus de reconversions, et les petits commerces gardent leur attrait face aux grandes surfaces.
Tu peux trouver un emploi :
- Dans une cave indépendante ou franchisée
- En grande surface spécialisée
- En épicerie fine, bar à vin, ou restaurant-boutique
- Chez un producteur, dans le chai, ou sur un domaine viticole
- Dans le e-commerce du vin
Selon l’Union des cavistes, on compte environ 5 000 caves en France, dont 70 % sont des indépendants. Le commerce spécialisé représente environ 15 % des ventes de vin en France, ce qui reste un poids conséquent.
Évolution de carrière : que faire après avoir tenu une cave à vins ?
Quand tu as quelques années d’expérience en tant que caviste, plusieurs possibilités s’offrent à toi. De nombreux cavistes expérimentés deviennent responsables de caves dans de grandes enseignes ou chefs de rayon vins en grande surface. Ces postes demandent de solides compétences en gestion et en management, mais aussi une vraie capacité à anticiper les tendances de consommation.
Si tu as l’âme d’un entrepreneur, tu peux aussi créer ta propre cave ou ouvrir un bar à vin. Dans ce cas, ton expérience te sert de tremplin : tu connais déjà les producteurs, tu sais constituer une carte cohérente, et surtout tu as appris à fidéliser une clientèle. Ce pas vers l’indépendance attire souvent ceux qui veulent donner leur propre identité à leur activité.
D’autres cavistes choisissent la spécialisation. Certains se passionnent pour les spiritueux, d’autres pour les champagnes ou les produits fins. Suivre des formations complémentaires ou travailler directement avec des maisons spécialisées te permet de te positionner comme expert dans un segment précis et de séduire une clientèle plus exigeante.
La sommellerie est une autre voie possible, notamment pour ceux qui veulent rejoindre le monde de la restauration. Avec une formation complémentaire en sommellerie, tu peux intégrer des restaurants gastronomiques, accompagner les chefs dans l’élaboration de leurs cartes et conseiller les clients à table.
Il existe aussi des passerelles vers le commerce : devenir représentant pour une maison de vin ou un domaine, c’est mettre à profit ton sens du contact et ta connaissance du produit pour convaincre cavistes, restaurateurs, distributeurs.
Et si tu aimes partager ton expérience et tes connaissances, tu peux te tourner vers la formation ou le conseil en œnologie. De plus en plus de cavistes deviennent également créateurs de contenu : blogs, podcasts, chaînes YouTube… C’est une manière moderne de démocratiser le vin, de raconter des histoires de vignerons et de rendre cet univers plus accessible au grand public.
Salaire du caviste : un revenu modeste… mais enrichi par la passion
- Caviste débutant
- Salaire net mensuel : 1 450 € - 1 700 €
- Équivalent brut annuel : 22 000 € - 26 000 €
- Caviste expérimenté / gérant de cave
- Salaire net mensuel : 1 900 € - 2 250 €
- Équivalent brut annuel : 28 000 € - 34 000 €
Soyons francs : on ne devient pas caviste pour rouler en décapotable. C’est un métier de passion, où le salaire est correct, mais rarement mirobolant.
Ces chiffres donnent une bonne idée, mais la réalité varie beaucoup selon la structure. Travailler comme caviste salarié dans une grande enseigne spécialisée garantit une certaine stabilité, mais les salaires restent globalement proches du SMIC, surtout en début de carrière. Dans une grande surface avec un rayon vins, les responsabilités peuvent être plus larges et la rémunération peut légèrement grimper.
Si tu ouvres ta propre boutique, tes revenus dépendront de ta localisation, de ta clientèle, et de ta capacité à te différencier. Une bonne stratégie de communication locale ou en ligne peut faire toute la différence.
À l’inverse, dans une maison de vin ou au sein d’un domaine viticole, la rémunération dépend souvent de la taille de la structure et du volume des ventes. Ces postes permettent d’être plus proche de la production et d’avoir une expertise valorisée, mais le salaire reste dans la moyenne du secteur.
Enfin, si tu ouvres ta propre cave ou ton bar à vin, la donne n’est plus la même : tes revenus dépendent de la ville, de ta localisation, de ta clientèle et de ta capacité à te démarquer. Mais la communication peut faire toute la différence et tu peux tout aussi bien te dégager un revenu qui couvre à peine tes frais que développer une activité florissante.




