Alors, stressés ou sereins les terminales ? On le sait, cette dernière année de lycée est la plus stressante. La faute au bac, mais aussi à l’orientation ! La nouvelle plateforme qui vise à aider les jeunes à trouver leur place dans l’enseignement supérieur ouvre le 15 janvier 2018. Remplaçant APB, Parcoursup® semble plus simple, plus juste… du moins pour le moment. Zoom sur la perception des lycéens grâce à l’enquête Parole aux jeunes menée auprès de 2 447 élèves de terminale.
Face à Parcoursup®, 77 % des terminales se sentent inquiets ou stressés
Découvrez les différences
entre APB et Parcoursup®
Ce chiffre est le témoin d’un niveau de stress intense chez les terminales. 14 % des sondés se sont déclarés « très stressés » par la procédure qui les attend. En effet, les élèves actuellement en terminale sont les premiers à expérimenter une plateforme toute neuve. Mise en place rapidement, elle laisse planer un certain doute chez les jeunes qui se demandent probablement s’ils subiront le même sort que les 6 000 étudiants n’ayant pas eu d’affectation à la fin de l’été 2017.
21 % des terminales estiment que leurs parents sont plus stressés qu’eux
Si le stress atteint les terminales, il ne gagne pas moins les parents. Les terminales interrogés sont 21 % à penser que leurs parents sont plus stressés qu’eux-mêmes ! Un chiffre peut-être dû à un manque d’information des parents, que ce soit de la part du ministère, des établissements ou de leurs enfants. Une incertitude qui peut peser lourd lorsque l’on mesure l’investissement que représentent parfois les études pour les parents…
56 % des terminales jugent ne pas avoir été assez informés sur Parcoursup® par leur établissement
Ce manque d’information est vérifié par la part des jeunes qui estiment ne pas avoir reçu suffisamment d’information de la part de leur établissement. Pourtant, la mise en place de Parcoursup® devait s’accompagner de deux semaines de l’orientation (la première était prévue avant les vacances de Noël) et d’un accompagnement renforcé sur ce même thème. Encore faut-il se demander si les lycées eux-mêmes sont bien informés sur le nouveau dispositif, les conseils à donner, etc. Ce manque d’information des terminales peut tout à fait expliquer le haut niveau de stress constaté plus haut. Pas facile de laisser son avenir entre les mains d’un tout nouvel outil !