Sondage : Les jeunes et le confinement... et après ?

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Chez les plus jeunes, poursuivre les cours et s’orienter a été un réel défi pendant le confinement. Que pensent-ils des cours à distance maintenant qu’ils y ont goûté ? Comment se passe leur orientation ? Comment appréhendent-ils la rentrée ? Diplomeo et Groupe IGS ont interrogé les 18-25 ans sur l’après confinement.

Sondage : les jeunes et le confinement... et après ?

Crédit Diplomeo

Depuis le 11 mai dernier, la France se déconfine progressivement. Maintenant que la première vague est loin derrière eux, les étudiants peuvent de nouveau aller de l’avant et penser à leur rentrée. Alors qu’une nouvelle période s’enclenche, Diplomeo a interrogé plus de 2500 jeunes Français âgés de 18 à 25 ans pour cerner leur vision de l’avenir proche et pour en savoir davantage sur leur positionnement quant à l’enseignement à distance. Un sondage réalisé en collaboration avec le Groupe IGS, leader dans la formation.

Cours à distance : une pratique à poursuivre avec modération

Le confinement provoqué par la crise sanitaire du coronavirus a poussé la plupart des établissements de l’enseignement supérieur à se tourner vers les cours en ligne. Un fonctionnement mis en place dans le feu de l’action auquel ont dû s’adapter aussi bien les professeurs que les étudiants. Si un certain nombre d’établissements ont fait le choix des examens à distance pour évaluer les connaissances de leur élèves, Diplomeo a demandé à ces derniers de noter la qualité des enseignements qu’ils ont reçus en ligne. La moyenne donnée par les sondés est de 5,8 sur 10 : satisfaisant, mais peut mieux faire ! 

Au final, la moitié d’entre eux a apprécié de suivre des cours en ligne. Un chiffre qui varie selon les régions, puisque 47 % des répondants parisiens les ont appréciés contre 52 % des lyonnais et 54 % du côté des toulousains. Pour la majorité des 18-25 ans, la proportion idéale de cours à distance ne doit pas être supérieure à 60 % :

  • 4 jeunes sur 10 préfèrent bénéficier de moins de 30 % de cours à distance sur l’année
  • 5 jeunes sur 10 penchent pour une proportion d’entre 30 et 60 %
  • 1 jeune sur 10 seulement se sentirait à l’aise avec plus de 60 % de part de cours en ligne

Mais quel tarif seraient-ils prêts à accepter si de tels enseignements étaient intégrés à leur formation ? Pour 53 % de la génération Z, cela ne change rien : ils sont prêts à payer le même prix, que les cours se déroulent à distance ou en présentiel. Toutefois, pour 44 % d’entre eux, il est plus évident de débourser moins dans ce cas de figure. 

Orientation, stages, alternance : la génération Z inquiète

Si le suivi des cours a été compliqué par l’épidémie du coronavirus, les recherches d’une future formation, d’un futur stage ou d’une future alternance ont, elles aussi, été perturbées et le sont encore aujourd’hui. 

Bien que 77 % des sondés qui poursuivent leurs études l’an prochain ont à ce jour un choix d’orientation décidé, ces derniers ont tout de même dû improviser pour trouver leur formation dans ce contexte particulier :

  • 82 % se sont informés sur les sites web des écoles
  • 70 % sur des sites web d’orientation
  • 59 % en prenant directement contact avec les établissements
  • 58 % ont usé du bouche-à-oreille
  • 51 % ont utilisé les réseaux sociaux
  • 46 % ont reçu l’aide de leurs parents
  • 40 % ont consulté leurs professeurs ou un conseiller d’orientation
  • 29 % ont participé à des conférences et portes ouvertes virtuelles

Pour ceux qui restent encore dans le flou pour ce qui est de leur future rentrée, ils estiment avant tout avoir besoin de conseils pour leur orientation (54 %), de moyens pour se projeter sur la rentrée (44 %), mais aussi de visiter physiquement le campus des écoles qui les intéressent (25 %).

Qu’ils soient déjà inscrits ou non dans une école, les jeunes gardent une certaine appréhension lorsqu’ils regardent vers l’avenir. En effet, 51 % des jeunes seulement pensent que la rentrée 2020 se déroulera dans des conditions dites « normales ». Les garçons sont par ailleurs bien plus confiants : ils sont 58 % à le penser, contre à peine 45 % des filles. Pour ce qui est de l’insertion professionnelle, 81 % des jeunes qui comptent chercher un stage ou une alternance l’an prochain sont inquiets de ne pas en trouver à cause du contexte sanitaire. Ils sont ainsi plus de 7 sur 10 à attendre de leur future école qu’elle leur apporte un soutien pour leur recherche. Si plusieurs mesures ont été prises par le gouvernement pour favoriser l’apprentissage, les écoles devront également être au rendez-vous pour soutenir leurs étudiants, qui les attendent au tournant. 

Les jeunes et le confinement... et après ?

La rédaction

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