Tu viens de décrocher ton diplôme en école d'ingénieurs et tu te demandes ce que tu souhaites faire après ? Ton cœur balance entre une poursuite d'études pour te spécialiser ou une insertion professionnelle dans le monde du travail ? Diplomeo éclaire ta lanterne sur toutes les possibilités !
Bien que les formations du cycle ingénieur soient très professionnalisantes et permettent une insertion professionnelle directe sur le marché du travail, certains étudiants font le choix de poursuivre leurs études supérieures.
Plus précisément, ce sont 15,4 % des diplômés d’écoles d’ingénieurs en France qui décident de continuer à étudier (contre 4,9 % des diplômés d’écoles de commerce et de management). Si, comme eux, tu envisages de continuer ton parcours après ton diplôme, Diplomeo te liste les différentes possibilités qui s’offrent à toi !
Poursuivre ses études après une école d'ingénieurs
Après cinq ans d'études intensives et l'obtention d'un diplôme reconnu par la CTI, certains jeunes ingénieurs font le choix de prolonger leur formation. Mastère spécialisé, MBA, doctorat ou diplôme d'ingénieur spécialisés : ces formations permettent d'acquérir une expertise pointue, une double compétence managériale ou de s'orienter vers la recherche.
Chacune de ces voies répond à des objectifs professionnels différents, que tu vises un poste à haute responsabilité, une spécialisation technique rare ou une carrière dans l'innovation et le développement.
Le mastère spécialisé
Le mastère spécialisé (MS) est une option prisée par les diplômés qui souhaitent approfondir une expertise technique ou acquérir une double compétence sans pour autant se réorienter complètement. Il s'agit d'un diplôme labellisé par la Conférence des Grandes Écoles (CGE), axé sur la professionnalisation et qui bénéficie d'une reconnaissance internationale. Ce cursus débouche sur un niveau bac+6 et délivre 75 crédits ECTS
En un ou deux ans, tu peux te spécialiser dans de nombreux domaines et acquérir une dernière expérience significative grâce à la période de stage proposée. Certaines écoles proposent des MS à temps plein, d'autres en alternance, ce qui permet de maintenir un pied dans l'entreprise tout en se formant. Les écoles développent également des méthodes pédagogiques centrées sur les projets pour une meilleure appréhension du marché de l'emploi.
Master, MSc, mastère spécialisé, MBA : quelles différences ?
Plus de 360 formations sont labellisées MS aujourd'hui, réparties entre écoles d'ingénieurs (environ deux tiers), écoles de management (un quart) et quelques établissements d'autres spécialités comme les écoles d'architecture ou de design. Les spécialisations couvrent des domaines variés : aéronautique, agriculture et agroalimentaire, industrie, énergies, environnement et développement durable, génie civil et construction, informatique, entre autres. Tu peux retrouver des mentions très précises comme le mastère spécialisé "Gestion de l'environnement, transition écologique, biodiversité, écosystèmes" d'AgroParisTech ou encore "Statistical Analysis for Industry" de CESI.
Les écoles de commerce ne boudent pas les étudiants ingénieurs, bien au contraire. Chaque année, de plus en plus d'ingénieurs souhaitent acquérir une double compétence en suivant un mastère spécialisé au sein d'une école de management. Il existe 132 mastères spécialisés labellisés par la CGE dans ce type d'établissements. TBS Education, par exemple, propose un mastère spécialisé "manager marketing et commercial dans les industries de santé". De même, l'INSA Rennes propose un double-diplôme avec une formation ingénieur et management en partenariat avec Audencia Business School à Nantes ou Rennes School of Business.
Maîtriser les outils de gestion, être entrepreneur, piloter des projets ou encore être créatif sont plus que jamais des compétences très recherchées chez l'ingénieur d'aujourd'hui, caractérisé par sa polyvalence. Un manager ayant une base technique très solide est extrêmement recherché par les entreprises, quel que soit leur secteur.
Un certain nombre d'écoles de design proposent également à ceux issus d'écoles d'ingénieurs d'intégrer l'un de leurs cursus pour acquérir des compétences pluridisciplinaires et transversales. Strate École de Design, par exemple, dispose d'un mastère innovation et design, dont le programme en trois semestres permet de découvrir le "design thinking" et le "design doing". Audencia propose un mastère spécialisé marketing, design et création aux jeunes managers, designers et ingénieurs, leur permettant d'acquérir des savoir-faire transversaux, grâce à une co-accréditation avec l'école Centrale de Nantes et un partenariat avec l'école de design Nantes Atlantique.
Le diplôme d'ingénieur de spécialisation
Le diplôme d'ingénieur de spécialisation est moins connu que les mastères spécialisés, mais peut être suivi après un parcours dans une école d'ingénieurs. Tout comme le mastère spécialisé, il permet de valider un bac+6. La CTI le définit comme "un diplôme intermédiaire entre le grade de master et celui de docteur".
Cette formation permet aux étudiants d'acquérir une expertise dans un domaine très précis qu'ils n'auraient pas suffisamment approfondi au cours de leurs études afin de répondre aux besoins des entreprises. Si tu es issu d'un cursus généraliste, un diplôme d'ingénieur de spécialisation peut avoir tout son sens. Tout comme les autres diplômes d'ingénieurs, celui-ci permet de travailler dans de nombreux secteurs comme la recherche et le développement, la production, le conseil en stratégie ou même le commerce.
Les écoles proposant ces spécialisations bénéficient d'une reconnaissance toute particulière de leurs compétences dans leur domaine. EURECOM, par exemple, propose un diplôme d'ingénieur spécialisé en sécurité des systèmes informatiques et communications, accessible via des accords de double-diplôme avec des établissements comme Télécom Saint-Étienne, les Mines d'Albi ou encore l'Ecam Lyon.
Le MBA
Le Master of Business Administration (MBA) est un diplôme accessible après un niveau bac+4 ou un bac+5. Celui-ci répond aux mêmes enjeux d'employabilité que le mastère spécialisé. Dans le viseur de bon nombre d'employeurs, le MBA permet aux étudiants d'acquérir des aptitudes de manager, de penser différemment, de changer leur approche professionnelle en adoptant la casquette d'ingénieur-manager. Cette polyvalence est extrêmement recherchée. Les MBA sont toutefois la plupart du temps intégrés après plusieurs années d'expérience professionnelle en tant qu'ingénieur.
De plus, le MBA accorde une importance toute particulière à son ouverture à l'international : son approche est globale et permet de former des ingénieurs aptes à travailler à l'étranger ou dans un contexte interculturel. Créé aux États-Unis, le MBA bénéficie d'une grande reconnaissance dans le monde entier. En 2026, les classements internationaux confirment la solidité des établissements français : HEC Paris se classe cinquième mondial au classement QS, tandis qu'INSEAD occupe la huitième place. Six écoles françaises figurent dans le top 20 mondial, avec un retour sur investissement particulièrement attractif comparé aux programmes américains.
Le doctorat
Avec un bac+5 en poche, une voie est tout à fait accessible aux jeunes diplômés : celle de la recherche. Grâce au doctorat, il est possible d'entamer une thèse qui te conduira à un bac+8. La validation de la thèse conditionne donc l'obtention du diplôme. Pour s'engager dans une telle voie, il est nécessaire de formuler une réelle envie d'expérimentation scientifique puisque trois ans d'études supplémentaires sont nécessaires pour devenir docteur. Les doctorants peuvent choisir entre recherche publique ou privée.
Cette option de poursuite d'études s'adresse principalement aux profils ayant déjà témoigné de leur intérêt pour la recherche et le développement au cours de leur parcours en école d'ingénieurs, à travers des stages en entreprise ou autres expériences professionnelles. À l'issue de ce cursus, les doctorants peuvent exercer plusieurs métiers : devenir chercheur au CNRS par exemple, enseignant-chercheur, ou encore intégrer le service recherche et développement d'une entreprise. Une autre possibilité réside dans les cabinets de conseil et d'ingénierie.
Les doctorants sont rémunérés pour leur thèse, qu'ils travaillent dans un laboratoire public ou pour une entreprise privée grâce au dispositif des Conventions Industrielles de Formation par la Recherche (CIFRE). En 2026, le salaire brut annuel minimum en CIFRE s'élève à 27 600 euros, et 90 % des docteurs CIFRE trouvent un emploi dans les six mois suivant l'obtention de leur diplôme. Cinq ans après la thèse, le salaire médian se situe entre 42 000 et 50 000 euros brut par an.
Intégrer le monde professionnel
Bien évidemment, le cycle ingénieur ou le Programme grande école (PGE) permet aux étudiants qui ont décroché leur précieux sésame d'intégrer le monde professionnel. En effet, ces derniers peuvent intégrer le marché du travail dans différents secteurs professionnels et exercer différents métiers : chimie, environnement, automobile, génie civil, informatique, aéronautique, industrie, énergies, biologie moléculaire, technologies de l'informatique, bureaux d'études, sociétés de conseil, etc.
En fonction de tes appétences, de ton projet professionnel, tes stages et alternances effectués et selon la spécialité que tu as choisi pendant tes études, il existe une large palette de métiers dans plusieurs secteurs d'activités. Tu peux choisir le métier pour lequel tu t'identifies le plus !
Voici quelques exemples de métiers :
- administrateur systèmes et réseaux
- architecte logiciel
- chef de projet industriel
- chef de projet
- consultant en technologie
- consultant en responsabilité sociale des entreprises
- conducteur de travaux
- data engineer
- data scientist
- devOps
- développeur web
- développeur iOT
- expert en normalisation et réglementation
- ingénieur en génie industriel
- ingénieur en logistique et supply chain
- ingénieur en environnement et développement durable
- ingénieur en énergie et réseaux électriques
- ingénieur qualité agroalimentaire
- ingénieur systèmes et réseaux
- product manager
- responsable d'unité et de production
- responsable de la sécurité industrielle
- scrum master
- spécialiste test validation
... et plein d'autres !
Alors, qui a dit que l’école d’ingénieurs permettait d’envisager une seule et même voie ?






