Frédérique Vidal a annoncé les chiffres bilan de Parcoursup

Lecture

Mardi 25 septembre 2018, la ministre de l'Enseignement supérieur a fait le point sur la plateforme Parcoursup, dont la dernière session s'est achevée le 21 septembre dernier. L'occasion de donner des chiffres clés mais aussi des modifications et réajustements du système pour l'année prochaine. On fait le point.

L’Université Paris Sud dans l’Essonne a accueilli mardi 25 septembre 2018 La conférence de presse de rentrée de la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal. Un événement qui a pris une dimension toute particulière cette année, théâtre de bouleversements majeurs dans le quotidien des étudiants : réforme du baccalauréat, loi ORE… La mise en place de la nouvelle plateforme Parcoursup pour remplacer feu Admission Post Bac, notamment, a soulevé bien des débats et provoqué l’indignation de nombre de réfractaires à ce changement. Alors, à ce jour, l’instauration de ce nouveau système est-elle un succès ?

Un bilan jugé positif

À cette question, Madame la Ministre répond oui, en parlant de Parcoursup comme d’une « vraie réussite ». Pour illustrer ses propos, voici les chiffres clés qui ont été donnés lors de la conférence :

  • Au total, plus de 2,4 millions de propositions de formations ont été faites aux étudiants sur la plateforme
  • 730 000 jeunes ont bénéficié de propositions de formations, sur les 812 000 candidats inscrits sur Parcoursup
  • En moyenne, chaque candidat a reçu 3 propositions
  • 583 274 étudiants ont accepté une proposition de formation, soit 27 000 de plus qu’en 2017
  • 92 % des lycéens ayant fait un vœu ont reçu une proposition
  • Au terme de la dernière phase, ce sont donc 955 bacheliers qui n’ont pas reçu de proposition de formation
  • 30 000 places ont été créées dans l’enseignement supérieur

Au-delà de ces données encourageantes, Frédérique Vidal se félicite que Parcoursup ait permis de « favoriser la démocratisation des études supérieures », à l’inverse de ce que redoutaient les opposants à ce projet. Pour illustrer ces propos, la ministre affirme que la plateforme a engendré une hausse de 21 % des boursiers admis dans l’enseignement supérieur, et même 28 % dans les classes préparatoires parisiennes notamment. Par ailleurs, le nombre de lycéens admis dans un établissement hors de leur département a augmenté de 10 %. Ainsi, Frédérique Vidal a tenu à dénoncer et contrecarrer les critiques adressées au nouveau système d’accès aux études.

Des réajustements pour 2019

Cependant, le bilan positif de Parcoursup ne signifie pas que la plateforme va rester immuable pour l’année à venir. La ministre de l’Enseignement supérieur a donc annoncé des modifications prévues pour la rentrée 2019. Si la hiérarchisation des vœux, en place sous l’ère APB, ne reviendra pas, voici les autres changements à prévoir :

  • Le calendrier de Parcoursup sera modifié : la phase principale du système va désormais s’achever fin juillet et non pas début septembre, pour limiter l’attente des étudiants
  • Les délais de réponse des candidats pourraient être réduits
  • Une sorte de répondeur automatique va être mis en place, et permettra aux élèves de donner en avance leur réponse à leurs propositions de formation, s’ils sont sûrs de leur choix
  • Un fonds pour la mobilité étudiante sera mis en place pour financer le logement, le transport, mais aussi l’accès aux formations
  • Pour que les candidats puissent mieux se repérer et connaître leurs chances d’intégrer un cursus, le rang du dernier accepté dans chaque formation sera affiché sur la plateforme.
  • Toujours dans un souci d’information, le taux minimum de boursiers et le taux maximum de non-résidents de l’académie seront visibles sur Parcoursup

Enfin, Frédérique Vidal s’est dite prête à "travailler sur l’anonymisation des dossiers » sur la plateforme, qui pourrait être un facteur principal d’égalité des chances pour les jeunes.

Amandine Martinet

Partager