BAC : ce qui va changer avec la réforme

par Alice Meyer

La refonte du baccalauréat. Un sujet de première importance auquel s'attèle désormais le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. Zoom sur les premiers points de la réforme.

Crédit Diplomeo

Parmi les différents chantiers du ministère de l’Éducation nationale, se trouve, de toute évidence, celui du baccalauréat. Une mission qui incombe en grande partie à Pierre Mathiot, politologue choisi par le ministère. Épreuves finales, nombre de matières à l’examen, autant de points sur lesquels Jean-Michel Blanquer veut intervenir d’ici 2021. Mais où en est réellement la réflexion sur le passeport pour l’enseignement supérieur ?

Le bachotage, à bannir de toute urgence

Dans une interview pour Le Parisien, Jean-Michel Blanquer a répondu à un certain nombre de questions concernant le baccalauréat. On y apprend que le ministre voit tout d’abord en cette réforme de l’examen, un moyen de redonner du sens au baccalauréat. Si la population française accorde une importance particulière à ce diplôme, il semblerait que le bac ait besoin d’être quelque peu dépoussiéré.

Selon Jean-Michel Blanquer, rénover le baccalauréat impliquerait en premier lieu « en finir avec le bachotage, pour lui redonner du sens ». On comprend donc que l’ère des révisions anxiogènes de dernière minute semble être bientôt révolue. Une nouvelle qui promet de rassurer les élèves assidus... et d’inquiéter ceux qui misaient sur les semaines de révision pour décrocher le sésame.

Réduction du nombre d’épreuves, fin des filières générales...

La France est le pays où le nombre d’épreuves à l’examen marquant la fin du lycée est le plus important. Au Royaume-Uni, par exemple, 80 cours sont proposés aux élèves, qui ont le choix d’en étudier seulement quelques-unes. Ces derniers n’ont alors que ces quelques matières à valider pour obtenir leur diplôme. Idem en Espagne où seulement quatre épreuves sont obligatoires pour l’examen.

La France s’apprêterait-elle à suivre leur modèle ? Il semblerait que oui, si on se réfère aux paroles de Jean-Michel Blanquer dans le Parisien : « Notre fil directeur est surtout d’aboutir à quatre matières pour les épreuves finales du bac. Le reste des notes serait obtenu au cours de la scolarité selon des modalités qui garantiront l’égalité des conditions de passation sur l’ensemble du territoire. »

Le choix des matières serait donc donné aux élèves afin que leur scolarité soit moins subie qu’elle ne l’est aujourd’hui et que « chacun cultive son excellence ». Cela pourrait passer par la disparition des filières L, S et ES, mais bien d’autres possibilités peuvent être envisagées...

Le résultat de la consultation démarrée lundi 13 novembre est prévu pour février. En attendant, le suspens est de mise et les pronostics ouverts...

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