L’enseignement supérieur accueillera 350 000 étudiants supplémentaires en 2025

De plus en plus de bacheliers souhaitent poursuivre leurs études dans l’enseignement supérieur et les chiffres prévus pour 2025 sont impressionnants !

D’ici huit ans, les étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur seraient 2 900 000, selon un scénario proposé par le Ministère de l’Éducation nationale. Ces projections, basées sur les tendances au niveau de la démographie et de l’orientation de ces dernières années, portent à 350 000 le nombre d’étudiants supplémentaires en 2025.

Une hausse du nombre d’étudiants déjà entamée

Selon les estimations pour l’année scolaire 2016-2017, +1,9 % de bacheliers poursuivraient leurs études après obtention de leur diplôme, soit 48 000 inscrits supplémentaires dans le supérieur par rapport à 2015-2016. Cause de cette augmentation ? Le nombre de candidats au baccalauréat : 715 210 inscrits à la session 2016, soit 11 300 de plus que pour celle de 2015. Et le nombre d’admis s’accroît aussi : le taux de réussite global (tous baccalauréats confondus) passe à 88,6 %, et grimpe de 0,7 point face à l’année passée. Notons que si le baccalauréat général est de plus en plus prisé, les candidats continuent depuis quelques années de délaisser le baccalauréat professionnel.

Quelle orientation pour les 350 000 nouveaux étudiants en 2025 ?

C’est grâce à ces données que le Ministère de l’Éducation nationale a pu mettre en place une projection pour l’année 2025. En conservant les tendances actuelles, les prévisions pour 2025 annoncent une augmentation des inscrits dans tous les types d’établissements du supérieur. Une hausse principale est annoncée pour les universités avec quasiment 240 000 nouveaux inscrits d’ici huit ans. Une dynamique de +13,6 % est aussi à noter au niveau des établissements de type « autres » comme les écoles de commerce, de journalisme, d’art et de paramédical.

En termes de niveau d’études, la licence remporte le plus haut taux de futurs inscrits avec 17,9 % d’inscrits en plus. Ce chiffre important s’explique par le fait que de plus en plus de bacheliers ne seraient pas affectés ailleurs qu’à la faculté. Concernant les domaines d’études, tous connaissent une progression : si les étudiants de première année en droit n’augmentent que de 8,3 %, ceux d’AES et de sciences économiques passent à 40 000 au total, soit 22,2 % de plus qu’en 2015.

2 900 000 étudiants en France en 2025

Cependant, le scénario réalisé s’appuie sur les tendances apparues ces dernières années, et écarte l’apparition de bouleversements : par exemple, la création d’une réforme scolaire d’ici 2025. Pourtant, plusieurs candidats à l’élection présidentielle 2017 proposent dans leur programme des nouveautés, notamment à l’université. Après la récente réforme introduisant la sélection à l’entrée en master, les aspirants à l’Élysée souhaitent mettre en place le même système en licence.

Autre élément important, la capacité d’accueil des établissements : pour que le nombre d’inscrits en enseignement supérieur augmente, encore faut-il que les bancs de l’école s’élargissent. Si en 2025 le nombre d’étudiants croît de 350 000 têtes, il faudra créer au moins dix universités supplémentaires. Seulement, l’État peine à augmenter les subventions aidant à la création de ces établissements. Résultat, les amphis débordent, et ce n’est pas fini : le flux de nouveaux étudiants va notamment augmenter lors des rentrées 2017, 2018 et 2024, en raison d’un pic de naissances ayant eu lieu en 2000, 2001 et 2006.

Anaïs Duval