Plus de 50% des offres de colocation concernent la province

La colocation séduit de plus en plus d’étudiants. Avec la montée des loyers parisiens, ils sont nombreux à préférer vivre en colocation, particulièrement en province.

Etudiants qui mangent une pizza
La colocation est plébiscitée par les étudiants.

Face à la montée des prix des loyers en région parisienne, beaucoup d’étudiants décident d’emménager en colocation, en province. Le baromètre du troisième trimestre, réalisé par les plateformes immobilières Appartager.com et Seloger.com, révèle que plus de 50% des offres de colocation se crééent en province, soit une augmentation de 20% sur un an.

La colocation plébiscitée par les étudiants

Le colocataire type en province, est majoritairement âgé de 21-25 ans (42%) et est étudiant (55%). Économiquement, vivre en colocation reste un avantage pour les étudiants : ils accèdent à un confort souvent supérieur pour un loyer, si ce n’est réduit, au moins égal à la vie en solitaire. Mais la vie en colocation touche aussi les plus âgés. On observe que la part des jeunes actifs (33%) au sein d’une colocation progresse. +4% en un an, à tel point qu’aujourd’hui, le colocataire moyen a 26 ans.

 

Sources : Appartager.com et Seloger.com

La province pour lutter contre l’augmentation des loyers

En moyenne, il faut compter 469 euros par mois pour se loger. Une augmentation de 4%, qui reste bien inférieure à la moyenne parisienne (568 euros). A Paris, selon une récente étude de la CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie), seuls 62% des logements proposés à la location respectent la loi sur l’encadrement des loyers, entrée en vigueur le 1er août 2015.

Sources : Appartager.com et Seloger.com 

En province, l’offre proposée est plus intéressante : des loyers moindres et des surfaces supérieures. Une chambre en colocation coûtera en moyenne 387 euros à Lille, 415 euros à Montpellier, 424 euros à Lyon, etc. Alors que le loyer représente le principal investissement dans le budget étudiant, la colocation permet de réduire le coût, déjà bien élevé, de la vie étudiante.

Camille Wong