- Salaire mensuel net : de 1 440 à 2 500 €
- Niveau requis : de CAP à bac+3
- Sélectivité : 5/10
Quel est le rôle du jardinier ?
Professionnel spécialisé dans l’entretien et l’aménagement des parcs et jardins, le jardinier joue un rôle important dans l’aménagement du paysage. Agent d’entretien des espaces verts, ouvrier paysagiste ou jardinier paysagiste, il entretient plantes, arbres, pelouses des propriétés privées, des espaces publics, industriels ou commerciaux. De la tonte à la taille, sans oublier l’arrosage, la protection des végétaux contre les parasites ou l’entretien des massifs et de son matériel, tu auras pour mission de préserver la santé et la beauté des plantes.
En fonction de ton poste, tes journées seront marquées par la rencontre avec les clients particuliers ou les entreprises pour déterminer les travaux et les entretiens à mettre en œuvre pour conserver ou transformer un jardin, un parc ou encore une allée.
- Salarié/fonctionnaire/indépendant
- Métier de plein air
- Métier vert
- Déplacements requis
- Travail physique
Si tu as à cœur de participer à la protection de l’environnement, le métier de jardinier te permettra de contribuer au verdissement des zones urbaines et de contribuer au maintien de la biodiversité, à la ville, comme à la campagne.
Ton esprit créatif sera un parfait tremplin pour te lancer comme jardinier et proposer des espaces de calme et de sérénité d’inspiration japonaise, française ou anglaise tel un Gilles Clément.
Gilles Clément, passionné de botanique, d’horticulture et de paysagisme s’est appuyé sur les connaissances passées et ses propres expériences pour donner le jour au concept du jardin planétaire, puis du jardin en mouvement. Pour ce professionnel du végétal et de l’environnement, il n’y a pas de mauvaises herbes et le jardin pensé sur le papier va évoluer en fonction des espèces, des relations qu’elles tisseront entre elles et le vivant et de leur croissance naturelle. Une approche de la mise en œuvre et de l’entretien des espaces paysagers bien différente du célèbre jardin à la française créé par André Le Nôtre à Versailles.
Toujours sur le terrain, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, tu pourras exercer ta passion végétale comme agent municipal pour une mairie, salarié d’une entreprise d’espaces verts ou comme indépendant auprès des particuliers et des entreprises.
Le métier de jardinier n’est pas toujours solitaire. L’expert en végétal collabore souvent avec des architectes paysagistes, jardiniers paysagistes ou encore des maçons et d’autres techniciens des espaces verts.
Quelle poursuite d’études pour devenir jardinier ?
- Durée des études : 2 à 3 ans
- Coût de la formation : 0 à 2 200 €/an
- Alternance et stages possibles
- Concours : non
Après la troisième, si l’odeur de la terre est plus forte que l’odeur de la craie sur le tableau, dirige-toi vers un CAP dans le domaine des espaces verts. Cependant, si tu souhaites devenir jardinier paysagiste, dirige-toi plutôt vers un bac professionnel. Voici les principaux diplômes qui te permettront de jouer de l’arrosoir, de la cisaille et du cordeau :
- CAPA jardinier paysagiste
- BPA ouvrier spécialisé en paysage
- Bac pro aménagements paysagers
- Bac techno sciences et technologies de l’agronomie et du vivant
- BP aménagements paysagers
- BTSA aménagements paysagers
- Licence professionnelle aménagements paysagers : conception, gestion, entretien
La différence entre le métier de jardinier et de paysagiste tient à quelques nervures de feuilles. Le premier a pour mission d’exécuter la réalisation des travaux et l’entretien des espaces verts. Le paysagiste, lui, est l’expert de l’avant-projet. Il connaît tout aussi parfaitement les végétaux, mais gère davantage la prise de rendez-vous client, l’étude du site et propose des aménagements. Si tu préfères vivre au grand air, les métiers d’ouvrier paysagiste ou de technicien des espaces verts te plairont davantage. Si tu aimes aussi bien travailler en extérieur qu’à l’intérieur et apprécies le contact humain, oriente-toi vers une formation de jardinier paysagiste !
Quelles qualités et compétences sont requises pour devenir jardinier ?
Tu t’en doutes si tu passes déjà du temps dans le jardin à bichonner plantes et massifs, une excellente condition physique est préférable pour affronter les frimas, et aussi les chaudes journées d’été. Le métier ne se montre pas tendre quand il s’agit de déplacer un arbuste et sa motte, de débroussailler un espace en friche ou de tenir plusieurs heures la tronçonneuse.
L’autonomie et le sens de l’organisation sont cruciaux pour déterminer les soins à apporter aux plantes en fonction des saisons et de ton carnet de commandes. Il faut aussi faire preuve de réactivité lorsque la météo contrarie l’organigramme !
Enfin, si tu exerces pour des particuliers, des entreprises ou au sein d’une collectivité territoriale, tu dois aussi avoir le sens du contact. Partager tes conseils professionnels, comprendre les attentes du client et répondre à ses besoins reste crucial pour développer ton entreprise.
Un bon sens du contact et des relations avec la clientèle est crucial, en particulier pour les jardiniers travaillant dans des jardins de particuliers ou pour des collectivités territoriales. La capacité à comprendre et répondre aux besoins des clients, tout en fournissant des conseils professionnels, est un atout majeur.
- Le jardinier possède de solides connaissances en horticulture. Il comprend et différencie différentes espèces de plantes afin de répondre à leurs besoins spécifiques. Il sait choisir les techniques appropriées pour assurer leur entretien et leur croissance.
- La maîtrise des techniques de plantation, d’engazonnement, de pose de système d’arrosage et de maçonneries paysagères est tout aussi essentielle à ce métier polyvalent.
- Le jardinier respecte également les règles de sécurité, qu’il s’agisse de tailler, tondre ou utiliser des produits phytosanitaires pour désherber le jardin.
Comment se porte le marché de l’emploi pour le métier de jardinier ?
Bien que le métier de jardinier puisse s’exercer sans diplôme, les acteurs de la filière donnent leur préférence aux diplômés du CAP au BP. Particuliers, marchés publics et professionnels privés éprouvent des difficultés à recruter, car les profils qualifiés sont peu nombreux à certains endroits. Toutefois, certaines régions semblent plus attractives pour ce profil de l’aménagement extérieur telles que les régions Auvergne-Rhône-Alpes et PACA. Aussi, il faut noter que, selon France Travail, près de 32 % des offres sont des emplois saisonniers en 2025.
Quelles seront tes perspectives d’évolution professionnelle si tu deviens jardinier ?
Salarié d’une entreprise ou d’une collectivité locale, tu évolueras bien naturellement vers des postes de chef d’équipe. Tu peux aussi, si tu poursuis une formation complémentaire comme le BTSA, t’ouvrir aux emplois de responsable jardinerie, commercial ou créer ta propre entreprise.
Tu peux aussi te spécialiser par la voie des certificats de spécialisation et devenir jardinier de golf, jardinier de terrains de sports et loisirs ou élagueur. Des études complémentaires te permettront de t’orienter vers des métiers de la protection de l’environnement tel l’ouvrier paysagiste en milieux naturels.
Quel est le salaire du jardinier ?
Jardinier débutant :
- 21 700 - 28 600 euros bruts annuels
- 1 443 - 1 900 euros nets mensuels
Jardinier expérimenté :
- 30 100 - 37 700 euros bruts annuels
- 2 000 - 2 500 euros nets mensuels
Le salaire est variable et dépend du statut, du lieu d’exercice et de l’expérience. Le jardinier débutant perçoit le plus souvent un SMIC, 1 443 euros nets mensuels auxquelles peuvent s’ajouter des primes de panier. En moyenne, sa rémunération brute annuelle ne dépasse pas les 25 000 euros.
Après quelques années d’expérience, le jardinier pourra prétendre à des postes à responsabilité. Un chef d’équipe touche une rémunération mensuelle nette de 2 000 euros, soit un brut annuel de 30 000 euros. Installé à son compte, le jardinier paysagiste peut générer un salaire net de près de 2500 euros, parfois plus. Mais sa rémunération va dépendre de sa renommée et de son type de clientèle.








