« Vais-je trouvez un poste rapidement ? », « Qu’est-ce que je vais faire plus tard ? », « Aurais-je mon concours ? ». Autant de questions que se posent nos étudiants, stressés pour 69 % d’entre eux.
Plus optimistes pour demain
L’OVE (Observatoire national de la vie étudiante) avait déjà mené cette enquête il a trois ans. Et les résultats ne se sont pas améliorés… Pour cette version 2016, 46?340 étudiants français ont été interrogés sur leur choix de filière, leur ressenti face au monde du travail qui les attend ou encore leur santé.
Au niveau du moral, l’étude révèle que les étudiants sont plus optimistes qu’en 2013. 56 % des étudiants de master estiment avoir de bonnes ou très bonnes chances d’insertion en France, contre 50 % il y a trois ans. De même pour l’emploi à l’étranger, où 42 % des étudiants pensent avoie de bonnes chances d’insertion professionnelle (38 % en 2013). Et côté filière, ce sont les étudiants dans les domaines de la santé et de l’enseignement qui voient leur avenir le plus rose. De l’autre côté, les étudiants en lettres et sciences humaines ne sont que 32 % à estimer « bonnes » ou « très bonnes » leurs chances d’insertion professionnelle. Le chiffre descend à 27 % pour le domaine de la culture…
Des santés fragiles…
Globalement, les étudiants sondés se déclarent satisfaits de leur état de santé(deux tiers d'entre eux). Cependant, l’étude de l’OVE révèle des fragilités psychologiques, et parmi elles, le stress.
Voici un aperçu des problèmes que les étudiants déclarent rencontrer :
- 53 % des hommes et 67 % des femmes déclarent ressentir fréquemment des états d’épuisement
- 49 % des hommes et 69 % des femmes déclarent ressentir fréquemment des états de stress
- 40 % des hommes et 50 % des femmes déclarent rencontrer fréquemment des problèmes de sommeil
- 27 % des étudiants et 37 % des étudiantes déclarent s’être sentis déprimés la semaine précédant l’enquête
Des symptômes déjà présents lors de l’étude de 2013 mais qui s’accentuent cette année. Ils étaient 20 % à déclarer n’être touchés par aucun de ces symptômes en 2013 et ne sont plus que 16 % aujourd’hui. Les écarts entre les sexes se creusent aussi : il suffit de comparer les chiffres concernant le stress et l’épuisement.
Le renoncement aux soins s’accentue
Autre constat que met en avant l’étude sur les conditions de vie des étudiants, le renoncement aux soins, vrai fléau chez les jeunes en formation. La part d’étudiants qui déclarent avoir déjà renoncé à voir un médecin a augmenté de 3 % et s’élève à 30 % contre, 27 % en 2013. Quand on évoque la raison financière, ce sont 13 % qui hochent la tête et mettent en avant cette raison… Aussi, 58 % des étudiants ont préféré attendre que leur santé s’améliore et 49 % se sont soignés eux-mêmes.
On remarque donc que nos étudiants ne sont pas tous bien dans leurs baskets… Un stress dû à un avenir qu’ils voient parfois flou et à des études parfois intenses. Un mal étudiant que l’OVE met en avant pour « éclairer la réflexion politique et sociale ». Espérons que la lumière soit assez forte sur ce problème pour que les étudiants se détendent, et se soignent mieux. Verdict en 2019, lors de la prochaine étude.