Sondage exclusif : Bac 2017, impressions et pronostics des terminales !

Quelles notes les bacheliers imaginaient-ils avoir ? Que pensent-ils réellement des épreuves du bac ? À l’heure où l’on prend connaissance des résultats officiels du baccalauréat 2017, Diplomeo publie son enquête exclusive « Parole aux Jeunes » menée auprès de 5 920 terminales.

Crédit Diplomeo

Les bacheliers sont désormais fixés : ils ont obtenu le bac ou échoué à cette épreuve considérée comme la plus importante de leur scolarité. Mais il y a tout juste une semaine, les pronostics battaient encore leur plein. C’est dans ce climat d’incertitude que Diplomeo a souhaité sonder les bacheliers. Finalement, les élèves de terminales ES et STMG avaient-ils raison d’être aussi pessimistes ?

Terminales générales : linguistes plutôt que spécialistes ?  

Scientifiques, économistes et littéraires se sont prononcés sur leurs ressentis après s’être confrontés aux épreuves du bac. Si les bacheliers S, ES et L nourrissaient un espoir tout particulier pour l’épreuve de LV1, s’attribuant respectivement une moyenne de 13,2, 12,2 et 12,7 ; les épreuves à plus gros coefficients ne suscitaient pas le même optimisme. Pour les terminales S, le point noir était la philosophie : ils pensaient obtenir en moyenne 9,7 à l’examen. Chez les terminales ES, ce sont les mathématiques qui semblaient semer le trouble avec une moyenne estimée de 8,8. Enfin, les terminales L étaient moins optimistes pour l’épreuve d’histoire-géographie, avec une prévision de note de 9,5. 

S et STD2A ambitieux, ES et STMG frileux… 

Avec un taux de réussite de 91,8 % au baccalauréat 2017, la deuxième place sur le podium des séries les plus optimistes pour les terminales scientifiques n’est pas réellement étonnante. Selon le sondage, ces derniers s’attribuaient en effet, après leurs épreuves, une moyenne prévisionnelle de 11,6/20. Les STD2A, eux, étaient les seuls à penser obtenir une mention avec une moyenne estimée de 12/20. Une confiance qui s’explique par leur très bon taux de réussite au bac atteignant les 96,5 % ! 

Au palmarès des plus pessimistes, on retrouve les STMG, pensant obtenir une moyenne générale de 10,7. Une demi-surprise, lorsque l’on constate que cette série fait partie de celles ayant le taux de réussite le plus bas au baccalauréat : 89 %. Constat similaire du côté des bacheliers économistes draguant les 11/20, mais n’osant pas les dépasser. Selon le dernier rapport de l’éducation nationale, les ES possèdent le taux de réussite le moins élevé parmi les séries générales : 89 % contre 91,8 % chez les S et 90,6 % chez les L. En outre, une fois encore, les filles se sont montrées plus pessimistes que les garçons dans toutes les filières hormis en STL et STAV, faisant ainsi écho à la dernière enquête sur la confiance des lycéens vis-à-vis du bac

Quand le lieu de scolarisation fait bouger les estimations…

Les lycées privés sont souvent réputés pour leur capacité à préparer leurs terminales à l’examen du bac de façon plus encadrée qu’en lycée public. L’étude nous informe cependant que les bacheliers provenant d’un établissement public pensaient obtenir une meilleure moyenne générale au bac (11,6/20) que leurs homologues provenant d’un établissement privé (11,1/20). Les bacheliers ont également misé sur des moyennes générales différentes selon la région dans laquelle ils sont scolarisés. Et c’est en Guadeloupe que les bacheliers se sont montrés les plus optimistes avec une moyenne de 12,2, et à Mayotte les plus pessimistes, pensant obtenir 10,8 en moyenne !

Mention « à revoir » pour le baccalauréat

Le Premier ministre annonçait mardi 4 juillet une réforme du bac à l’horizon 2021. Bonne nouvelle pour les bacheliers qui, selon l’étude, estiment à 57 % que l’examen devrait subir quelques changements. Si 21 % d’entre eux trouvent que ce dernier est très bien comme il est, 15 % considèrent qu’il doit être complètement repensé. Dans toutes les séries hormis STAV et hôtellerie, au moins 50 % des élèves jugeraient judicieux de modifier quelques aspects du baccalauréat. D’autres, parmi les 7 % restants, ne manquent pas d’idées pour réformer le baccalauréat. L’étude nous apprend notamment que de nombreux bacheliers se montreraient par exemple particulièrement favorables à l’instauration du contrôle continu

 

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