Vous avez un goût prononcé pour l’histoire et vous pensez que vous en ferez votre cœur de métier plus tard, mais vous ne savez pas exactement quelle profession exercer ? Pour vous, Diplomeo fait le tour des métiers faits pour les passionnés d’histoire !
Professeur-chercheur d’histoire
Vous aimez profondément l’histoire, MAIS vous aimez également apprendre, expliquer, développer, mettre en scène… Alors peut-être devriez-vous envisager de devenir professeur d’histoire ?
Quelles sont les missions du professeur-chercheur ?
Le professeur-chercheur enseigne à l’université. Son travail est différent du professeur d’histoire du second degré, qui transmet un savoir à une classe de 30 élèves. En effet, le professeur d’histoire, lui, enseigne assez peu et fait surtout des recherches. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a en général le statut d’enseignant-chercheur. Ainsi, l’enseignant-chercheur est spécialisé dans un domaine bien particulier et effectue des recherches constantes en centre de documentation, bibliothèques… Il aura parfois à aider des étudiants-doctorants.
Pour l’enseignement, il travaillera avec des étudiants en licence, master ou doctorat. Ses cours seront soit magistraux (CM) — en amphithéâtre — soit en plus petit nombre, dans ce qu’on appelle les travaux dirigés (TD).
Quelle formation pour devenir prof chercheur d’histoire ?
Pour devenir enseignant-chercheur, vous devrez d’abord passer par les cinq années d’études dans l’enseignement supérieur, de la licence au master, donc. Ensuite, ce n’est pas fini : vous devrez effectuer votre doctorat (d’une moyenne de six années). Durant votre doctorat, vous devrez vous présenter au concours de recrutement des professeurs : l’agrégation, « l’agrég », de son petit nom.
Une fois que vous serez agrégé, vous effectuerez une année de stage, en général dans un lycée. Puis quand votre thèse de doctorat est terminée, vous passez une soutenance et vous devenez docteur. À ce stade, vous pourrez postuler à des postes de maître de conférence dans les universités.
Perspectives d’emploi
Devenir enseignant-chercheur représente un long périple d’études. Ils sont peu nombreux à exercer, puisque généralement, un professeur d’université restera à son poste pendant longtemps. L’embauche est donc très réduite. La plupart des enseignants ne trouvant pas d’emploi en université se mettent à enseigner au lycée.
Guide-conférencier
Le guide-conférencier aime raconter les histoires. Et, comble du bonheur, elles se sont passées en vrai ! Ce métier est le destin de ceux qui apprécient partager une bonne histoire à des personnes intéressées, mais qui aiment également l’art dans toutes ses formes, puisque l’art est l’une des multiples façons de raconter l’histoire.
Quelles sont les missions du guide-conférencier ?
Travaillant dans des endroits pleins d’objets divers et variés comme les musées, le guide-conférencier est spécialiste dans un domaine précis : peinture, sculpture, art moderne, art ancien, art antique, peinture rupestre… Sa mission est d’animer les visites par des explications précises sur ce que les gens voient.
Amateur d’anecdotes, il ne s’arrête pas à l’analyse d’art. Il va également chercher le petit plus qui pourra intéresser ses auditeurs. Il sera donc capable, grâce à son travail de préparation des visites, de répondre à toutes les questions possibles et imaginables des visiteurs. De plus, le guide-conférencier doit disposer d’une certaine aisance à l’oral, afin de captiver son monde. Il est également fortement conseillé de parler couramment plusieurs langues étrangères.
Quelle formation pour devenir guide conférencier ?
Ne pouvant exercer sans avoir obtenu une carte de certification, le métier de guide-conférencier est accessible via une licence professionnelle en tourisme par exemple, ou en culture. Vous avez aussi la possibilité de tenter une formation en histoire de l’art. Les formations menant aux métiers du patrimoine culturel sont en effet nombreuses.
Perspectives d’emploi
La France est le pays le plus touristique du monde : le besoin de guide-conférencier est donc permanent et le recrutement constant !
Archéologue
Qui dit archéologue, dit aventures, voyages dans des pays inconnus… De nombreux enfants rêvent de ce métier en se disant qu’ils pourront ainsi avoir une vie pleine d’aventures, allant de découverte en découverte. Mais qu’en est-il réellement ?
Quelles sont les missions de l’archéologue ?
Pour tout vous dire, l’archéologue est toujours à la recherche de découvertes fantastiques, que ce soit un morceau de vaisselle, un vestige architectural ou encore un bout d’os. Tout ce qui pourra être analysé et contribuer aux recherches de la science historique est bon à prendre !
Employé par le CNRS, le ministère de la Culture, ou encore un musée, l’archéologue est souvent égalementenseignant-chercheur à l’université. Il est spécialiste d’une époque en particulier, ou d’une civilisation, il est capable de passer de nombreux mois, ou de nombreuses années, sur un terrain de fouilles, à la recherche de ce qu’il n’a pas encore trouvé.
Quand il trouve, l’archéologue doit aller en laboratoire pour décortiquer et analyser ses trophées, à l’aide de la chimie et de la biologie. Ensuite, il doit rédiger des rapports scientifiques rendant compte de ses trouvailles. Enfin, il classe les objets, afin de les préserver de la dégradation. Objets qui se retrouvent en général dans des musées, afin de les exposer aux yeux du monde et de la recherche.
Quelle formation pour devenir archéologue ?
Afin de devenir archéologue, l’étudiant doit d’abord effectuer un cursus universitaire entier, c’est-à-dire jusqu’au master (bac+5) puis il devra effectuer un doctorat en archéologie (bac+8).
Perspectives d’emploi
L’archéologue est professeur d’université, enseignant sa spécialité. Il peut se spécialiser dans une époque ou une théorie d’archéologie. Quand il y a des fouilles à faire, il est à la tête d’une équipe de chercheurs-archéologues.
Ethnologue
Si l’archéologue s’intéresse aux objets trouvés sur des terrains de fouille, l’ethnologue lui s’intéresse aux populations : organisations sociales et religieuses, modes de vie, liens de parenté, arts et techniques… Un métier pour les passionnés d’histoire… et par extension de voyages !
Quelles sont les missions de l’ethnologue ?
L’ethnologue étudie toutes les dimensions du fonctionnement des groupes humains : économie, politique, religion, esthétique, symbolique, matériel, technique… C’est donc un professionnel de terrain, mais aussi d’études, qui s’intéresse aussi bien aux populations lointaines qu’européennes afin de les cerner au mieux. Une étude ethnologique exige ainsi de nombreux mois d’investigation et d’intégration dans la société observée. La pratique de l’ethnologie est riche et multidisciplinaire : si elle a besoin de l’histoire, elle aura également besoin de la sociologie, de la psychologie et de l’anthropologie.
L’ethnologue est non seulement un observateur de terrain, mais également enseignant à l’université. Parfois, il est également écrivain. Ses conditions de travail sont souvent rudes, mais il sait s’adapter, que le lieu soit en forêt vierge, en ville, en banlieue ou dans le désert. Son travail consiste donc aussi à rédiger des articles, ou faire des reportages qui seront diffusés dans le milieu professionnel et universitaire.
La formation
Pour devenir ethnologue, vous pouvez commencer par une licence en ethnologie (bac+3), puis enchaîner avec un master de recherche (bac+5). Vous pourrez ensuite préparer un doctorat et rédiger une thèse que vous présenterez lors d’une soutenance. Cependant, vous pouvez aussi faire vos études à l’EHESS, où des enseignements très pointus sont dispensés.
Quelle formation pour devenir ethnologue ?
Vous pourrez trouver un emploi dans l’enseignement. Le secteur public offre également quelques possibilités d’emploi avec les concours de fonctionnaires. Au niveau des entreprises, des ethnologues peuvent être envoyés en mission de recherches par des groupes privés.
Généalogiste
Amoureux de l’histoire, de la famille et de la succession, il a le rôle notamment de retrouver les héritiers, lors d’une affaire de succession. Cela peut également aller plus loin, puisqu’il peut aussi aider les particuliers à établir leur arbre généalogique. Focus sur un métier méconnu !
Quelles sont les missions du généalogiste ?
Le généalogiste intervient en général dans le cadre d’une succession, de la vente d’un bien ou alors pour une personne souhaitant connaître son arbre généalogique. Détective de l’histoire des particuliers, il doit retrouver les ascendants d’une personne dans le but d’identifier des héritiers, ou le bénéficiaire d’un acte. Pour cela, il obtient un mandat.
Ses travaux commencent par beaucoup de recherches, dans les salles d’archives et les mairies, sur l’histoire d’une famille. Il est donc doué de patience et de compétences en investigation. Aucun document n’est épargné par ses recherches : archives, extraits d’actes de naissance, mariage, décès, recensement, impôts, tout est passé au crible pour avoir le fin mot de l’histoire. Il informe ensuite ses clients du résultat final, garantissant l’exactitude des données transmises.
Quelle formation pour devenir généalogiste ?
Ce métier n’étant pas réglementé en France, aucun diplôme particulier n’existe vraiment. Il peut donc être exercé par toute personne le souhaitant. Cependant, la majorité des généalogistes professionnels viennent d’une formation en histoire. Des études de généalogie sont également conseillées pour acquérir les compétences et connaissances nécessaires dans cette profession. Également, une formation en langue étrangère est largement conseillée en raison des possibles dossiers exigeant des déplacements à l’étranger : les affaires de successions internationales ne sont en effet pas rares.
Enfin, des historiens de formations s’orientent en général dans les travaux de recherches généalogiques, tandis que les juristes de formation travaillent plutôt en collaboration avec les notaires pour ce type d’affaires comme la succession.
Perspectives d’emploi
Les notaires ont de plus en plus recours à des généalogistes, dans le but d’alléger leur travail et de régler des affaires de succession compliquées où l’héritier est inconnu de tous. C’est aussi en raison de leurs nombreux domaines d’intervention : succession, vente immobilière ou droit de la famille.