Après le stage de troisième, le stage de seconde ? Le ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal, avait formulé, le 28 septembre dernier, son souhait de mettre en place un stage d’observation pour les lycéens de seconde.
Une période en entreprise qui concerne jusque-là les élèves de seconde de la voie générale et technologique. Ce dernier serait obligatoire et ne ferait pas l’objet d’une rémunération, puisqu’il s’agit d’un stage d’observation.
Un stage obligatoire en seconde, pour « mieux préparer et affermir » les choix d’orientation
« Reconquérir le mois de juin », pour ceux qui n’ont pas d’examens. C’est ce que défendait qu’affirmait le président de la République, Emmanuel Macron, en août dernier, dans une interview accordée au Point. Selon ses dires, l’objectif était que les lycéens mettent à profit les vacances de juin pour découvrir le monde professionnel.
Selon Gabriel Attal, le stage d’observation serait d’une durée de deux semaines, du 17 au 28 juin 2024. Il « vise à approfondir leur découverte des métiers et à mieux préparer et affermir » les choix d’orientation des élèves, explique-t-il dans un courrier envoyé aux chefs d’établissement.
« Il serait particulièrement souhaitable que les conseils de classe de seconde puissent se tenir le plus proche possible de la mi-juin », indique également le ministre de l’Éducation nationale.
SNU : Une généralisation prévue en 2024 ?
Autre interrogation : le déploiement du Service national universel (SNU). Si ce dispositif est aujourd’hui sur la base du volontariat auprès de jeunes âgés de 15 à 17 ans, il pourrait être généralisé à l’horizon 2024.
Ainsi, les élèves auraient le choix entre le SNU ou le stage d’observation en milieu professionnel. Le projet de décret, relayé par Les Echos, indique que les lycéens de seconde pourront choisir, en juin , « soit la séquence d’observation en milieu professionnel rendue obligatoire par le décret, soit un séjour de cohésion du Service national universel (SNU), dont la durée est identique ».
L’arrêté précise également que ceux qui choisiront le SNU ne seront pas tenus de suivre le stage d’observation en entreprise.
Le Conseil supérieur de l’éducation décidera, ou non, de l’application des projets de loi, le 16 novembre prochain. La secrétaire d’État chargée de la jeunesse et du SNU, Prisca Thévenot, a déjà évoqué la possibilité du Service national universel obligatoire, le 20 septembre dernier. Elle défendait « une obligation, qui sera une généralisation ». Affaire à suivre, donc.